6
avr

Une brique dans le ventre

J’ai une passion inavouée : l’immobilier. Sans doute liée à ma passion avouée pour la déco. Je ne suis pas hyper douée en décoration, mais j’adore ça. Par conséquent j’adore admirer la déco chez les autres. Et visiter leur modeste ou moins modeste demeure. De là vient sans doute mon goût pour l’immobilier.

Le jour où je déciderai de me recycler, lorsque je n’aurai plus d’inspiration pour écrire, lorsque j’aurai eu mon C4 pour cause de consultation intensive des statistiques et commentaires de mon blog, j’ouvrirai une agence immobilière honnête. Précurceuse (féminin de précurseur, je suis pour la féminisation des profession) en la matière, l’Anaïs. Des agents immobiliers honnêtes, ça court pas les rues.

Alors quand, rentrant du cinéma l’autre jour (oups j’ai pas parlé de ce sympathique petit film encore), lorsque je constate que j’ai lu les programmes dans mon new Ciné revue par erreur, que par conséquent cette émission passionnante sur les opérations des bébés in utero est remplacée par une émission sur l’immobilier en France, je sais, je sens, je pressens, que c’est un signe du destin.

Ce qui est clair en tout cas c’est que je n’irai jamais vivre à Paris, à moins de devenir richissime d’ici peu (ce dont je doute cruellement). 2.500 eur pour un appart deux chambres (sans fenêtre les chambres), 1.200 eur pour un 40 m². Sont-ils tous devenus fous ? Sont-ils tous devenus multimillionnaires ? Moi qui ne gagnerai 2.500 eur par mois qu’à l’âge canonique de 118 ans, je n’ose imaginer qui gagne assez pour se permettre un tel logement. Enfin parait qu’à Paris, on gagne super bien sa vie. Si. Je vous jure. Je l’ai lu dans Marie-Claire. Des wonder woman qui expliquaient à quoi elles dilapidaient leurs salaires mirobolants. Il m’a fallu un WE pour m’en remettre. Car elles osaient communiquer des chiffres : 3.000, 6.000, 10.000 eur par mois… ça laisse rêveuse.

Dans ces circonstances, oui, je veux bien aller à Paris. Y a-t-il un agent immobilier capable de me trouver un loft à Saint-Germain dans la salle ?

11:31 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
mar

Engagez qu'ils disaient !

Est-ce le printemps qui me met des lunettes roses (enfin, quasi virtuel, le printemps) ou la TEC Namur a-t-elle décidé d'investir dans de nouveaux chauffeurs engagés sur base de critères strictement physiques ?

Depuis une semaine, je ne vois que des apollons au volant des bus !

La TEC a dû comprendre que, lorsqu'on monte dans un bus, énervée par son retard, par la pluie, par la vie, par la nuit qu'on vient de passer, par la journée de travail qui se profile à l'horizon, recevoir en pleine tronche le silence absolu d'un chauffeur bedonnant et démotivé agit tel un détonateur sur notre mauvaise humeur. Tandis qu'admirer un jeune homme digne de faire les covers de magazines, souriant et qui murmure "bonjour" d'une voix délicieuse, ça désamorce toute envie de râler.

Merci la TEC.bus photo bia bouquet

07:13 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

25
mar

Pétitionnons ensemble !

La mode est aux pétitions. Contre les corridas, contre la vente de peau de bébés phoques, contre la maltraitance de ceci ou cela. Tout ça c’est bien beau mais est-ce que ça sert à quelque chose ?

Passque moi aussi j’ai ma pétition là à droite en haut, et j’ai beau avoir 47 signatures, c’est pas pour ça qu’un magazine me contacte hein ! Comment ça 47 signatures c’est pas assez ? Comment ça il en faut au moins 10.000 ? Ben vous zattendez quoi pour signer alors ?

Moi je veux des pétitions, à ne plus avoir le temps de les signer, pour des futilités, pour des absurdités, pour des vérités. Je veux pétitionner :

Pour que Skynet daigne se pencher sur mon problème d’IMU. Passqu’un IMU qui renvoie sur Skynet et non sur mon blog, j’appelle ça du détournement d’internautes. Limite des enlèvements organisés.

Pour que le changement d’heure soit remisé aux oubliettes. Ou qu’il ait lieu le lundi avec congé toute la journée pour s’en remettre.

Pour interdire les manifestations d’affection dans des lieux publics. Tous ces amoureux qui se bécotent, j’en peux plus. Va y avoir du grabuge si ça continue. Je ne réponds plus de moi.

Pour supprimer les allergies. On devient allergique à tout et n’importe quoi, c’est plus possible ! Je fais une allergie aux allergies.

Pour avoir de la musique dans les rues. En permanence et pas uniquement durant les fêtes.

Pour la création d’un Lovethon sur RTLTVI : l’argent récolté servirait à la création d’un élixir d’amour indéfectible : tout qui le fait boire à autrui est assuré de son amour éternel. Je ne sais pas encore à qui je ferais boire ma fiole.

Pour supprimer les lundis au soleil à travailler (donc demain je reste chez moi, je peux, alleeeeeez, steplééééééé ?)

Pour capturer les GSM à l’entrée des cinémas. Ça devient impossible, tous ces écrans qui s’allument durant le film. Plus moyen de se concentrer.

Pour que les femmes gagnent le même salaire que les hommes, à travail égal. Ça devient insupportable, ces différences infondées. Y’en a marre.

Pour interdire le tabac dans les agglomérations. A force de ne plus sentir l’odeur dans les lieux publics et les restos, j’en viens à ne plus la supporter du tout.

Pour le régime de 25 heures semaines avec compensation et mise au turbin des sans emplois, ça fera des contents dans les deux camps. Sans diminution salariale, est-il besoin de le préciser ?

Qui a dit que j’avais l’âme d’un dictateur ? Qu’il se dénonce ou j’en fais fusiller quinze au hasard.

20:29 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

21
mar

Les filles sont jolies dès que le printemps revient (Hugues Aufray)

J’adore le printemps. C’est comme une renaissance, chaque année. J’ai (parfois) envie de grand nettoyage. J’ai (souvent) envie de repas légers et frais (en remplacement des lasagnes pizzas quiches). Je me pâme devant les premiers perce-neige. J’admire les jonquilles. Je bave devant les crocus et autres bulbes. Je suis émue (oui, émue, c’est bête mais c’est ainsi) devant les premiers bourgeons que je distingue. C’est la vie. C’est le miracle de la vie, année après année. Et je trouve ça émouvant, voilà. Et puis bientôt, les canards de ma Meuse seront suivis d’une nuée de petits, c’est pas émouvant ça, hein, ma bonne Dame ?

Très bientôt, en plus des crocus, des canetons et des jonquilles, fleuriront dans nos magazines des articles hautement intellectuels et passionnants (culpabilisants ?) du genre « un ventre plat pour l’été », « un corps de déesse pour l’été », « en pleine forme (et sans les formes) pour l’été », « le régime cinq jours pour l’été » « perdez cinq kilos pour l’été » « préparez déjà votre été ».

Moi je veux un homme pour l’été. Et je ne serai exigeante que sur une chose : un homme au sang sucré, dont les moustiques tomberont instantanément amoureux.

07:17 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

8
mar

"Les femmes, c'est du chinois, les comprenez-vous ? moi pas" (Gainsbourg) - journée de la femme

Un de mes grands fans (si si c’est un de mes plus grands fans, j’en suis intimement persuadée, il ne vit plus que pour mon blog, se lève pour mon blog, se couche en pensant à mon blog) m’a dit un jour, y’a pas si longtemps, je cite (et décline toute responsabilité sur les propos qui suivent) « quand j’étais môme, j’avais peur de bander (sic - grossier personnage qu’il est) quand l'infirmière m’auscultait ».  Ne me demandez pas comment on en est arrivés à parler de ça, je n’en ai plus aucune idée, mais alors là vraiment aucune idée ! Franchement Anaïs t’as intérêt à aller à confesse dimanche, avant d'aller chercher croissants et 7Dimanche, parler ainsi de choses impures avec un quasi inconnu, paaaaas bieeeeen !

 

Etrangement, c’est une chose qui fait que j’ai toujours été ravie d’être une femme, ne pas avoir cette crainte d'une manifestation incontrôlée de virilité (avouez que cette expression de mon cru est nettement plus poétique…).

 

Enfin une des choses.

 

Parce que c’est démentiel d’être une femme.

 

On peut se maquiller, se pomponner, se chouchouter, s’arracher les poils, masser sa cellulite, compter les calories jour après jour.

 

On a un joli corps tout en courbes, en relief.  Ode à l'esthétisme.

 

On peut aller bosser habillées comme on veut, sans subir l'obligation du "costume cravate".

 

On peut se colorer les cheveux en noir corbeau, en blond Marilyn, en roux Mylène Farmer.

 

On ne doit pas se demander "je porte à droite ou a gauche ce matin" ?  je me laisse pousser un bouc ou pas ? slip ou calebard ?

 

On ne doit pas draguer, faire du rentre-dedans, on peut laisser aller les choses (et rester célibattante des siècles durant, snif).

 

On peut s'acheter des trucs Hello Kitty en douce, lire des Harlequin en cachette, faire des câlins aux enfants et aux animaux, pleurer sans s'entendre dire "sois un homme, ça ne pleure pas un homme".

 

On peut avoir des sautes d'humeur, des envies soudaines, des crises de boulimie, on trouvera toujours comment les justifier (c'est hormonal mon cœur…).

 

On peut être une femme, tout simplement, comme le dit si bien Sardou.

 

Reste à supprimer les règles douloureuses, les rides, le voile imposé, la barbarie de l’excision*, les hommes qui confondent épouse et punching ball, les tâches ménagères réservées soi-disant aux femmes, le harcèlement sexuel, le spéculum glacial en métal qui déchire les entrailles, les hommes qui prennent notre corps pour leur propriété (on appelle ça des violeurs), les différences injustifiées de salaires, les lapidations, le cancer du sein pour que nos nènès ne soient plus qu'un biberon bien chaud pour nos bébés et un coussin douillet pour nos hommes, et le nirvana s'ouvrira à nous.

 

*L'excision est pour moi une barbarie sans nom.  Voici ce qu'on en dit sur le net : l'excision est l’ablation de la partie externe prépondérante du clitoris et de son capuchon, et des petites lèvres (clitoridectomie). Elle est considérée comme une mutilation génitale féminine (MGF) dans la plupart des pays du monde, y compris ceux où elle est pratiquée. De nombreuses organisations militent pour son abolition mondiale. Géographiquement, la pratique se rencontre en de nombreuses parties du monde, mais elle est plus courante en Afrique et dans certaines parties de l’Asie du Sud Est. On considère qu’environ 130 millions de femmes ont subi une excision (principalement en Afrique). Environ 2 millions de fillettes sont susceptibles de subir une telle mutilation tous les ans.  La forme de mutilation génitale féminine la plus extrême qui soit, est nommée infibulation ou circoncision pharaonique. Elle consiste à l’ablation totale du clitoris, des petites lèvres et des grandes lèvres à l’entrée du vagin. De plus, l’entrée de ce dernier est cousue jusqu’à ce qu’il ne reste qu’une fine ouverture servant aux écoulements menstruels (le plus souvent, pour préserver la virginité d’une petite fille ; l’opération est alors ensuite complétée à l’adolescence par une excision véritable ou peut être renversée par un parent ou le mari lors du mariage).  Dans les pays occidentaux, ces pratiques se retrouvent dans les communautés issues de ces pays. L’excision est considérée comme une mutilation grave et injuste dans les pays occidentaux, mais aussi par des organisations internationales telles que l’ONU, l’OMS et l’Unicef . Dans la plupart des pays occidentaux, elle est poursuivie et punie comme un crime grave. Il subsiste quelques régions du monde, notamment dans certains pays d'Afrique, où cette pratique reste tolérée au nom de la tradition. source et plus d'infos sur  http://fr.wikipedia.org/wiki/Excision8mars

photo www.bia-bouquet.be 

 

09:13 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |