17
oct

J’aurais aimé être inventrice (avec un PS en hommage aux rats et aux bénévoles de ground zero)

Certains auraient voulu être un artiste.

Certaines ont toujours rêvé d’être gangster.

Moi, j’aurais aimé être inventrice.  Ou inventeuse.  Ou inventatrice.  Bref, j’aurais aimé inventer quelque chose.

Et si possible quelque chose qui soit utile et qui rencontre un succès phénoménal.  Genre Apple.  Ou le post it.  Ou la roue.  Ou le fil à couper le beurre.

Mais malheureusement, malgré mes années de recherches, j’ai rien trouvé comme truc à inventer.  Ne me viennent à l’esprit que des trucs qui existent déjà.  Je manque cruellement d’imagination. 

L’autre jour, pourtant, j’ai trouvé.

Nous étions en pleine discussion de filles, savoir sur les rats qui aident au déminage avec leur petit Tshirt en hommage aux pompiers de NY (private joke), lorsqu’on a glissé sur les suppositoires.  Enfin sur le sujet de suppositoires, et sur la question de la mort qui tue : dans quel sens doit-on entrer un suppositoire ?

That’s the question.

Parce que quand j’étais gosse, je croyais qu’on entrait le suppositoire par la pointe.  Passque c’est logique, ça entre bien plus facilement avec cette pointe étroite.  Et une fois entré, le bout plat empêche la sortie, non ?

Mais ensuite, j’ai entendu dire qu’on ne l’entrait pas par la pointe, mais par le bout plat.  Plus complexe, mais une fois entré, ben la pointe permet qu’il entre encore plus, avec comme un mouvement d’aspiration, vous voyez ?

Et voilà le sujet de notre débat du jour : le sens d’entrée du suppo. 

A noter qu’il paraît que certains l’ingèrent par voie buccale, et ça, ça règle d’office le problème… et ça reste dans les annales, non ?

Enfin soit.

La réponse nous fut donnée par une professionnelle du suppositoire : il y a deux écoles.  Celle qui défend la thèse de l’entrée par la pointe, et l’autre, qui défend la thèse inverse.  Point barre.  Pas de meilleure façon de procéder, les avis divergent.

Et c’est là que j’ai eu mon idée d’invention de la mort qui tue.

Je vais inventer le suppositoire à deux pointes.  Qui entre facilement, puis qui est aspiré facilement.  CQFD.  CQFI.  Ce qu’il fallait inventer.

Question subsidiaire : une fois le suppositoire entré, comment l’empêcher de sortir ?  Voilà encore un truc à inventer tiens : le bouchon pour trou de cul empêcheur de sortie de suppositoire. 

D’ici peu, je serai riiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiche et célèèèèèèèèèèèèèèèèèèèbre.

PS : pour les rats démineurs, c’est ici, et pour les Tshirts hommage aux pompiers c’est là.

Les rats démineurs, c’est une idée géniale.  Et belge.  Cocorico.  En plus, on peut en adopter, et avoir de leurs nouvelles, car ils repèrent juste les mines, ils ne les font pas sauter en kamika(rat)zes…  Ouf. 

Quant au Tshirts, j’ai découvert cette assoc qui rend hommage aux pompiers survivants lors d’une émission bouleversante diffusée le 11 septembre, dans laquelle j’ai découvert que sur les 30.000 bénévoles sur ground zéro, 70 % étaient actuellement malades, gravement malades, et que les States ne faisaient rien.  Ils sont virés par leurs assurances car trop souvent malades, ne savent plus bosser, doivent vendre leur maison, la louer et dormir dans leur cave, sans parler de ceux qui sont déjà morts et n’ont pas le « prestige » des décédés le 11/9.  Rendre hommage aux 300 pompiers décédés, facile.  Aider les survivants agonisants, nada.  Dégueulasse.  Shame on them !  Cette assoc vend des articles divers et les bénéfices vont aux victimes de ces dommages collatéraux et je dis bravo.  Actuellement, je ne suis pas encore parvenue à commander mon Tshirt, car paypal refuse systématiquement mon paiement, malgré mes dizaines de validations (je vous dirai dans quelques semaines si j’ai reçu des dizaines de Tshirts…).  Mais un jour j’y parviendrai, j’aurai mon Tshirt et je l’enverrai au rat que je subsidierai, na.

 

22
sep

Cette nuit, j’ai rêvé que je rêvais…

J’ai rêvé que je rêvais de mon père.

Il était là, devant moi, et me disait combien il se réjouissait que nous ayons passé ce week-end ensemble avant son départ en compagnie de la grande faucheuse, que c’était une chance formidable.  Avoir ainsi joué dans la neige, avoir pu discuter durant des heures, s'être rapprochés, juste à temps.  Just in time.

Il était irréel, jeune, beau et mince, moulé dans un Tshirt d’acteur américain de série B.  Son look des années 60, quoi.

C’était chouette.  Comme une visite éclair et impromptue.

Puis je me suis réveillée et j’ai réalisé que je rêvais.  Et que j'aimais ce rêve.

Puis je me suis réveillée, vraiment cette fois, et j’ai réalisé que je rêvais que je rêvais.  Et que j'aimais toujours ce rêve perdu dans le rêve.

Ce n'était qu'un rêve, car je n’ai pas passé un week-end à la neige avec lui avant son décès.  Notre dernier moment ensemble fut plaisant et gourmand, mais pas enneigé.  La neige n’est arrivée qu’à l’hôpital, des heures durant.  Pas dans le ciel, pas dehors, mais dans la chambre, une neige tombant du plafond.  Allez comprendre.

Les rêves sont sans doute la soupape de sécurité à tous les moches sentiments humains comme la colère, l’angoisse, la peur, la culpabilité, et j’en passe.

Mais parfois, je me surprends à espérer qu’ils soient le lien ténu entre la vie ici bas et l’au-delà, un tout petit mini riquiqui vecteur de communication…

reve.jpg

08:05 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
aoû

La nuit porte conseil...

Cette nuit, je me suis réveillée avec une idée merveilleuse en tête.  Une idée de nouvelle.  Une histoire fabuleuse, drôle et romantique, à vous écrire.  Histoire courte, voire pouvant être transformée en histoire plus longue.  Un truc dément.

Et ce matin, tout oublié, drame existentiel.  Je me souviens juste que c'était l'histoire de ma vie, celle qui allait me rendre riche et célèbre, siiii, je vous jure.  Et je me souviens que je me suis dit "allume, note ton idée, pour pas oublier... oh et puis non, impossible à oublier, une idée si parfaite", juste avant de me rendormir.

Nuit cruelle.

11:47 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

27
aoû

Du rêve à la réalité… il n’y a qu’un pas, que j’ai franchi allègrement

Vous vous souvenez que jeudi dernier j’ai fait un rêve étrange, où un séduisant monsieur me faisait un tour de magie avec un œuf et m’embrassait.  Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa.

Et bien, ce même jeudi, incroyable mais vrai, mon tour de magie, je l’ai vécu !

Mon rêve était prémonitoire… du moins, en partie.

Encore sur mon petit nuage de ce rêve tout moelleux, je sors de chez moi, soleil plein le ciel, sourire aux lèvres, pour une petite promenade.

Et là, je vois un brun ténébreux.  Si, je vous jure.  Enfin, plutôt brun que ténébreux.  Du genre brun très brun.  Il parle à un petit vieux, là, au loin. 

J’entame ma promenade lorsque j’entends un « Madaaaame ? » et vois le brun pas ténébreux se précipiter vers moi.

Clair qu’il va me proposer de traverser un œuf de son doigt et m’embrasser, of course.

Rewind.

Il me demande, dans un français approximatif, en fait savant mélange de néerlandais, anglais et allemand, si j’ai pas « de la monnaie pour changer pièce two euros pour lui téléphoner ».

N’écoutant que ma générosité, je sors mon portefeuille à la recherche de ma mitraille.

Et là, il se rapproche, me regarde dans le blanc de l’œil, et m’embrasse langoureusement.

Rewind.

Il se rapproche et commence ses négociations, pour avoir des pièces de fifty, puis twenty, puis vijftig, puis twintig. Et chaque fois que je change de langue, il le fait aussi (je parle de langage of course, pas de ce qu’on a dans la bouche, qui sert à embrasser langoureusement).

Imperceptiblement, il se rapproche de plus en plus, au point d’avoir ses doigts dans mon portemonnaie.  Je le soupçonne alors de tenter de piquer mes boucles d’oreille à 2 euros de chez Six, à mettre ainsi son gros index de brun pas ténébreux dans ma monnaie.  Il me saoule au plus au point, mais je sens, inconsciemment, en lui, quelque chose de malsain et dangereux.  Quelque chose qui me fait ne pas réagir, que je ne m’explique pas.

Je donne donc ma monnaie, vérifiant bien que j’ai donné deux euros contre deux euros, non mais, vais pas me faire escroquer non plus.

Il revient alors à la charge, apparemment insatisfait des pièces données, en voulant d’autres.

Et là, au summum de mon exaspération, j’abandonne et je m’éloigne enfin de cette présence désagréable, sous son regard courroucé, me disant que décidément, la prochaine fois qu’on me demandera de la monnaie, je déclinerai l’invitation.

Une demi-heure plus tard, je décide de m’offrir un chtit sandwich, et c’est là que, enfin, tiiiiilt, l’euro tombe, le neurone se décoince, les frites tombent dans le même cornet.  Il en voulait pas à mes boucles d’oreilles à 2 euros, il en voulait à mes billets.  Il les voulait.  Il les a eus.  Partis les billets.  Envolés les billets. 

Tour de magie, ma bonne Dame.  Abracadabra, plus de sousous dans le portefeuille.

Le pire dans tout ça c’est que rétrospectivement, durant les 48 heures qui ont suivi, je n’ai eu de cesse de revoir la scène, ces gros doigts boudinés dans mon argent, et me dire « mais comment j’ai pu être aussi conne, aussi statique, aussi peu réactive, comment, alors que son insistance et son doigt dans mon portemonnaie m’exaspéraient au plus haut point, je n’ai pas mis le hola, pourquoi je me suis laissée faire comme une gamine de cinq ans aussi crédule qu’un oiseau espérant avoir la vie sauve face à un chat ».

Les deux nuits qui ont suivi, j’en ai rêvé, c’est dire si cet épisode m’a traumatisée et rendue encore plus parano que j’étais déjà, et c’est pas peu dire.

 

18
aoû

Un tour de magie de la mort qui tue la vie

Y’a un nouveau au bureau.  Super mimi.  Mais juste pour un mois.  Rien qu’un petit mois. Il me l’annonce, des regrets plein la voix et surtout plein les mirettes, dont la couleur est indéterminée, mais dont la chaleur à mon égard est confirmée.

Alors, vu que je dois m’absenter du bureau et qu’on risque de ne plus se revoir, il m’apprend un tour de magie : comment passer son doigt à travers le jaune d’un œuf puis l’en ressortir sans casser ledit jaune.  Clair que c’est hyper important et utile de savoir faire ça, dans l’existence, ma bonne Dame.

Mais comme c’est de la magie, il ne veut pas que j’en sache trop.  Je rectifie : il ne m’apprend pas un tour de magie, il me fait un tour de magie.

Il me demande alors de fermer les yeux, afin que je ne voie pas la manipulation qu’il réalise avant de transpercer le jaune d’œuf de son doigt, doigt que j’imagine relié à une douce main, elle-même reliée à un bras musclé, lui-même relié à un torse protecteur, lui-même relié à un visage d’ange… argh je m’égare.

Je ferme donc les yeux, pendant qu’il prépare son tour de magie.  Il prépare, il prépare, il prépare… et la magie opère : il m’embrasse.

Puis je me réveille.

bisou.jpg

09:37 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : magie, baiser |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |