29
avr

Chaleur intense !

Il est blond, cheveux aux vents, yeux clairs.  Boh, pas trop mon fantasme, moi ce sont les bruns ténébreux, mais les yeux clairs, on a beau dire, on a beau faire, ça fait toujours son chtit effet.

Et puis il n'est pas seul, en vlà un deuxième, brun cette fois.  Ténébreux, tout ce que j'aime. Waw waw waw, un lot un plus un gratuits ?  ça s'est pas terminé hier, les quatre jours fous Inno, des fois ?

Tous deux me regardent, l'œil coquin.  Si si, l'œil coquin, je ne suis pas victime de mon imagination, je détecte dans leurs prunelles qu'ils ont des intentions… mal intentionnées.  Et des intentions mal intentionnées mais pressées.  Un œil coquin pressé, ça se repère au quart de tour.

Moi je suis patiente, même si j'ai froid aux pieds.  Diantre, je dois avoir un souci de circulation ma bonne Dame, c'est nin possip' d'avoir si froid aux pieds.  En y regardant de plus près (plus près des messieurs, pas plus près des pieds), je leur trouve de faux airs de Brad Pitt et Georges Clooney.  Tant qu'à faire.  Si ça tombe, c'est eux, hey, tout est possible dans la vie, un tournage en Belgique, le hasard d'une rencontre, et voili voilà, qui sait, sur un malentendu...

Me vient en tête cette chanson de Marie Laforêt "après je ne sais plus Henri Paul Jacques ou Lulu, en tout cas un parmi eux m'a bien eue".  Bon, Marie en avait quatre à disposition, moi deux seulement, mais c'est kif kif bourricot.  Seuls les fans de Marie comprendront, of course.  Et les fans d'Henri Paul Jacques ou Lulu.

Alors je ferme les yeux et je me laisse aller à leur présence et à ma chanson*.

Présence qui rime avec chaleur intense.  Chaleur intense !

Une chaleur soudaine et intense, qui se répand dans mon bas-ventre.  Tchu, quéén sensation de folie furieuse.  Les yeux toujours clos, je n'ose imaginer ce qu'ils me font pour provoquer une telle réaction.  Des choses que la morale réprouve ?

Puis si, je veux savoir, la curiosité n'est pas un vilain défaut, alors j'ouvre les yeux.

Et je découvre une infirmière revêche, qui me scrute d'un air blasé, dans ma chtite blouse bleu ciel en papier, sur ma table en métal glacé (et ça rime), avec mes pieds tout bleus de froid là au bout, et me précise d'un air indifférent "ne vous inquiétez pas, vous allez sentir comme une chaleur intense dans le bas ventre, ce n'est que le produit de contraste".

Brad, Georges, reveneeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeez, merde !

 

*Quatre garçons me regardaient
Sur mon manège qui tournait, qui tournait
Au passage, ils me saluaient
Ils étaient très sérieux, moi, je riais
Ils portaient de beaux canotiers
Et dans ma tête, le manège tournait

Après je ne sais plus
Henri, Paul, Jacques ou Lulu
Mais un ou deux parmi eux
M'a bien plu

Tous les cinq, on s'est retrouvés
Devant des clowns qui tournaient, qui tournaient
M'ont offert des fleurs de papier
M'en ont fait des colliers, des bracelets
Ils avaient des polos rayés
Et dans ma tête le manège tournait

Après je ne sais plus
Henri, Paul, Jacques ou Lulu
Mais un ou deux parmi eux
M'a bien plu

Et bras dessus, dessous
Et bras dessous, dessus
On s'est éloignés vers la guinguette au bord de l'eau
Et bras dessus, dessous
Et bras dessous, dessus
On a dit au patron "Joue du phono !"
Et bras dessus, dessous
Et bras dessous, dessus
On a fait danser la Terre entière, on avait chaud
Alors, on a trop bu le petit blanc du pays
Et moi, je me suis endormie

Je savais bien que je rêvais
Dans l'herbe, à l'ombre des grands peupliers
Quatre garçons me regardaient
Moi, dans ma robe blanche, je tournais
Au passage, leurs yeux brillaient
Et dans mon cœur le manège tournait

Après je ne sais plus
Henri, Paul, Jacques et Lulu
Furent un instant des bouteilles ventrues

Et puis tout se mélange
Dans mon rêve étrange
Je les vois se battre
Tous les quatre
Pour moi
Un combat superbe
Les laisse morts dans l'herbe
Et puis tout change
Soudain, tout s'arrange
Ils dorment aussi près de moi

C'est là que je suis éveillée
Par des baisers tendres et passionnés
Le soleil blanc m'éblouissait
J'ai cru voir aux moustaches qui c'était
Mais tous les quatre, ils en avaient
Et dans mon cœur le manège tournait

Après je ne sais plus
Henri, Paul, Jacques ou Lulu
En tous cas un parmi eux
M'a bien eue !

16:24 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

12
fév

Envie de ?

On m'a demandé ce dont j'avais envie et j'ai répondu : un gros hug plein d'amour, des scampis, un bon film romantique, ne pas bosser demain et aller rencontrer marc levy pour manger des croissants comme prévu mais j'ai pas pu, tomber amoureuse, boire du champagne même si j'aime pas ça juste pour l'idée, du soleil, me téléporter pour deux heures sur une île paradisiaque

Et vous, des envies en ce moment ?

21:40 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

9
jan

L'insomnie a parfois du bon

Insomnie cette nuit.  Bonheur intense de découvrir des éléphants se régalant d'un stock de sapins de Noël invendus, en Allemagne.  Trop chou.

Puis je me suis rendormie, pour rêver qu'on me cambriolait durant la nuit, puis que je me réveillais dans une maison inconnue, où j'avais été kidnappée et potentiellement violée.  Je me suis réveillée en y croyant ferme.

Je préférais le festin éléphantesque, c'est clair...

21:04 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

27
nov

L'abécédaire de mes envies

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Attendre sans plus attendre le tram 33 (et manger des frites chez Eugène)

Bêtifier à en avoir le hoquet

Coucher avec le second venu

Danser sur la pointe d'une étoile

Etre moi et l'assumer

Fouetter cinquante nuances de grey

Gargouiller de la mousse de dentifrice

Héler un shar pei qui passe par là

Ingurgiter des manons Léonidas avec noisettes

Jongler avec des balles magiques

Kleptomaner une framboise

Lire l'intégrale de Stephen King

Muser un air de Muse

Nictaloper en compagnie d'une panthère noire

Ouvrir la boîte de Pandore puis la refermer vite fait

Péter des odeurs de barbapapa

Quantifier le bonheur souhaité

Réfléchir sans le faire

Sauter dans des flaques de boue avec des bottes en caoutchouc

Tourner autour du pot à en avoir le vertige

Ubuesquer sur un tableau abstrait couleur coquelicot

Vivre, et ça se passe de détails supplémentaires

Wikipédier mon nom et ne pas m'y trouver

Xylophoner Clair de lune de Debussy (et non de Twilight)

Yogater et m'assoupir au soleil

Zézayer et en rire aux éclats

18:22 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
nov

Scène d’un bus namurois quotidien

Scène sans S, car une seule à vous conter, qui m’a été inspirée par une photo parue sur la page Facebook du groupe « Namur », ma ville aimée, à moins que ce ne soit sur le groupe « garé comme une merde à Namur », je ne sais plus, et pas moyen de retrouver la photo.  On y voyait un pied impoli posé sur un siège de bus...

Dans le bus ce matin, donc, une maman et son fils.

Il met ses pieds sur le siège avant, et elle lui inculque un semblant d’éducation, lui expliquant qu’on ne met pas ses pieds sur les sièges. « Pourquoi ? »  Question d’enfant, bien logique, il veut comprendre.  Parce que c’est sale, et que d’autres personnes vont s’asseoir là.

Dans sa logique d’enfant, il inspecte ses pieds, les montre à sa mère, voulant lui prouver que ses semelles sont propres.

Patiente, elle lui explique à nouveau, que même avec des semelles propres, on ne met pas ses pieds sur les sièges où s’assoient des gens.  Têtu, il persiste à ne pas comprendre, vu la propreté de ses chaussures.  Elle continue à insister, en répétant qu’on ne met pas ses pieds sur les sièges, et l’interroge plusieurs fois d’un « tu as compris ? » ou d’un « tu m’écoutes ? ».

Et de me dire que peut-être, peut-être, tout n’est pas perdu pour les nouvelles générations… 

(Bon, depuis, j’ai vus des djeuns cracher au sol, traverser au rouge sans se presser, forçant les voitures à s’arrêter, dire des insanités et jeter des crasses au sol, mais je garde espoir).

07:43 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |