3
sep

L'art de cultiver le bonheur n'est pas ma tasse de thé, mais parfois…

Aujourd'hui, on m'a dit que j'étais délirante…

L'ambiance au bureau était un chouia déprimée, voire déprimante.  Genre ambiance d'un lundi matin gris, survenant après un week-end pas folichon du tout du tout du tout.  Genre envie de retourner au lit sans parler à personne.  Genre envie d'être vendredi, même si aucune garantie d'un meilleur week-end n'est offerte.  Genre déprimante, je vous le disais.

Alors, en grande optimiste devant l'éternel que je suis (mouahahahahaha !), j'ai tenté de proposer une vision positive de la vie, et surtout des petites bonheurs qu'elle peut proposer.  Va savoir pourquoi, alors que mon week-end fut d'un sinistre plus sinistre que le plus sinistre des week-ends.

Pour prouver qu'avec un peu de bonne volonté, on peut trouver du bonheur même dans un week-end déprimant, j'ai pris divers exemples que le respect de la confidentialité des protagonistes m'oblige à taire, puis j'ai conclu par la lecture d'un bon livre, moment de bonheur par excellence, pour moi.  Passque ce week-end, mon seul bonheur fut la lecture de La délicatesse, au soleil, sur mon transat.  Tiens, non, maintenant que j'y pense, il y eut un second bonheur : je sentais une fabuleuse odeur de barbecue venant d'à côté, me lamentant sur mon vieux reste de pâtes poilues qui m'attendait; je me lève pour finalement éplucher un concombre et dégeler une saucisse, histoire de me faire un semblant de barbecue, moi aussi, par l'odeur trop alléchée, lorsqu'un appel venant d'à côté m'invite à venir prendre possession de mon assiette barbecue… j'y cours j'y vole, et finalement je m'y installe, pour déguster illico mon repas, en charmante compagnie, avec un petit verre de rosé.  Ça c'était du bonheur à l'état pur, ce bonheur qui me fait me dire que j'ai une chance inouïe de vivre là où je vis.  Mais bon, je m'éloigne de ma tirade, laquelle parlait du bonheur de lire un livre. 

Je sors donc ma tirade et je conclus par une seconde tirade dont j'ai oublié les termes exacts, mais c'était du style "il ne faut pas attendre de la vie qu'elle soit un énorme bonheur, mais il faut prendre conscience et jouir de chaque petit bonheur qu'elle propose".

Bon, c'est là qu'on m'a dit que je délirais grave.

Alors j'en ai rajouté une couche en citant une citation (ben oui, une citation, ça se cite, pardi) bien connue  de tous les délirants de mon espèce "le bonheur n'est pas au bout du chemin, il est le chemin".

Puis je me suis tue, car j'ai craint que les services sociaux, l'asile psy et un prêtre ne soient appelés en urgence par mes collègues.

Mais j'avais raison, non ?

Et sur Facebook, keske je trouve sur le profil d'une amie ce jour ?  La confirmation que oui j'avais raison et que je ne suis pas la seule à le penser : lire un livre, c'est du pur bonheur.  Et avoir son fantasme olfactif de barbecue réalisé grâce à une voisine extra, aussi, c'est du pur bonheur.

Na.

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17:19 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
aoû

To do list

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13:09 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
aoû

Quand la libération de Michelle Martin nous fait mourir de rire...

Scènes d'anthologie hier devant le couvent, immortalisées par les caméras de L'avenir...

Je ne cautionne pas tout ce bordel de la justice qui fait libérer les gens bien trop tôt, mais cette incursion dans groseilleland (copyright attrap'sushi) vaut le détour et jamais je n'aurais cu rire autant en regardant un reportage sur la libération de la Martin :

Le père "faut qu'elle crève, dis-le ma couille, faut qu'elle crève"

Le gosse 'faut qu'elle crève"

Le père "c'est bien ma couille"

Le père "c'est une grosse poufiasse"

Le gamin "poufiasse"

Notez que l'intervention préalable en "franmand" est également à mourir de rire...

A regarder impérativement, fou-rire garanti !

10:06 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

20
aoû

Yesssssssssssss, mon arbre est planté

Souvenez-vous, j'ai participé à la campagne "mon blog est zéro carbone", qui permettait de planter un arbre pour compenser le carbone dépensé pour ce blog.

Grande nouvelles : les arbres sont plantés (en Bretagne, j'irais bien voir mon arbre tiens, et vivre heureuse auprès de lui, comme chantait l'autre) !  Chuis trop contente que mon blog, outre la satisfaction de mon petit ego, et celle que, j'espère, vous avez parfois à me lire, apporte un petit plus non négligeable à l'environnement.

Toutes les infos et photos sont iciiiiiiiiiiiiiiiii.

Et si vous avez un blog, une seconde salve de plantations est prévue, inscrivez-vous !

17:09 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

19
aoû

Desigual et moi

Depuis quelques temps, la madame de l'horoscope n'arrête pas de me parler fric.  Chaque matin, c'est la même rengaine sur la radio au dauphin bleu, ou presque : sagittaire, votre budget va mal, sagittaire, n'ayez pas les yeux plus grands que le ventre, votre portefeuille fait la gueule, sagittaire, attention aux dépenses inutiles…

Ça me saoule grave de la mort qui tue la vie, surtout passque je sais qu'elle a raison la madame de l'horoscope.  Et je sais pourquoi elle a raison : à cause de Desigual.

J'ignorais tout de cette marque avant qu'un magasin s'installe dans ma ville adorée, dans l'unique but de causer ma perte.

J'ai d'abord tenté une petite exploration, par curiosité, dont je suis ressortie bredouille : trop de trucs, trop de bouteilles au plafond qui détournent mon attention, trop de musique, trop d'adolescentes anorexiques, trop de tout.  Pas pour moi, Desigual.  Puis je suis repassée dans les parages via la galerie, et j'ai observé la grande vitrine pleine de fringues.  Pour moi Desigual.  J'adore les couleurs flashys.  J'adore les trucs bariolés.  Et j'adore leurs modèles pas trop près du corps pour pas mouler mon gras et mon bidou made in flamby.

Et voilà, je suis foutue, j'adore Desigual.  Et Desigual me le rend bien.  Y'a que ma carte bancaire qui tire la gueule.  Mais tant pis.  Quand j'aime, je ne compte plus. 

Y'a juste les sacs qui ne me font pas craquer, car sont tous sur fond brun, et moi je mets pas (plus) de brun, me faut du fond noir.

Enfin je devrais dire y'a juste les sacs qui ne me faisaient pas craquer car l'autre jour, passant dans la galerie, je repère un superbe sac noir tout bariolé de mauves, trop beau trop chou trop cher.  Je retiens ma pulsion, me disant que c'est pas raisonnable, et je pars à regrets, la larme à l'œil, le désespoir à la cervelle.  Bon faut dire que je repars avec un grand sac dans lequel se trouve une superbe tunique, déjà superbement chère, alors un sac en plus, faut pas pousser bobonne dans les orties surtout quand elle a pas de culotte.

End of story.  Regrets éternels.

Et, en ce dimanche matin de canicule caniculaire, vers 7 heures 57, je décide de pousser une pointe jusqu'à la brocante, histoire de faire une sortie avant de me terrer chez moi telle une taupe face à ses exterminateurs (je ne vise personne, suivez mon regard).

8 heures.  Oh non finalement j'y vais pas, y'a jamais rien à la brocante.

8 heures 05.  Allez vazy, ça te fera une petite marche.

8 heures 10.  Naaaaaaaaan, je vais plutôt mater trois épisodes de Parenthood, la série que je viens de découvrir, sur le tard, et que j'aime d'amour presque autant que Desigual.

8 heures 15.  Bon, j'y vais, tant qu'il fait encore frais.  Enfin façon de parler, 22 degrés déjà.

Je m'habille, je prends mon sac banane, j'y glisse dix euros pour le cas miraculeux où je dégoterais un bouquin pas cher à ajouter aux 428 bouquins encore à lire (d'ailleurs, le dimanche, on lit au lit, faut que je vous raconte mes dernières lectures).  Puis, prise d'un remords soudain, je rajoute un gros billet que je cache bien, because les pickpockets sont parmi nous, je le sais.  Sait-on jamais, on peut parfois avoir besoin d'un gros billet, sur une brocante.

Et je pars zoner sur cette brocante où, comme d'hab, y'a rien de rien.

Des Danièle Steel à 2 euros 50, "lus une fois", précise l'affichette.  On s'en fout, trop cher.  Toute façon j'aime pas Danièle Steel.

De jolies fringues taille 34, pour si un jour j'ai une grave maladie, à porter au stade terminal.

Un jeu attrap'souris où il manque une souris, dixit le vendeur.  Ça me fait penser à ma chtite collègue attrap'sushi, ça.

Des miniatures de parfum (j'ai encore ma collection au grenier), sur lesquelles la vendeuse a écrit "NE PAS OUVRIR LES BOITES".  Oui, bon, sympa, ça me rappelle ce mec, hier, au marché, qui m'a engueulée comme du pus passque je touchais ses melons, que j'en avais touché quatre, donc bousillé quatre.  Oui mais les melons, ça se touche non, pour savoir si c'est mûr ?  Ben non, faut croire, vu le courroux de l'ignoble individu.  J'ai acheté mon melon ailleurs, na.

Un livre de celle qui raconte la vie de Kay Scarpetta, dont j'ai oublié le nom.  A 1 euro.  J'achète, même si les chances que je l'ai déjà sont de 10 contre 1.  J'en peux rien si le joli temps fait que j'ai pas encore refait la liste de tous mes bouquins par auteur, moi.

Un portefeuille Louis Vuitton avec preuve d'authenticité, sauf que je le trouve totalement moche et à l'air pas authentique pour un euro.

Des sacs Desigual.

Des kwaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ?

Des sacs Desigual.

Quatre.

Trois moches, enfin pour moi, pas mes couleurs du tout pour deux, pas un modèle pour moi pour le troisième.

Puis un super mimi, noir dans les tons mauves, copie presque conforme de celui que j'ai repéré en vitrine il y a quelques jours.

Il est beau je le veux je le veux je le veux je le veux je le veux je le veux (et même pas de copier coller pour vous écrire ceci).

Sauf qu'il est déjà dans les mains d'une adolescente.  Bisque bisque rage.  Pourkwa chuis pas arrivée y'a deux minutes ?  Pourkwa elle et pas moi ?  Pourkwaaaaaaaaaaaaa ?

Me souvenant de mon aventure "draps en flanelle" de l'autre fois, je me dis que rien n'est perdu et je me concentre alors sur autre chose, attendant de voir comment cette situation ubuesque évolue (aucune idée du sens du mot ubuesque, mais je trouvais sympa de le placer).  Je regarde vaguement quelques fringues, ne quittant toutefois pas MON sac des yeux, yeux emplis d'angoisse, de colère, d'envie et de rêve.  Et je vois l'adolescente le reposer pour en prendre un autre, puis demander à la vendeuse les prix de tous ces sacs Desigual.

Ni une ni deux, dans un élan violent, je saute sur MON sac à moi rien qu'à moi, et j'écoute moi aussi les prix que débite la vendeuse.  Cher, pour une brocante.  Mais pas cher, pour du Desigual.  Et puis sont neufs, les sacs, ça se voit.  Je lâche pas MON sac une seule seconde, histoire que cette vilaine ado toute gentille ne me le reprenne pas, non mais hein, le risque est trop grand.  Sauf qu'une fois qu'elle a ses prix, elle s'en va, notre petite ado, sans demander son reste.

Une fois seule, je me lance dans l'observation de MON sac, trop beau qu'il est MON sac, même si un peu petit pour y mettre tout mon barda, mais bon, j'ai le sens du sacrifice, je virerai de mon "stock à toujours transporter avec moi" ma bouteille d'eau (je mourrai déshydratée, mais avec un beau sac), mes biscuits (je mourrai d'hypoglycémie, mais avec un beau sac), mes médicaments (je mourrai ballonnée, atteinte de diarrhée, d'un mal de tête chronique et d'une crise d'asthme, mais avec un beau sac), et plein d'autres trucs inutiles mais tellement… utiles.

Il est vraiment trop chou MON sac, totalement extra, plein de petites poches multicolores.  Il sent bon le neuf.  Il sent bon le "adopte moi, Anaïs".  L'angoisse monte un bref instant : ne serait-ce pas une imitation ?  Non alleye une fois, aie confiance en la vie, c'est un vrai de vrai, un beau de beau.  Il est pour moi, je te dis, Anaïs (là c'est ma bonne conscience qui me parle, mon Jiminy Cricket à moi, version "fais-toi plaisir, dieu sait de quoi demain sera fait").

Je tente alors de faire baisser un chouia le prix, tant qu'à faire, on est sur une brocante quoi.  Sauf que la madame, elle y connaît rien en sac Desigual, elle les vend pour son amie.  Elle appelle donc l'amie, qui reste intransigeante : le prix c'est le prix, c'est cher un sac Desigual, elle fait déjà une bonne réduction et patati et patata.  Bon.  Soit.  Deux alternatives maintenant : me draper dans ma dignité de marchandeuse bafouée et partir sans mon sac, puis verser des larmes de désespoir chez moi, ou sombrer dans l'humiliation, payer le prix demandé et sauter de joie.

Je paie.  A mon âge, l'humiliation, on s'en fout, seul le sac compte.

Ouh que j'ai bien fait de prendre un gros billet, hein, ma bonne Dame !  Sinon, j'aurais dû négocier une "mise de côté", avec tous les risques que cela comporte.  Merci le Dieu du portefeuille de m'avoir fait penser à emporter un gros billet.

Au moment où je récupère ma monnaie, que la vendeuse oubliait de me rendre, grande distraite, ah ah ah, j'entends une voix qui dit "ils sont là, maman, oh ben la dame a acheté celui que je voulais".  Et je vois revenir mon adolescente, avec sa maman.  Pas malheureuse, la petite ado, car elle les aime tous, apparemment.  Ouf, je ne culpabiliserai pas durant des années (nan, je rigole, qui va à la chasse perd sa place).  Elle se précipite donc sur les trois sacs encore disponibles, tentant de convaincre maman d'investir dans du Desigual pas cher (enfin moins cher). 

Et nous repartons, MON sac et moi, bras dessus bras dessous, pour vivre heureux lui et moi et avoir beaucoup de petits… euh, de petits quoi ?

Je dédie ce billet à mon amie mangeuse de moules, avec qui j'adore me la jouer Vamp (pas vraie Vamp, vamp des Vamps) sur un banc, face à Desigual, après y avoir fait chauffer la carte bancaire.

PS : je vous ai dégotté une chtite photo, et en fait c'est pas un sac ressemblant à celui que j'avais repéré, c'est LE sac que j'avais repéré, elle est pas belle la vie quand on fait l'affaire du siècle ?

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10:07 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |