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aoû

La paille et la poutre

J'aime sortir cette expression, la paille et la poutre.

Et pourtant, quand je la sors, j'ai la sensation de parler petit chinois.  Comme si personne ne la connaissait. 

Vous la connaissez ?

La paille et la poutre.  L'art de voir la paille dans l'œil de son voisin, en négligeant la poutre se trouvant dans le sien. 

J'aime aussi beaucoup sortir l'expression de l'hôpital qui se moque de la charité, mais ici, je parle de paille et de poutre.

Je ne supporte pas les ceusses qui critiquent sans connaître.  Genre ceusses qui disent détester telle émission, tel film, telle série, sans en avoir vu une minute, juste par principe.  Ceusses qui détestent le foie de génisse sans l'avoir goûté.  Ceusses qui me détestent sans avoir tenté de me connaître.  Détester, ok, mais en justifiant son choix, ma bonne dame.  Et alors, pitiez, quand ceusses qui détestent disent qu'ils détestent, je leur saurais gré de dire "je trouve ça nul, moche, con", et pas "c'est nul", "c'est moche", "c'est con".

Les goûts et les couleurs hein…

Bref, comme disait Canal+, je déteste cela.

Sauf que je fais cela.

Ah ah ah.

Parfois, du moins.

La paille et la poutre, je vous dis.  Vous comprenez le titre du billet, maintenant ?

Et si vous comprenez pas, j'ai un exemple concret, frappant et éloquent, qui m'a sauté aux yeux aujourd'hui.

Depuis toujours, je déteste François Damiens. François l'embrouille.

Sans raison.  Il ne me revenait pas, tout simplement, mais sans que je ne me l'explique.  J'avais dû l'apercevoir deux secondes ici ou là, entendre quelques phrases de sa bouche, voir l'une ou l'autre photo et je n'en suis même pas sûre en plus.

Je l'avais catalogué GCDMPDAAREEV en un tournemain (gros con débile même pas drôle à l'accent ridicule et l'œil vitreux).

J'ai ensuite pu l'observer un chouia plus dans L'arnacoeur, ce qui n'avait fait que conforter mes apriori.

Et puis je l'ai vu sur TF1, lors d'une interview, avant la sortie de La délicatesse.  Et je l'ai trouvé formidable.  Sensible.  Drôle.  Touchant.  Immédiatement, j'ai eu envie de voir le film.  Les acteurs comiques sont souvent formidables dans des rôles plus paisibles, j'ai pu le constater avec Michel Blanc, Benoît Poelvoorde et maintenant François Damiens.

J'ai vu La délicatesse, donc, et j'ai adoré.  Ça a confirmé ma théorie sur les acteurs comiques formidables rôles paisibles blablabla.

Et comme j'évoquais avec quelqu'un ce rôle atypique que joue François Damiens, acteur que, souvenez-vous, je détestais sans raison, on m'a parlé des caméras cachées qui ont fait son succès, que, sans les avoir jamais vues, je trouvais débiles et vulgaires. 

J'ai donc décidé d'en regarder quelques unes.  Et je me suis bidonnée, mais bidonnée, comme un bidon d'huile de coude (cherchez pas à comprendre, chuis fatiguée).

La morale de l'histoire, made by Anaïs : maintenant, j'aime François Damiens.  Et je sais pourquoi.

Avant je l'aimais pas.  Mais je savais pas pourquoi.

C'était la fable de la paille et la poutre.  Et je jure, mais un peu tard, que plus jamais je ne détesterai quelqu'un ou quelque chose sans raison valable.

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jui

L'art d'enfiler des perles

Même si tout à l'heure, en charmante compagnie, après une succulente bouffe au Pâtanthrope (Saint-Jacques en croute de noisette et linguine au basilic, rouget et raviole de crabe, douceur de framboises au macaron et glace cuberdon), j'ai acheté plein de perles dans un super magasin où l'accueil est nul mais les marchandises super, ce soir je découvre le site des perles en tous genres, mais qui ne s'enfilent pas...

A mourir de rire, je vous le conseille.

Mon best of :

perle des mots d'excuses : Madame, Mireille est rentrée hier soir avec une bonne grippe. Je lui ai fait garder le lit et lui ai donné un bon grog avec un sexe de citron. Si cela lui fait de l'effet, je la renverrai vendredi.

Perle des mots d'excuses : Monsieur, Louis a été empoisonné par de la crème aux oeufs pas frais et moi aussi ainsi que mon mari. Je ne vous envoie donc qu'Isabelle aujourd'hui. Elle na rien parce qu'elle a eu la chance d'être punie et privée de dessert. Vous êtes toujours invité à la maison avec madame. Je vous dirais le jour quand ça ira mieux pour nous.

Perle du bac : Suite à la chute du mur de Berlin, la circulation des vents a pu être rétablie dans toute l’Europe. Avec l’arrivée des courants chauds, on assiste alors à la fin de la guerre froide.

Perle du bac : Les pays pauvres se sont quasiment tous rassemblés en Afrique. Il aurait plutôt dû se rapprocher des Etats-Unis, comme l’ont fait le Mexique et le Canada.

Perle du brevet : On les appelait poilus car l'armée leur avait interdit de se raser pour intimider l'adversaire.

Perle du brevet : N'ayant besoin que de 7 de moyenne pour avoir mon brevet et pensant les avoir largement atteint, veuillez m'excuser de ne pas répondre aux deux dernières questions.

Perle de la police : Le suspect s’est alors décidé à passer aux aveux sans même qu’on ait à le frapper.

Perle de la police : Les neufs coups de couteau sur le cou et le visage de la victime laissaient croire à une mort qui n'était pas naturelle.

Perle des assurances : En avançant, j'ai cassé le feu arrière de la voiture qui me précédait. J'ai donc reculé, mais en reculant j'ai cabossé le pare-chocs de la voiture qui me suivait. C'est alors que je suis sorti pour remplir les constats, mais en sortant j'ai renversé un cycliste avec ma portière. C'est tout ce que j'ai à déclarer aujourd'hui.

Perle des assurances : Vous m'écrivez que le vol n'existe pas entre époux. On voit que vous ne connaissez pas ma femme.

 

Et la plus jolie des perles : Le bonheur est la seule chose que nous puissions donner sans l'avoir !

 

 

J'ai cependant repéré pour vous une perle qui n'en est pas une, rha la la, quand on gère un site de perles, faut vérifier ce qu'on y publie, ma bonne dame :

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21:13 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

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jui

Le bus, c'est l'aventure !

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Infos ici...

09:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

26
mai

Scènes d’une autoroute quotidienne

Connaissez-vous cette phrase « le bonheur n’est pas au bout du chemin, il est le chemin » ?

Je trouve qu’elle peut aussi, parfois s’appliquer à une autoroute.  L’autoroute sert à atteindre une destination.  En général, elle ne sert qu’à ça.  On trace sa route.  On ne respecte pas les limites de vitesse, même, parfois (c’est nul).  On pense à l’arrivée.  On l’attend impatiemment.  On ne regarde pas le paysage.  Le bonheur est au bout de l’autoroute, pas durant le trajet.

Mais parfois, l’autoroute, c’est une tranche de vie en soi.  Qui se suffit à elle-même.

Quand, le long du trajet, nous croisons un hérisson écrasé.  Puis un chat écrasé.  Et que l’angoisse monte, jusqu’à ce qu’un des passagers ose un « bon, si ensuite c’est un humain, ne me dites rien, merci ».  Et quelques kilomètres plus loin… un humain.  Vivant (ouf).  Assis.  Il attend.  Quoi ?  Mystère et boule de gomme.

Quand, 48 heures plus tard, je repasse par là, accompagnée d’autres personnes.  Le chat écrasé est toujours là.  Nouveau pincement au cœur en pensant à cette famille qui le recherche sans doute.  Noir et blanc.  Un chat parmi tant.  Mais pour ses propriétaires, LE chat.

Quand on s’arrête sur une aire de repos.  Et puis qu’on s’embrasse comme des fous.  Et plus, rhooo, bien plus, si affinités.

Quand il y a un bouchon.  Un énorme bouchon.  Et que je dois faire pipi.  Horriblement pipi.  Et que je trouve une solution.  Oui, c’était moi, celle qui… non, je ne peux le dire.

Quand on a envie de frites, après une journée à la mer du Nord.  Alors, on s’arrête.  Et on mange des frites.  Puis il se met à pleuvoir.  Il commence à faire noir.  Et c’est bon.

Quand il fait caniculaire et que l’autoroute, on la sillonne à moto (oui, c’est dingue, Anaïs est déjà montée sur une moto).  Quand, à chaque arrêt, il faut enlever les protections épaisses en quatrième vitesse, car la sueur se précipite sur mon corps aussi vite qu’un bernard-l’ermite sur une coquille vide.

Quand on se trompe de chemin et qu’on se retrouve dans un trou perdu.  Quand retrouver l’autoroute est malaisé.  Quand on n’a pas de GPS.

Quand on fait une pause.  Et qu’on s’offre un sandwich au jambon pas très bon, une sucrerie très très chère et une boisson très désaltérante.  Et que ça ressemble à un festin.

Et quand on revient de vacances… mais ça, c’est toute une histoire en soi, que je vous conterai une autre fois…

20:42 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

14
mai

To be or not to be

Trouvé dans des toilettes, joli sujet de méditation non ?

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07:42 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |