8
jan

Tic tac tic tac tic tac

J'ai fait un cauchemar atroce il y a un petit temps déjà.  Mais vraiment abominablement abominable : j'étais enceinte.

Oui, bon, pour certaines, c'est plutôt un rêve, mais dans ma nuit agitée, cela sonnait comme un cauchemar, et cela sonnait le glas de ma vie pépère célibataire, de mes grasses matinées, de mes soirées pizzas et de mon blog (là, vous sentez le cauchemar, maintenant ?).

Donc, j'étais enceinte et je me posais une question qui peut choquer, je le concède, même si personnellement je n'ai pas de problème avec ça : j'avorte ou j'avorte pas.  Pas le temps de répondre, ni d'accoucher d'ailleurs, et paf patatras, je me retrouve avec un marmot braillard dans les bras.  Braillard et avide de lait maternel, puisque je passais toute la fin de mon rêve à tenter de le nourrir au sein. 

Je me suis réveillée en sursaut, j'ai vérifié qu'aucune goutte de lait ne sortait de mon téton, qu'aucun bébé ne squattait ma chambre d'ami.  Ouf.

Je me suis ensuite demandé si c'était un coup de mon horloge biologique qui se réveille et veut me faire passer un message (elle a mal choisi sa tactique, un doux rêve de bébé gazouillant, souriant, tout doux tout sent-bon aurait mieux convenu, mais soit) ou plutôt un coup de mon inconscient qui me travaille dans le but de me faire comprendre que je ne suis définitivement et catégoriquement pas faite pour élever un marmot.  Qu'on se le dise.

Après réflexion.  J'en sais trop rien...

J'ai raconté ce rêve pas bleu à Mostek et Moustique (à l'époque, elle était encore présente - minute de silence please), m'interrogeant sur son sens caché.  Envie de bébé ou pas envie de bébé ?  Après réflexion, et vu mon grand âge qui fait que ce n'est pas la première fois que j'y pense, ma conclusion est la suivante : plutôt pas envie de bébé qui hurle, ni d'enfant qui râle, ni d'ado qui se tait, ni de Tanguy at home. 

Et quelques jours après ce rêve étrange et pénétrant (d'une femme inconnue et qui m'aime et que j'aime, oups non, c'est pas ça), nous discutions entre collègues, ou plutôt nous nous lamentions, sur notre cellulite, nos rides, notre vie sordide et le temps qui passe sans que rien ne se passe (meuh non j'exagère pas), et nous comparions nos vies.

Exemples : "te plains pas, toi t'as un mari des enfants et un chien (champion des taches, gazon graisse et vin - pour ceux qui s'en souviendront), moi j'ai que dalle", "oui mais toi t'es encore jeune, ça viendra, tandis que moi", "oui mais moi j'ai même pas d'amoureux", "et moi non plus et chuis plus vieille que toi en plus", "et moi j'ai même pas de maison à moi rien qu'à moi", "mais toi t'as ton livre, c'est chouette", "mais ça suffit pas au bonheur"... c'était à qui trouvait le plus d'exemples de son existence morne et inintéressante, voire les deux. 

Soudain, je lâche "oui mais moi, j'ai pas d'amoureux, j'ai même pas d'enfant, personne ne m'aime, je veux mouriiiiiiiiiiiiiir".

Et Moustique de me répondre "ben de toute façon tu l'as dit l'autre fois, quand on parlait de ton cauchemar, t'as pas trop envie d'avoir des enfants".

Je sais je sais je sais.  Ai-je déjà dit que j'étais un tantinet une contradiction faite femme (et que celui qui ose émettre l'idée que contradiction et femme sont synonymes lève le doigt). 

Le problème est que j'ai pas envie d'avoir des enfants, tant que cela m'est possible.  J'aime l'idée que, si un jour je le veux, je le peux.  Voilà tout.  ça fait toute la différence.  Le jour où je serai ridée comme une vieille patate qui traîne et que tout espoir sera perdu, je parie que j'aurai une soudaine envie d'avoir un ange à dorloter bercer aimer câliner.

Vous comprendre la différence ?  Tant que moi pouvoir avoir bébé, moi pas y penser.  Mais si moi plus pouvoir avoir bébé, moi peut-être avoir alors envie bébé.  Moi aimer pouvoir avoir bébé même si pas envie bébé. 

Argh, vie cruelle, faite de contradictions et de femmes indécises.

En plus je viens de lire dans un Flair qu'à partir de 36 ans les ovocytes se raréfient.  Argh, il me reste si peu de temps pour trouver un homme me marier acheter une maison un chien un chat un lapin un iguanodon être heureux ensemble et avoir beaucoup d'enfants.

 

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
nov

Barack casse la barraque

Y'a que moi pour avoir imaginé que la presse utiliserait ce démentiel jeu de mots ringard pour immortaliser ce moment décrit comme historique.

Oui, bon, la politique c'est pas mon fort.  Mais les élections américaines ont ce petit côté spectaculaire qu'on ne trouve pas en Europe, et certainement pas en Gelbique.  Et puis, toute la presse avait transformé sa première page en drapeau américain ce jour, alors je ne pouvais nier l'événement.

Chuis contente qu'il ait gagné, sans raison particulière, si ce n'est ce pied de nez qu'il fait à tous ceusses qui ne pouvaient imaginer qu'un noir (même un demi) puisse devenir un jour président des Etats-Unis.  J'ose dire un « noir », j'ose dire « noir », même si, apparemment, de nos jours, c'est devenu un gros mot, qu'on remplace souvent par « black », comme si c'était plus poli.  Jusqu'à nouvel ordre, la couleur de peau n'est pas une insulte...

Enfin bref, chuis contente, alors j'ai regardé le journal, pour une fois.  Et j'y ai vu Yves Leterme se réjouir.  Ce qui m'a réjouie.  Jusqu'au moment où on lui a posé la question qui tue « un Premier Ministre de couleur, en Belgique, ça peut s'envisager ? »... Réponse « euh, oui, ça peut s'envisager, mais ce n'est pas à l'ordre du jour ... » 

Son enthousiasme crevait l'écran, c'est le moins qu'on puisse dire.  Un peu comme si on lui avait demandé « Monsieur le Premier Ministre, une poule Premier Ministre, à l'avenir, ça peut s'envisager ? »

Et après tout, pourquoi pas ?  Une poule serait peut-être aussi compétente, si ce n'est plus...

Je dis ça je dis rien.  La politique et moi ça fait trois.

poule

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

14
oct

Petite Fée et son monde

(En attendant de vous conter mes aventures parisiennes, je vous conte... de fées, via un texte écrit sur le thème "décrivez le monde d'une petite fée").

Lundi matin, dans une forêt encore préservée de toute présence humaine.  Tout est calme.  Caché derrière un chêne centenaire, à l'abri d'un feuillage dense, un champignon semblable à tous les champignons, ou presque, abrite une créature au regard aussi lumineux que sa voix est douce : Petite Fée.

Il est 7 heures du matin déjà, et Petite Fée quitte doucement ses rêves.  C'est une goutte de rosée qui, par un processus complexe fait de glands et de poulies d'herbe, glisse afin d'effleurer son visage, faisant d'une pierre deux coups : réveil et toilette légère.  Quelques grillons en profitent pour lui susurrer à l'oreille des mots doux, afin que sa journée soit parfaite.

Elle quitte ensuite la feuille de chêne qui lui sert de lit et se dirige vers sa penderie.  Le choix sera difficile, les vers à soie lui ont offert quatre nouvelles tenues hier : une robe rose romantique, un ensemble tunique / pantalon d'un jaune pétillant, une jupe vaporeuse d'un noir de jais et une longue tunique blanche qui met joliment ses formes en valeur.  Elle opte finalement pour la robe rose car elle a un rendez-vous ce soir.  A 21h07 précises.  Ne le répétez à personne, mais elle en est toute excitée.  Comme tous les soirs, d'ailleurs.  Un rendez-vous récurrent, qui n'a pourtant jamais lieu à la même heure, pimentant ainsi cette relation tendre et charnelle.  Un rendez-vous bref, mais tellement intense que Petite Fée s'en contente largement.  Il fait son bonheur, n'est-ce point l'essentiel ?

Une fois habillée, notre Fée réalise à quel point elle a faim.  Elle quitte son champignon géant pour aller cueillir quelques fleurs comestibles au jardin.  Un sifflement lui suffit à appeler quelques abeilles, lesquelles font couler leur nectar sur les pétales, afin que Petite Fée se régale.  Une coquille de noix remplie de lait d'ânesse, apportée par sa meilleure amie Papillone, clôt ce frugal repas.

Il est temps, ensuite, pour Petite Fée, de partir travailler.  La vie de Petite Fée n'est pas de tout repos, comme celle de toute fée qui se respecte, bien entendu.  Une véritable fée se doit de répandre le bien autour d'elle, jour après jour après jour après jour.  Nuit après nuit après nuit après nuit.

Le planning de la journée est chargé.  A 10h, Petite Fée transforme trois chenilles en papillons, d'un coup de baguette magique.  A 11h, ce sont trois crapauds qu'elle embrasse, afin de leur rendre leur apparence de princes charmants.  Après une brève pause aux fins de se sustenter d'une cerise juteuse, Petite Fée court au chevet de Madame Milpat, dont le membre numéro 879 est cassé.  Un petit miracle la remettra sur pied... enfin sur pattes.  Dès 14h, elle répare deux coquilles d'escargots ayant échappé de peu à quelqu'oiseau trop gourmand.  A 15h, elle se rend incognito à la maternité de la ruche, pour y bénir les nouveau-nés. 

Ensuite, elle s'offre le luxe d'un plongeon dans le lac.  A cette heure, l'eau est encore si chaude.  Savourant son plaisir, elle papote avec Kamel Léon, Hé Risson et Coque Cinelle, ses confidents de toujours.

A 19 heures, Petite Fée rentre au champignon, pour y dévorer une salade et quelques fraises sauvages.  Ensuite, elle se repoudre le nez, se recoiffe et vérifie son programme du lendemain, toujours aussi chargé.  Puis, lentement, elle se prépare l'âme et le cœur : l'amour de sa vie ne va plus tarder.

Il est 21h06.   Petite Fée s'installe devant son champignon.  Elle l'attend.  Elle est heureuse.  Heureuse comme jamais sans doute.  Le bonheur la rend encore plus jolie.  Dans quelques secondes, il sera là.  Elle sent déjà la chaleur l'envahir.  Cette chaleur qui n'atteint sa demeure que le soir.  Uniquement le soir.  Lorsqu'il la rejoint.  21h07.  Le voilà.  Elle réalise, une fois de plus, à quel point elle l'aime plus que tout au monde.  Ils se rapprochent.  Se retrouvent.  Se redécouvrent.  S'enlacent.  S'embrassent.  Font l'amour.  Puis se câlinent.  Se caressent.  Encore et encore.  Puis, comme chaque soir, il disparaît.  Comme chaque soir, jusqu'au lendemain.  A peine si elle a le temps de lui crier « je t'aime ».  Et pourtant, c'est qu'elle l'aime.  Follement.  Son Soleil.

Quoi de mieux qu'une illu de Mahaut ?  Et bien plusieurs illus, parce qu'elles collent totalement au sujet...

feefeeabfeecoccfeeescar

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

18
sep

Nike women va-t-il me faire aimer le sport ?

Vous le savez, ô lecteurs, je déteste le sport. Depuis toujours. Le sport et moi ça fait deux. Voire trois. Et même quatre. Passque, quand j'étais môme, un vilain maître nageur a voulu m'apprendre à nager, moi qui nageais (et nage encore) comme une grenouille à laquelle on aurait arraché les cuisses (pour les cuisiner à l'ail, vous l'aurez compris), en me jetant à l'eau comme une malpropre. Noyade assurée, of course. Passque, aux cours de sport à l'école, personne ne me voulait dans son équipe de volley, tellement j'étais nulle et incapable de rattraper la balle. Humiliant. Passqu'en gym, j'avais un tel vertige que monter sur les instruments me tétanisait. Déprimant. Bref, je hais le sport. Et il me le rend bien. C'est dire si les nouveaux spots "Here I Am" de Nike m'ont intriguée. Allaient-ils me donner, d'un coup d'un seul, une folle et soudaine envie de pratiquer enfin une activité sportive ? Cette série de petits clips animés montre à quel point l'endurance, la volonté d'y arriver, la motivation envers et contre tout, la résistance au stress, aux préjugés et aux critiques permet de réussir, dans tous les domaines et plus particulièrement celui du sport. Le clip de Maria Sharapova, particulièrement, par sa petite musique enfantine et cette série de flash-back, m'a rappelé ma propre enfance (versons une larme). Celui de Nicola Sanders m'a fait mourir de rire (et le rire, c'est déjà du sport, non ?). Chaque petit film est une mini œuvre d'art, tant ils sont variés, colorés ou sombres, drôles ou plutôt touchants, originaux et inattendus. En tout cas, ils ne peuvent laisser indifférent. De quoi tordre enfin le cou à tous les idées qui circulent, encore de nos jours, sur le sport et les filles. Et puis ... de quoi aborder le sport avec le sourire. Alors voilà. "Here I Am". J'y suis. Me voilà. Prête à commencer un sport ? En tout cas à l'envisager un de ces prochains jours, qui sait, passque le sport, c'est bon pour les filles aussi. Mais mollo mollo, hein, vu mon grand âge. Pour commencer, un peu de marche afin de dérouiller la vieille carcasse. Ensuite... Et bien, surprise (à prononcer à l'english). Allez, here I am. Et vous ?

(Sujet de billet proposé par Blogrider)

11:16 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

12
sep

Rêve du jour

Argh j'ai rêvé d'un ex.  Et c'est étrange comme lorsqu'on rêve d'un ex il est tout embelli non ?  Comme je sors des bras Morphée, je vous raconte quasi en direct live.

J'étais partie en virée shopping dans un magasin né de l'union d'Ikéa, de Brico et de Coin vert. En voiture, apparemment, faut croire que j'avais gagné au lotto dans mon rêve.  Une virée qui avait durée quatre heures au bas mot.

A mon retour en fin d'après-midi, je trouve la porte d'accès à mon appart entr'ouverte.  Angoisse angoisse, j'imagine déjà le tout entièrement vidé de son contenu ou, pire, un tueur en série découpeur de femmes en rondelles qui m'attend avec sa hache et sa tronçonneuse.

J'entre prudemment (ce que je ne ferais pas dans la vraie vie, of course), j'enlève vite mes lunettes de soleil, histoire de mieux voir le tueur en série.  Personne dans le living.  Je vais vers la chambre.  Et j'y découvre mon ex.  Beau comme un dieu.  Grand comme une girafe.  Fou comme les rêves peuvent enjoliver la réalité.  En plus il sent bon, ce qui est anormal, si vous le connaissiez vous confirmeriez.  Je m'étonne de sa présence, il me précise que je l'avais invité et qu'il m'attend depuis quatre heures au bas mot, mais que grâce à ma clé, il s'est installé dans l'appart et surtout dans la chambre (regard lubrique).  Je n'ai jamais donné ma clé à cet ex, ma parole.  Je hais mes rêves.

Je songe un instant à l'état de mon appart, particulièrement de la salle-de-bains, envahie de moutons et de cheveux.  Tant pis.  Il avait qu'à pas venir à l'improviste.

Arrivent comme par enchantement deux autres personnes, un couple, avec lesquelles nous partons au resto.  J'ai juste le temps d'apercevoir la bouteille de champagne et les douceurs que mon ex a apportées.  Si je doutais encore de rêver, j'en ai la confirmation.  A moins qu'il n'ait vécu une transformation radicale après avoir frôlé la mort, par exemple.  Mais j'en doute. 

Nous partons au resto.  Il est aux petits soins pour moi.  Je songe un instant qu'il a apporté un sac de voyage et a donc l'intention de loger chez moi.  Ben voyons.  Et puis après tout pourquoi pas. 

Le repas est succulent, l'ambiance est bonne, et nous rentrons ensuite chez moi.

Suit une nuit torride et extraordinaire, ponctuée de câlins, de jolis rêves et de tendresse.

Oui, vraiment, clair que c'est un rêve.  Seulement un rêve.  Dommage, car si cet ex était conforme à ce rêve, je le reprendrais bien pour un bout de chemin ensemble ou pour la vie. 

Mais s'il y a un psy dans la salle, peut-il me dire pourquoi j'arrête pas de rêver de mes ex en ce moment ?

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |