5
jan

Opération baleines

A RTL-TVI, elles sont trois à être enceintes en même temps. Une miss, une dauphine de miss, une blonde (qui présente la météo, je crois – je ne regarde jamais la météo). Ça va faire un sacré foutoir si elles accouchent en même temps. Elles demanderont sans doute une chambre triple, ça nous vaudra un magnifique reportage émouvant dans ciné revue, avec plein de photos des superbes nouveaux-nés (des bébés de miss, de dauphine de miss, de jolie présentatrice météo, ne peuvent être que beaux, craquants, adorables marmots). Mais combien d’employés bossent chez RTL-TVI ? Au bas mot, plus de cent, non ? Je n’en ai en fait aucune idée, et Google non plus semble-t-il, mais au vu des animateurs, des caméramen devant chaque animateur, des maquilleuses, stylistes, techniciens, et blablabli et blablabla, ça doit faire un paquet de monde.

Là où je bosse, on est 9. Et elles ont décidé de copier RTL-TVI. Elles sont enceintes. Toutes les trois ! Imaginez qu’un/tiers du personnel de RTL-TVI soit « enceinte », quel tremblement de terre au sein de la boîte ! Bon, j’admets. C’est mignon tout plein, ces ventres ronds qui se baladent. Ça me fait fondre. Ça me fait rêver. Je bave d’envie (péché capital). Je me demande si ce n’est pas la raison de ma prise de poids : je dois faire une grossesse nerveuse. Ou une couvade. Je me mets à m’imaginer enceinte, à angoisser pour mon accouchement. Limite si j’ai pas des nausées le matin ! Je m’entends très bien avec ces futures mères, mais elles sont plus jeunes que moi, plus jolies, plus minces (sauf du bide, yes, moi je n’en suis qu’à trois mois, elles à cinq-six-sept-huit-neuf-dix, euh dix ?), et surtout, plus mariées que moi. C’est trop injuste (Calimero). Et moi et moi et moi ? (Dutronc). Je ne vous parle pas des conversations le midi, elles devant leur plat bio sans crudité sans viande crue sans poils de chat, moi devant mes pâtes (on n’est pas encore demain que je sache – un régime, c’est bien connu, ça se commence toujours « demain ») : nausées, fringues miniatures, biberons, visites chez docteur love, photos de soi-disant bébés (en fait une vague tache blanche sur une grosse tache noire), péridurale ou accouchement à la dure, congé de maternité. Ça n’arrête pas. Je mange mes pâtes, que faire d’autre. Comme je ne parle pas entre les bouchées, n’ayant rien à ajouter sur le seul sujet du jour, je mange plus que de coutume (gourmandise, péché capital), et ma grossesse nerveuse s’amplifie. Je suis ravie pour elles, mais j’avoue que j’aimerais beaucoup faire partie de ce trio de drôles de dames (ça ferait un quatuor, difficilement envisageable, n’est-ce pas Charlie ?). Je me console en me disant que je pourrai bientôt me pâmer devant trois nourrissons qui seront aussi adorables que ceux de RTL-TVI, et ça sera déjà un super chouette moment, car un bébé dix minutes, je signe des deux mains, un bébé pour la vie, je demande encore à réfléchir. C’est mignon, ça fait risette, ça porte de jolis vêtements, ça dort comme un ange, mais ça fait des crottes immondes, ça braille tout le temps, ça bave sur ses jolis vêtements, et c’est du full time (adieu desperate housewives, docteur house et mes dizaines de séries à la TV, bonjour desperate mother à la maison). En attendant, les jolis vêtements, je les offrirai aux trois petiots (blups, mon portefeuille va brailler aussi – avarice, péché capital). Et si j’offrais une femelle à mon rat, ça me ferait un bon écolage non ?

17:17 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

3
jan

Ami, amour, amant

Evelyne me pose la question : devient-on plus difficile, plus exigeant avec le temps ?

Mon avis est mitigé. Si on est « difficile » au départ (terme péjoratif alors que finalement, n’est-il pas normal de savoir ce que l’on recherche, ce dont l’on ne veut pas), on le reste. Si on cherche à tout prix à se caser, par peur d’être seule, on le reste. Avec certaines nuances. Au fil du vécu, on peut savoir ce dont on ne veut absolument plus (même si parfois, inconsciemment, on continue à l’attirer), être plus strict de ce point de vue, mais revoir sa position sur d’autres exigences (exemple : s’il cuisine, pas besoin qu’il bricole ; s’il est fabuleux, tant pis s’il mesure 15 cm de moins que moi ou pèse 10 kg de trop ; si je l’aime, tant pis s’il est systématiquement en retard – ainsi sur des choses nettement plus importantes bien sûr). J’ai pu constater que quand je suis amoureuse j’accepte beaucoup de choses, et j’aurais soutenu mordicus un mois avant que jamais ô jamais je ne ferais ça pour un homme (exemple rigolo : moi qui ne connaît du sport que sa définition du dictionnaire, j’ai limite accepté des randonnées, des descentes en rappel – non j’image la situation bien sûr, descente en rappel, quéén horreur ; exemple moins rigolo : j’ai accepté qu’il me traite comme une moins que rien en permanence, me rabaisse, me critique, et sacrilège suprême, me néglige au lit, en d’autres termes, plus crus, qu’il tire son coup, se retourne, et s’endorme, sans un regard, sans un mot, sans un geste tendre). Donc je ne me respectais plus, je ne m’écoutais plus. Relation destructrice pour moi. Qui m’a prouvé que j’ai beau sembler déterminée, difficile, exigeante, voire froide parfois, je peux changer du tout au tout (et pas en bien) quand je suis aveuglée par mes sentiments.

Pour ma part, ma conclusion est la suivante : pour qu’une relation soit épanouissante et durable, il faut que l’autre, l’être aimé, soit à la fois l’amour, l’ami et l’amant. Sans l’un de ces ingrédients, c’est voué, à court ou long terme, à l’échec. Sans l’amour, soit les sentiments, la relation s’étiole très rapidement. Sans l’ami, soit la complicité, l’ennui menace en permanence. Et sans l’amant, soit l’épanouissement sexuel, un manque se fait sentir. Une des composantes manque ? Le risque est grand que les partenaires aillent cherche ailleurs ladite composante : un amant réel, une complicité amicale (avec le risque que cela engendre) ou des sentiments forts. Enfin c’est ma théorie, que je partage avec moi seule, mais j’y crois très fort et c’est mon ambition pour cette année, croiser l’incarnation faite homme de ces trois chaînons.

22:41 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

2
jan

L'amour moderne

grenouille

11:29 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

1
jan

Choix multiple... à vous de voir !

voeux

17:35 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

31
déc

Je vous souhaite...

Je l'ai déjà publié, mais pour ceux qui n'ont pas le courage de lire toutes mes élucubrations, pour ceux qui ont besoin d'un joli petit texte à la veille de l'an neuf, pour ceux qui n'aiment pas ce que j'écris (et donc qui préféreront ceci), je vous réitère les souhaits du Grand Jacques :

Le seul fait de rêver est déjà très important. Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir et l'envie furieuse d'en réaliser quelques-uns. Je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer et d'oublier ce qu'il faut oublier. Je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d'oiseaux au réveil et des rires d'enfants. Je vous souhaite de résister à l'enlisement, à l'indifférence, aux vertus négatives de notre époque. Je vous souhaite surtout d'être vous.Jacques Brel

17:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |