14
avr

25 choses à faire lors d’une croisière en méditerranée…

1âne à rome.jpg

- pleurer comme un veau, à gros sanglots et morve qui coule en lisant les dernières pages d’un livre, réfugiée dans ma cabine, après avoir dévoré ledit livre sur le pont du paquebot (le livre c’est Avant toi)

- idem sur le pot, car pas question de gaspiller de précieuses secondes de lecture

- avoir un fou-rire en voyant ma tête pleine de larmes dans le miroir de la salle-de-bains, toujours sur le pot (sympas ces miroirs qui te permettent de t’observer dans toutes les situations)

- boire, le même jour, un pastis, un americano, deux verres de vin rouge, un planteur et un daiquiri fraise, et ne même pas être saoule

- acheter une poupée à porter au cou

- ne pas aller sur Facebook durant huit jours

- voir Rome, le Colysée, la place Saint-Pierre, la fontaine de Trevi, mais préférer un âne ailé repéré sur une façade

- voir un lever de soleil, puis un coucher de soleil, le même jour, sur une mer d’huile

- manger du tiramisu fait par des indonésiens, des indiens, des chaispasiens, mais pas un seul italien

- jouer au sex toy dans ma cabine – naaaaan je rigole, je l’ai laissé à la maison, because le scanner qui repère tout tout tout

- en parlant de scanner, hurler de joie comme une gamine en voyant ma salamandre en métal au scanner, parfaitement découpée, la montrer au contrôleur, subir son regard glacial

- me faire masser en plein milieu de la mer

- me faire enduire d’algues en plein milieu de la mer

- me faire masser et enduire d’algues en plein milieu de la mer, et me dire avec angoisse « si les sept coups courts et le coup long retentissent », signal d’évacuation du navire, je suis dans la gadoue la gadoue, ouh la gadoue la gadoue…

- acheter un superbe calendrier de chats de Rome… et réaliser que c’est un calendrier 2014 et non 2015, bah, me reste huit mois

- péter dans un jacuzzi

- ressentir le manque félin

- faire connaissance avec Marcelle et Raymond

- être constipée (et n’y voyez pas un lien de cause à effet avec le sujet qui précède)

- découvrir le carpaccio de poulpe, c’est moche, mais c’est bon

- manger la pizza la plus dégueulasse au monde

- être émue par le passage d’une mouette, par la trace du bateau sur l’eau, par le lever de soleil, par le coucher de soleil, par Marcelle et Raymond, par le linge qui pend à toutes les façades

- entrer dans la discothèque et en ressortir immédiatement

- m’offrir un bracelet kitsch « I love Roma », et en offrir un, car partager le kitsch, c’est être un peu moins kitsch… ou pas

- me couper du monde, sept jours durant

 

Et si vous voulez découvrir quelques clichés supplémentaires, c’est ici…

16:24 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

1
avr

L'endométriose ne passera plus par moi pour très longtemps...

Vous le savez, endogirl un jour endogirl toujours, vous le savez j'ai marché à Paris (faudrait que je poste quelques photos un jour, elles sont toutes sur Fessebouc), vous le savez je fais partie de la team Lilli H. contre l'endométriose, qui lutte pour faire connaître cette maladie et a organisé la marche.

Je me devais donc de relayer cette info primordiale que nous publions aujourd'hui.

« Une découverte prometteuse dans le domaine de l’endométriose

Une équipe scientifique de Pittsburgh (Etats-Unis) vient de faire une découverte qui pourrait révolutionner l’existence de millions de femmes atteintes d’endométriose à travers le monde.

Le professeur Nemolinski, originaire de New-York, a en effet mis à jour l’existence de foyers d’endométriose au sein de la population de Zebrasoma flavescens, de la famille des Acanthuridae, une variété de poissons vivant généralement dans les récifs coralliens des mers tropicales, également appelés poissons chirurgiens par les aquariophiles. Seules les femelles jaunes en seraient atteintes. C’est en observant l’aquarium familial que James Nemolinski aurait fait cette découverte, sa femelle Zebrasoma flavescens se tordant de douleurs une fois par mois.

Si l’équipe du professeur Nemolinski parvient à extraire le gène de l’endométriose des ovaires des Acanthuridae femelles, l’espoir d’un nouveau traitement efficace pourrait naître. La difficulté réside dans le fait de localiser les femelles au sein de la communauté, les différences entre les mâles et les femelles étant généralement minimes chez la plupart des poissons-chirurgiens.  

Zebrasoma_flavescens_taxo.jpg

"Nous surveillons de près cette femelle pendant son traitement. En effet, nous avons pu remarquer qu'elle avait très vite commencé à prendre du poids à partir de l'injection de Décapeptyl. Nous avons aussi dû l'isoler car elle s'attaquait aux autres poissons de l'aquarium sans raisons apparentes." explique le Professeur Nemolinski

Une avancée scientifique prometteuse, donc, même s’il faudra quelques années avant que le traitement puisse être testé, d’abord sur les malades Zebrasoma flavescens, puis sur la population humaine. »

Suite à cette découverte, l’équipe Lilli H. contre l’endométriose a d’ores et déjà pris les devants et décidé de permettre aux femelles Zebrasoma flavescens de participer à la seconde marche mondiale contre l’endométriose qui sera organisée à Paris en mars 2015. Nous prévoirons des aquariums sur roulettes et sommes d’ores et déjà à la recherche de volontaires avec un niveau 2 de plongée pour assurer la sécurité des participantes. N’hésitez pas à nous contacter à ce sujet.

http://larevuedudoc/sante/news/lespoissonszebrasomaalares...

Découvrez l'article et des infos sur la maladie ici : http://www.lillih-endometriose.fr/index.php/une-decouvert...

09:23 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
mar

Merci le destin... merci la vie...

...qui m'envoient à la fois la bronchite et ceci... mon WE se passera donc en position horizontale, un livre à la main...

musso.jpg

07:55 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

15
mar

Monstrueuse…

Jeudi.

Paris.

17 heures et quelques, près de 18 heures sans doute.

La journée s’achève, je vais bientôt reprendre mon train.  Je suis épuisée, une vraie loque, d’avoir marché, crié, marché, crié, mais c’est une autre histoire que je vous conterai en détails lorsque j’aurai récupéré ma carte mémoire et les photos, car une histoire, c’est bien, une histoire avec photos, c’est mieux.

Le métro me jette gare du Nord. 

Deux heures à tuer.

Je meurs de soif.  Et un peu de faim.

Direction le Quick, histoire de me replonger d’ores et déjà dans une ambiance à la belge, une fois.

Bonheur intense, le Quick de Paris propose un menu junior giant à 4 eur, mayo comprise. Prenez-en de la graine en Belgique, je veux aussi un menu junior giant à 4 eur, mayo comprise.

Je me fais dépasser par un grand black à l’allure patibulaire, qui finalement ignore quoi commander et tergiverse avec son billet de 5 eur.  Je n’ose moufter, ignorant si les grands blacks de la gare du Nord sont des délinquants en puissance, mais j’aime pas son attitude à la noix. Et la serveuse du Quick non plus, qui lui dit « vous étiez pas le premier », puis se tait, de toute façon c’est peine perdue. Et j’ai deux heures à tuer alors…

Je commande mon menu junior giant en m’extasiant sur la gratuité de la mayo, ce qui fait plaisir à la serveuse, hyper sympa (qui a dit que les parisiens ne l’étaient pas ?).

Je monte et m’installe dans un coin, où je dévore mon menu en dévorant N’éteins pas la lumière, le dernier Bernard Minier, fabuleusement fabuleux.  Je siffle mon coca light comme une assoiffée. Je déguste mes frites et ma mayo (gratuite, vous le saviez ? ah ah ah)

18 heures 15, j’ai fini, mais je décide de rester au Quick, peinardement assise, afin d’éviter l’effervescence de la gare, pire qu’un Efferalgan.  Besoin de quiétude. Contre-coup de ces heures riches en émotion (récit bientôt bientôt, vous impatientez pas).

Et puis la voilà.

Une bonne soixantaine.  Cheveux gris. Collier de grosses perles en plastique.  Manteau et sac rempli de choses indéfinissables.

Elle s’approche et me demande « bonjour, vous auriez un euro pour manger ? »

Et moi, en réflexe « non ».  D’une voix sèche.  Regard sec. Air sec.

Et elle s’en va, continue à déambuler de table en table, quémandant son euro.

Et moi de penser « y a-t-il des gens qui vont donner ? »

Et puis d’un coup, je suis envahie par la honte. La honte de mon indifférence. De cette indifférence dont je fais preuve depuis très longtemps, tant les mendiants et les sdf font partie des meubles désormais, tant le « non » est désormais irréfléchi.

Je me sens monstrueuse.  Pourquoi j’ai pas donné un euro ?  Pourquoi cette gentille petite dame n’a pas réussi à atteindre mon cœur ?  Un monstre, ouais, je suis un monstre.  Dans ma ville, je ne donne plus, passqu’il y a les réseaux, passque les estropiés ça m’énerve, passque les mendiants ont des shar pei et que ça pue l’arnaque, passque j’ai toutes les bonnes raisons de pas donner, passqu’ils ont qu’à bosser et puis merde. Monstreuse, je suis monstrueuse, indifférente à ce qui m’entoure, à cette misère, à cette dame, même pas foutue de lui dire non d’un sourire, c’est mieux non, dire non d’un sourire…

Oui,  là quand même, cette petite dame, et mon attitude, mon non si désagréable, me suis sentie un monstre, une abomination sans cœur, qui vient de manifester, de ressentir tant d’amour, de solidarité, de rires, de larmes, de joie, et puis qui retombe dans son égoïsme en moins de temps qu’il ne faut pour le penser.

Toutes ces pensées m’ont assaillie en quelques secondes, le temps de fouiller à la recherche de cet euro qui peut tout changer.  Qui ne changera rien au monde, en soi, mais qui me prouvera que non, je ne suis pas monstrueuse, du moins pas à ce moment là, à cette minute là. Pas toujours. Pas tout le temps.

Et quand elle est repassée, j’ai dit « attendez je vais vous donner un euro ».

Et son sourire, sa joie, ben ça valait bien un euro.

En fait je sais pas si elle avait vraiment besoin d’un euro.

Elle avait surtout besoin de causer, la petite madame.

Passqu’elle s’est illico assise en face de moi. Bon j’avoue que ça m’a horripilée, car j’étais en pleine lecture de mon thriller, et puis je me suis dit que c’était cool finalement, de parler avec une mendiante parisienne dans un Quick, ça n’arrive pas tous les jours.

Alors j’ai fermé ma liseuse, et j’ai causé.

De la vie en France, de son statut de travailleuse non déclarée qui fait que maintenant, cinquante ans plus tard, elle est fauchée.

De mon joli gilet jaune, justifié par la manif dont je revenais.

Du JT qu’elle allait regarder pour tenter de me voir.

Et de plein de sujets soporifiques, la société actuelle ma bonne dame, la galère ma bonne dame.

Mais elle était gentille, m’a dit que j’avais une jolie blouse, et une jolie bague aussi. Elle était contente de faire causette la Madame.

Après dix minutes, j’ai déclaré forfait et j’ai dit que mon train m’attendait, bien que j’eusse pu rester encore une demi heure, mais j’étais fatiguée, besoin de me poser en silence, sans parler des misères de notre société, besoin d’aller me chercher un Orangina light glacé, le coca light n’ayant pas suffi à apaiser ma soif, besoin de m’offrir des caramels mous au beurre salé dans une jolie boîte rose tour eiffel, besoin de lire, assise sur ce siège gentiment offert par un grand black sympa « assieds-toi Madame, assieds-toi ». Besoin de fermer mes yeux piquants et de dormir…

 

 Petite photo souvenir de cette journée…

pizap.com13948106133871.jpg

 

12:12 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

9
mar

deux interviews sinon rien !

Comme j'ai profité du joli temps pour être dehors toute la journée et que je me la joue fade, j'emprunte les jolis mots de Rachel Colas pour vous annoncer notre si belle nouvelle en ce dimanche printanier...

A découvrir iciiiii.

16:59 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |