11
fév

repas : miam miam Grosse Bouffe a faim, très faim

A Noël, j’ai mangé Bambi, et dimanche j’ai mangé Panpan. Non, je ne suis pas (encore) végétarienne et je ne remercie pas Walt de me culpabiliser !

Sinon je ne mangerai jamais de renard, ça c’est dit.

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18:42 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

11
fév

23/1/2016 – écrit le 4/10/2015 – Ranger

Hier, on m’a demandé « mais pourquoi tu ranges, pourquoi si urgemment alors que tu as super bien le temps ? »

 

On en a conclu que, comme j’avais perdu la mémoire (que j’ai retrouvée, mais très très très partiellement), je rangeais pour découvrir mes objets, me souvenir de leurs endroits, bref apprendre à connaître ma maison, mes pièces et ma façon de (dé)ranger (ouais j’ai toujours été bordélique, ça je m’en souviens).

 

Cette nuit, en plus de ranger dans ma tête (ce que je fais chaque nuit, on pige pourquoi je suis épuisée) j’ai regardé mes DVD sans titre, pour les trier. Bon, j’en ai regardé deux (sur disons au bas mot 164), mais le hasard est incroyable (y’a pas de hasard diront certains, ils ont raison), j’ai donc découvert deux DVD :

 

- le premier était « mon meilleur ami », un film avec l’acteur de Manon des sources et un autre acteur chti, un très chouette film que j’ai vu, si mes souvenirs sont bons (ah ah ah, très drôle, comme si mes souvenirs étaient parfois bons) avec mon père quand il était à Givet et que j’avais été passer le week-end là-bas. Nous allons rarement au cinéma (pour ne pas dire jamais), et je garde un bon souvenir de ce moment.

 

- le deuxième était une émission sur Pierre Rapsat, après son décès, un chanteur que j’aimais et que j’avais été voir à Forest quand j’étais jeune (qui a dit « y’a longtemps » pour que je confirme qu’il a raison), avec mon père justement (je devais aussi le voir avec ma sœur, mais il a annulé, étant malade).

 

Bien sûr, depuis lors j’écoute Rapsat sans cesse, ayant acheté à l’époque le big-CD hommage. Je pense aussi avoir acheté Scala, faut juste que je le retrouve bordel (donc que je range).

 

Ça m’a fait réfléchir à la raison de ce rangement rapide et permanent :

 

  1. Je veux en effet me souvenir de mes objets, que ma mémoire revienne, alors je range.

 

  1. Je veux pas que l’aide-ménagère, le jour où elle viendra, hurle en voyant le bordel, alors je range.

 

  1. On me dit « tu as le temps », mais cet accident m’a fait réaliser que le temps est justement une des choses très variable et dont on n’est pas sûr. Avant, je me croyais immortelle, enfin je n’y pensais pas, ou je niais ma mort potentielle, maintenant je sais, je sais que le temps est compté, je sais que j’ai eu une seconde chance et j’en suis heureuse même si c’est dur (bordel de merde). Alors je range.

 

  1. Autour de moi beaucoup de gens sont morts ces dernières années, notamment ceux qui ne sont pas venus me voir à l’hôpital, ce qui m’étonnait et m’attristait, vu que j’avais oublié leur décès : mes grands-parents et mon père. C’est seulement maintenant, des années plus tard, que je ressens le manque, comme si j’avais nié l’absence pour éviter d’y penser. La maladie et la mort m’ont toujours fait très peur, encore plus maintenant je dois dire… Mais avec le recul, heureusement qu’ils ne m’ont pas vue comme ça. Alors je range.

 

Voilà pourquoi maintenant je sais qu’on va mourir, je ne ni plus la mort, et les défunts me manquent.

 

Voilà pourquoi je range… bon j’y vais.

18:31 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

11
fév

Belle journée… ou pas ! (écrit en octobre 2015)

La journée commence bien : je me prépare (ce qui prend trois fois plus de temps que les gens normaux mais on s’en fout) et je dégèle de quoi manger. Euh, aujourd’hui ça sera spaghetti bolognaise de ma voisine qu’elle a mis au congel le 9 septembre dernier, en vue de mon retour. J’en bave déjà de plaisir, voilà pourquoi la journée commence bien : comme à William Lennox, manger est un plaisir, et manger ce que je veux à l’heure que je veux est un double plaisir.

 

Bon, je ne retrouve pas mes sandwiches mous 365, les aurais-je déjà mangés ? Après avoir cherché en vain (avant, je n’aimais pas chercher, maintenant, j’oublie où j’ai mis les choses, c’est pire), je prend deux cracottes sans gluten achetées avant mon accident (me reste juste huit boites, on peut dire que j’étais prévoyante, au vu de mes cirages, pâtes, bonbons, sirops Teisseire, surgelés (sentant tous le poisson donc direction la poubelle), shampoings, gels douche, papiers WC, litières pour chat, et j’en passe, ça vaut mieux.

 

Je pars chez le kiné après le déjeuner, avec oh bonheur les trois chats sur le poêle, même Iguaï qui, pour une fois, ne tente pas de passer en douce et en vitesse (il sait qu’il gagne toujours) à l’étage. Le bonheur je vous dis.

 

Je commence mes exercices, lorsque je réalise que mon cou est étonnamment léger, et pour cause j’ai oublié d’y mettre le fil soutenant ma clé, le chat noir porte clé que j’aime d’amour, la mini lampe de poche, tchu. Je pense d’abord l’avoir oublié sur ma porte dehors, ce qui serait gravissime si quelqu’un l’a trouvé et volé, puis je réalise l’avoir oublié dedans, ce qui est moins gravissime mais fait que je suis enfermée dehors, sans GSM et surtout sans clés pour manger mon spaghetti bolognaise, drame international.

 

Ma kiné se déroule et je ne pense qu’à passer chez ma voisine, qui a un double de mes clés, ouiii, celle qui fait de délicieux spaghettis, une voisine en or je vous dis, une voisine en or qui est partie, me dit son fils, lorsque je sonne chez elle après ma clé. Pas grave, je vais attendre devant chez moi.

 

J’attends 5 minutes et je pleure. Sur ma vie, sur ce drame, sur ma connerie, sur mon impossiblités à bouger sans mon rolator et passque je pleure pour rien depuis l’accident.

 

Je pourrais contacter télépronam, ayant le boitier, mais ne pouvant me joindre (vu que je suis dehors et non dedans, ça va, vous suivez ?), je ne voudrais pas créer des angoisses chez mes proches qui vont être contactés pour venir voir ce qui m’est arrivé.

 

Le kiné sort et me voit dehors, il m’interroge sur le pourquoi du comment, et je réponds en pleurant (première fois qu’il me voit dans cet état, les kinés de Lennox, ont eu l’habitude, pas lui), il me donne son GSM et je laisse un message à ma sœur.

 

Comme Zoro, mon beau-frère arrive cinq minutes plus tard (mes larmes sont à peine séchées et je nettoie ma canne pour m’occuper) et me fait entrer chez moi, yessssssssss je suis sauvée.

 

Je vais manger de spaghetti bolognaise, belle journée.

 

Ou pas.

 

Vers 11h30, je décide de partir avec mon rolator.

 

Je vais d’abord faire des doubles de mes clés (inutile de vous dire pourquoi), le vendeur est adorable, m’ouvre, me fait sortir, me fait mes clés, me propose une carte de fidélité.

 

J’y retournerai.

 

Ensuite, je vais acheter mon télépro au night and day, ce qui me permettra de repérer les lieux, ce qu’ils vendent à manger, à boire et à lire. Et bein, si je n’avais pas été aidée super gentiment par les clients, qui avaient pigé le souci, je ne serais pas parvenue à entrer. Y’a une marche, sur laquelle je sais heureusement monter avec mon rolateur, mais, oui y’a un mais, y’a aussi une porte très très lourde qui se referme directement une fois ouverte (encore faut-il parvenir à l’ouvrir). Ouvrir la porte en la poussant très très fort d’une main (affaiblie, c’est vrai) et y enter son rolateur pendant que la porte veut se refermer brutalement, tout ça en essayant de ne pas tomber, c’est impossible.

 

Je n’y retournerai pas (vu aussi l’indifférence crasse du vendeur, qui s’en foutait comme de son premier slip).

 

Tout ça pour acheter un bête télépro, en temps « normal » j’aurais fait ça sans même y penser. Mieux vaut en rire, sinon je pleure tellement qu’on me ramène à l’hosto. Non, je vais rire.

 

Je rentre chez moi avec mon télépro, me disant qu’au Delhaize j’aurais eu le télépro et plein d’autres choses, dont le sourire des vendeuses et mes sandwiches mous. Tchu.

 

Je mange mon spaghetti bolognaise, mourant tellement de faim que j’en dévore deux assiettes, puis j’écris ce billet et je vais me reposer.

 

Alors, Belle journée… ou pas ?

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11
fév

En guise de conclusion...

Mots du doc et de la stagiaire kiné qui font chaud au cœur :

 

Le doc m'a dit : “Vous devriez vous serrer dans vos bras et vous féliciter car vous êtes courageuse”.

 

La kiné (de retour pour un job étudiant) m'a dit : “Vous vous souvenez de moi ? J’étais là en mars, vous étiez encore en fauteuil roulant et on a beaucoup ri ensemble. J’ai pensé à vous et à vos trois chats, c’est comment encore le nom du sphynx ?” (Iguaï)

Ca m’a fait plaisir, je ne suis pas la seule à avoir des problèmes de mémoire... !

 

merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii à tous les deuc, ça m'a touchée

18:27 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

2
fév

adresses :

Comme j'ai eu confirmation, je poursuis mon blog ici, bonne lecture, et bonjour à mes habitués (bienvenue aux autres)

 

12:46 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |