7
mai

Week-end mortel – episode 7 : l'enterrement de la France

Et de conclure cet épisode mortel en regardant, moi qui déteste la politique, va comprendre, de 18 h à minuit, les élections présidentielles.

Et de pleurnichouiller devant le discours d'adieu de Sarkozy.  Bien écrit.  Touchant.  Je sais peu de ce qu'il a fait de son quinquennat, mais j'ai aimé ce discours d'adieu, tout simplement, tandis que celui qui a suivi, de Hollande, m'a limite endormie.  On a des convictions ou on n'en a pas, la vie en Belgique a forgé les miennes…

Et de m'interroger sur l'avenir de ce pays, en totale liesse depuis hier.

Mon week-end mortel… ne fut pas si mortel, tout bien réfléchi, il fut plutôt enrichissant.

Suite au prochain épisode... ah non, c'est fini.

france.jpg

19:40 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

7
mai

Week-end mortel – épisode 6 : Tueuses – Paul Lefèvre

Le moment est ensuite à la détente, faut pas pousser, toutes ces histoires de défunts et de communication avec l'au-delà, on a beau dire, ça tourneboulerait même la personne la plus cartésienne.

Je me rue donc sur le dernier ouvrage reçu de First Editions (malgré l'angoisse de mon expéditeur, qui m'a demandé si j'avais des pulsions meurtrières en ce moment, au moment de mon choix) : tueuses.

Quand j'étais môme, enfin une grande môme je dirais, genre à partir de 10-11 ans j'imagine, j'étais totalement captivée par les ouvrages de Pierre Bellemare (et Jacques Antoine, non ?  Ce nom me vient comme ça d'un coup, moi qui n'ai pourtant aucune mémoire des noms).  Mon paternel les avait, il aimait ça aussi, et je les dévorais le plus possible.  Dommage, il ne les a pas gardés, je n'en ai retrouvé aucun lors du tri de sa bibliothèque.  Je les ai tous lus, tous tous tous.  Ma vie était sans doute déjà mortelle, faut croire.  J'ai aussi, je l'avoue, eu ma phase hyper-glauque avec la lecture de Nouveau détective (ça existe encore ça ?), oui, très glauque, je le concède.

Mais les livres de Pierre Bellemare, c'était du très bon.  Des histoires courtes et percutantes.

C'est ainsi que je résumerais Tueuses, ouvrage de Paul Lefèvre, qui m'a rappelé plein de souvenirs.  Son style n'a rien à envier à celui de Bellemare, il captive dès la première ligne, toujours bien choisie, et jusqu'à la dernière, avec des histoires à la longueur juste parfaite.  J'envisageais d'ailleurs une lecture dans les toilettes, que j'adore, je l'ai déjà dit mais je le répète, j'ose, maintenant que Balasko a admis, dans Thé ou Café ce samedi, faire pareil (tiens, voilà un moment à extraire de mon week-end mortel… quoique le film qu'elle y a présenté, Maman, histoire de deux filles kidnappant leur mère mal aimante, voire non aimante, pourrait s'en rapprocher, surtout que j'ai cru voir un fusil).

Finalement, il n'a pas eu le temps d'investir mon petit coin, car j'ai tout lu d'une traite.

Aucune lassitude, car les femmes sont très originales quand elles tuent.  Emouvantes parfois, comme cette mère qui a tué par amour.  Passionnées, lorsqu'elles tuent suite à trop d'humiliations.  Inventives, lorsqu'elles cachent le corps du délit.  Et Belges, parfois, vu que j'ai retrouvé cet ignoble meurtre au parachute saboté, j'en tremble d'effroi, moi qui n'ose pas m'éloigner de plus de deux mètres du plancher des ruminants.

Si vous aimez les histoires courtes, si vous aimez Faites entrer l'accusé, si vous aimez trembler d'effroi… cette lecture est faite pour vous !

Suite au prochain épisode...

7
mai

Week-end mortel – épisode 5 : Nos proches ne meurent jamais – Allison DuBois

Complètement contaminée par ce week-end devenu mortel par la force des choses, je décide de ne plus lutter contre mon destin week-end mortellesque et de terminer l'ouvrage d'Allison Dubois, que l'on m'a prêté il y a… ouf, tout ça, genre trois ans, genre au moment où j'ai vécu mon expérience paranormale, y'a pas de hasard je vous dis.  Allison est cette medium qui a inspiré la série éponyme (youpiiiiie, j'ai réussi à placer mon mot préféré, yes yes trois fois yes). 

J'ai adoré cette série, et j'ai adoré ce livre, qui n'est nullement celui d'une illuminée, mais d'une femme qui n'a pas choisi ce qu'elle vit, mais qui l'a accepté, car elle a réalisé qu'elle pouvait aider.  On la sent pleine d'amour pour son prochain et d'empathie, message qu'elle délivre d'ailleurs bien souvent : faites preuve d'empathie.  J'ai tenté de l'appliquer ce matin quand j'étais exaspérée de ne pas descendre du bus aussi vite que je le souhaitais, because une dame âgée : empathie empathie empathie ma petite Anaïs.

Elle apporte un complément bien intéressant à la série, car on y découvre sa vraie vie, qui n'est pas faite uniquement d'enquêtes policières.  Elle y raconte la mort de son père, de certains de ces proches, quelques unes de ses consultations, ses expériences les plus bouleversantes, ses doutes aussi, mais sa conviction de faire ce qu'elle DOIT faire.  Et puis elle évoque l'étude scientifique à laquelle elle s'est prêtée, pour tenter de comprendre l'incompréhensible. En conclusion, son époux, Joe, témoigne de ce qu'est sa vie avec une medium.  On sent en eux un amour incroyable, l'un pour l'autre, mais aussi pour autrui.

Après avoir lu cet ouvrage, clair qu'il devient difficile de considérer la vie et la mort totalement de la même façon.

J'ai ensuite entamé la lecture de son second ouvrage… mais juste entamé actuellement.  Du même acabit, of course.  Passionnant et intrigant à la fois.

Et puis, message troublant que je découvre durant ma lecture, ce conseil d'Allison : faites du bien, devenez bénévole en maison de repos… ça ne s'invente pas !  Titillant, non ?

Suite au prochain épisode..

.

 

7
mai

Week-end mortel – episode 4 : Si tu existes ailleurs – Thierry Cohen

Persuadée que je vais parvenir à me relaxer, toujours dans le respect de "le dimanche on lit au lit", j'entame alors la lecture du nouvel ouvrage de Thierry Cohen, Si tu existes ailleurs. 

Le pitch : " Tu vas mourir du cœur, en même temps que cinq autres personnes ". Telle est l'étrange phrase que prononce Anna, la nièce de Noam Beaumont, alors qu'ils jouent ensemble. Une phrase étrange dans la bouche d'une enfant de 3 ans. Terrible, incongrue et effrayante pour ce célibataire de 35 ans obnubilé par son travail, obsédé par la mort, sujet à des angoisses dont il ne sait si elles relèvent d'une crise de la quarantaine précoce ou du drame vécu lorsque lui-même était enfant. Dès lors, Noam est obsédé par une seule question : quand mourra-t-il ? Une psychologue aux méthodes singulières l'assure que les propos de sa nièce recèlent une vérité reposant sur une théorie connue : la prophétie des innocents. Selon cette approche mystique, les prophètes ont disparu car les forces qui gouvernent le monde ne trouvent plus d'êtres suffisamment purs pour porter leurs paroles ; seuls les enfants et les handicapés mentaux possèdent, parfois, ce don. Dès lors, une incroyable forme de course contre la montre s'ouvre devant Noam : trouver les cinq autres personnes programmées à disparaître en même temps que lui. Mais seule la découverte révélation du cinquième nom, à la fin de sa quête, indiquera le sens de la prophétie d'Anna."

En le relisant, je réalise à quel point ce pitch parle de la mort.  Bizarre, en le lisant je pensais plus à un livre à la Levy ou Musso, dans lequel ce thème, bien que présent, reste juste en filigrane.

Mais dans Si tu existes encore, que nenni.  Bien sûr, c'est un chouia fantastique.  Bien sûr, y'a de l'amour.  Bien sûr, y'a de l'aventure.  Mais surtout, il y a un jeune homme en crise existentielle, qui cherche désespérément le sens de son existence, qu'il a refusé de vivre depuis quasi toujours, pour des raisons que le lecteur découvre rapidement. 

Une véritable quête pour la vie, la vraie, celle qu'on vit intensément, qui a un sens, un but, qu'on ne subit pas en attendant mieux.

Un livre qui m'a totalement tourneboulée, finalement comme tous les livres de Thierry Cohen, son avant-dernier, Longtemps j'ai rêvé d'elle, m'ayant tout bonnement scotchée à mon transat des heures durant, souvenez-vous

Il a ce talent, Thierry Cohen, de me faire croire que tout ce qu'il écrit, il le fait pour moi, juste pour moi.  Ça doit être ça, un grand écrivain.

Suite au prochain épisode...

7
mai

Week-end mortel – épisode 3 : Flashback sur…

Ensuite, je décide de me relaxer et de permettre à mon esprit de quitter cette ambiance somme toute morbide.  J'insère au hasard une cassette vidéo dans mon magnétoscope (oui, j'ai un Voocorder, mais également un vieux magnétoscope agonisant, où j'enregistre parfois l'un ou l'autre truc), cassette piochée dans un stock d'une dizaine.  Pas de bol, c'est une émission sur la canicule de 2003 et ses 15000 morts en France : flashback sur la canicule de 2003, ksa s'appelle.  Glups, quitter l'ambiance morbide ne semble pas être à l'ordre du jour.  Je regarde l'émission, dramatique, j'ignorais que cet épisode fut si… mortel.  Tous ces témoignages de soignants démunis et de familles qui ont tout fait pour sauver les leurs, sans oublier les personnes âgées totalement à l'abandon me glacent le sang.

Moi qui voulais me détendre, c'est foutu de chez foutu. 

Et de m'imaginer en fin de vie, seule, abandonnée, en maison de repos.

Et de me dire que je devrais faire quelque chose pour ceusses qui sont, actuellement, seuls, abandonnés, en maison de repos, je sais pas moi, par exemple leur rendre visite pour leur lire des romans, organiser un passage bibliothèque.  Faire quelque chose pour que la solitude soit moins pesante.

Suite au prochain épisode...