12
déc

5, cinq, V

Un hebdo féminin me cite les 5, cinq, V réflexions à ne pas se faire, parce qu’elles sont « anti deuxième chance en amour », en d’autres termes parce qu’elles font fuir les futurs hommes de ma vie, ou, pire, parce qu’elles font en sorte qu’ils n’osent même pas s’approcher de la forteresse qui m’entoure (forteresse qui n’est que timidité, peur, et a priori divers et variés…).

Analyse.

« Les hommes sont tous les mêmes »
Là j’avoue que j’ai d’énormes difficultés à me détacher de cette idée. Mais bon, ils font tout pour me le rappeler. Tout ça c’est leur faute. Tous des salauds. C’est trop injuste (Calimero). J’en ai un seul qui a répondu au nouveau test que j’ai inséré sur ce blog, et bien il a fait -1/10, comment voulez-vous que j’y croie encore (Lara Fabian) ? Hein ? Je veux (enfin j’aimerais) un homme un peu galant, gentil, drôle et romantique. Et pas trop radin, car les radins je connais : ça m’invite au resto et au moment de l’addition : oups, j’ai oublié de te dire, ma carte est refusée (véridique) ; ça m’écrit des lettres d’amour, mais je dois rembourser les timbres ; ça m’invite en ville en exigeant que je paie le bus, mais comme j’ai perdu mon portefeuille sur le chemin, oups, ça sort enfin sa carte pour payer SA place uniquement (moi j’ai qu’à aller à pied), ça me propose d’aller se balader et ça prend juste 1,5 eur pour sa propre boisson (moi j’ai qu’à me déshydrater). J’ai un gros défaut : comme je me trouve trop ceci, trop cela, trop ça pour être aimée, lorsque, miracle, ça arrive, je me dis de suite « attention Anaïs, il t’a mal vue, mal cernée, mal comprise, il va ouvrir les yeux très rapidement et te larguer là, sur le tarmac, alors tâche de le retenir comme tu peux ». Alors je paie, j’achète l’amour que j’estime ne pas mériter. Bien sûr, ils pigent très vite. Et comme ils sont humains, ils vont pas se gêner. Qui refuserait une amoureuse (ou un amoureux) entièrement dévoué, généreux, qui crache au bassinet sur demande ? J’ai ma part de responsabilité dans ce mécanisme, pour sûr. En résumé : ils sont tous les mêmes !

« J’attends le prince charmant »
Là je ne suis pas trop en accord, je veux juste qu’il soit, comme déjà dit, galant gentil drôle romantique pas radin craquant tendre pas égoïste aimant cuisiner faire le ménage nourrir mon rat les enfants les films cucul la praline aller au resto les grasses mat crapuleuses respectant ma liberté mais pas trop distant bricoleur cuisinier. Pas de critères physiques, juste grand mignon musclé (non je rigole, franchement, pas de critères, le coup de foudre suffit). Avouez que je ne suis pas difficile. Si c’est ça un prince charmant, ben on en trouve dans tous les tiroirs de commode, non ? En résumé, j’attends le prince charmant !

»Tous les hommes bien sont pris »
Meuh non meuh non, moi j’en vois beaucoup qui sont pris et qui sont des hommes infects, dont je ne voudrais pour rien au monde. Je ne réponds pas à la question ? C’est vrai, mais ça rassure de savoir que beaucoup d’hommes pris sont nuls. Quant aux hommes bien, euh, ben oui, ils sont pris (le mec de ma collègue, le mec de ma copine, le mec de ma voisine…) ou en passe de l’être (Echec). En résumé, les hommes bien sont tous pris.

« On doit m’aimer comme je suis »
Ça va de soi non ? Pourquoi vouloir transformer la perfection que je suis ? Pour ma part, jamais je n’exigerais d’un homme qu’il change pour moi, sauf pour ces quelques points de détail : s’épiler le torse (30% indispensable), s’épiler le dos (100% indispensable), arrêter de fumer (150 % indispensable), regarder le foot dans le cagibi (10 % indispensable), devenir bricoleur (100 % indispensable), cuisiner (100%), aimer les préliminaires (100%), ne pas se retourner et ronfler immédiatement après l’amour (c’est du vécu, le prochain je le jette à la rue, 150%), m’aimer et me le dire (150% aussi). Des points de détail je vous dis ! Quant à exiger de moi que je change, et bien ça peut se faire, moyennant âpres négociations et diplomatie totale. Je me suis récemment pris la tête sur le net avec un énergumène qui trouvait normal d’exiger de sa femme qu’elle maigrisse par amour, non mais, le culot. Par amour, je suis prête à énoooooooooooooooormément, je peux ainsi raser mes jambes de yéti, diminuer de 10 % ma consommation de chocolat, aspirer deux fois plus souvent (deux fois l’an au lieu d’une fois), cuisiner pour son anniversaire, etc, etc, etc, en bref, beaucoup de sacrifices par amour. En résumé, on doit m’aimer comme je suis (ou presque).

»Mais qu’est-ce que je fais de travers ? Pourquoi ils me quittent tous ? »
Là j’avoue être totalement incapable de répondre à cette question, qui doit nécessairement, dans mon cas, être remplacée par « pourquoi ils ne me veulent pas ? », puisque je n’ai même plus l’occasion d’être quittée (prenons ça du bon côté). Ne me répondez pas, j’ai compris, ils ne me veulent pas car je crois qu’ils sont tous les mêmes, car j’attends le prince charmant, car je pense que les hommes bien sont pris et car j’exige qu’ils m’aiment comme je suis. Y a-t-il un psy dans la salle ?

17:59 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

11
déc

Rêver

Et avant que Céli ne prenne encore les devants (va falloir que je me ligote pour ne plus aller lire son blog, sous peine d’être accusée de plagiat), voici le second texte, que j’apprécie également tout particulièrement. Il est de Brel. Je posterai peut-être également les paroles de la quête, autre texte de Brel qui me fait pleurer... à suivre.

"Le seul fait de rêver est déjà très important. Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir et l'envie furieuse d'en réaliser quelques-uns. Je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer et d'oublier ce qu'il faut oublier. Je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d'oiseaux au réveil et des rires d'enfants. Je vous souhaite de résister à l'enlisement, à l'indifférence, aux vertus négatives de notre époque. Je vous souhaite surtout d'être vous."

22:01 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

11
déc

Battue à plate couture

En relisant mes archives word pour trouver l’inspiration, j’ai retrouvé, hormis les vœux qui précèdent, deux textes que j’adore. J’avais comme projet de les placer dans les prochains jours. Et que vois-je en visitant le blog de Céli ? Que Céli-bataire m’a battue, moi, Célibattante, en publiant un des deux textes. Non mais ! Jy va pas me laisser faire, voici mon texte, na.

Rire, c'est risquer de paraître idiot.
Pleurer, c'est risquer de paraître sentimental.
Aller vers quelqu'un, c'est risquer de s'engager.
Exposer ses sentiments, c'est risquer d'exposer son moi profond.
Présenter ses idées, ses rêves à la foule, c'est risquer de les perdre.
Aimer, c'est risquer de ne pas être aimé en retour.
Vivre, c'est risquer de mourir.
Espérer, c'est risquer de désespérer.
Essayer, c'est risquer d'échouer.


Mais il faut prendre des risques
Car le plus grand danger dans la vie
est de ne rien risquer du tout.


Celui qui ne risque rien ne fait rien, n'a rien, n'est rien.
Il peut éviter la souffrance et la tristesse
Mais il n'apprend rien, ne ressent rien,
Ne peut ni changer, ni se développer, ne peut aimer, ni vivre.
Enchaîné par sa certitude, il devient esclave, il abandonne sa liberté.
Seuls ceux qui risquent sont libres…

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11
déc

Fontaine, dis moi...

Il y a trois ans, j’ai répondu à une demande : « si vous pouviez jeter une pièce pour un vœu, lequel feriez-vous ».

Je viens de retomber par hasard sur le texte que j’avais écrit. Mes vœux étaient les suivants :
que mon père m'aime un peu
des vacances au soleil prochainement
pouvoir manger du chocolat sans grossir
une santé de fer et d'enfer
aimer et être aimée...
Et s'il n'en faut qu'un seul qui se réalise... je prends le dernier... dong plouf...

Ensuite, j’avais rajouté un post scriptum : qu'il ouvre les yeux demain matin et se dise "pourquoi j'ai fait ça ? comment ai-je pu ! mais je l'aime !" - plouf plouf plouf (et trois pièces de gâchées).

Je constate avec amertume qu’à part les vacances, rien ne s’est (encore ?) réalisé.

En ce qui concerne le « Il » que j’espérais tant voir me revenir, il n’a jamais ouvert les yeux ni réalisé qu’il m’aimait. Par contre, moi, j’ai seulement réalisé dernièrement (le jour du séminaire d’Evelyne pour être exacte) que moi je n’en voulais plus, pour être précise que je ne voulais plus de ce type d’homme irrespectueux, égoïste et froid, et j’ai mis définitivement et clairement fin à ses tentatives incessantes pour redémarrer ce qu’il appelait une « relation plaisir ». Un grand pas vers la réalisation de mes autres vœux, c’est tout ce que je mérite !

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8
déc

Ma vision de l'idéal amoureux

Voici donc mon collage de la semaine dernière, à l'époque où j'étais encore en super forme, pas le légume malade de ce soir... incapable de vous écrire quoi que ce soit de sensé (si tant est que ce que j'écris habituellement le soit, sensé...)netvision2

21:16 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |