28
aoû

La nuit porte conseil...

Cette nuit, je me suis réveillée avec une idée merveilleuse en tête.  Une idée de nouvelle.  Une histoire fabuleuse, drôle et romantique, à vous écrire.  Histoire courte, voire pouvant être transformée en histoire plus longue.  Un truc dément.

Et ce matin, tout oublié, drame existentiel.  Je me souviens juste que c'était l'histoire de ma vie, celle qui allait me rendre riche et célèbre, siiii, je vous jure.  Et je me souviens que je me suis dit "allume, note ton idée, pour pas oublier... oh et puis non, impossible à oublier, une idée si parfaite", juste avant de me rendormir.

Nuit cruelle.

11:47 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

27
aoû

Du rêve à la réalité… il n’y a qu’un pas, que j’ai franchi allègrement

Vous vous souvenez que jeudi dernier j’ai fait un rêve étrange, où un séduisant monsieur me faisait un tour de magie avec un œuf et m’embrassait.  Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa.

Et bien, ce même jeudi, incroyable mais vrai, mon tour de magie, je l’ai vécu !

Mon rêve était prémonitoire… du moins, en partie.

Encore sur mon petit nuage de ce rêve tout moelleux, je sors de chez moi, soleil plein le ciel, sourire aux lèvres, pour une petite promenade.

Et là, je vois un brun ténébreux.  Si, je vous jure.  Enfin, plutôt brun que ténébreux.  Du genre brun très brun.  Il parle à un petit vieux, là, au loin. 

J’entame ma promenade lorsque j’entends un « Madaaaame ? » et vois le brun pas ténébreux se précipiter vers moi.

Clair qu’il va me proposer de traverser un œuf de son doigt et m’embrasser, of course.

Rewind.

Il me demande, dans un français approximatif, en fait savant mélange de néerlandais, anglais et allemand, si j’ai pas « de la monnaie pour changer pièce two euros pour lui téléphoner ».

N’écoutant que ma générosité, je sors mon portefeuille à la recherche de ma mitraille.

Et là, il se rapproche, me regarde dans le blanc de l’œil, et m’embrasse langoureusement.

Rewind.

Il se rapproche et commence ses négociations, pour avoir des pièces de fifty, puis twenty, puis vijftig, puis twintig. Et chaque fois que je change de langue, il le fait aussi (je parle de langage of course, pas de ce qu’on a dans la bouche, qui sert à embrasser langoureusement).

Imperceptiblement, il se rapproche de plus en plus, au point d’avoir ses doigts dans mon portemonnaie.  Je le soupçonne alors de tenter de piquer mes boucles d’oreille à 2 euros de chez Six, à mettre ainsi son gros index de brun pas ténébreux dans ma monnaie.  Il me saoule au plus au point, mais je sens, inconsciemment, en lui, quelque chose de malsain et dangereux.  Quelque chose qui me fait ne pas réagir, que je ne m’explique pas.

Je donne donc ma monnaie, vérifiant bien que j’ai donné deux euros contre deux euros, non mais, vais pas me faire escroquer non plus.

Il revient alors à la charge, apparemment insatisfait des pièces données, en voulant d’autres.

Et là, au summum de mon exaspération, j’abandonne et je m’éloigne enfin de cette présence désagréable, sous son regard courroucé, me disant que décidément, la prochaine fois qu’on me demandera de la monnaie, je déclinerai l’invitation.

Une demi-heure plus tard, je décide de m’offrir un chtit sandwich, et c’est là que, enfin, tiiiiilt, l’euro tombe, le neurone se décoince, les frites tombent dans le même cornet.  Il en voulait pas à mes boucles d’oreilles à 2 euros, il en voulait à mes billets.  Il les voulait.  Il les a eus.  Partis les billets.  Envolés les billets. 

Tour de magie, ma bonne Dame.  Abracadabra, plus de sousous dans le portefeuille.

Le pire dans tout ça c’est que rétrospectivement, durant les 48 heures qui ont suivi, je n’ai eu de cesse de revoir la scène, ces gros doigts boudinés dans mon argent, et me dire « mais comment j’ai pu être aussi conne, aussi statique, aussi peu réactive, comment, alors que son insistance et son doigt dans mon portemonnaie m’exaspéraient au plus haut point, je n’ai pas mis le hola, pourquoi je me suis laissée faire comme une gamine de cinq ans aussi crédule qu’un oiseau espérant avoir la vie sauve face à un chat ».

Les deux nuits qui ont suivi, j’en ai rêvé, c’est dire si cet épisode m’a traumatisée et rendue encore plus parano que j’étais déjà, et c’est pas peu dire.

 

18
aoû

Un tour de magie de la mort qui tue la vie

Y’a un nouveau au bureau.  Super mimi.  Mais juste pour un mois.  Rien qu’un petit mois. Il me l’annonce, des regrets plein la voix et surtout plein les mirettes, dont la couleur est indéterminée, mais dont la chaleur à mon égard est confirmée.

Alors, vu que je dois m’absenter du bureau et qu’on risque de ne plus se revoir, il m’apprend un tour de magie : comment passer son doigt à travers le jaune d’un œuf puis l’en ressortir sans casser ledit jaune.  Clair que c’est hyper important et utile de savoir faire ça, dans l’existence, ma bonne Dame.

Mais comme c’est de la magie, il ne veut pas que j’en sache trop.  Je rectifie : il ne m’apprend pas un tour de magie, il me fait un tour de magie.

Il me demande alors de fermer les yeux, afin que je ne voie pas la manipulation qu’il réalise avant de transpercer le jaune d’œuf de son doigt, doigt que j’imagine relié à une douce main, elle-même reliée à un bras musclé, lui-même relié à un torse protecteur, lui-même relié à un visage d’ange… argh je m’égare.

Je ferme donc les yeux, pendant qu’il prépare son tour de magie.  Il prépare, il prépare, il prépare… et la magie opère : il m’embrasse.

Puis je me réveille.

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09:37 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : magie, baiser |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

2
aoû

Les fleurs de Bach et moi

L’autre jour, j’ai eu le loisir de découvrir tout le stock de produits « fleurs de Bach ».  Les fleurs de Bach, bien sûr, je connais de nom, mais sans plus.  Qui ne connaît pas, au moins par leur appellation, les fleurs de Bach ?

Et vu que, vous le savez, j’ai bien souvent un sommeil hyper agité, peuplé de cauchemars monstrueux durant lesquels je retourne à l’école because mon diplôme est, d’un coup d’un seul, plus valable ou durant lesquels je déménage dans un taudis à rénover, ayant quitté, d’un coup d’un seul, mon choli home sweet home, j’ai décidé de tenter les fleurs de Bach, et plus précisément le Rescue, hypra célèbre, dans sa version night.  Indiqué pour les nuits d’angoisse, car il a la vertu extraordinaire de supprimer les cauchemars.  Parfait pour moi ça.

En forme de spray, deux pschiit une demi-heure avant dodo, deux pschiit au moment du dodo, et le bonheur nirvanesque garanti 100 % fleurs de Bach durant toute la nuit.

Bon, les pschiit n’ont pas bon goût, ils ont l’air alcoolisés en plus, mais peu importe le goût pourvu qu’on ait le sommeil réparateur.

Alors je m’y colle.

Première nuit.  Je rêve que je suis au cinéma.  Le film diffusé : orange mécanique et son avalanche de violence gratuite.  J’angoisse tant que je quitte la salle et, dans le noir le plus intense, je tente de m’orienter à tâtons, durant un certain temps, ou plutôt un temps certain.  L’angoisse monte dans ces couloirs tout noirs sans doute peuplés de choses étranges, genre araignées, ouvreuses et autres vampires.  Finalement, j’aboutis dans une autre salle, où a lieu un casting de sosies de Michael Jackson.  Ridicule, mais bien moins angoissant.

Seconde nuit.  Je suis en randonnée avec Mostek.  Au bord d’une falaise.  Dans un élan de maladresse, elle fait un pas de travers, trébuche, dégringole durant des mètres et s’enfonce dans le cours d’une rivière, puis meurt. Et moi, je reste seule, là-haut, pleurant, me demandant comment annoncer cela à ses proches. 

Troisième nuit.  Je me retrouve dans le cabinet médical d’un radiologue, en attente de l’annonce du résultat d’une mammographie.  Le voilà qui entre et vu sa tête, il n’a pas de bonnes nouvelles.  Il me regarde et me dit « je n’ai pas de bonnes nouvelles ».  Après, tout devient flou, ma seule certitude étant que les nouvelles… ne sont pas bonnes.

Quatrième nuit.  Me voilà au cœur d’un tsunami géant.  Mais également à nouveau au cœur d’un cinéma, qui, je l’espère, sera une capsule de protection durant la catastrophe qui a lieu.  Et les vagues.  Et le cinéma qui tremble.  Et moi qui fais mes prières.

Aaaaaah, clair que le Rescue night fait un effet bœuf sur les mauvais rêves qui traumatisent le dormeur.  Mais bon, il a un super avantage : au moins, je dors entre les cauchemars !

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07:53 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

2
aoû

La citation du jour

« Quand on est comique, en général, c’est pour cacher quelque chose. On a souvent une part de sensibilité très affirmée. »

Kad Merad

07:52 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |