16
jan

Cui cui, je suis cuite

Cette nuit j’ai rêvé.  Comme toutes les nuits sans doute, mais ce rêve était… mémorable.  Je suis chez de vagues amis.  Ils ont un canari.  J’aime pas trop les oiseaux je dois dire.  Non que je leur veuille du mal, mais ils me laissent indifférente.  Je ne suis pas du genre à m’extasier sur le premier perroquet qui passe, comme je le fais face à un rongeur.  

Mais ce canari est exceptionnel.  Câlin, il se tortille sur moi pour se faire caresser.  Espiègle, il se glisse dans un petit vêtement pour faire un numéro de cirque.  Affectueux, il est sans cesse perché sur mon épaule à tenter de capter mon attention.  

Ses maîtres en sont fous, mais j’apprends qu’ils vont devoir s’en séparer à cause de la nouvelle loi et du recensement.  En effet, à la manière de la nouvelle loi sur les armes belges, tout qui possède un canari devra le signaler.  Pire, si le détenteur d’un canari ne détient pas également un piano pour permettre à son animal de s’exercer, il devra le rendre.  Mes hôtes, très honnêtes, ont décidé de rendre leur petit animal, même si cela leur déchire le cœur.  Ils n’ont pas de piano.  Je suis triste et révoltée.  

Je décide alors de rédiger un billet « j’ai testé la nouvelle loi », en interrogeant en douce les créateurs de cette loi et les détenteurs de canaris.  Mon souvenir est vague quant à cette partie du rêve, je sais juste que ça ferait un bon billet.  Mes doigts me démangent.

Voilà où j’en suis Mesdames et Messieurs : vlà que je rêve de mon blog et que je rédige des billets en songe.  Je suis définitivement foutue.  Vous me retrouverez bientôt en photo dans la presse people, un entonnoir sur la tête.
 
 zicmu_mars_canari

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

11
déc

He’s back

bottes
Samedi soir, je suis allée au cinéma.  Que suis-je allée voir, me demandez-vous ?  Ce n’est pas le thème du billet, mais je veux bien, dans un élan d’abnégation, et passque vous êtes sages, vous le dire.  Chuis allée voir « Ce soir j’habite chez toi », une petite comédie romantique française avec Mélanie Doutey (et comme l’a dit chais plus qui sur son blog, Mélanie Doutey sera toujours Clara Sheller pour moi) et un acteur français échevelé dont j’ai oublié, comme d’hab, le nom.  Il jouait dans Podium.  Un petit maigre.  Mais non pas Poelvoorde.  L’autre.  J’ai vu « Ce soir je dors chez toi ».  Un chouette film que je vous conseille si vous avez envie de rire et de fondre devant de bons sentiments.  Rien d’intellectuel, du pur divertissement comme je les aime.

Revenons à nos moutons, ou plutôt à nos bottes, car c’est bel et bien d’une histoire de bottes qu’il s’agit.  

Pour me rendre au ciné, j’avais chaussée mes avant-dernières bottes noires.  Et oui, vous le savez, malgré ma bonne résolution « pas de bottes pas de manteau en 2007 », j’ai craqué à moitié.  A moitié seulement, puisque j’ai acheté deux paires de bottes, mais je n’ai pas acheté le moindre petit manteau cet hiver.  A moitié.  Ça mérite les félicitations du jury non ?  (qui a dit « Anaïs, l’hiver commence dans dix jours ».)

J’ai donc mis mes bottes et j’ai vu un bon film.

Rien à signaler.

Dimanche matin, je suis allée chercher mon 7dimanche.  Et pour ce faire, j’ai chaussé mes avant-dernières bottes noires.  Il était tard, plus de 9h30. La foule en délire faisait la file pour son quota hebdomadaire de croissants.  Il restait quelques 7dimanche seulement.  J’avais envie de croissants.  Je me suis pieusement placée dans la file.  Puis ma mauvaise conscience (celle qui veille à mon taux de cholestérol et à mon tour de taille) a fait son apparition et m’a susurré à l’oreille « Anaïïïïïs, est-ce bien raisonnable ?  As-tu vraiment besoin de croissants ? »  J’ai craqué, j’ai fait demi-tour, mon 7dimanche sous le bras, aucun croissant en main, et je suis rentrée at home.

J’ai donc mis mes bottes et j’ai mangé du pain grillé.

Rien à signaler.

Dimanche soir, j’ai préparé mes vêtements pour le lendemain, comme chaque soir, en ménagère parfaite que je suis.  J’ai donc installé mon pantacourt en jeans, mon pull rayé, mon petit ensemble de lingerie gris, mes grandes chaussettes hyper sexys noires, et mes avant-dernières bottes noires (vous l’aurez compris, je m’y sens comme dans des pantouf’).  Le tout dans la salle de bains.  J’ai programmé mon chauffage pour avoir 33 degrés le lendemain à l’aube.  Et je suis allée faire dodo.

Rien à signaler.

Lundi matin, j’ai pris ma douche, j’ai lavé ma toison d’or (ben quoi, l’or noir, ça existe, que je sache), j’ai terrorisé mon cor au pied, comme chaque matin, il a résisté, comme chaque matin.  J’ai brossé mes canines, séché ma toison d’or, etceteri etcetera.  Je vous passe les détails sordides de mes rituels quotidiens (curetages oreilles, vaporisations anti-odeurs…)

Puis j’ai enfilé mes bottes.  Mes avant-dernières bottes noires.  Celles-là même qui m’avaient accompagnées samedi.  Qui m’avaient accompagnées dimanche.  Et j’ai senti quelque chose à l’intérieur de la botte droite.  Quelque chose de désagréable.  De piquant.  De « rêche », comme on dit chez moi.  J’ai pensé que la semelle intérieure, trempée de sueur (c’est frais), avait dû se racrapoter en un magma infâme et puant.  J’ai donc introduit la main dans ma botte droite, et j’en ai ressorti… un billet de vingt zeuros.

Tout plié.  En deux, puis en deux, puis encore en deux.  Tout au fond de la botte.

Personne n’est entré chez moi durant le week-end.

La botte était vide samedi soir.  Elle était vide dimanche matin.  Je l’ai ensuite déposée dans la salle de bain, droite comme un I.  Et vide.

Alors ?

Saint-Nicolas, c’est toi ?

Dessin d’Isacile, que je remercie. 

11:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

16
oct

La beauté, ça fait du bien

coco
Je ne sais pas vous, mais pour ma part, dès que j’ai découvert Keira Knightley (à prononcer Kiiiiira Naïtliii, enfin je pense, a-t-on idée de porter un nom si peu français), dans Love Actualy (cette scène mémorable de la cassette vidéo du mariage, sur fond de musique sublime, me fait pleurer chaque fois, c’est inévitable, tant sur la stupeur de Keira que sur la douleur de ce beau brun ténébreux secrètement amoureux d’elle), bref, dès que je l’ai vue, j’ai été estomaquée par sa beauté toute fraîche, toute naturelle.  Elle semble ne pas se rendre compte qu’elle est si belle, et ça la rend encore plus belle.

Je l’ai ensuite vue dans Orgueil et Préjugés, ce qui a renforcé mon opinion (et puis cette histoire d’amour avec un brun ténébreux, aaaarghhhh).

Paraît aussi qu’elle joue dans Pirates des Caraïbes, mais moi je veux pas voir ce film, jamais, jamais, malgré le beau Johnny.  Pas mon genre du tout.  Pas envie de cauchemarder, ni d’insomniser.

Bref, quand j’ai découvert que la nouvelle pub Coco Mademoiselle la mettrait à l’honneur, la belle Keira (à moins que ce ne soit elle qui mette à l’honneur le parfum, mais qu’importe), j’ai immédiatement su que j’allais aimer.  Comme j’ai aimé Nicole Kidmann pour Chanel Numéro 5 (comment ne pas aimer : Clair de Lune de Debussy en fond sonore, et un brun ténébreux en cadeau bonux).  Comme j’ai aimé, à l’époque, Vanessa Paradis pour Coco Chanel.  Et j’ai aimé.  Les images.  La musique.  L’ambiance.  Superbe.

Ces publicités sont tellement sublimes que je suis convaincue qu’elles parviendraient à me rendre jolie si j’étais embauchée pour la promo Chanel.  Si, je vous jure, si ça tombe c’est possible !  On pourrait par exemple, dans un souci de modestie extrême, créer un parfum prénommé Anaïs.  Ah non, ça existe déjà, sacrebleu.  Tant pis…

Quoi qu’il en soit, je vous laisse découvrir ce petit chef-d’œuvre

11:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (23) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

27
jui

Un fauteuil pour Anaïs

Skynetblogs relaie la demande d'une internaute française : elle lance un appel aux dons pour financer le fauteuil roulant d'une de ses amies. Sa démarche semble avoir touché Skynet, tandis que les internautes sont partagés : certains s'émeuvent, d'autres s'énervent, d'autres encore s'offusquent.

Pour ma part, si je trouve l'initiative généreuse, je n'apprécie pas tellement ce genre de démarche nébuleuse (car le blog, s'il est noyé de remerciements aux donateurs, ne donne aucune précision sur le fauteuil roulant en question, les raisons de son non remboursement par la mutuelle et la façon dont seront gérés les dons, et moi, avant de donner quoi que ce soit, j’aime tout savoir), d'autant que la responsable s'est autorisée à squatter pas mal de blogs en y distillant ses appels à l’aide par commentaires, et s'il y a bien une chose qui m'insupporte, c'est de voir mon blog pollué par des commentaires qui n'ont aucun rapport avec le sujet du billet.

Cette invasion des blogs (uniquement les 30 premiers des classements Skynet, donc pas le mien) a eu des résultats, les dons commencent à arriver.

Alors, m'est venue une idée (tilt). Et oui, de temps en temps, j'ai des idées. Attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, je ne parle pas de bonnes idées, juste d'idées.

J'ai moi aussi besoin d'un nouveau fauteuil. J'ai donc zoné un peu sur le net à la recherche du fauteuil idéal pour mon chaste séant. Et j’ai trouvé le fauteuil de mes rêves, dont coût 2.545 eur.

Je fais donc appel à votre générosité, chaque petit minuscule euro sera le bienvenu dans ma cagnotte. Alleye quoi une fois, soyez généreux pour Anaïs qui occupe vos dures journées de taf…

Si les dons dépassent largement la valeur dudit fauteuil, ce dont je ne doute bien entendu pas, le surplus servira à financer mon second rêve : un siège éjectable.

J'aimerais en effet trouver (enfin façon de parler) 500.000 eur (si c'est un million c'est encore mieux, of course) pour quitter boss adoré et blogguer toute la journée chez moi en compagnie du rat. Chouette programme non ?

Vous pouvez vous assurer du prix du fauteuil sur http://www.gillesnouailhac.com/fauteuil

07:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

20
jui

Viens près de moi que je te masse

J’adore me faire masser. Je pense que déjà dans le ventre de ma tendre môman, je m’auto-massais en me frottant le dos contre les parois de l’utérus. Et qu’à peine née, je ne pleurais pas pour avoir à boire ou à manger, mais pour un petit massage. D’ailleurs à l’époque, je détestais manger, c’était le drame de la famille (situation qui s’est malheureusement inversée depuis).

Toute gamine, je réclamais sans cesse des massages. Ma bonne-maman devait s’y coller chaque mercredi. Ma môman chaque samedi. Même avec mes copines, on se faisait des séances de massage réciproques. Et il fallait que ça dure. Et il fallait que ce soit varié. Pas question de passer et repasser machinalement au même endroit : ça irrite la peau et enlève tout le plaisir du massage. Ah mes pauvres aïeules, elles en ont bavé. Mais je soupçonne qu’elles aient apprécié ces petits moments de complicité.

Et puis j’ai grandi. Et quand on est ado, on n’ose plus demander des massages. Ça ne se fait pas. Snif.

Je souffre depuis lors d’un manque chronique de massages.

J’ai bien rencontré l’un ou l’autre homme qui aimait ça, mais ils se font rares, très rares, et, souvent, espèrent un cadeau bonux en retour, si vous voyez ce que je veux dire.

Moi j’aime le massage désintéressé, gratuit, spontané.

Mon dernier en date (payant, lui – le massage, pas l’homme), c’était pour mon anniversaire, cette journée hivernale vouée aux points G (voir le post là à droite, plus bas, plus bas). Un massage au miel, succulent. J’en rêve encore.

Bon, revenons à des choses pratiques. Flair nous énumère les divers types de massages (ne courez pas l’acheter, je parle d’un Flair qui date déjà de quelques semaines ou mois) : massage ayurvédique (indien : rééquilibre, détend), massage crânien (relaxant), massage aux pierres chaudes (pour muscles fatigués), Shirodhara (flot d’huile chaude sur le front… à tester), masssage des pieds (non ça, moi vivante, JAMAIS), Reiki (japonais : apposition des mains), massage holistique (rééquilibre le corps et l’esprit et éloigne les mauvaises ondes), réflexologie (tout le monde connaît – vise à aténuer des douleurs), massage à quatre mains (aaaargh, nirvanesque), massage de luxe au nacre, au caviar, au chocolat, aux perles (utile pour la peau), massage suédois (tonifiant), massage thaï (non couchée, beurk), massage coréen (secouer le corpts dans tous les sens… je dis bof bof), massage aux herges (mmmh), lypossage (anti-cellulite comme son nom l’indique).

Oufti ! Et ben ! Mamma mia ! Sacrebleu ! Quel choix ! Je prendrai juste un massage, quel qu’il soit, avec un cocktail et une dose de soleil. Merci.

Ce billet est illustré par malak, que je remercie et que vous découvrirez sur www.malak.be/blog/. Son style est génial, à la fois tendre et précis, moi j’adoooore. Malak, c’est quand tu veux pour une autre illustration… (message subliminal)massage02pt

10:44 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |