27
aoû

Du rêve à la réalité… il n’y a qu’un pas, que j’ai franchi allègrement

Vous vous souvenez que jeudi dernier j’ai fait un rêve étrange, où un séduisant monsieur me faisait un tour de magie avec un œuf et m’embrassait.  Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa.

Et bien, ce même jeudi, incroyable mais vrai, mon tour de magie, je l’ai vécu !

Mon rêve était prémonitoire… du moins, en partie.

Encore sur mon petit nuage de ce rêve tout moelleux, je sors de chez moi, soleil plein le ciel, sourire aux lèvres, pour une petite promenade.

Et là, je vois un brun ténébreux.  Si, je vous jure.  Enfin, plutôt brun que ténébreux.  Du genre brun très brun.  Il parle à un petit vieux, là, au loin. 

J’entame ma promenade lorsque j’entends un « Madaaaame ? » et vois le brun pas ténébreux se précipiter vers moi.

Clair qu’il va me proposer de traverser un œuf de son doigt et m’embrasser, of course.

Rewind.

Il me demande, dans un français approximatif, en fait savant mélange de néerlandais, anglais et allemand, si j’ai pas « de la monnaie pour changer pièce two euros pour lui téléphoner ».

N’écoutant que ma générosité, je sors mon portefeuille à la recherche de ma mitraille.

Et là, il se rapproche, me regarde dans le blanc de l’œil, et m’embrasse langoureusement.

Rewind.

Il se rapproche et commence ses négociations, pour avoir des pièces de fifty, puis twenty, puis vijftig, puis twintig. Et chaque fois que je change de langue, il le fait aussi (je parle de langage of course, pas de ce qu’on a dans la bouche, qui sert à embrasser langoureusement).

Imperceptiblement, il se rapproche de plus en plus, au point d’avoir ses doigts dans mon portemonnaie.  Je le soupçonne alors de tenter de piquer mes boucles d’oreille à 2 euros de chez Six, à mettre ainsi son gros index de brun pas ténébreux dans ma monnaie.  Il me saoule au plus au point, mais je sens, inconsciemment, en lui, quelque chose de malsain et dangereux.  Quelque chose qui me fait ne pas réagir, que je ne m’explique pas.

Je donne donc ma monnaie, vérifiant bien que j’ai donné deux euros contre deux euros, non mais, vais pas me faire escroquer non plus.

Il revient alors à la charge, apparemment insatisfait des pièces données, en voulant d’autres.

Et là, au summum de mon exaspération, j’abandonne et je m’éloigne enfin de cette présence désagréable, sous son regard courroucé, me disant que décidément, la prochaine fois qu’on me demandera de la monnaie, je déclinerai l’invitation.

Une demi-heure plus tard, je décide de m’offrir un chtit sandwich, et c’est là que, enfin, tiiiiilt, l’euro tombe, le neurone se décoince, les frites tombent dans le même cornet.  Il en voulait pas à mes boucles d’oreilles à 2 euros, il en voulait à mes billets.  Il les voulait.  Il les a eus.  Partis les billets.  Envolés les billets. 

Tour de magie, ma bonne Dame.  Abracadabra, plus de sousous dans le portefeuille.

Le pire dans tout ça c’est que rétrospectivement, durant les 48 heures qui ont suivi, je n’ai eu de cesse de revoir la scène, ces gros doigts boudinés dans mon argent, et me dire « mais comment j’ai pu être aussi conne, aussi statique, aussi peu réactive, comment, alors que son insistance et son doigt dans mon portemonnaie m’exaspéraient au plus haut point, je n’ai pas mis le hola, pourquoi je me suis laissée faire comme une gamine de cinq ans aussi crédule qu’un oiseau espérant avoir la vie sauve face à un chat ».

Les deux nuits qui ont suivi, j’en ai rêvé, c’est dire si cet épisode m’a traumatisée et rendue encore plus parano que j’étais déjà, et c’est pas peu dire.

 

18
aoû

Un tour de magie de la mort qui tue la vie

Y’a un nouveau au bureau.  Super mimi.  Mais juste pour un mois.  Rien qu’un petit mois. Il me l’annonce, des regrets plein la voix et surtout plein les mirettes, dont la couleur est indéterminée, mais dont la chaleur à mon égard est confirmée.

Alors, vu que je dois m’absenter du bureau et qu’on risque de ne plus se revoir, il m’apprend un tour de magie : comment passer son doigt à travers le jaune d’un œuf puis l’en ressortir sans casser ledit jaune.  Clair que c’est hyper important et utile de savoir faire ça, dans l’existence, ma bonne Dame.

Mais comme c’est de la magie, il ne veut pas que j’en sache trop.  Je rectifie : il ne m’apprend pas un tour de magie, il me fait un tour de magie.

Il me demande alors de fermer les yeux, afin que je ne voie pas la manipulation qu’il réalise avant de transpercer le jaune d’œuf de son doigt, doigt que j’imagine relié à une douce main, elle-même reliée à un bras musclé, lui-même relié à un torse protecteur, lui-même relié à un visage d’ange… argh je m’égare.

Je ferme donc les yeux, pendant qu’il prépare son tour de magie.  Il prépare, il prépare, il prépare… et la magie opère : il m’embrasse.

Puis je me réveille.

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09:37 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : magie, baiser |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

2
aoû

Les fleurs de Bach et moi

L’autre jour, j’ai eu le loisir de découvrir tout le stock de produits « fleurs de Bach ».  Les fleurs de Bach, bien sûr, je connais de nom, mais sans plus.  Qui ne connaît pas, au moins par leur appellation, les fleurs de Bach ?

Et vu que, vous le savez, j’ai bien souvent un sommeil hyper agité, peuplé de cauchemars monstrueux durant lesquels je retourne à l’école because mon diplôme est, d’un coup d’un seul, plus valable ou durant lesquels je déménage dans un taudis à rénover, ayant quitté, d’un coup d’un seul, mon choli home sweet home, j’ai décidé de tenter les fleurs de Bach, et plus précisément le Rescue, hypra célèbre, dans sa version night.  Indiqué pour les nuits d’angoisse, car il a la vertu extraordinaire de supprimer les cauchemars.  Parfait pour moi ça.

En forme de spray, deux pschiit une demi-heure avant dodo, deux pschiit au moment du dodo, et le bonheur nirvanesque garanti 100 % fleurs de Bach durant toute la nuit.

Bon, les pschiit n’ont pas bon goût, ils ont l’air alcoolisés en plus, mais peu importe le goût pourvu qu’on ait le sommeil réparateur.

Alors je m’y colle.

Première nuit.  Je rêve que je suis au cinéma.  Le film diffusé : orange mécanique et son avalanche de violence gratuite.  J’angoisse tant que je quitte la salle et, dans le noir le plus intense, je tente de m’orienter à tâtons, durant un certain temps, ou plutôt un temps certain.  L’angoisse monte dans ces couloirs tout noirs sans doute peuplés de choses étranges, genre araignées, ouvreuses et autres vampires.  Finalement, j’aboutis dans une autre salle, où a lieu un casting de sosies de Michael Jackson.  Ridicule, mais bien moins angoissant.

Seconde nuit.  Je suis en randonnée avec Mostek.  Au bord d’une falaise.  Dans un élan de maladresse, elle fait un pas de travers, trébuche, dégringole durant des mètres et s’enfonce dans le cours d’une rivière, puis meurt. Et moi, je reste seule, là-haut, pleurant, me demandant comment annoncer cela à ses proches. 

Troisième nuit.  Je me retrouve dans le cabinet médical d’un radiologue, en attente de l’annonce du résultat d’une mammographie.  Le voilà qui entre et vu sa tête, il n’a pas de bonnes nouvelles.  Il me regarde et me dit « je n’ai pas de bonnes nouvelles ».  Après, tout devient flou, ma seule certitude étant que les nouvelles… ne sont pas bonnes.

Quatrième nuit.  Me voilà au cœur d’un tsunami géant.  Mais également à nouveau au cœur d’un cinéma, qui, je l’espère, sera une capsule de protection durant la catastrophe qui a lieu.  Et les vagues.  Et le cinéma qui tremble.  Et moi qui fais mes prières.

Aaaaaah, clair que le Rescue night fait un effet bœuf sur les mauvais rêves qui traumatisent le dormeur.  Mais bon, il a un super avantage : au moins, je dors entre les cauchemars !

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07:53 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

2
aoû

La citation du jour

« Quand on est comique, en général, c’est pour cacher quelque chose. On a souvent une part de sensibilité très affirmée. »

Kad Merad

07:52 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

21
jui

Pourkwa je fais pas de zolis rêves, moi ?

L’autre jour une amie me raconte qu’elle faisait un rêve hyper drôle, dans lequel, vu que c’était drôle, logique, elle se marrait comme une baleine ayant inhalé des gaz hilarants.  Et qu’elle riait riait riait, dans son sommeil, puis, basculant doucement de sommeil à veille, dans un état de semi-conscience.  Fameux fou rire.

Alors je me demande pourquoi, moi, je fais pas des rêves qui font rire sans devoir fumer de l’herbe magique, hein ?

Passque ma nuit à moi elle fut bof bof.

Ça commençait pourtant bien, il avait fait beau toute la journée, j’avais donc profité de ma terrasse, surtout en soirée, en arrosant sur le coup de 22 heures, tentant par la même occasion de voir l’éclipse de lune.  Mais rien vu, logique non, si c’est une éclipse, on la voit plus, ou me trompe-je ?  Bon, j’ai bien dû affronter une armée de hannetons mâles tournoyant autour de moi et faisant un bruit d’enfer avec leurs ailes.  Que des mâles, d’après internet.  Et même qu’il y en a eu un qui s’est posé sur moi et m’a fait hurler de peur.  J’ai beau savoir, maintenant, qu’ils sont inoffensifs, ça me fiche la trouille, cherchez pas à comprendre.

Sur le coup de 23 heures je suis allée rejoindre Morphée.

En plein sommeil, je suis réveillée en sursaut par un bruit infernal.  Mais infernal.  J’émerge lentement du sommeil pour entendre un bruit énorme de moteur d’avion.  Tellement énorme que l’avion, ben, il doit être juste au-dessus de ma tête.  Non, pire, il doit être en train de se crasher, je ne vois que ça.  Sur cette pensée, j’émerge totalement du sommeil alors que le bruit se fait plus fort encore.  Dans un vain réflexe pour sauver ma peau, je mets mes bras devant mon visage en guise de protection.  Et je hurle.  J’ai toujours trouvé ça bête, dans les films, les ceusses qui se protègent de leurs bras.  Bon, ça peut servir pour éviter des brulures ou des projections d’objets dangereux en plein visage, mais c’est bien souvent inutile.  Surtout si on reçoit un avion sur la tête, ce qui me pend au nez.  Mais j’ai compris hier soir que c’est un réflexe inné.  Je l’ai fait sans réfléchir, et j’ai hurlé hurlé hurlé.  Puis l’avion passe et le silence revient.  Il continue sa route ou il se crashe plus loin, je n’en sais trop rien.

Dans le pesant silence qui suit, je n’entends plus que les battements de mon cœur survolté.  Hausse intense et totale d’adrénaline.  Il est 00h43 sur mon réveil.  Impossible de me rendormir durant une bonne demi-heure, ma bonne Dame.

Puis je me rendors, mais j’ai été tellement traumatisée que j’en rêve, encore et encore et encore.

Voilà que, dans mon rêve, le crash a bien eu lieu, plus loin.  Et dans le GSM d’une des victimes, ils ont retrouvé mon numéro.  Je suis convoquée dans un lieu étrange, genre FBI à la belge une fois.  Une victime me connaissait, mais je n’ai pas le droit de savoir qui elle était.  J’ai beau chercher dans mon gsm, je ne vois.  Je pense à Rachel, mais non, je lui ai parlé, elle va bien.  Pourtant, l’enquêtrice tique sur ce prénom.  La victime s’appelait-elle aussi Rachel ?  Je ne connais qu’une Rachel.  J’ai beau faire ou dire, refus total de me donner le nom de la victime.  Va comprendre pourquoi.

Alors, en attendant je ne sais pas quoi (absurdité des rêves), mes deux accompagnatrices mangent d’énormes glaces.  En forme de nuages.  L’une avec du chocolat, à 3,80 eur mais 11 et des poussières le litre, l’autre avec du spéculoos, à 3,80 eur aussi mais 13 et des poussières le litre.  Désolée, je manque de précision pour les chiffres après la virgule, je ne les vois plus distinctement.

Le temps passe, je peux partir, sachant toutefois que je devrais revenir, je ne sais toujours pas pourquoi, plusieurs fois la semaine prochaine.  Je me dis que ça va être galère au bureau de devoir m’absenter ainsi, avec tous ces dossiers à gérer.

Je me réveille à plusieurs reprises, mais chaque fois que je me rendors, je replonge dans ce rêve de crash aérien.

Au matin, je suis à l’état de loque angoissée.

J’enquête auprès de mon voisinage.

Personne n’a entendu le moindre avion cette nuit, sur le coup de 00h43. 

Personne.

 

PS : Dix minutes plus tard, j'ai été rassurée, quelqu'un avait enfin entendu ce bruit stupéfiant, ouf, chuis pas folle, enfin pas complètement.

07:50 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |