5
aoû

J'aime les mouches

L’autre jour, j’ai vu une mouche.

Oooh, ça va, je sais, c’est pas l’événement du siècle, pas comme si je vous disais « l’autre jour, j’ai vu un (dodu) dodo se poser dans mon jardin » ou « l’autre jour, j’ai vu un iguanodon brouter dans mon jardin », ce qui est bien sûr impossible, vu que… j’ai pas de jardin.  Quoique j’ai un doute, un gros doute : le dodo, est-ce qu’il vole ?  et l’iguanodon, il est bien herbivore ?

Mais en voyant cette mouche se balader sur ma jambe, une foule de souvenirs sont revenus à ma mémoire (comme le chantait si bien Marie Laforêt).  J’ai réalisé à quel point j’aimais les mouches… parfois.

Evidemment, dans la plupart des cas, je hais les mouches.  Et le hasard a fait que, consultant quelques blogs que vous, ô lecteurs adules, tenez (depuis que j’ai lu cette remarque disant que les blogueurs ne lisaient pas les blogs de leurs commentateurs, je tente de lire plus vos blogs, mais ça prend du temps et si je passe mon temps à lire les blogs, je n’ai plus de temps pour écrire mon blog, CQFD), donc en vous lisant, j’ai pu réaliser que je ne suis pas la seule à ne pas aimer les mouches en ce moment, jugez plutôt ici, et là. 

Mais mon idée de billet « j’aime les mouches » date de bien avant la découverte de vos billets à vous, ô lecteurs vénérés.  Elle date de ce moment où une mouche s’est posée sur moi pour une promenade matinale, moment où j’ai réalisé combien j’aimais les mouches… tout en les haïssant (Anaïs a toujours été très complexe).

Je hais les mouches lorsqu’elles tournent autour de mon lustre, inlassablement.  En fait, ce n’est pas vraiment tourner, on dirait qu’elles font des lignes droites, puis tournent brusquement, puis continuent en ligne droite.  Un genre de zigzag permanent, qui me donne le tournis.

Je hais les mouches lorsqu’elles aiment mon repas et tentent par tous les moyens d’y accéder, me forçant à faire de grands gestes de la main pour les éloigner, ce qui ne les éloigne qu’un micromillionnième de seconde, puisqu’elles reviennent et reviennent encore.  Et que mon repas est froid, à force de les chasser, et que j’ai de la sauce tomate / de l’huile d’olive / des grains de riz / du taboulé (biffez la mention inutile) partout autour de moi sauf dans ma bouche.

Je hais les mouches qui agonisent sur les attrape-mouches, ces trucs longs et collants qu’on suspendait du temps de nos ancêtres au plafond.  Je pensais que cette torture était révolue, ben nenni, j’en ai vu un tout tout récemment (chez mon amie qui détient les tapettes « laisse une chance à la mouche » d’ailleurs, cherchez l’erreur).  La pauvre mouche (je la hais, mais je la plains, c’est pas incompatible) s’y colle et y meurt à petit feu.  L’attrape-mouches devient donc un cimetière à mouche, c’est frais.

Je hais les mouches lorsqu’elles se posent sur mon nez pour y faire leur toilette matinale, lorsque je suis tétraplégique.  Bon, je ne suis jamais tétraplégique (mais ça viendra avec l’âge, petite Anaïs), mais j’imagine aisément le supplice que la mouche pourrait m’infliger si je l’étais.  D’un autre côté, ce ne serait qu’un supplice, alors qu’avec un zébré, ce serait un enfer.

Je hais les mouches lorsqu’elles entrent dans mon frigo pour se poser sur ma délicieuse tranche de rosbif (ou roastbeef) mal emballée pour y pondre leur descendance tout entière.  C’est du vécu, à lire ici si vous êtes tout nouveaux tout chauds sur ce blog.  

Je hais les mouches lorsqu’elles sont petites, brunes, et me regardent d’un air vicieux en posant leur petite trompe sur mon bras pour aspirer j’ignore quoi (et je préfère ne pas le savoir).

Je hais les mouches lorsqu’elles sont grosses, bleutées, brillantes, et font un vrombissement d’avion à réaction en tournant autour de moi, au point que je les confonds avec un zébré, un taon, un frelon ou autre bestiole ignoble et estivale.

Donc, en général, je hais les mouches.

Mais parfois, bien malgré moi, passque je sais à quel point elles transportent microbes et crasses (enfin j’en sais rien, mais on me l’a répété depuis ma plus tendre enfance « mouche à caca, pas propre, pas toucher, beurk »), lorsqu’une mouche se pose sur mon corps de déesse (pour une mouche, un corps comme le mien, c’est nirvanesque, moelleux et rebondi) et s’y balade, j’aime ça.

J’aime l’effet de ses six (huit ? dix ? vingt ?) pattes sur ma peau.  Le chatouillis que ça me procure.  J’ai toujours été une grande adepte des « guiliguilis », des « chatouilles », des « doudouces », alors cette promenade impromptue de la mouche sur moi me rappelle ma tendre enfance, celle où ma mère-grand me préparait une orange en quartier sur une assiette, et, pendant que je la dévorais (j’aime les fruits, enfin pas toujours, mais je réserverai cette dissertation pour un autre billet), elle faisait des aller et retour sur mes mollets, durant de longues minutes, et moi, tel un gros chaton repu, je ronronnais. 

Donc, parfois, j’aime les mouches.

Illus issue d'un blog génial découvert via Google sur le mot "mouche", qué bonheur... y'a des mouches et de l'humour à gogo.

J'en ai profité pour en ajouter sur ce billet, qui parlait de la tapette "laisse une chance à la mouche"... allez voir ça, les illus méritent le détour.

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07:42 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (17) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

2
aoû

Coccinelle, demoiselle, bête à bon Dieu...

Coccinelle, demoiselle, vole jusqu'aux cieux...

Vous connaissez la suite ?  Moi oui...

Bon, j'ai pas décidé de vous poster des chansons ou des poèmes, rassurez-vous, juste une superbe photo made by Mostek.  Y a-t-il plus jolies choses au monde que celles issues de la nature ?  Moi je dis non !

 

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Et tant que j'y suis, cette sublimissime publicité, qui me fait rêver, rêver, rêver...

 

30
jui

Le pouvoir des plumes, vous y croyez ?

Partant à pied, joliment chaussée, toute de noir et de gris vêtue, tel un Petit Chaperon Noir et Gris partant à la rencontre du Grand pas méchant Loup, Anaïs croisa une plume, qui voletait dans les airs comme l'oiseau qu'elle avait quitté.

Rentrant de sa rencontre avec le Grand pas méchant Loup, Anaïs trouva une plume sur le sol de son logement...

Depuis, Anaïs croit au pouvoir des plumes.  Elle y croyait déjà avant.  Elle y croit encore plus.

(Photos prises en bord de Meuse un soir d'été).

 

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26
jui

Sandra Kim trempe vraiment dans de drôles d’affaires… et j’adoooore ça

Je me demande si j’en ai pas déjà parlé sur ce blog, je trouve que notre gagnante de l’Eurovision a d’étranges idées.

Rhaaaa, j’étais si fière lors de sa victoire, j’ai acheté le 45 tours, je me revois encore, avec mon père, chez des amis, pour cette fameuse soirée (à l’époque, l’Eurovision était encore un concours fabuleux, durant lequel je remplissais un petit tableau préparé à l’avance de mes propres cotations, comme beaucoup de gosses hein, avouez que vous le faisiez), je tremblais d’excitation, j’aimais bien cette chanson en plus, moi aussi j’aimais la vie (enfin comme maintenant, parfois je l’aimais, parfois pas).  Et puis mon père de me dire « tout est truqué tu sais, petite Anaïs, on perdra à un point près, regarde, calcule, on va chaque fois avoir autant, ce pays là autant et on perd d’un point ».  Et j’ai fait le calcul.  Et c’était juste.  Et on a gagné, ah ah ah, petit farceur va.  Donc c’est un chouette souvenir pour moi que ce concours eurovision, euh, 1985 ?

Mais maintenant, je trouve que Sandra Kim, au demeurant fort sympathique je dois dire, et simple, et rigolote, elle trempe dans des affaires louches, ou plutôt dans des pubs louches.

Y’a eu cette pub pour des fricadelles.  Oh, c’est bon les fricadelles, surtout avec de la mayo, ou de la cocktail.  Mostek dirait de la … euh chais plus, de l’andalouse ?  Ou de la Biki (private joke).  Mais tout de même, pourquoi se fourvoyer dans une telle pub ?  Ce ne peut être qu’alimentaire (et c’est le cas de le dire).  N’empêche moi je veux bien faire une pub Mora hein, si on me le demande.  Ça paie combien une pub fricadelle ?

Ensuite, y’a eu la pub pour une poudre à lessiver, où elle nous chantait « j’aime j’aime mon Dash », à moins que ce ne soit « j’aime j’aime les taches ».  Non, franchement, là c’était la totale de chez totale.  Heureusement que le ridicule ne tue pas.  A mon avis, il paie bien, le ridicule.  Je veux bien aussi faire une pub Dash alors.

Et là maintenant, une pub étrange de prime abord mais fort amusante.  L’écran est divisé en deux.  A gauche, le clip de « J’aime la vie », à droite, exactement les mêmes images, mais version 2010.  Sandra dans une salle de sport, Sandra en rue, Sandra en gros plan, Sandra qui danse, Sandra qui se fait embrasser par des fans, Sandra qui fait ceci ou cela.  Joliment réalisé je dois dire.  Mêmes fringues, mêmes bijoux, mêmes décors, mêmes figurants… mais version 2010 (soit bien pluuuus vieux).  J’aime j’aime cette pub…

J’aime j’aime cette pub jusqu’à sa conclusion, qui me stupéfie et me glace d’effroi (oui, bon j’exagère, mais ça m’a foutu un frisson morbide je dois dire) : VOUS SEREZ PENSIONNES PLUS VITE QUE VOUS NE PENSEZ.

Oui, enfin, bon, Anaïs, ça aurait pu être pire, ça aurait pu être « vous serez morts plus vite que vous ne pensez ».  Hein que ça aurait pu être pire ?

Mais, brrrrr, rien à faire, ça me file le bourdon ce genre de pub, enfin ce genre de slogan.  Tu regardes ce joli clip, tu compares, tu t’amuses des différentes, puis paf, la claque dans ta jolie frimousse bien vieillie, elle aussi, bien ridée comme une pomme, bien ronde comme une pomme (bis).  Même pas drôle, tout bien réfléchi.  Passque le message que ça véhicule, c’est, vous serez pensionnés plus vite que vous ne pensez, vous aussi, ça vous pend au nez…

Attention hein, c’est génialement réalisé, j’adoooore… à part la dernière phrase quoi.  J’aurais préféré une pub pour, je sais pas moi, une compil des années 80, un magasin de fringues vintage années 80, une boîte qui propose de faire pareil avec vos propres vieux films d’époque (trooop cool)….

Je sais je sais, ça aurait pu être pire, ça aurait pu être, dans le genre sadique, une pub pour un antirides, une crème amincissante, un clinique privée de chirurgie esthétique, ou, pire, une convention obsèques ou une boîte de pompes funèbres…

Mais malgré cette dernière petite phrase, moi je dis chapeau pour la réalisation, et chapeau à Sandra qui a accepté de relever ce défi.

A voir en version intégrale ici.

Et y’a même un making of… qui permet de réaliser à quel point ce tournage fut complexe… J’adoooore!

 

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21:13 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (17) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
jui

Eclipse, mon oeuvre d'art à moi rien qu'à moi

Je vous en avais parlé il y a un petit temps, au moment où j'ai été à la nuit Twilight : je me suis offert une oeuvre d'art dénommée "Eclipse".  Je vous avais promis une photo, la voici la voilà, j'ai attendu qu'un article dont je savais qu'il allait paraître dans l'Evénement soit disponible pour tout vous montrer d'un coup.

J'ai découvert ces oeuvres dans un jardin moi aussi, en plein air, et le coup de foudre fut immédiat.  Si j'avais eu un grand jardin, j'aurais peut-être craqué pour Eclipse grand format, celle qu'on voit en photo à côté de son créateur, mais, par manque de place, j'ai opté pour la petite Eclipse.  Un peu comme la Grande Ourse ou la Petite Ourse...

L'artiste, Alexandre Forceille, est hyper sympa, et vachement passionné, j'adore ça.

Mon Eclipse est toute ronde, mais également "piquante".  Lisse et rugueuse en fonction des endroits.  Sombre et claire à la fois. Une sorte de yin et yang moderne.  En plus, elle a un recto, et un verso.  Différents.  Voilà Eclipse.  Complexe. Un peu comme moi quoi.  C'est sans doute ce qui justifie mon coup de foudre.

Tout ça est très lié au ciel, ne trouvez-vous pas : éclipse, foudre, grande et petite ourse...

Voici donc mon Eclipse (un peu floue, sorry), ainsi que l'article paru.

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Alexandre Forceille artisanatpt.JPG

20:55 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |