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L'avis d'un pro

Vous vous souviendrez de la discussion que nous avons eue ici sur un article que je considérais comme comprenant deux fautes.

J'ai demandé l'avis de Romain Muller, qui est mon Monsieur Grevisse à moi.  Il m'a aidée pour "Le savoir écrire", est fan de nouvelle orthographe, et toujours disponible pour répondre à une question.  Et en plus, pour la petite histoire, je l'imaginais ridé et grisonnant, et bien que nenni, il est tout jeune, Monsieur Muller.  Comme quoi, les clichés ont encore de l'avenir, puisque même moi j'imagine un passionné de français en vieil homme chauve...

Donc sa réponse :

"La première erreur est, comme vous le dites, évidente : "figurait" doit absolument être pluriel, l'accord au singulier n'est pas possible, cela est indiscutable.  

Concernant "rendait", je suis assez d'accord avec vous. Grammaticalement, bien sûr, on peut "théoriquement" faire valoir que "rendait" pourrait s'accorder avec "famille", mais, en pratique, cela semble très peu défendable selon moi, précisément pour la raison que vous citez secondairement (mais qui, à mon avis, est la raison la plus importante) : ce n'est pas toute la famille qui s'est rendue à l'enterrement, mais une partie seulement (16 membres de la famille).  

Maintenant, pour entrer un peu plus en détail dans l'analyse, quand vous dites que "ce sont les membres de la famille qui se rendaient, et non la famille", je ne peux pas vraiment vous donner raison à 100 %, car il est très courant d'employer une figure de style appelée "métonymie" : certes, la famille en tant que notion ne peut pas se déplacer (en tant que notion, elle n'a pas de pied, elle ne peut pas monter dans un avion ou un train...), mais vue du point de vue métonymique, la famille = les membres de la famille, et eux peuvent se déplacer. (Autres exemples de métonymie : boire un verre, alors qu'en fait, on en boit le contenu ; exemple plus proche de celui de la famille : toute la maison a crié : la maison en tant que telle ne peut pas crier, il s'agit bien sûr de ses habitants...) Bref, si, à mon avis, dans la phrase que vous citez, se rendaient doit être accordé avec 16 membres et non avec famille, ce n'est pas parce qu'une famille ne pourrait pas se rendre quelque part (elle le peut, si on emploie famille par métonymie, pour dire en fait tous les membres de la famille), mais bien parce que, dans la phrase en question, c'est un groupe déterminé de personnes qui se rend quelque part, et ce groupe déterminé, ce sont les 16 membres, et non la famille, qui est probablement plus nombreuse.  

Voilà... J'espère que j'aurai fait avancer un peu plus votre réflexion..."

Un pro, je vous le disais.  Déjà, moi, métonymie, j'avais jamais entendu ça.  Intéressant je trouve, de découvrir qu'en effet, on dit "boire un verre".

En plus, il partage presque mon avis, avec quelques nuances, mais une conclusion pareille à la mienne, et il l'explique bien plus clairement que moi.

Que du bonheur.

22:46 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

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Mon flipbook

Je l'ai reçu, yesssssssssss, trop génial, j'adore, je retombe en enfance (pour les découvrir c'est ici) :

09:25 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

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jui

Le gâteau moelleux au chocolat de ma voisine

 

J'ai une voisine en or.  Et encore, c'est mieux que de l'or.  Du platine ?  Du diamant ?  Bref, elle est précieuse.

Oh, je vous vois venir avec vos gros sabots « Anaïs encense sa voisine car elle a un service à lui demander ».

Ben non.  Que nenni.

Ma voisine ne lit pas ce blog, qu'on se le dise.

Donc je peux tout dire à son sujet, elle ne le saura jamais, na.

Et je le dis « ma voisine est une perle ».

D'ailleurs, tout le monde me l'envie, ma voisine.

Passqu'elle a compris combien j'étais une pauvre célibataire esseulée, incapable d'entretenir son intérieur et de se nourrir correctement.

Pour mon intérieur, c'est irrécupérable, elle ne peut rien faire pour moi.

Pour mon célibat, c'est irrécupérable, elle ne peut rien faire pour moi.

Mais pour ma façon de me nourrir, elle prend les choses en mains.

Ainsi, pas plus tard qu'hier, elle m'a livré à domicile, un peu comme un traiteur, mais un bon traiteur, qui cuisine super bien et chouchoute ses clients, une boulette à la sauce tomate.  Avec plein de sauce tomate comme ça « je peux en congeler une portion pour l'ajouter à un autre plat, une prochaine fois ».

Hier, c'était du saumon avec de la purée et des légumes verts.  Avec plein de purée à congeler si j'en ai trop.

Dimanche, de la soupe à l'oignon.  La soupe, c'est tout l'hiver que ma voisine-traiteur m'en apporte.  L'été aussi, si je voulais, mais je suis incapable d'avaler de la soupe quand il fait chaud, moi, c'est ainsi.  Y'a des ceusses qui mangent (ou boivent) de la soupe qu'il fasse - 10 ou + 45.  Moi pas.

L'autre jour, c'était des pâtes froides aux crevettes et thon.

Parfois, des pêches au thon (sa préparation au thon est la meilleure au monde, je vous le dis).

Ou bien des galettes. Rhaaaaaaaaa.

Ou encore du hachis parmentier.

Ou bien de la salade avec un œuf dur pour accompagner un de mes plats.

Ou un petit verre de thé glacé.

Ou du chou.

Ou...

Ou encore...

Enfin vous voyez le topo quoi.  Une perle.  Une vraie, pas en plastique.

Vous bavez, hein que vous bavez ?

Et parfois, elle a l'espoir que je me mette enfin à cuisiner.  Alors elle me refile une petite recette facile, comme celle du moelleux au chocolat pour micro-ondes.  Une recette facile et succulente, que j'ai testée.  Je me devais de la tester, passque c'est mon adorable voisine qui me l'a donnée.  Elle savait que j'y parviendrais, car cette recette est simplissime.  Et succulente.  Je l'ai testée il y a plus d'un mois déjà, et mon intention était de vous la communiquer, sauf que j'ai égaré la recette dans mon intérieur bordéliquement pas rangé (pléonasme), sacrebleu.

Me demande si je vais oser dire à ma voisine que j'ai perdu sa recette.

Il le faudra, si vous la voulez... vous la voulez ?

Et puis il était tellement bon, ce moelleux... divin.

Oui, ma voisine est une mère pour moi, une mère.  Même si elle a mon âge, ou presque.

Et vous, vous avez une bonne fée dans votre entourage ?

PS : je vous ai retrouvé la recette :

200 g de chocolat noir
100 g de sucre en poudre
100 g de beurre
75 g de farine
3 oeufs
75 ml d'eau
1 c à c de levure chimique.

Faire fondre le chocolat en morceaux avec l'eau, le beurre - 2 mn au micro-onde.
En attendant, battre les oeufs avec le sucre, la farine et la levure.
Mélanger les deux préparations, la verser dans un moule souple, 5m à 5m30 au micro-onde puissance maxi.

(photos issue de Ptitchef)

moelleux.jpg

06:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

27
mai

La vie c’est parfois un conte de fées (Cendrillon à Hollywood – Elena Klein)

Quand j'ai découvert Toi + moi de Grégoire, j'ai adoré.  Et quand j'ai découvert que c'était des internautes qui avaient financé et produit Grégoire, j'ai encore plus adoré.  J'aime ce genre de chose, pouvoir prendre part à un projet, s'y impliquer, pas uniquement financièrement, mais également avec ses tripes, avec l'envie qu'il aboutisse, que le succès soit au rendez-vous, avec le sentiment d'avoir un petit, un tout tout petit bout de responsabilité dans cette belle histoire. 

J'avais d'ailleurs, un peu auparavant, pris part au financement d'un court métrage belge, dans lequel j'avais même été figurante (donc invisible, mais soit), j'en avais parlé sur ce blog à l'époque, ça fait déjà un bail mais c'était une chouette expérience.  J'ai ensuite reçu le DVD du court métrage.  Super souvenir que cette expérience, même si le job de figurant, c'est ingrat, long et fatigant.

Donc le projet Grégoire, j'aurais adoré pouvoir y participer.  Mais comme Anaïs a toujours cinq guerres de retard, elle a tout découvert une fois que les dés étaient jetés et le succès assuré.  Trop taaaaard.  Je vois d'ici vos regards en forme de dollars.  Clair que les internautes ont eu un bon retour sur investissement, mais est-ce là le plus important ?  Bien sûr, c'est cool d'investir sur un artiste et en retirer un bénéfice, hein.  Mais je pense que l'essentiel, c'est de voir son « poulain » gravir les marches, vendre son « bébé », le savoir heureux, être heureux pour lui et avoir au fond du cœur l'extraordinaire sensation d'avoir une micro part de responsabilité dans toute l'histoire.

Alors, quand j'ai reçu un communiqué de presse m'annonçant la naissance de la version « livre » de My Major Company, boîte qui a lancé Grégoire, j'ai cliqué comme une damnée sur le lien pour découvrir les tenants et aboutissants de la chose aussi vite que mon index le permettait.

Le principe est identique.  Tout auteur peut proposer son œuvre.  Les internautes lisent les extraits, donnent leur avis, aiment, discutent...  Puis My Major Company et la maison d'éditions XO lisent les extraits et posent un choix.  Tout le monde ne passera pas l'épreuve de la lecture par les professionnels, of course, ce serait trop facile.  Une fois sélectionné, l'auteur peut alors engranger des fonds, via les souscriptions d'internautes.  20.000 eur rassemblés et c'est le contrat d'édition assuré.  Un vrai contrat.  Pas du compte d'auteur hein.  Que nenni.

Joli rêve non ?  Joli conte de fées.

Et pour quatre auteurs sélectionnés avant l'ouverture du site au public, le rêve a réellement commencé ce jour.

Je les ai découverts ce jour moi aussi.

En particulier Elena Klein et son roman : Cendrillon à Hollywood.  Une comédie romantique.  Une petite Cendrillon frenchie qui plaque tout pour traverser la grande flaque et réaliser son rêve à Hollywood.

Sur le site, des extraits prometteurs.  Le genre d'histoire que j'aime.  Le genre d'histoire que j'ai envie de soutenir.  Le genre d'histoire que j'ai soutenue, en achetant illico des parts.  Me voilà propulsée éditrice en herbe, ma bonne dame.  Oui, passque pour la musique, on est producteur, pour les livres, éditeur.  En d'autres termes, on « aboule le fric », mais c'est pour voir un livre naître, et ça, c'est que du bonheur.

J'avais loupé Grégoire, je n'ai pas loupé Elena.

D'autant que quand j'ai découvert le nom de son héroïne, je me suis dit que je ne pouvais pas ne pas m'investir dans la chose.  Son héroïne, elle s'appelle Valente.  Siiiiiiii, je vous le jure, c'est son nom de famille.  Dingue hein.  Dingue.  J'en reviens toujours pas.  Et son prénom, c'est pas Anaïs, mais c'est pas loin, c'est Inès.  Rigolo non ?  Inès Valente soutenue par Anaïs Valente.  J'adore j'adhère.

Franchement, c'est une super aventure.  Elena Klein passe régulièrement faire un petit coucou à ses lecteurs et/ou ses éditeurs (alias moi et les plus de 200 autres actuellement), les discussions vont bon train, on se prend des délires sur le film qui sera inévitablement tiré de notre futur best seller.  Bon, c'est le futur best seller d'Elena, mais à force d'en parler, d'en rêver, d'y croire, de surveiller la jauge... c'est un peu le nôtre aussi.

Dans la foulée, j'ai créé ma page auteure aussi, tant qu'à faire, ce qui m'a valu un paquet d'embrouillaminis.  Passqu'un auteur ne peut être éditeur.  Mais le site avait semble-t-il un gros bug, et moi j'ai pu.  Comme ça.  J'ai donc payé.  Reçu un accusé de réception.  Mais je voyais mes parts nulle part (c'est le cas de le dire).  Et quand je cliquais sur mon compte, rien, nada, niente.  Angoisse angoisse.  Alors je me suis créé un second compte, éditeur cette fois.  Pas le choix.  Et j'ai dû racheter des parts.  J'ai donc investi le double de ce que j'avais prévu, pour les beaux yeux d'Elena Klein et d'Inès Valente.  Mais bon, avec un nom de famille pareil, Inès Valente, elle le valait bien.

Reste à croiser doigts et orteils pour que les 20.000 eur soient vite atteints, mais je pense que c'est dans la poche, foi d'Anaïs.

Quelle aventure !  Quel conte de fées !  Un conte de bonnes fées, finalement, chaque éditeur étant somme toute la bonne fée de son auteur chouchou.

Si l'aventure vous tente, y'a trois autres projets en plus de celui d'Elena.  Et puis profitez-en pour visiter ma page à moi, sur laquelle on ne peut bien sûr rien miser, mais pour découvrir mes quelques textes et me dire si vous les aimez ou pas...

Le site : http://www.mymajorcompanybooks.com/

La page d'Elena au moment où je suis devenue un de ses éditeurs :

elena klein

23:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

25
mai

Un instant nirvanesque

Nous sommes allées, il y a bien longtemps déjà, avec Mostèk et Moustique (c'était du temps où Moustique n'avait pas subi l'attaque de Baygon, c'est dire si c'est ancien, mais y'a comme ça des souvenirs qui marquent) acheter une balance (pas pour moi, ah que non, j'ai déjà la mienne, que j'ai mise en chômage technique - plus de piles - afin de m'éviter des crises cardiaques ou des poussées d'agressivité dès le matin).

Ceci dit, il existe sur le marché actuellement des balances extraordinaires, qui "calculent l'IMC de toute la famille".  C'est extraordinaire non ?  Je vais la renseigner à qui vous savez... ça pourra lui être utile.  Comment ça, vous ne savez pas qui ?  Ben "celui qui calculait mon IMC sur rendez-vous", ben oui ben oui, souvenez-vous, ce n'est pourtant pas si vieux comme épisode transcendant de ma vie, voyons voyons, et puis ça marque, un rendez-vousien qui calcule l'IMC de ses ... victimes.  Durant un temps d'ailleurs, il a géré la partie statistique de mon blog : d'après lui (et ses tableaux Excel), je devais atteindre la 30e place du top 30 mondial international interplanétaire intergalactique Skynet à telle date, vu mon taux de progression qui était de XXX pourcent (j'ai oublié les chiffres exacts).  Et il avait vu juste...  Meuh non c'est pas un obsédé des chiffres, voyons, qu'allez-vous imaginer.

Quoi qu'il en soit, là n'est pas l'objet de mon billet...

J'ai eu l'opportunité, pendant que Moustique choisissait son futur engin de torture matinale, de tester un siège massant. 

Nirvanesque.

D'une part, le siège est totalement vibrant, d'autre part, deux grosses boules se déplacent, soit de façon circulaire, soit de haut en bas, pour procurer un massage shiatsu.

J'ignore si c'est vraiment shiatsu, mais en tout cas c'était extra de chez extra.  ça coûte une petite fortune, mais je me demande si ça ne vaut pas l'investissement...

Imaginez.

Après une journée de dur labeur à la mine (hoooo, façon de parler quoi, je sais que les mines sont fermées en Gelbique hein, mais pour certains, j'en suis convaincue, le boulot, c'est la mine, passque moi j'ai bossé dans une cave durant dix ans hein, moi je sais ce que c'est de bosser dans le noir, au milieu des araignées et des rats, naaaaan, je ne parle pas de mes collègues, m'enfin, et naaaaaan, je n'exagère pas, voyons), donc, après une journée de dur labeur, vous rentrez chez vous, exténuée(au féminin, car je m'adresse aux femmes, les hommes ayant déserté le billet à la lecture du mot « balance »), les doigts pleins de cloches, de crevasses ou autres trucs du genre, le dos en compote de poire (en bonne poire que vous êtes au bureau, of course), les pieds en compote d'abricot (sans métaphore, sur ce coup-là), le cerveau déneuroné et les cernes en berne (ça ne veut rien dire, mais ça rime).

Et là, vous attend, non votre mari chéri, pieds sous la table, hurlant « keskon maaaaange ? », mais votre siège de massage shiatsu.

Vous vous asseyez, un petit clic, et paf, un orgasme grâce aux deux boules (je parle du siège hein, pfffff, bande d'obsédés).  Un massage, rien que pour vous, totalement pour vous.

Si ça, c'est pas du bonheur, moi je vous le demande, il est où le bonheur alors ?

Plus j'écris et plus j'en ai une énoooorme envie.

Fort heureusement, j'ai plus de place chez moi, ouf, sauvée ...  ou condamnée à m'en passer...

Et une illu de Marguerite (bon, c'est un massage couché et non assis, mais ça vous donne une idée quoi)

tHalasso

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |