25
nov

A faire avant de mourir / to do before I die (tchu je deviens bilingue)

 

 

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Vous le savez, je suis passée en train à Bruxelles il y a un petit temps et j’ai découvert un tag que je n’ai pas su lire en entier, qui disait « j’ai toujours rêvé de faire… ».

J’ai donc fait appel à l’équipe, savoir vous, pour avoir une photo de ce tag.

Et ce fut fait par une adooorable lectrice, qu’elle en soit remerciée infiniment, car faire une photo comme ça devant tous les navetteurs intrigués, c’est pas que c’est ridicule, mais un chouia quoi.  Alors merci à toi ô lectrice vénérée.

Et ça m'a permis de découvrir que ce qui est inscrit sur ce tag, ce n’est pas « j’ai toujours rêvé de faire », mais « j’ai toujours rêvé de le faire ».

Faire quoi… c’est ça le mystère. 

La poésie.

L’appel à l’imagination.

Car tout le monde peut interpréter cette phrase à sa manière.  Chacun a toujours voulu faire quelque chose.  Et moi j’aime ça.  Ça me rappelle une conversation récente que j’ai eue sur msn sur les trucs à faire avant de mourir.

Alors voilà ce que j’ai toujours rêvé de faire, ce que je veux faire avant de mourir, ce que je veux do before I die…

Aller manger des moules bouchot sur un coup de tête au Cap gris nez (blanc nez aussi), mais vraiment sur un coup de tête, bon, on fait quoi, on y va, paf, on s’en va dans la minute.

Revoir le musée Rodin.

Photographier une libellule.

(re)Dire je t’aime. 

Et le penser.

Parler ou chanter comme Donald Duck, après avoir avalé le gaz d'un ballon de baudruche.

Avoir un méga orgasme de la mort qui tue la vie.

Se regarder tendrement après le méga orgasme, passque sinon c’est moins bien.

Aller en ville et n’en revenir que si je suis parvenue à claquer 2500 euros.

Ecrire un roman.

Faire rire un bébé en lui bisouillant le ventre.

Caresser un fauve.

Embrasser à en avoir des papillons survoltés plein le bidou.

Manger le gâteau qui porte je sais plus quel nom qui a eu la médaille de je sais plus quoi à la coupe du monde de je sais plus quelle année, vendu chez Carrément bon.

Faire le tour du monde sans prendre l’avion.

Bosser chez Mickey.

Apprendre à nager le crawl.

Relire L’esprit de famille de Janine Boissard.

Rencontrer un oiseau étrange et savoir qu’il est la réincarnation de quelqu’un que j’ai perdu.

Installer un jacuzzi chez moi.

Ecouter les dizaines de vinyles bien enfouis dans mon grenier.

Passer une nuit dans un hôtel vingt étoiles et m’y faire livrer du champagne et des fraises, et puis un beau brun ténébreux, comme Pretty Woman.

Nager toute nue.

Aller boire un verre au sommet de la tour Eiffel, sur un coup de tête.  Le coup de tête est primordial et indispensable.

Regarder à nouveau une fleur de nénuphar s’ouvrir.

Aller à New-York.

Croire en Dieu.

...

(Liste non exhaustive)

PS : entre l’écriture de ce billet il y a quelques mois et sa publication, certains des vœux se sont réalisés, dingue comme parfois l’inattendu peut se produire, et c’est déjà un gros bout de bonheur…

Alors vous, que rêvez-vous de faire before you die ?

Illu d'Emmapoz, parfaite pour "Bosser chez Mickey".

 

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13
nov

L’homme de ma vie ressemble à ça

J’ai dû cliquer sur un truc par erreur, car Mozilla m’ouvre une page web pour un site de rencontres.

Et là, de suite, coup de foudre.

Voilà, l’homme idéal, pour moi, il ressemble à ça, rhaaaaaaaaaaa.

Si vous avez une bonne vue, vous pourrez découvrir ce que je fais le samedi soir :

- lire mes mails sur mon adresse sérieuse

- idem sur mon adresse Anaïs

- perdre mon temps sur Facebook

- lire le blog d'Hysterikmum, dont un dessin se trouve sur mon blog au billet d'hier, allez découvrir ça, j'adore son style à la fois girly et enfantin, drôle et romantique

- faire une recherche sur monchichi pour un prochain billet

- regarder Medium

- bosser sur mon blog

- vérifier comment ça se présente

- voir les mots clés débiles

- voir les nouveautés en streaming

- découvrir un autre blog d'illustratrice

et puis en dessous :

- bosser sur mon blog (document célibat)

- bosser sérieusement (document conso)

- bosser sur un mystérieux tableau excel qui me fait m'arracher les cheveux passqu'il est pas assez rose à mon goût (seule hysterikmum, qui a discuté avec l'hysteriksingle que je suis comprendra...)

Voilààààààààà

 

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21:09 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

25
oct

Je suis une riche propriétaire terrienne nocturne… du moins j’en rêve

J’en ai déjà parlé sur ce blog, j’ai une brique dans le ventre.  Vous me direz que c’est un pléonasme, puisque je suis belge.  Je sais. 

Mais j’ai tellement une brique dans le ventre que ça hante mes rêves.  Ou plutôt mes cauchemars.  Et quand je dis hanter, c’est vraiment hanter.  Quasiment une fois par semaine, je rêve que je quitte mon logement, et c’est un drame dramatiquement dramatique.

J’ai ainsi rêvé :

- Que je revendais mon logement à une ancienne collègue, laquelle me faisait un énooorme caca nerveux car je n’avais pas installé de cordes à linge sur la terrasse.  Je l’y entraînais en m’excusant, c’était plein de jolie verdure et au centre, miracle, des cordes à linge. Puis j’ai réalisé que je devais déménager.  Avant le 4 janvier 2011.  C’est dire si mes rêves sont précis et organisés. 

- Que je rachetais un appartement en bord de Sambre, appartement de mes grands-parents décédés.  Dans un état catastrophique, sombre, sale, plein de vieux brol.  Et dans une rue qui n’existe pas à Namur, mais qu’importe.  Y’avait même pas de fenêtre dans le living, l’horreur.  Et puis j’avançais dans le hall de nuit vers les chambres, et cela devenait lumineux, propre et tout. Avec plein de placards.  Et l’appartement n’était plus celui de mes grands-parents mais celui de mon père, décédé lui aussis.  Et il était pas mal cet appart, tout bien réfléchi, mais sans terrasse.  Mais j’aurais facile pour faire mes courses au Match.  C’est dire si mes rêves ont le sens pratique.

- Que je m’installais tout près d’où je bosse, dans une très jolie villa bel-étage avec jardin en contrebas.  Par la fenêtre de la grande cuisine, je voyais, de chaque côté, une jolie pelouse, puis, au fond un potager. C’est dire si mes rêves projettent de me faire manger sainem.

- Que je m’installais dans une demeure en briques de mon quartier, avec un très long jardin.  Au fond du jardin, un chemin menait à un second jardin de broussailles.  Oups, je l’avais pas vu ce jardin, lors de l’achat.  Galère.  Trop grand jardin pour une pauvre célibataire telle que moi.  C’est dire si mes rêves veulent me faire bosser ferme.

- que je déménageais un peu plus loin que chez moi, à nouveau, dans une maison blanche, deux façades, mignonne, mais je perdais mes voisins, et j’étais hyper triste et je comprenais pas pourquoi j’avais voulu partir.  Et je pleurais.  C’est dire si mes rêves sont pathétiques.

- que je partais sur les hauteurs de Namur, dans une grande maison avec jardin derrière et terrasse devant.  Le soleil était au rendez-vous, c’était sympa, mais je regrettais mon chez moi, je le regrettais tellement.  C’est dire si mes rêves veulent me faire gagner au Lotto, passque vivre sur les hauteurs de Namur…

- Que j’emménageais dans une maison décorée tellement mochement que j’en avais la nausée.  Et l’ancien proprio m’expliquait toute la déco, en partie artisanale, avec des peintures, des mosaïques et tout.  Beurkitude intégrale.  C’est dire si mes rêves ont mauvais goût.

- que je m’installais dans une grande maison de maître où tout était à refaire.  La cuisine, immense, était de style 1850, avec un grand évier, un vieux robinet, des fenêtres poussiéreuses et hautes.  Et tout était du même style.  Et trop grand.  Et je m’en voulais d’avoir investi dans un tel désastre.  C’est dire si mes rêves aiment les nouvelles cuisines.

- que je n’avais jamais vidé mon ancien appart et que le foutoir s’y était accumulé.  J’y retournais et découvrais des tas de pièces supplémentaires, pleines de brol également.  Dix ans après l’avoir quitté, il me fallait enfin agir, horreur et damnation.  Moins cauchemardesque, puisque je n’en perdais pas pour autant mon logement actuel.  C’est dire si le message subliminal de mes rêves est « raaaaaange ».

Sans oublier les cinquante mille autres rêves qui m’ont angoissée mais que j’ai oubliés, passque le propre d’un rêve est de paraître réel au réveil, puis de disparaître dans les brumes de la douche.  Mais ceux dont je me souviens, des mois après, sont d’une précision extrême.  Je revois les petits détails, les couleurs, l’ambiance du rêve, sombre ou ensoleillée, les protagonistes et moi, toujours étonnée d’avoir fait ce choix absurde.

Le point commun de tous ces rêves ?  Je ne suis pas heureuse de cette nouvelle situation, et je passe mon temps à me dire « mais pourkwaaaaaaaaaaaa as-tu eu l’idée saugrenue de revendre ton petit nid douillet que tu aimes d’amour fou, pourkwaaaaaaaaaaaaaaaa ? »

Tout ça mériterait sans doute une analyse approfondie par un spécialiste des rêves, mais pas besoin d’avoir fait quinze ans d’études pour comprendre à quel point mon petit nid me rassure et est mon cocon à moi rien qu’à moi et à quel point le perdre serait une catastrophe.

Enfin, l’essentiel est que, fort heureusement, immuablement, je me réveille. 

C’est le noir total ou la demi-pénombre.  De mon lit, je regarde par la fenêtre et découvre mon paysage habituel.  Je vois ma garde-robe entrouverte.  Je tâte mon matelas.  Et je soupire d’aise.  Ce n’était qu’un rêve.  Je suis chez moi et c’est vraiment chez moi.  Pas de vilain proprio qui me vire. Pas d’expulsion par huissier en vue.  Pas d’expropriation par la commune, la Région Wallonne ou autre instance compétente en vue.

Je suis chez moi.  Dans mon chez moi où l’humidité est ma voisine.  Dans mon chez moi où une nouvelle cuisine ne serait pas du luxe.  Dans mon chez moi où l’hiver j’ai 9 degrés pour faire dodo.  Dans mon chez moi où la salle de bains attend son polyfilla.  Dans mon chez moi où la chambre voulait depuis neuf ans un mur bordeaux et le hall un mur turquoise.  Dans mon chez moi où les deux futurs nouveaux murs rêvent déjà des stickers qu’ils attendent.  Dans mon chez moi plein de défaut, mais c’est chez moi.

Et vous, il est comment votre chez vous ?  J’adore découvrir les chez-les-autres, alors parlez-m’en… montrez-moi des photos, par mail ou sur vos propres blogs… Je ne rêve que de ça.  Et là, ce ne sera pas un cauchemar.

Illu de Domie.

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06:35 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (17) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

30
jui

Le pouvoir des plumes, vous y croyez ?

Partant à pied, joliment chaussée, toute de noir et de gris vêtue, tel un Petit Chaperon Noir et Gris partant à la rencontre du Grand pas méchant Loup, Anaïs croisa une plume, qui voletait dans les airs comme l'oiseau qu'elle avait quitté.

Rentrant de sa rencontre avec le Grand pas méchant Loup, Anaïs trouva une plume sur le sol de son logement...

Depuis, Anaïs croit au pouvoir des plumes.  Elle y croyait déjà avant.  Elle y croit encore plus.

(Photos prises en bord de Meuse un soir d'été).

 

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26
jui

Quand les commentaires passent...

... j'ai d'étranges surprises : に人妻出会い掲示板向いてるのかとりあえず、意外な自分の一面爆乳を集団レイプ発見する高額バイト、いい機会不倫でした。お笑い来週2

Quelqu'un pour me dire si c'est un compliment ou une insulte ?

Quoi qu'il en soit, c'est choli tout plein, et j'admire ceux qui savent écrire de la sorte...

09:23 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |