20
jui

Le bus, c'est l'aventure !

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09:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

26
mai

Scènes d’une autoroute quotidienne

Connaissez-vous cette phrase « le bonheur n’est pas au bout du chemin, il est le chemin » ?

Je trouve qu’elle peut aussi, parfois s’appliquer à une autoroute.  L’autoroute sert à atteindre une destination.  En général, elle ne sert qu’à ça.  On trace sa route.  On ne respecte pas les limites de vitesse, même, parfois (c’est nul).  On pense à l’arrivée.  On l’attend impatiemment.  On ne regarde pas le paysage.  Le bonheur est au bout de l’autoroute, pas durant le trajet.

Mais parfois, l’autoroute, c’est une tranche de vie en soi.  Qui se suffit à elle-même.

Quand, le long du trajet, nous croisons un hérisson écrasé.  Puis un chat écrasé.  Et que l’angoisse monte, jusqu’à ce qu’un des passagers ose un « bon, si ensuite c’est un humain, ne me dites rien, merci ».  Et quelques kilomètres plus loin… un humain.  Vivant (ouf).  Assis.  Il attend.  Quoi ?  Mystère et boule de gomme.

Quand, 48 heures plus tard, je repasse par là, accompagnée d’autres personnes.  Le chat écrasé est toujours là.  Nouveau pincement au cœur en pensant à cette famille qui le recherche sans doute.  Noir et blanc.  Un chat parmi tant.  Mais pour ses propriétaires, LE chat.

Quand on s’arrête sur une aire de repos.  Et puis qu’on s’embrasse comme des fous.  Et plus, rhooo, bien plus, si affinités.

Quand il y a un bouchon.  Un énorme bouchon.  Et que je dois faire pipi.  Horriblement pipi.  Et que je trouve une solution.  Oui, c’était moi, celle qui… non, je ne peux le dire.

Quand on a envie de frites, après une journée à la mer du Nord.  Alors, on s’arrête.  Et on mange des frites.  Puis il se met à pleuvoir.  Il commence à faire noir.  Et c’est bon.

Quand il fait caniculaire et que l’autoroute, on la sillonne à moto (oui, c’est dingue, Anaïs est déjà montée sur une moto).  Quand, à chaque arrêt, il faut enlever les protections épaisses en quatrième vitesse, car la sueur se précipite sur mon corps aussi vite qu’un bernard-l’ermite sur une coquille vide.

Quand on se trompe de chemin et qu’on se retrouve dans un trou perdu.  Quand retrouver l’autoroute est malaisé.  Quand on n’a pas de GPS.

Quand on fait une pause.  Et qu’on s’offre un sandwich au jambon pas très bon, une sucrerie très très chère et une boisson très désaltérante.  Et que ça ressemble à un festin.

Et quand on revient de vacances… mais ça, c’est toute une histoire en soi, que je vous conterai une autre fois…

20:42 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

14
mai

To be or not to be

Trouvé dans des toilettes, joli sujet de méditation non ?

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07:42 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

7
mai

Week-end mortel – episode 7 : l'enterrement de la France

Et de conclure cet épisode mortel en regardant, moi qui déteste la politique, va comprendre, de 18 h à minuit, les élections présidentielles.

Et de pleurnichouiller devant le discours d'adieu de Sarkozy.  Bien écrit.  Touchant.  Je sais peu de ce qu'il a fait de son quinquennat, mais j'ai aimé ce discours d'adieu, tout simplement, tandis que celui qui a suivi, de Hollande, m'a limite endormie.  On a des convictions ou on n'en a pas, la vie en Belgique a forgé les miennes…

Et de m'interroger sur l'avenir de ce pays, en totale liesse depuis hier.

Mon week-end mortel… ne fut pas si mortel, tout bien réfléchi, il fut plutôt enrichissant.

Suite au prochain épisode... ah non, c'est fini.

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19:40 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

7
mai

Week-end mortel – épisode 6 : Tueuses – Paul Lefèvre

Le moment est ensuite à la détente, faut pas pousser, toutes ces histoires de défunts et de communication avec l'au-delà, on a beau dire, ça tourneboulerait même la personne la plus cartésienne.

Je me rue donc sur le dernier ouvrage reçu de First Editions (malgré l'angoisse de mon expéditeur, qui m'a demandé si j'avais des pulsions meurtrières en ce moment, au moment de mon choix) : tueuses.

Quand j'étais môme, enfin une grande môme je dirais, genre à partir de 10-11 ans j'imagine, j'étais totalement captivée par les ouvrages de Pierre Bellemare (et Jacques Antoine, non ?  Ce nom me vient comme ça d'un coup, moi qui n'ai pourtant aucune mémoire des noms).  Mon paternel les avait, il aimait ça aussi, et je les dévorais le plus possible.  Dommage, il ne les a pas gardés, je n'en ai retrouvé aucun lors du tri de sa bibliothèque.  Je les ai tous lus, tous tous tous.  Ma vie était sans doute déjà mortelle, faut croire.  J'ai aussi, je l'avoue, eu ma phase hyper-glauque avec la lecture de Nouveau détective (ça existe encore ça ?), oui, très glauque, je le concède.

Mais les livres de Pierre Bellemare, c'était du très bon.  Des histoires courtes et percutantes.

C'est ainsi que je résumerais Tueuses, ouvrage de Paul Lefèvre, qui m'a rappelé plein de souvenirs.  Son style n'a rien à envier à celui de Bellemare, il captive dès la première ligne, toujours bien choisie, et jusqu'à la dernière, avec des histoires à la longueur juste parfaite.  J'envisageais d'ailleurs une lecture dans les toilettes, que j'adore, je l'ai déjà dit mais je le répète, j'ose, maintenant que Balasko a admis, dans Thé ou Café ce samedi, faire pareil (tiens, voilà un moment à extraire de mon week-end mortel… quoique le film qu'elle y a présenté, Maman, histoire de deux filles kidnappant leur mère mal aimante, voire non aimante, pourrait s'en rapprocher, surtout que j'ai cru voir un fusil).

Finalement, il n'a pas eu le temps d'investir mon petit coin, car j'ai tout lu d'une traite.

Aucune lassitude, car les femmes sont très originales quand elles tuent.  Emouvantes parfois, comme cette mère qui a tué par amour.  Passionnées, lorsqu'elles tuent suite à trop d'humiliations.  Inventives, lorsqu'elles cachent le corps du délit.  Et Belges, parfois, vu que j'ai retrouvé cet ignoble meurtre au parachute saboté, j'en tremble d'effroi, moi qui n'ose pas m'éloigner de plus de deux mètres du plancher des ruminants.

Si vous aimez les histoires courtes, si vous aimez Faites entrer l'accusé, si vous aimez trembler d'effroi… cette lecture est faite pour vous !

Suite au prochain épisode...