16
avr

Je hais la poss’, mais j’adoooore mon facteur

Et là vous vous dites « mais keskelle radote l'Anaïs, elle arrête pas de dire que son facteur est nul de chez nul archi nul hypra nul, comme les chaussettes archi sèches de l'archiduchesse ».

Ouiiiiiiiiiiii, vous avez raison.

Mais c'est mon facteur à la maison.

Aujourd'hui, après avoir haï la poss' belch' jeudi, vendredi, lundi, mardi, mercredi et jeudi, il est temps de rendre hommage au facteur que je croise chaque jour au bureau.  Il est temps.  Après du je râle je râle je râle, voici du j'aime la vie (même si c'est une folie).

Parce qu'au bureau, en tout cas depuis cinq ans (j'aurai 15 ans d'ancienneté ce mois-ci, horreur et putréfaction, mais j'avoue ne pas avoir de souvenirs précis des facteurs des dix premières années), on a toujours eu des facteurs sympas.  Le premier l'était, mais il a changé de fonction et je ne le croise qu'occasionnellement, quand je quitte le taf et qu'il termine sa tournée.  Mais il était sympa.

Et le nouveau facteur, il est hyper sympa.

D'abord, il est content car il arrive très tôt, et moi aussi.  Je suis la première arrivée au bureau, donc il ne trouve pas porte close.  Ça met de bonne humeur, c'est clair.

Et puis, je lui a bien expliqué que mon bureau à moi, c'était celui-là bas, qu'on ne voit pas tellement il est à l'horizon, au loin.  Et même que quand il sonne, je dois me lever, traverser tout mon bureau, traverser le couloir, tourner, traverser l'autre couloir, descendre une première volée d'escaliers (10 ? 11 ? faudrait que je compte), faire un 180 degrés, descendre une seconde volée d'escaliers (9 ? 10 ? promis demain je compte), faire quelques pas jusqu'à l'accueil, me pencher au point de me déchirer le dos et pousser sur l'ouvre-porte.  Et enfin, il peut entrer.  Qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige, qu'il gèle... il doit m'attendre.  Et il m'attend.  Avec le sourire.

Et avec une patience d'ange, vu que parfois, durant mon trajet, je pousse en vitesse une pointe jusqu'à la cuisine, histoire d'y déposer ma tasse et mon assiette pour mon petit déjeuner que je préparerai une fois qu'il sera parti (et que j'aurai ouvert le courrier, dont une partie livrée erronément, mais aujourd'hui je râle pas j'ai dit).  Je perds donc 5 secondes de plus, mais chuuuuuuut, ne le lui répétez pas, il attend déjà tellement...

Mais s'il ne faisait qu'attendre, ce serait un facteur comme beaucoup d'autres : un facteur poli.

Mon facteur, il n'est pas que poli.  Il est gentil.  Il apporte de la bonne humeur le matin, même si le lundi, on se dit « vous allez bien ? », « ben comme un lundi », tandis que le vendredi, on se dit « vous allez bien ? », « ça va toujours le vendredi », rituels immuables.

Et à force de se croiser chaque matin, mon facteur et moi, on se met à discuter.  

Un jour, on a discuté piano.  Ne me demandez pas comment on en est arrivés au piano, alors qu'en général on parle de « trois recommandés à signer siouplait », « pas de recommandés aujourd'hui », « attention, vendredi on fait le pont, je ne serai pas là », « oups, la semaine prochaine je suis en congé, vous devrez venir plus tard apporter le courrier ».  Mais on a discuté de piano.  Du fait que je fais du piano.  Que ça le tenterait.  Que, non, chuis pas trop vieille (non mais), même si c'est difficile.  Et d'autres trucs que je ne répéterai pas ici, c'est sa vie quoi.

Puis un autre jour, on a discuté Amazon.  Que c'était génial depuis les frais de port gratuit, qu'il en livrait des tonnes, de colis Amazon, que lui-même passait des tas commandes.  Et moi aussi.  J'ai même lancé une petite blague la semaine dernière « attention, si demain vous n'apportez pas mon colis, que j'attends avec une impatience impatiente, je ne signe pas les recommandés, nananère ».  Et le lendemain, j'étais en bas, nez collé à la porte (depuis, y'a un rond gras sur la porte), l'attendant.  Même que j'ai ouvert avant qu'il ne sonne.  Et on a rigolé.  Et j'ai eu mon colis : le DVD le pianiste, le CD de Lady Gaga (riez pas, j'adoooore), et trois livres (le mec de la tombe d'à côté - ou qelque chose du genre, la nostalgie de l'ange et le dernier petit Gavalda, une réédition, chouettes moments en vue hein...).

Puis un autre jour, il m'a dit « ben vous aimez lire vous c'est fou ».  A force de voir tous les plis qui me parvenaient, il se posait des questions, le facteur.  Alors j'ai parlé des articles que j'écrivais pour vous sur les livres.  Et j'ai confirmé que oui, j'adore lire. 

Mardi, d'ailleurs, j'ai eu mon pli de XO, le dernier Musso, yessssssssssss.  Et « yessssssss », je l'ai hurlé devant mon facteur, il était tout étonné (il me connait encore mal, même s'il a compris que j'étais du genre hystériquement fofolle).  Je lui ai dit que le premier envoi avait été volé entre la France et la Gelbique, scrogneugneu.  Alors, il a compris combien ma joie était intense.  Là, je termine un autre livre génial (Intrusion, je vous en parlerai bientôt), puis je plonge dans Guillaume.

Et puis, il est discret, mon facteur, car il ne m'a jamais fait remarquer l'étrangeté du fait que parfois, sur les enveloppes qui me sont destinées, y'a Anaïs Valente, et parfois y'a... enfin, mon vrai nom quoi, celui de ma carte d'identité.  Jamais il ne s'en est étonné.

Alors, ben chaque matin, mon facteur et moi, on taille une bavette.  Et puis on se dit « bonne journée, à demain ».  Rituel immuable.  Et c'est super cool.

Dans ces moments-là ben j'aime la posss'.

 

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

10
avr

Elle a tout compris (normal, on a le même prénom)

À la question "Pourquoi écrivez-vous ?", Anaïs Nin répond : "Je ne pouvais vivre dans aucun des mondes qui m'étaient proposés [...]. J'ai dû créer un monde pour moi, comme un climat, un pays, une atmosphère, où je puisse respirer, régner et me recréer lorsque j'étais détruite par la vie... C'est un monde pour les autres, un héritage pour les autres, un don aux autres en définitive. Nous écrivons afin de pouvoir transcender notre vie, aller au-delà. Nous écrivons pour nous apprendre à parler avec les autres, pour raconter le voyage à travers le labyrinthe, nous écrivons pour élargir notre univers, lorsque nous nous sentons étranglés, gênés, seuls [...]. Lorsqu'on crée un monde tolérable pour soi-même, on crée un monde tolérable pour les autres. Nous écrivons pour agrandir le monde que nous trouvons étouffé, rétréci ou désolé. Nous écrivons comme les oiseaux chantent, comme les primitifs dansent leurs rituels. Si vous ne respirez pas en écrivant, si vous ne criez pas en écrivant, si vous ne chantez pas en écrivant, alors n'écrivez pas, car notre culture n'en a nul besoin. Lorsque je n'écris pas, je sens mon univers se rétrécir. Je me sens en prison. Écrire doit être une nécessité, tout comme la mer a besoin des tempêtes, et j'appelle cela respirer..."

12:02 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

31
mar

Quand le hasard offre un petit (ou un grand) bonheur

Parfois, je me dis qu'il n'y a pas de hasard dans la vie.  Jamais.  Never.  Nunca.  Nooit.

Vendredi (enfin un vendredi), les enfoirés passent à la TV.  Et chantent Angelo Branduardi.  J'enregistre, car je suis pas at home.  Je commence à regarder, je m'interromps, et je réenregistre quelque chose dessus, par erreur, sans voir Angelo.  Moi, j'aime Angelo.  Mais j'ai pas vu les enfoirés chanter Angelo.

Mercredi, je vais déguster, avec une amie, une succulente crêpe mikado, pleine de glace, de chocolat fondu et de crème fraîche, ce qui est somme toute logique pour une crêpe mikado, je le conçois.  Durant la discussion, elle m'annonce qu'Angelo vient à Namur.  Oh oh oh, j'y pense puis j'oublie.  Petite cervelle, petite mémoire.

Jeudi, je vais manger chez une autre amie.  Qui m'annonce qu'elle a découvert Angelo vendredi, qu'elle ne connaissait absolument pas, qu'elle adooooooore.

Et la boucle est bouclée.  Je me souviens, qu'il vient.  Je le dis.  On chante un petit coup, pour fêter ça.

Moins de 24 heures plus tard, nous avons nos tickets.

Hasard, coïncidences, destin, j'en sais trop rien.  Mais ce que je sais, c'est qu'ils font bien les choses, quoi qu'ils soient, et qu'on va voir Angelo, yessssssssssss.

 

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

22
mar

J'ai testé "me vendre sur Ebay" (on s'amuse comme on peut)

A découvrir ici...

Passqu'on vend de tout sur Ebay.  Alors pourquoi pas...

Passque j'avais envie d'essayer.

Passque j'ai pas trouvé si quelqu'un l'avait fait avant, et ça me botterait d'être "the one and only".

Passqu'un éditeur passera peut-être par là (le Père Noël, aussi, note).

Passque j'ai fumé la moquette ce lundi.

Passque c'est le printemps.

Passque...

19:52 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

1
mar

Le bonheur, ça tient à peu de choses, parfois…

Je nage dans le bonheur : la brasse, le crawl, le dos crawlé, et même la planche.  Je nage, je vous dis.

Passque j'ai récupéré mon portaaaaaaap' !

Et encore plus performant qu'avant, ma bonne dame.  Et étonnamment, depuis la panne, mon pc fixe semble en meilleure forme (à mon avis ça ne durera pas, mais j'en profite en attendant son décès).

Ma reconnaissance éternelle (Dieu te le rendra) au docteur pour portables qui a tenté, durant plus d'une semaine d'hospitalisation en soins intensifs, toutes les techniques de réanimations possible pour le ramener à la vie après l'attaque du méchant virus H1N1 des portaaaaap', et qui l'a finalement sauvé.

L'affaire fut complexe :

Jeudi (pas le dernier, l'avant-dernier), désespoir profond m'envahit lorsque l'attaque du virus survient.  Toute la soirée, tentatives vaines pour l'exterminer.

Dimanche, départ à l'hôpital.  Soins en urgence pour virer le virus, réussite, mais les dégâts corporels sont énormes.

Mardi, vaines tentatives de réanimation, mais le coma est toujours profond.

Dimanche, réinstallation massive et renaissance de l'animal, en pleine forme.

Lundi, récupération du bestiau.

J'ai tout récupéré : mes documents, mes favoris, mes programmes (rha, sont intelligents ces docteurs pour portables).  Juste dû remettre un fond d'écran (ça tombe bien, en avais marre de l'écureuil de l'âge de glace, finalement) et reconfigurer mon clavier pour le verrouillage et déverrouillage majuscule, mais sur ce coup-là je suis une pro, je maîtrise la situation (moi je verrouille avec shift lock, je déverrouille avec la touche en dessous, mais les jeunes verrouillent et déverrouillent avec shift lock, que voulez-vous, tout change avec l'âge).

Mon petit portable d'amour, ben il est maintenant d'une rapidité déconcertante, que du bonheur.

J'ai craint que la connexion au réseau ne se fasse pas, vu qu'il est sécurisé (pas bête moi être) et que j'avais oublié la clé de sécurité (bête moi être), mais après quelques instants d'angoisse folle (une nuit, pour tout dire), j'ai eu un éclair d'intelligence (pas bête moi être... parfois) et j'ai zieuté ma feuille super importante vitale et tout et tout que je garde en super lieu sûr, dans mon tiroir pour « trucs à ne pas perdre » et sur laquelle j'ai mon mot de passe pour ma connexion web, et j'ai vu, ô miracle, écrit par bibi « clé réseau ».  Et l'affaire était dans le sac.

On redémarre le nouveau-né et tout fonctionne comme sur des roulettes.

Comme quoi, un moment de bonheur ça tient à peu de choses... enfin à des tas d'heures d'interventions chirurgicales pour portable, c'est clair.  Donc là, c'est le bonheur et j'en profite.  Demain est un autre jour, je trouverai bien quelque chose pour râler...

En attendant chuis contente !

 

19:32 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |