19
jan

Quand Anaïs se la joue rebelle

J'adore parler de moi en disant Anaïs, ça fait vraiment celle qui se la pète grave de la mort qui tue la vie.  Amusant.

Pour le reste, le titre est criant (mettez des bouchons ou des boules Quiès - à prononcer comme cuillère mais avec s à la fin - dans vos orifices auriculaires) de vérité : je vais faire ma rebelle.

Le 20 décembre dernier, pour la première fois depuis deux ans, j'ai fait mon sapin de Noël.  Je l'avoue, l'an dernier, je l'avais pas fait, jugeant inutile de décorer un intérieur aussi bordélique qu'une île après un séisme (même pas drôle, mais ça m'est venu ainsi, et je me moque pas, comme disait Popeck, même si je relance le grand débat « peut-on rire de tout ? » dont la réponse est non), donc je répète, inutile de décorer un intérieur aussi bordélique que le repère d'une souris boulimique, là, ça va mieux ?  Bref (ah ah ah, Anaïs, brève, comme c'est drôle), j'avais pas décoré. 

Mais cette année, j'ai décoré.

Enfin, j'ai descendu un de ces cônes design en bois foncé tressé, orné d'ampoules, que l'on appelle un sapin moderne, je l'ai branché, j'ai mis un petit nœud sur le dessus et j'ai installé la crèche, avec le petit Jésus même si on peut le mettre que le 24 à minuit (je suis rebelle je vous ai dit), tout ça dès le 20 décembre.  J'ai ajouté un genre de déco lumineuse, ça doit porter un nom, vous savez, c'est un tas de fausses bougies lumineuses, qu'on met devant une fenêtre et ça fait comme un chandelier.  Ici, c'était une version moderne, grise, où les fausses bougies sont remplacées par des tiges de métal piquées dans une base en bois peint, et où les lumerottes se fixent dans lesdites tiges.  Une galère totale à monter, pire qu'un meuble Ikéa, c'est dire.  Il m'aura fallu une heure, mais j'ai réussi.  

Donc, le 20 décembre, ma déco de Noël était fin prête.

Mais là, on est presque le 20 janvier, et je continue, quotidiennement, à brancher ma petite déco chaque jour (oups, pléonasme, quotidiennement et chaque jour, c'est pour ceusses qui auraient foiré la question dans le test de français).

Là vous vous dites « je reconnais bien là cette chère Anaïs, fade comme un bol de riz trop cuit, paresseuse comme le bestiau du même nom et aussi dynamique qu'un escargot namurois en pleine grève ».

Et bien non.

Car, croyez-le ou pas (zavez intérêt à le croire), cet état de fait (savoir, pour rappel, ma déco de Noël toujours en place le 20 janvier ou presque) est la conclusion d'une longue réflexion.

Une réflexion qui m'a amenée à me pencher très fort (même que j'en ai toujours mal au dos) sur le problème des décos de Noël abandonnées près de onze mois par an, dans le fond d'un grenier surchauffé ou au fond d'une cave aussi humide que des catacombes. 

Y avez-vous déjà pensé, bande d'ingrats ?

Ces boules, ce sapin, ces guirlandes, ces lumières, ce Jésus, cette Marie, ce Joseph, cet âne gris, ce bœuf, ce Balthazar, ce Melchior, ce Jesaisplussonnomçavamerevenir (me vient « Wathelet » en tête, la faute à Melchior), ce berger, ce mouton, ce mouton, ce mouton, ce mouton, ce mouton et ce mouton, qui se dévoue durant des jours pour égayer vos vies, et que vous laissez lâchement choir sans songer à ce qu'ils vont devenir en attendant le prochain Noël.

Bande d'ingrats.

Alors moi, par respect pour ma crèche naïve que j'adore d'amour et pour mon cône, j'ai décidé de les laisser en permanence chez moi.  Passque je les aime.  Passque je me moque du qu'en dira-t-on.  Passqu'une ambiance de Noël en plein été par 30 degrés j'ai jamais encore connu, et j'en ai bien envie, tout bien réfléchi.

Voilà, c'est décidé, ce sera comme ça.

Et puis en décembre prochain, c'est qui qui n'aura pas à fouiller le grenier encombré ou la cave pleine d'araignées pour retrouver ses décos et les réinstaller, comme l'année précédente et l'année précédant l'année précédente et l'année précédant l'année précédant l'année précédente et l'année (à vous de compléter si le cœur vous en dit)... ?

C'est moua !

Franchement, c'est une idée génialissime, non, de jouer la rebelle de Noël ?

J'en créerais bien un groupe Facebook tiens...

 

06:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

12
jan

Mords-moi ou je meurs.. mords-moi et je meurs !

J'ai connu la Bruelmania dans mon jeune temps.  Cette année (enfin l'an dernier, forgive me, c'est si récent le changement de décennie), ce fut l'Obamania.

Mais il existe un phénomène encore plus incroyablement incroyable, j'ai nommé la vampirmania, ou la bit-mania.  Oui, bon, bit-mania (à prononcer « baïtemania », of course, pour éviter toute confusion), je l'ai inventé suite à un mail reçu me présentant un best of de la bit-lit.  Bit-lit comme chick-lit, vous suivre ?  Non ?  Chick-lit, littérature pour poulette, bit-lit, littérature-morsure.

Ainsi donc, depuis Twilight et son cher Edwooooord, c'est vampire par ci, vampire par là.

Impossible de se promener dans une librairie sans dégoter des dizaines de romans parlant suceurs de sang.  Pire, impossible d'y déambuler sans trouver des guides pratiques totalement improbables, genre « comment séduire un vampire », « comment vivre avec un vampire », « comment cuisiner pour un vampire », « comment comprendre un vampire »... et j'en passe.

J'aurais dû surfer sur la vague et prévoir des chapitres vampiresques dans mes livres :

- pour la célib'attitude : bien vivre son célibat de vampire, rencontrer l'amour parmi les vampires, petites recettes faciles pour séduire un vampire, où trouver un vampire galant et serviable...

- pour le savoir écrire : le langage des vampires, les lettres d'amour pour faire craquer un vampire, comment écrire en lettres de sang...

- pour les bons plans : où trouver le sang le moins cher du monde, quels substituts au sang humain, être vampire et écolo en même temps...

Trop taaaaaard...

Après avoir réalisé l'ampleur de l'invasion de ces big chauve-souris dans notre littérature, nos cinémas et nos vies, j'ai, en grande psy devant l'éternel que je suis, décidé d'analyser la chose.

Passque faut pas se leurrer, toute le monde est touché, et pas seulement les midinettes de 12 à 14 ans.  Après Twilight I et II, en films et livres, j'ai moi-même dévoré « Comment se débarrasser d'un vampire amoureux ».  Pour ensuite croquer les séries « Vampire's diaries » et « True Blood ».  Là, je viens de louer « Blood et chocolate », comme si mon cas n'était pas déjà suffisamment désespéré.

Avec une personne, dont je tairai le nom sous peine de représailles pleines d'hémoglobine, j'ai donc parlé vampires durant plusieurs séances (ça fait psychothérapie, je sais).  Passque son cas à elle (ou à lui, s'agissant d'une « personne »), est bien plus grave que le mien.  Elle est plus atteinte que moi, c'est clair.  Si, c'est clair.  On compare ?

- Elle a aimé Twilight II, ce qui n'arrive qu'aux cas désespérés (moi j'ai pas aimé la première fois, même si c'était plus supportable la seconde)

- Elle a tant regardé le DVD Twilight I qu'il est déjà tout rayé (moi, j'ai même pas encore regardé une fois mon DVD ni ses bonus, alors que je l'ai acheté en novembre)

- Elle a lu les quatre tomes Twilight en moins d'une semaine (nan, j'exagère pas) (moi, j'ai lu que les deux premiers, en deux mois)

- Elle écoute en boucle les BOF, de jour comme de nuit (moi j'ai écouté deux fois la BOF Twilight I, pas encore la II - mais j'avoue, je les ai achetées)

- Elle a reçu « les secrets de Twilight » à Noël (moi rien reçu concernant les vampires)

- J'ai offert à ma filleule un livre sur chacun des films, sans les lire avant, je le promets

- Elle a adoré « Comment se débarrasser d'un vampire amoureux » (moi aussi, c'est vrai)

Bref, elle est plus atteinte.  Hein ?

Mais je me sens tout de même atteinte, vu que j'ai regardé toute la saison Vampire's diaries et toute la première True Blood en quelques jours à peine.  Et que là, ce jour, je viens de finir le dernier épisode de la seconde saison, et je veux mourir et devenir vampire, pour être heureuse pour l'éternité.  Et puis je veux connaître la suiiiiite, je veux revoir Bill, et surtout le si bel Eric.  Et je veux voir la suite de Vampire's diaries, et puis Twilight III, il sort quand déjà ?

Ainsi, après analyse approfondie de notre situation et de celle du monde entier et de plus loin encore, j'en ai conclu ce qui suit.

Attention, c'est la révélation du siècle : je sais pourquoi les vampires nous fascinent.

Attention, hein, vous êtes prêts ?

Ce qui nous fascine, c'est leur immortalité. 

Voilà, c'est dit.

Je sais que ça vous fait un choc, mais c'est ainsi.

Ce fantasme d'éternité, de toute puissance, de beauté et de jeunesse éternelle, ça colle totalement à la société actuelle, qui ne supporte pas la vieillesse et la déchéance physique, sans parler de la mort, beurk beurk beurk.

Fastoche à comprendre, finalement.  Tellement fastoche de fantasmer sur la vie des vampires.

Et moi, y'a un truc en plus qui me fascine, plus encore que l'immortalité, plus que la beauté éternelle, plus que la jeunesse sans fin, plus que la puissance.

C'est la non obligation qu'ils ont de se nourrir.  Qué bonheur, ne jamais devoir cuisiner, pas de courses à faire, pas de petit bedon à surveiller, pas de casseroles à laver.

Clair, la vie de vampire, c'est le pied... d'enfer.

Vampire

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

5
jan

Le mythe de la famille « petite maison dans la prairie »

Quand on est célibataire sans mari sans enfant sans chien sans canari, on a tendance à avoir deux visions de la vie :

- parfois, souvent d'ailleurs, on bénit le ciel de toutes ces grasses matinées, ces soirées DVD, ces après-midi à hurler des comédies musicales, ces soirées entre filles, ces soirées avec un homme de passage (si, ça m'arrive, la dernière fois c'était... oups, y'a si longtemps déjà ?), cette vaisselle qui s'empile sans que personne n'ait à redire et ce silence, rha, ce silence absolu, pas d'enfants qui hurle, bave, vomit, râle, pleure ou fait ses devoirs et demande de l'aide (les tables de multiplication, pas mon fort), pas de mari qui a faim ou soif et attend que service soit fait sur la table basse, tandis que ses pieds sont bien au chaud dans des charentaises,

- mais parfois, lorsque la neige tombe et que le paysage est grandiose, comme c'est arrivé récemment (et encore hier d'ailleurs, cette neige, ces arbres, ce soleil, ce ciel, rhaaaaaaaaa) on se met à sombrer dans le mythe de la famille « petite maison dans la prairie ».

Vous connaissez ?

Moi, ce mythe m'a sauté au visage le dimanche 20 décembre.  La neige envahissait tout, couvrant même mon châssis au-delà du verre, c'est dire.  C'était beau à regarder, chaudement lovée dans mon canapé.  Magnifique.

Soudain, un appel téléphonique.

En provenance d'une famille « petite maison dans la prairie » : Monsieur Mari, Madame Epouse, plein de petits nenfants, un chien, un canari.

Tout en discutant, je me mets à extrapoler.  J'imagine les enfants, emmitouflés dans de jolis anoraks, bonnets colorés ou cache-oreilles sur la tête, écharpes au vent, œil brillant des joies à venir.  Ils courent dans la neige, s'y roulent gaiement.  Ils fabriquent un bonhomme de neige, lui plante une carotte en guise de nez, quelques boutons pour l'habiller, un vieux chapeau pour fignoler.  Ils font la ronde autour en chantant quelques trucs de Noël, c'est de circonstance.  Ils sortent ensuite leur vieille luge en bois, que papa entretient depuis des années, et glissent durant des heures.  Le chien les accompagne en jappant.  Papa et maman les couvent du regard, derrière la vitre, près du feu de bois. 

Vous sentez la glissade lente mais certaine vers le mythe « petite maison dans la prairie » ?  Pour peu, je verrais les enfants courir sur la fameuse musique du générique, le plus petit trébucherait et nous ririons tous.

Bon.

En pensant à tout ça, encore occupée à ma conversation téléphonique, j'ai la larme à l'œil.  Moi aussi je veux une famille « petite maison dans la prairie ».  Là, de suite.  Avec le mari, les enfants, le chien et le canari, et la luge et les bonhommes de neige.  Na.

Alors, pour avoir confirmation de ce moment de grâce familiale, je demande : « et les nenfants, ils sont dehors à faire des bonhommes / luger / tomber dans la neige ? »

Réponse : « Nan, ils aiment pas la neige, ils tremblent illico, râlent, boudent, se mettent dans un coin à greloter et rentrent en pleurant. »

Oh, mon mythe s'effondre comme un château de carte sous une bourrasque de neige (je sais, on fait pas des châteaux de cartes dans la neige, mais si j'ai envie, moi, hein, keski m'en empêche ?).

J'insiste « t'es sûre ?  moi je pense qu'ils rêvent de sortir jouer ».  Elle les interroge, vu que j'insiste lourdement : réponse « nan, on sort pas trop froid ».

Nullement découragée, j'insiste encore « il est où ton tendre époux ? »

Réponse : « il travaille ».

Et moi de l'imaginer coupant du bois pour la soirée qui s'annonce (je le jure, j'ai immédiatement pensé ça, faut que j'arrête le lait de soja chocolaté dès le matin, ça ne me vaut rien).  Et donc je dis « ah, il coupe du bois ».

A la réponse qui a suivi, j'ai compris que tout cela n'était vraiment qu'un mythe : « non, il travaille, il bosse quoi, TRA-VAIL-LER ».  Et j'ajoute, toujours sous l'emprise du lait de soja « ah, il coupe pas du bois alors ? ».  Au moins, ça l'a bien fait rire.  Et de là est née cette idée de mythe.  Un mythe.  Uniquement un mythe (ça vaut toujours mieux qu'une mite, hein, ah ah ah).

Mais un joli mythe, non, que celui de la famille « petite maison dans la prairie » ?

Bonne résolution de ce 5 janvier : créer ma famille petite maison dans la prairie, avec un mari, un enfant (ça suffira), un chat (je préfère aux chiens) et un poisson rouge (j'aime pas les canaris qui sifflent). 

06:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

12
sep

Un petit déjeuner de rêve

Pour moi, le petit déjeuner de rêve, c'était ce matin.

Attablée dans un endroit sympa, je me fais servir.  Je suis accompagnée d'un couple d'amis, l'ambiance est cool. 

L'endroit est peu peuplé encore, calme, agréable, parfait pour un réveil tout en douceur.

Les dames qui nous servent, deux soeurs, sont jolies et blondes, cheveux courts.  Je les connais depuis belle lurette, elles sont toujours aussi serviables.  Elles tenaient un établissement où j'allais régulièrement avec mon paternel, du temps oùsque j'étais ado.  Deux adorables soeurs.

Le petit déj s'annonce gargantuesque : croissants à profusion, confitures de toutes les couleurs, café ou thé, jus de fruit.  Tiens, j'aurais bien envie d'un chocolat, c'est possible ?

Je scrute la table qui se remplit de victuailles, et mon ventre gargouille comme un dingue.

Le moment promet d'être génial.

Mon sourire est béat.

Il l'est moins lorsque j'ouvre les yeux et que je réalise que je suis dans mon lit.

Que ce petit déjeuner de rêve... porte bien son nom.  Les détails étaient pourtant incroyables, jusqu'aux deux soeurs dont j'avais oublié l'existence, mais qui étaient bien réelles à un moment de ma vie.  Mais j'étais dans mon lit.

Et dans ma cuisine et mon frigo, point de croissants, point de chocolat, point de jus d'orange.

Vie cruelle.

Pour demain matin, dimanche, j'ai prévu le coup : presse-agrume fraîchement acquis, trois kilos d'oranges à jus, confiture fraise-rhubarbe et petits pains à réchauffer au four.

Demain, je l'aurai, mon petit déj de rêve.

Faut être prise pour être apprise.

22:37 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

19
fév

Un baiser

J'ai eu un flash musical.  Un flash musical sans paroles, ou plutôt avec des paroles absurdes qui sont, à mon humble avis, erronées : « un baiser, c'est comme un nuage ».  Et la seconde phrase se terminerait  par « dedans ».

Ça vous dit quelque chose ?

Mmmh... non ?

M'étonne pas, ça doit être tout droit sorti de mon imagination.

Mais ça m'a permis de disserter, dans ma tête, sur les baisers.

Et là aussi, je pourrais m'inspirer d'un bien connu, le zizi, de notre ami Pierre Perret « des zizis y'en a de toutes les couleurs ogué ogué »... ben des baisers y'en a aussi de toutes les couleurs (ogué ogué).

Y'a le premier baiser.  Mouillé.  Etonné.  Ou étonnant.  Maladroit, souvent.  Inoubliable, parce qu'il est le premier.

Y'a le baiser inattendu.  Sans feeling.  Glacial.  Qui ne rime à rien mais ne mène à rien.

Y'a le baiser mouillé.  Gluant même.  Signe total d'incompatibilité entre les bouches, les langues, les salives.

Y'a le baiser tendre.  Léger comme une plume.  Avec juste ce qu'il faut là où il faut.  Il laisse présager tant de prochains baisers.

Y'a le baiser chaud.  Tout est chaud.  Pas hot, non.  Chaud.  Lèvres chaudes.  Sensation de chaleur qui, bien souvent, se diffuse jusqu'à la pointe des orteils... et des oreilles.

Y'a le baiser langoureux.  Profond.  Violent, presque.  Préliminaire des préliminaires.

Y'a le baiser sensuel.  Savant dosage de baisers légers, puis de baisers de plus en plus poussés, puis à nouveau légers.  Il peut durer une éternité. D'effleurements en effleurements, il pousse la tension à son paroxysme.

Y'a le dernier baiser.  Sur un quai de gare.  Dans un lit.  Sur un trottoir.  Il n'est semblable à aucun autre.  Inoubliable parce qu'il est le dernier.

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |