8
avr

Le mot « fin »

Je ne sais pas si vous avez déjà ressenti ça. Moi, lorsque je lis le dernier mot d’un livre qui m’a captivée, j’ai un énorme pincement au cœur. Une tristesse qui m’envahit, même en cas de livre amusant. Un vide dans l’estomac, un manque à venir. Une rupture. Comme si mon attachement aux personnages découverts au fil des pages se brisait d’un coup sec. Comme si je savais que je n’allais plus jamais les revoir. Un micro deuil.

Je ne sais pas si vous avez déjà ressenti ça. Moi, j’adore le printemps, c’est la plus belle saison pour moi, j’en ai déjà parlé. Je profite du soleil, il est juste chaud comme je veux (en été, je ne le supporte pas). Je ressens toutefois plus fort une certaine solitude au début du printemps, comme si cette saison dite « des amours » me rappelait plus cruellement encore le manque d’amour (purée je vais finir par me faire pleurer à écrire de si jolies choses ma bonne Dame). Au printemps (et ce n’est pas hormonal, enfin si, peut-être, mais ce n’est pas sexuel), j’ai envie de tendresse, de bisous dans le cou, de balades main dans la main. J’ai envie d’être amoureuse.

Alors, quand, un dimanche de printemps, je profite doucement du soleil sur ma terrasse, après un bon repas familial, et que je termine une lecture sympathique mais archi romantique, qui finit en happy end qui n’arrive jamais que dans les bouquins ça rondidju, je cumule printemps + mot «fin» d’un bouquin, et ça me fiche un doux bourdon. Pas le gros bourdon bien dodu dont les bzzzzz bzzzzzz font pleurer à gros sanglots. Non. Un petit bébé bourdon tout rond tout velu dont le bz bz me donne envie de commencer un autre livre, là, tout de suite, et de serrer très fort un homme dans mes bras, là, tout de suite.

Pour le livre, ma bibliothèque en regorge, je vais de ce pas faire mon choix. Pour l’homme, ma bibliothèque n’en regorge pas, hélas trois fois hélas. Solution : me rendre le 21 avril place du théâtre à 14h afin d’obtenir un quota satisfaisant de câlins gratuits…

Décidément, il est dit que le dimanche est le jour des lamentables lamentations.canards3

18:38 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
avr

Une brique dans le ventre

J’ai une passion inavouée : l’immobilier. Sans doute liée à ma passion avouée pour la déco. Je ne suis pas hyper douée en décoration, mais j’adore ça. Par conséquent j’adore admirer la déco chez les autres. Et visiter leur modeste ou moins modeste demeure. De là vient sans doute mon goût pour l’immobilier.

Le jour où je déciderai de me recycler, lorsque je n’aurai plus d’inspiration pour écrire, lorsque j’aurai eu mon C4 pour cause de consultation intensive des statistiques et commentaires de mon blog, j’ouvrirai une agence immobilière honnête. Précurceuse (féminin de précurseur, je suis pour la féminisation des profession) en la matière, l’Anaïs. Des agents immobiliers honnêtes, ça court pas les rues.

Alors quand, rentrant du cinéma l’autre jour (oups j’ai pas parlé de ce sympathique petit film encore), lorsque je constate que j’ai lu les programmes dans mon new Ciné revue par erreur, que par conséquent cette émission passionnante sur les opérations des bébés in utero est remplacée par une émission sur l’immobilier en France, je sais, je sens, je pressens, que c’est un signe du destin.

Ce qui est clair en tout cas c’est que je n’irai jamais vivre à Paris, à moins de devenir richissime d’ici peu (ce dont je doute cruellement). 2.500 eur pour un appart deux chambres (sans fenêtre les chambres), 1.200 eur pour un 40 m². Sont-ils tous devenus fous ? Sont-ils tous devenus multimillionnaires ? Moi qui ne gagnerai 2.500 eur par mois qu’à l’âge canonique de 118 ans, je n’ose imaginer qui gagne assez pour se permettre un tel logement. Enfin parait qu’à Paris, on gagne super bien sa vie. Si. Je vous jure. Je l’ai lu dans Marie-Claire. Des wonder woman qui expliquaient à quoi elles dilapidaient leurs salaires mirobolants. Il m’a fallu un WE pour m’en remettre. Car elles osaient communiquer des chiffres : 3.000, 6.000, 10.000 eur par mois… ça laisse rêveuse.

Dans ces circonstances, oui, je veux bien aller à Paris. Y a-t-il un agent immobilier capable de me trouver un loft à Saint-Germain dans la salle ?

11:31 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
mar

Engagez qu'ils disaient !

Est-ce le printemps qui me met des lunettes roses (enfin, quasi virtuel, le printemps) ou la TEC Namur a-t-elle décidé d'investir dans de nouveaux chauffeurs engagés sur base de critères strictement physiques ?

Depuis une semaine, je ne vois que des apollons au volant des bus !

La TEC a dû comprendre que, lorsqu'on monte dans un bus, énervée par son retard, par la pluie, par la vie, par la nuit qu'on vient de passer, par la journée de travail qui se profile à l'horizon, recevoir en pleine tronche le silence absolu d'un chauffeur bedonnant et démotivé agit tel un détonateur sur notre mauvaise humeur. Tandis qu'admirer un jeune homme digne de faire les covers de magazines, souriant et qui murmure "bonjour" d'une voix délicieuse, ça désamorce toute envie de râler.

Merci la TEC.bus photo bia bouquet

07:13 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

25
mar

Pétitionnons ensemble !

La mode est aux pétitions. Contre les corridas, contre la vente de peau de bébés phoques, contre la maltraitance de ceci ou cela. Tout ça c’est bien beau mais est-ce que ça sert à quelque chose ?

Passque moi aussi j’ai ma pétition là à droite en haut, et j’ai beau avoir 47 signatures, c’est pas pour ça qu’un magazine me contacte hein ! Comment ça 47 signatures c’est pas assez ? Comment ça il en faut au moins 10.000 ? Ben vous zattendez quoi pour signer alors ?

Moi je veux des pétitions, à ne plus avoir le temps de les signer, pour des futilités, pour des absurdités, pour des vérités. Je veux pétitionner :

Pour que Skynet daigne se pencher sur mon problème d’IMU. Passqu’un IMU qui renvoie sur Skynet et non sur mon blog, j’appelle ça du détournement d’internautes. Limite des enlèvements organisés.

Pour que le changement d’heure soit remisé aux oubliettes. Ou qu’il ait lieu le lundi avec congé toute la journée pour s’en remettre.

Pour interdire les manifestations d’affection dans des lieux publics. Tous ces amoureux qui se bécotent, j’en peux plus. Va y avoir du grabuge si ça continue. Je ne réponds plus de moi.

Pour supprimer les allergies. On devient allergique à tout et n’importe quoi, c’est plus possible ! Je fais une allergie aux allergies.

Pour avoir de la musique dans les rues. En permanence et pas uniquement durant les fêtes.

Pour la création d’un Lovethon sur RTLTVI : l’argent récolté servirait à la création d’un élixir d’amour indéfectible : tout qui le fait boire à autrui est assuré de son amour éternel. Je ne sais pas encore à qui je ferais boire ma fiole.

Pour supprimer les lundis au soleil à travailler (donc demain je reste chez moi, je peux, alleeeeeez, steplééééééé ?)

Pour capturer les GSM à l’entrée des cinémas. Ça devient impossible, tous ces écrans qui s’allument durant le film. Plus moyen de se concentrer.

Pour que les femmes gagnent le même salaire que les hommes, à travail égal. Ça devient insupportable, ces différences infondées. Y’en a marre.

Pour interdire le tabac dans les agglomérations. A force de ne plus sentir l’odeur dans les lieux publics et les restos, j’en viens à ne plus la supporter du tout.

Pour le régime de 25 heures semaines avec compensation et mise au turbin des sans emplois, ça fera des contents dans les deux camps. Sans diminution salariale, est-il besoin de le préciser ?

Qui a dit que j’avais l’âme d’un dictateur ? Qu’il se dénonce ou j’en fais fusiller quinze au hasard.

20:29 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

21
mar

Les filles sont jolies dès que le printemps revient (Hugues Aufray)

J’adore le printemps. C’est comme une renaissance, chaque année. J’ai (parfois) envie de grand nettoyage. J’ai (souvent) envie de repas légers et frais (en remplacement des lasagnes pizzas quiches). Je me pâme devant les premiers perce-neige. J’admire les jonquilles. Je bave devant les crocus et autres bulbes. Je suis émue (oui, émue, c’est bête mais c’est ainsi) devant les premiers bourgeons que je distingue. C’est la vie. C’est le miracle de la vie, année après année. Et je trouve ça émouvant, voilà. Et puis bientôt, les canards de ma Meuse seront suivis d’une nuée de petits, c’est pas émouvant ça, hein, ma bonne Dame ?

Très bientôt, en plus des crocus, des canetons et des jonquilles, fleuriront dans nos magazines des articles hautement intellectuels et passionnants (culpabilisants ?) du genre « un ventre plat pour l’été », « un corps de déesse pour l’été », « en pleine forme (et sans les formes) pour l’été », « le régime cinq jours pour l’été » « perdez cinq kilos pour l’été » « préparez déjà votre été ».

Moi je veux un homme pour l’été. Et je ne serai exigeante que sur une chose : un homme au sang sucré, dont les moustiques tomberont instantanément amoureux.

07:17 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |