25
oct

Je suis une riche propriétaire terrienne nocturne… du moins j’en rêve

J’en ai déjà parlé sur ce blog, j’ai une brique dans le ventre.  Vous me direz que c’est un pléonasme, puisque je suis belge.  Je sais. 

Mais j’ai tellement une brique dans le ventre que ça hante mes rêves.  Ou plutôt mes cauchemars.  Et quand je dis hanter, c’est vraiment hanter.  Quasiment une fois par semaine, je rêve que je quitte mon logement, et c’est un drame dramatiquement dramatique.

J’ai ainsi rêvé :

- Que je revendais mon logement à une ancienne collègue, laquelle me faisait un énooorme caca nerveux car je n’avais pas installé de cordes à linge sur la terrasse.  Je l’y entraînais en m’excusant, c’était plein de jolie verdure et au centre, miracle, des cordes à linge. Puis j’ai réalisé que je devais déménager.  Avant le 4 janvier 2011.  C’est dire si mes rêves sont précis et organisés. 

- Que je rachetais un appartement en bord de Sambre, appartement de mes grands-parents décédés.  Dans un état catastrophique, sombre, sale, plein de vieux brol.  Et dans une rue qui n’existe pas à Namur, mais qu’importe.  Y’avait même pas de fenêtre dans le living, l’horreur.  Et puis j’avançais dans le hall de nuit vers les chambres, et cela devenait lumineux, propre et tout. Avec plein de placards.  Et l’appartement n’était plus celui de mes grands-parents mais celui de mon père, décédé lui aussis.  Et il était pas mal cet appart, tout bien réfléchi, mais sans terrasse.  Mais j’aurais facile pour faire mes courses au Match.  C’est dire si mes rêves ont le sens pratique.

- Que je m’installais tout près d’où je bosse, dans une très jolie villa bel-étage avec jardin en contrebas.  Par la fenêtre de la grande cuisine, je voyais, de chaque côté, une jolie pelouse, puis, au fond un potager. C’est dire si mes rêves projettent de me faire manger sainem.

- Que je m’installais dans une demeure en briques de mon quartier, avec un très long jardin.  Au fond du jardin, un chemin menait à un second jardin de broussailles.  Oups, je l’avais pas vu ce jardin, lors de l’achat.  Galère.  Trop grand jardin pour une pauvre célibataire telle que moi.  C’est dire si mes rêves veulent me faire bosser ferme.

- que je déménageais un peu plus loin que chez moi, à nouveau, dans une maison blanche, deux façades, mignonne, mais je perdais mes voisins, et j’étais hyper triste et je comprenais pas pourquoi j’avais voulu partir.  Et je pleurais.  C’est dire si mes rêves sont pathétiques.

- que je partais sur les hauteurs de Namur, dans une grande maison avec jardin derrière et terrasse devant.  Le soleil était au rendez-vous, c’était sympa, mais je regrettais mon chez moi, je le regrettais tellement.  C’est dire si mes rêves veulent me faire gagner au Lotto, passque vivre sur les hauteurs de Namur…

- Que j’emménageais dans une maison décorée tellement mochement que j’en avais la nausée.  Et l’ancien proprio m’expliquait toute la déco, en partie artisanale, avec des peintures, des mosaïques et tout.  Beurkitude intégrale.  C’est dire si mes rêves ont mauvais goût.

- que je m’installais dans une grande maison de maître où tout était à refaire.  La cuisine, immense, était de style 1850, avec un grand évier, un vieux robinet, des fenêtres poussiéreuses et hautes.  Et tout était du même style.  Et trop grand.  Et je m’en voulais d’avoir investi dans un tel désastre.  C’est dire si mes rêves aiment les nouvelles cuisines.

- que je n’avais jamais vidé mon ancien appart et que le foutoir s’y était accumulé.  J’y retournais et découvrais des tas de pièces supplémentaires, pleines de brol également.  Dix ans après l’avoir quitté, il me fallait enfin agir, horreur et damnation.  Moins cauchemardesque, puisque je n’en perdais pas pour autant mon logement actuel.  C’est dire si le message subliminal de mes rêves est « raaaaaange ».

Sans oublier les cinquante mille autres rêves qui m’ont angoissée mais que j’ai oubliés, passque le propre d’un rêve est de paraître réel au réveil, puis de disparaître dans les brumes de la douche.  Mais ceux dont je me souviens, des mois après, sont d’une précision extrême.  Je revois les petits détails, les couleurs, l’ambiance du rêve, sombre ou ensoleillée, les protagonistes et moi, toujours étonnée d’avoir fait ce choix absurde.

Le point commun de tous ces rêves ?  Je ne suis pas heureuse de cette nouvelle situation, et je passe mon temps à me dire « mais pourkwaaaaaaaaaaaa as-tu eu l’idée saugrenue de revendre ton petit nid douillet que tu aimes d’amour fou, pourkwaaaaaaaaaaaaaaaa ? »

Tout ça mériterait sans doute une analyse approfondie par un spécialiste des rêves, mais pas besoin d’avoir fait quinze ans d’études pour comprendre à quel point mon petit nid me rassure et est mon cocon à moi rien qu’à moi et à quel point le perdre serait une catastrophe.

Enfin, l’essentiel est que, fort heureusement, immuablement, je me réveille. 

C’est le noir total ou la demi-pénombre.  De mon lit, je regarde par la fenêtre et découvre mon paysage habituel.  Je vois ma garde-robe entrouverte.  Je tâte mon matelas.  Et je soupire d’aise.  Ce n’était qu’un rêve.  Je suis chez moi et c’est vraiment chez moi.  Pas de vilain proprio qui me vire. Pas d’expulsion par huissier en vue.  Pas d’expropriation par la commune, la Région Wallonne ou autre instance compétente en vue.

Je suis chez moi.  Dans mon chez moi où l’humidité est ma voisine.  Dans mon chez moi où une nouvelle cuisine ne serait pas du luxe.  Dans mon chez moi où l’hiver j’ai 9 degrés pour faire dodo.  Dans mon chez moi où la salle de bains attend son polyfilla.  Dans mon chez moi où la chambre voulait depuis neuf ans un mur bordeaux et le hall un mur turquoise.  Dans mon chez moi où les deux futurs nouveaux murs rêvent déjà des stickers qu’ils attendent.  Dans mon chez moi plein de défaut, mais c’est chez moi.

Et vous, il est comment votre chez vous ?  J’adore découvrir les chez-les-autres, alors parlez-m’en… montrez-moi des photos, par mail ou sur vos propres blogs… Je ne rêve que de ça.  Et là, ce ne sera pas un cauchemar.

Illu de Domie.

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06:35 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (17) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

30
jui

Le pouvoir des plumes, vous y croyez ?

Partant à pied, joliment chaussée, toute de noir et de gris vêtue, tel un Petit Chaperon Noir et Gris partant à la rencontre du Grand pas méchant Loup, Anaïs croisa une plume, qui voletait dans les airs comme l'oiseau qu'elle avait quitté.

Rentrant de sa rencontre avec le Grand pas méchant Loup, Anaïs trouva une plume sur le sol de son logement...

Depuis, Anaïs croit au pouvoir des plumes.  Elle y croyait déjà avant.  Elle y croit encore plus.

(Photos prises en bord de Meuse un soir d'été).

 

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26
jui

Quand les commentaires passent...

... j'ai d'étranges surprises : に人妻出会い掲示板向いてるのかとりあえず、意外な自分の一面爆乳を集団レイプ発見する高額バイト、いい機会不倫でした。お笑い来週2

Quelqu'un pour me dire si c'est un compliment ou une insulte ?

Quoi qu'il en soit, c'est choli tout plein, et j'admire ceux qui savent écrire de la sorte...

09:23 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

4
jui

My major company et moi (la suite)

Vous le savez, je m'amuse comme une petite folle sur My major company books.  Je fais partie des éditeurs d'Elena Klein, dont l'héroïne, Inès Valente (ah ah ah, si c'est pas le destin ça) plaque tout pour aller vivre sa vie à Hollywood, en Cendrillon moderne qu'elle est.

Puis je mets aussi en lecture mes petites bafouilles.

J'ai commencé par mes nouvelles de "La faux chieuse".

Mais vu que je ne voudrais pas être responsable d'une vague de dépressions nerveuses, j'ai décidé d'ajouter d'autres textes, que j'intitulerai "mes crapauds".

Je sens que ça va vous plaire, puisqu'il s'agit d'un condensé de "mes rencontres foireuses" sur internet.  Aaaaah, ça vous plait hein ?

En ce moment, il n'y en a que deux, mais je vous prépare des inédits dont vous me direz des nouvelles.  Et qui ne seront disponibles que sur My major company.

Pour vous mettre l'eau à la bouche, en voici les titres :

Celui qui en avait une groooooooooooooose

Celui qui n'avait pas appris à se taire

Celui qui aimait les génocides

Celui qui était l'ogre des contes de fées

Celui qui m'inondait de photos

Celui qui voulait jouer à « trois hommes et un couffin »

Celui qui voulait jouer à « trois femmes et un macho »

Celui qui me prenait pour une chaudasse

Celui qui voulait être dépucelé

Celui qui voulait avoir l'âge de mon grand-père

Celui qui vouait une adoration aux seringues

Celui qui avait avalé des flageolets

En attendant, vous pouvez en découvrir d'ores et déjà deux ici.  Sans oublier tous mes textes "La faux chieuse", avec du sang du cerveau, de la rate et des boyaux...

Si ça vous plait, indiquez-le sur ma page, ça ne coûte rien et ça fait toujours plaisir.  Et si vous adooooorez, devenez fan, ça ne coûte rien (deux minutes pour vous inscrire), et ça augmente ma visibilité, donc les ceusses qui viennent me lire. Et ça, c'est que du plaisir.

 

08:06 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

10
mai

Martin Valente et moi

Je vous ai raconté récemment « comment était née Anaïs Valente », alias bibi, me, myself and I.

Anaïs Valente est donc née à l'été 2007, bientôt trois ans au compteur (même si Anaïs punt aan de lijn est née en octobre 2006).

Mais ce qui est rigolo (riez, je le veux), c'est que depuis lors, jamais je n'avais investigué sur ce réalisateur qui m'avait inspirée, et dont le nom avait été trouvé en consultant le site de l'Acinapolis, en compagnie de Mostek.  Bizarre, moi qui suis pourtant tellement tellement curieuse...  On a trouvé le nom, je l'ai adopté, et puis voilà.  Je n'avais même pas retenu son prénom.

Et puis un lecteur du blog, Nuages, pour ne pas le citer, m'a envoyé une photo du fameux réalisateur.  Il se nomme Martin Valente.  Un Français.  Il a réalisé deux films à ce jour.  Il est pas tout à fait brun, pas tout à fait ténébreux (car ses yeux me semblent clairs, pas à vous ?), mais j'aurais pu choisir bien plus moche, c'est clair.  Enfin j'ai pas choisi, j'ai juste flashé sur son nom de famille.

Et donc, trois ans après, seulement, j'ai découvert Martin.  Joli prénom.  Pas réussi à trouver son âge, fichtre.  Mais trouvé son film, celui qui était sans doute à l'affiche au moment de la naissance d'Anaïs Valente, « Fragile(s) » qu'il s'appelait, sorti en juillet 2007, ce qui correspond à peu près à ma recherche sur internet.

Fragile(s), joli titre non ?  Un peu comme moi...

Alors, ni une ni deux, après avoir zieuté sa photo et lu sa bio, j'ai commandé « Fragile(s) » sur DVDpost.  Verdict dans quelques temps...

Entre nous, hein, c'est pas que j'extrapole, vous me connaissez, pas mon genre du tout d'extrapoler, mais ça serait rigolo non, ce gros titre dans les journaux :

« Le réalisateur français Martin Valente et la blogueuse belge Anaïs Valente, lesquels s'étaient connus lorsque Anaïs avait avoué s'être inspirée de Martin pour le choix de son nom d'auteur, se sont dit oui ce samedi lors d'une superbe cérémonie au château de Fontainebleau.  Nous leur souhaitons beaucoup de bonheur et beaucoup de succès dans leurs projets communs.  Martin Valente va en effet porter à l'écran « Let's go », le best seller mondial d'Anaïs, vendu 6 millions d'exemplaires et traduit dans vingt-cinq pays. »

Oh, quoi, ça va hein, j'extrapole pas je vous dis, je rêve.  C'est gratuit et ça fait un bien fou.

valentemartin

valentemartin2

fragiles affiche film

06:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |