18
sep

Ma nouvelle vie... (écrit en Ergo ces 7 et 8/12/15)

Nous sommes le 8 septembre 2015, ça fera 14 ans déjà après l'attaque des tours jumelles, qui m'avait bien angoissée. Moi qui ne prends déjà jamais l'avion (c'est pas ça qui a fait changer les choses,c'est clair) donc le 11 septembre je commence ma nouvelle vie, ma seconde vie qui sera bien différente de la première, même si semblable par certains côtéq.

Même maison, mêmes chats,  même ville.

Par contre, toujours pas de travail et je continue à dire que je marche comme un canard. Aussi sexy qu'une poule. Déjà que j'en ai le corps, voilà que je marche comme elle, voire pire (passqe, au fait, ça marche super bien une poule, sexy, classe et tout, non??)

Bref, je suis "contente" : le 20 septembre ça fera neuf mois que j'a été renversé par la "connasse", finalement, mon hospitalisation a duré le temps d'une grossesse inattendue (surpriiiiiiiiiiiiise !), avec un enfant genre chiant (non, ils ne le sont pas tous je le jure) qui va me poser problème toute ma vie durant, j'en suis consciente...

Comme un autre malade me l'a dit (il avait bien raison et j'y pense souvent depuis) "l'essentiel, c'est d'être en vie, sois contente,profite".

Merci à ma famille (au sens large) sans qui je ne serais plus là, merci aux médecins, merci aux kinés, merci aux soignants, merci aux infirmières et merci aux malades, votre aide à tous fut précieuse, bref merci à tous, vous vous reconnaîtrez...

 "Je suis en vie" chantait Grégory Lemarchal.

Je commence bientôt ma nouvelle vie, qui, je ne me mens pas, sera dure, mais je suis heureuse, je connais désormais le pris de la vie (Amen, comme dirait l'autre).

11:16 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

1
sep

Ma kiné

Ce week-end je me suis souvenue que j’ai écrit des années durant dans le Sept Mag et une année environs dans le Flair, tout ça en retrouvant des vieilles coupures chez moi. Question du jour dans mon tout petit cerveau : où sont ces magazines que j’allais chercher et gardais précieusement ? Après la question du week-end : quel était le
succulent dessert que je préparais quasi les yeux fermés avec du blanc battu en neige ? ça fait deux questions sans réponses, tchu, bisque bisque rage.

Après avoir acheté des cadeaux mixtes pour remercier ma famille et papoté avec l’adorable bénévole du seul magasin où je peux acheter, merci à mon avocate adorée qui a versé un tout petit peu de mes sous ici, j’ai voulu fabriquer un cadeau pour Eline alias ma kiné alias ma consolatrice quand je pleure alias la chef des girafes. Je le ferai ce week-end et elle le gardera à tout jamais en souvenir de moi amen amen amen.

Parce que je pleure encore plus (oui, c’est possible) ces derniers temps tellement je suis à bout, j’en ai marre et je veux partir, ce  qui se prépare de plus en plus même si j’attends une datte pour y croire vraiment (j’y crois j’y crois j’y crois).

Ma kiné m’a raconté notre première rencontre, dont je ne me souviens bien sûr pas : je suis arrivée dans mon fauteuil roulant de compétition (hyper perfectionné) et j’avais renversé tout mon épaississant (liquide mis dans l’eau pour la transformer en bouillie immonde mais buvable  par les gens accidentés), donc j’avais tout
renversé sur moi. Elle a donc fait ma connaissance en nettoyant tout l’épaississant renversé, youpie.  Au moins on peut dire que ça a brisé la glace. Elle m’a beaucoup aidée, encouragée et tutti quanti, je ne
vais pas faire un long discours, juste dire merci je ne t’oublierai pas (waaaw j’ai dit tu et pas vous, miracle du jour).

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16:53 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
aoû

Scratt

Yessssssssssss j retrouvé ma 2e liseuse, mais aussi des lettres adorables (merci au enfants de Marie) et un scratt génial (merci à ??? qui me l'a apporté.....

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17:58 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

12
aoû

Mot du jour

Après une sortie avec Lennox à Durbuy où je suis revenue cramée de chez cramée, je récupère mon humour et dit à mes copines "demain je viens habillée en rouge,ça fera ton sur ton"... à ne pas confondre avec le "ton" contenant "H"

Aaaaaaaaaaaah mon humour bête est reviendu...........

21:25 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

8
aoû

Pas de moi, mais ça parle de moi (merciiii)

Une jeune femme part de chez elle heureuse. Elle va passer le dernier atelier d’écriture de l’année. Elle y retrouve d’autres femmes, un homme. Tous partagent le goût de l’écriture, Une attention à l’autre, la lecture à haute voix les imprègnent et leur donne une impression forte d’être vivants.
Mais le sourire aux lèvres, levant les yeux vers la maison du bonheur, elle a posé le pied sur le passage pour piétons. Ces larges bandes blanches où l’on se sent en sécurité. Le chemin vers le soleil dans ce gris d’avant fête.
Mais la fête n’est pas pour elle. Là haut l’atelier commence. Elle va sûrement arriver. On est un peu inquiet, elle prévient toujours. Son téléphone sonne dans le vide. A quelques mètres, les freins ont-ils crissés ou le conducteur ne l’a-t-il même pas vue. Son corps a volé comme un pantin désarticulé et l’a laissée pantelante entre les lignes. Elle écrit sans doute la dernière ligne de sa vie à moins qu’entre les lignes, à la lueur de toutes bougies allumées pour elle, elle revive de ces cendres.
Phoenix de la toile, elle a tissé dans le silence des murs blancs un cocon de vie, préparé en douceur et presqu’incognito des fils de vie qu’elle a accroché au réseau. Un mouton tricoteur inconnu de moi a tissé des liens avec les fils ténus. Puis soudain, un mouvement, le fil a bougé, les mots ont coulé, une vague de murmures s’est répandue. Quelques mots caustiques, elle est de retour !
Soudain la foi en quelque chose a repris le dessus. La vie la plus forte. Remettre les fils en portée pour y chanter des airs nouveaux. Remettre les fils en lignes serrées pour y laisser les mots de colère, les mots de souffrance, les mots d’envie et d’amitié.
S’accrocher au fil et sauter comme on le fait à l’élastique. La peur est là mais elle fait le saut, lutte avec ce corps qu’elle ne reconnait pas, transforme un moment d’horreur en un renouveau hésitant mais fleuri.
Tisse, Anais, tisse le fil de ta vie. Ne t’arrête que pour rêver ta vie. Pas la passée celle à venir, celle à tracer sur toutes ces lignes. Blogues tes humeurs, répands ta gouaille, chatte tes expériences.
Hisse haut ton drapeau de femme, une femme écorchée vive mais une femme si vivante.

(de Frédérique)

 

18:12 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |