11
déc

L’amour est dans le pré : pelles et râteaux au programme

Avez-vous regardé cette série incroyablement romantico-drôle sur RTL le dimanche soir ? Rha ben moi j'ai adoré : les accents bien de chez nous (pitié, rassurez-moi, j'ai pas cet accent-là tout de même ?), le vieux macho qui veut une pin-up mais traite les femmes comme du bétail (trop de vaches chez soi rend l'amour vache), et surtout les râteaux et pelles... dont celle de Ghislain, qui semblait vachement (ah ah ah) en manque.

On s'est fait un délire au bureau avec Mostek en regardant cette vidéo en boucle, ça faisait longtemps que j'avais plus tant ri, ri, ri, ri, ri (durant le temps de midi, hein, je le précise, durant les heures de bureau, on rit pas, on bosse et on se fait engueuler en boucle par la clientèle).

Au moment de cette séance cinéma au bureau, les deux derniers épisodes n'était pas passés encore sur RTL, donc tout était encore à espérer, je cite :

« La semaine prochaine, des pelles à tous les étages » (dixit bibi).

« Ça va « cougnie » dans les chaumières » (dixit mostèk).

Finalement, rien de nouveau dans ces épisodes, sinon une rupture, deux disputes et deux couples tout mignons, dont celui du rouleur de pelle.

Allez, on leur souhaite beaucoup de bonheur, de bisous, de veaux et d'enfants.

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

9
nov

Combien de murs, chantait Brubru

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Il est des choses qui marquent quand on est gosse.

Pour moi, ce ne fut pas la chute du mur de Berlin, y'a comme un grand flou dans mon esprit.  J'étais pourtant déjà une grande ado à l'époque, mais je n'ai aucun souvenir de la liesse qui a indubitablement surgi ce jour-là, de cet événement incroyable, du changement qu'il présageait et des jours qui ont suivi.  Comme si j'avais été absente, à l'autre bout du monde, ces jours-là.  A l'époque, tout semblait glisser sur moi comme de l'huile de bronzage : la chute du mur, Tchernobyl.  Ce n'est que depuis que je suis vraiment adulte que les événements me marquent : le 11 septembre, le tsunami.

La chute du mur, point de souvenirs de 1989 dans mon cerveau emmenthal (et non gruyère, j'ai retiendu la leçon).

Par contre, bien avant, j'ai été marquée comme jamais par un téléfilm, dont j'ai oublié le nom, qui racontait l'histoire d'une famille de RDA qui tente de s'échapper vers l'Ouest en montgolfière.  Durant des mois, ils la construisent, en cachette.  Une aventure incroyable, basée, je crois, sur une histoire vraie.

Vérification rapide sur le net via mon meilleur ami Google, c'est bien une histoire vraie : voir ici.  Et le téléfilm s'appelait "la nuit de l'évasion".

Ce téléfilm, je l'ai vu plusieurs fois (il a d'ailleurs un chouia inspiré mon billet Wallonieland), et à chaque fois j'étais scotchée. 

Scotchée par cette aventure, mais également par cette vie si différente dans deux morceaux de pays, seulement séparés par un mur.  Comment ske c'était possible ?

Rien compris dans ma petite tête de jeune moineau (et même dans ma grosse tête de vieille dinde, c'est seulement cette semaine que j'ai tout compris, avec la pléiade d'émissions et d'articles), mais les injustices en tous genres me passionnaient.  C'est ainsi que j'ai fait une élocution sur Ceaucescu (sa destitution et sa mort, ça, je m'en souviens), une autre sur Mussolini.  Mais rien sur l'Allemagne, sinon ce téléfilm vu et revu.

Bref, cette année on ne peut vraiment pas ignore la commémoration de la chute du mur. 

Et j'ai enfin pu tout comprendre.

D'abord via une émission formidable "Un mur à Berlin", qui retrace, au moyen d'images souvent inédite, la vie du mur, personnage à part entière de l'Allemagne, depuis la fin de la guerre jusqu'à ce jour.  L'émission permet de comprendre le pourquoi du comment.  De découvrir comment le mur est né presqu'en un jour, en 1961.  Comment certains sont passés dans les semaines qui ont suivi, alors que le mur était encore nouveau-né : en sautant par les fenêtres des bâtiments à cheval sur les deux Berlin, fenêtres qui furent ensuite murées; en courant dans les barbelés.  Tout cela fut filmé.  Tout comme un passage bien ultérieur, par un couple, qui s'est auto-filmé.  Sidérant.  Et puis les évasions deviennent quasi impossibles.  5000 y parviendront.  500 seront tués.  L'émission permet également de voir les séparés se faire signe, dignement, d'un côté à l'autre.  De voir la situation évoluer, la révolte gronder.  Puis c'est l'annonce de l'ouverture.  Et les berlinois qui filent à l'Ouest, découvrir une autre vie.  Un autre monde, presque.  Incroyable émission.

Ensuite, via le téléfilm allemand "Goodbye Lenin", racontant l'histoire d'une femme très investie en RDA, qui y croit.  Elle tombe dans le coma à quelques semaines de la chute du mur.  A son réveil, afin de lui éviter un choc, ses enfants décident de lui faire croire que rien n'a changé.  Et ce n'est pas une mince affaire, avec le capitalisme qui a tout envahi.  Un téléfilm à la fois très très drôle et très très émouvant.  Avec une fin inattendu.  Je ne regarde jamais de films ou téléfilms allemand, mais là, je ne regrette pas.  Formidable.  Superbe complément à l'émission qui précédait, apportant un point de vue plus personnel, des détails sur la vie de l'époque, avant et après la chute.  Sur les changements, parfois mal vus par les nostalgiques de l'ancienne époque.  Une réussite que ce téléfilm.

Si vous n'avez vu ni l'un ni l'autre, guettez les rediffusions, ça vaut vraiment le coup.

Et puis, ma ville organise en ce moment Na-mur, avec divers événement, dont une expo de murs toujours en place à ce jour, dont certains érigés récemment.  A voir.

Voilà, me reste à lire pas mal d'articles que j'ai collectés, pour vraiment maîtriser le sujet.  Et puis à regarder les émissions spéciales du jour. Et, enfin, à vous demander : quels sont vos souvenirs de ce 9 novembre 1989 ?  Moi je n'en ai aucun, alors je compte sur vous...

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06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

25
sep

Question du jour

Dans l'expression "JEUNES ANGLAIS", où est le nom, où est l'adjectif ?

Oui, bon, je sais, c'est bizarre de se poser ce genre de questions (et à mon avis les deux alternatives sont possibles).

Allez, je vais m'abrutir devant la finale de Secret Story, ça reposera mon neurone.  Et je tiens pour Cindy.  Na.

20:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

24
sep

J'ai testé "la leçon de piano"

J'ai toujours voulu être une artiste.  Mais c'est mal barré, vu que j'ai rien fait depuis ma tendre enfance, ni danse, ni musique, ni peinture.  J'avais donc fait une croix sur mes rêves de danseuse étoile, peintre ou dessinatrice archi célèbre.  Mais dans le coin de ma tête trottait une idée, une envie : apprendre le piano.  Quand j'étais môme, y'avait un piano dans ma famille.  Je l'admirais, je le touchais timidement, sans plus.  Jamais osé investiguer.  Pas l'oreille musicale, l'Anaïs.

Donc, à ce jour, je sais juste jouer "fais dodo" : si la sol sol la sol la si sol si la sol sol la si la sol, à jouer sur n'importe quelles trois touches d'ailleurs.

Puis la vie m'a appris qu'on pouvait être vivant un jour et paf, sans préavis, sans avertissement de nulle part, être mort.  Et qu'il fallait réaliser ses rêves durant la vie.  Avant qu'il ne soit trop tard.

Alors j'ai décidé de réaliser mon rêve, et je me suis inscrite à des cours de piano.

J'ai de suite abandonné l'idée de l'académie, lorsque j'ai appris que pour les adultes, faut se farcir une année de solfège avant de toucher la moindre touche, noire ou blanche.  Pour les enfants c'est pas comme ça, ils sont à la fois confrontés au solfège et à l'instrument, mais je n'ai pas trouvé une bonne façon de faire croire que j'avais dix ans.  Et même si le solfège est indispensable, ça me bottait pas de me coltiner une année d'apprentissage sans pouvoir tenter quelques mélodies.  Je me connais, j'allais abandonner de suite.

J'ai donc pris des cours avec "intégration progressive du solfège".

Ben je vais vous dire, on n'a pas la même notion d'intégration progressive.  Passque dès le premier cours, le gentil prof tout jeune tout blond tout pas brun ténébreux, il voulait que je joue à deux mains.  Et en lisant une partition, pardi.  Moi qui n'ai plus lu de partition depuis mes cours de flûte en première rénové.  Moi qui n'ai plus voulu toucher à cette flûte depuis la fin de l'année scolaire, passque j'aimais pas le filet de bave qui en coulait chaque fois que je m'entraînais.  Comment dégoûter une ado de toute envie d'apprendre la musique ?  Lui imposer une année de musique avec un prof fêlé et une flûte en plastique beige.

Dans ma bêtise, j'imaginais un truc fastoche comme tout, progressif, à l'aise blaise, relax max, cool raoul, moi qui tape à dix doigts plus vite que la meilleure des meilleures.  Avec un peu de pratique, c'était dans la poche.  Fingers in the noze.  Quelques exercices et voili voilà.

J'ai eu deux cours à ce jour.

Mon nouveau prof, il est sympa.  Même s'il est pas très consciencieux.  Faut dire que c'est sa première fois en tant que prof.  Et que j'attends depuis une semaine des adresses pour acheter mon piano (merci Mostek pour le prêt de ton synthé, ça m'aide very much), et que là il est 21h14 et j'ai toujours rien reçu malgré la crise que j'ai piquée ce jour pour avoir enfin les infos et les partitions pour la gosse débutante que je suis, non mais, non mais !, message subliminal, toi ô prof de piano, si j'ai pas ton mail avant demain, je te fais bouffer les 88 touches mercredi).  Il est sympa donc.  Même s'il semble bien optimiste.  Paraît que j'ai bien le jeu legato, sans coupure brusque entre les notes (merci les vingt-cinq ans de dactylographie), alors il s'imagine que j'ai la science musicale infuse.  Mais bon, avec de l'entraînement, je vais finir par y arriver hein, à jouer Fais dodo (en entier), J'ai du bon tabac, A la claire fontaine et autres comptines bien sympatoches.  J'y crois j'y crois j'y crois.  Promis, je vous convie à mon premier concert.

Je réalise donc mon rêve, enfin, et je vous prie de croire que j'en ai des auréoles sous les bras après la leçon.  Et que, les heures qui suivent, j'arrête pas de voir des touches devant mes yeux, et de répéter les notes dans ma tête.  Et que j'ai joué quinze fois J'ai du bon tabac en rentrant.  Et que le rat il apprécie pas la chose, même si je mets le son au minimum.  Il s'agite comme un rat d'égout lors d'une inondation.

Dans l'histoire, j'ai pas de bol, car j'ai mon cours après une élève hyper douée et dotée d'une expérience que je n'égalerai jamais.  Tout à l'heure, en attendant mon tour et l'apprentissage de "j'ai du bon tabac", je l'ai entendue jouer la superbe musique de Twilight...  Rhaaaaaaaaaa, trop beau.  Rhaaaaaaaaa, je veux jouer ça.  Rhaaaaaaaaa, jalousie quand tu nous tiens.

Allez, rien que pour vous, mon premier vrai morceau.  Et vous êtes préviendus, le premier qui rira aura une tapette.

06:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

11
sep

Où il est question de tomates, et de couilles de taureau...

J'ai un big problème dans la vie : j'adore apprendre, mais je ne mémorise rien.  Enfin, j'adore apprendre, uniquement sur les sujets qui m'intéressent, of course (donc pas sur la politique, ni l'histoire, ni la géographie... que reste-t-il, me direz-vous : plein de choses). 

Donc, j'écoute, je m'intéresse.  Puis j'y pense, puis j'oublie.

Ainsi, tout récemment, lors d'une discussion, me voilà en train de parler de cette très célèbre fête qui a lieu dans le Sud de la France, ou plutôt en Espagne, je ne sais plus (premier hic, qui laisse présager des suivants), durant laquelle des taureaux sont lâchés dans la ville pour une course folle, en même temps que des tonnes de tomates, et durant laquelle, régulièrement, des humains se font encorner, et que c'est tant mieux, car ça me saoule qu'on fasse du mal aux taureaux pour une tradition à la con.  Na.  Enfin c'est hors sujet, mais c'est dit.

Mon interlocutrice me regarde alors avec un air à la fois stupéfait et curieux.  "Une fête avec lâcher de taureaux et de tomates ?  Es-tu bien sûr de ce que tu dis ?"  "Ben oui, ils lâchent des taureaux, et des tomates, c'est hypeeeeeeeeeer connu".  Et moi de réfléchir... Et tout bien réfléchi, ne s'agit-il pas plutôt de deux fêtes ?  Passque bon, taureaux et tomates en même temps, chuis plus si sûre finalement...

Je rejoins ensuite mon home sweet home, toujours en me demandant si cette fête mixte existe ou si elle sort de mon cerveau perturbé.  A mon retour, un mail m'attend déjà : "d'une recherche taureau + tomate sur google, je n'ai trouvé que cette tomate, dénommée couille de taureau".

Oui, bon, tout le monde peut se tromper non ?

J'ai moi aussi investigué sur google, et rien trouvé sur ces deux fêtes.  Rien.  Alors que celui ou celle qui a connaissance d'une fête durant laquelle on lâche des taureaux et de tonnes de tomates, EN MEME TEMPS, me contacte... on sait jamais hein...  sinon, je propose d'organiser cette fête l'an prochain à Namur, j'apporte les tomates, tout taureau volontaire est bienvenu, il ne lui sera fait aucun mal.

 

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |