22
nov

Ça y est !

Ça y est les petits zamis, ne vous tracassez plus (je sais que vous n’alliez pas en dormir de la nuit, de me savoir au 36e dessous du 36e dessous).

Mais l’inspiration est reviendue.  Grâce à un article de presse découvert ce WE mais qui a seulement tilté ce matin.  Grâce à mon Ciné télé revue qui m’a proposé ce matin un joli article qui prête à réflexion.  Et grâce à Nuages, qui m’a envoyé un petit « Anaïs – Martine » pas piqué des vers…  Alors j’ai suivi son précieux conseil : j’ai téléchargé un nouveau cerveau.

Un cerveau plus inspiré, moins râleur (quoique), moins pessimiste et plus dynamique.

Et voilà, ça a marché : the new Anaïs is born.  The same… but still better.  Qui va cesser de se lamenter sur sa santé, de s’apitoyer sur son sort (c’est une tendance que j’ai chaque année en novembre, décembre, janvier et février), qui va reprendre le dessus et se concentrer sur des billets rigolos.

Promis.

Juré.

Craché.

Foi de nouvelle cervelle.
cerveau

19:16 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

22
nov

Le vide (à Linda ?)

Deux jours sans écrire, les petits amis, c’est nin normal ça pardi.  

Est-ce la grève en France qui déteint sur moi ?  Tout bien réfléchi, je ne crois pas.

C’est à cause du soleil qui fait grève.  Du cerveau qui fait grève.  De l’énergie qui fait grève.

Puis neuf heures au bureau, toujours bobo au dos.

Deux heures chez kiné vénéré, et Anaïs qu’est lessivée.

Qu’est pas inspirée.  Qu’a juste envie de se lamenter.  De se vautrer.  Devant la télé-réalité.  Et puis de pieuter...

Heureusement ce billet est illustré.  Et Joliment illustré.  Avec un dessin chipé (mais elle le sait pas elle est partie de l’autre côté du globe, gnark gnark).  Merci Vidalinda qu’est pas là.

(Admirez mes talents fous et innés de poétesse nonobstant mon cerveau engourdi).
triste

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

15
nov

Relativité

Vous le savez depuis quelques jours, ma vie se résume actuellement à métro boulot dodo, ou plutôt bus boulot kiné dodo.

L’autre jour, première séance.

Je débarque, ravie de pouvoir exposer mes maux à un kiné digne de ce nom, compréhensif, adorable, compatissant, mais néanmoins compétent et dynamique (mais ni brun ni ténébreux, rien n’est parfait décidément).  Pour l’avoir fréquenté durant plusieurs mois y’a quelques années, je connais l’étendue de ses connaissances et le bien qu’il peut me faire (en tout bien tout honneur, houlà, qu’allez-vous imaginer !)

Il me demande comment je vais.  Je réponds machinalement « bien et vous ? ».  Machinalement, sans réel espoir d’une réponse de sa part, je l’admets, soucieuse de pouvoir enfin me lamenter un peu beaucoup passionnément.

Mais il me répond « et bien pas fort, je reprends à peine le travail après des mois d’arrêt, je viens d’être opéré huit fois d’affilée, je ne devrais pas travailler vu mon état, il a fallu réparer ceci, enlever cela, recoller ceci, détacher cela, me mettre un machin par ci, un truc bazar par là, et c’est pas encore la grande forme comme tu peux le voir ».

Et moi j’écoute et je me liquéfie de stupeur.  My god le pauvre.  Huit opérations, complications, infections, ces mots tournent dans ma tête.

Ma pauvre Anaïs, tu te lamentes avec ton minuscule mal de dos à la noix, alors qu’autour de toi les gens souffrent, les gens agonisent, les gens meurent.  Tu espérais pouvoir t’épancher alors qu’il a souffert le martyre, il a connu une vraie souffrance, pas un lumbago de rien du tout.

Clair que dans ces moments là, on relativise.

Le pire c’est que l’espace d’une seconde, une toute petite seconde, une nanoseconde de trop, je me suis dit « j’espère que malgré tout il aura la force de s’occuper de mon dos ».  Egoïste, ce n’est pas que le nom d’un parfum, c’est mon défaut.  Parfois.

Illu de Cyberbv… totalement de circonstance.
deprime


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6
oct

Le fil rouge

Il avait tout pour être heureux.  Ou du moins il avait tout eu, avant de tout perdre.  Jolie femme, jolie maison, jolis enfants.  Et puis la vie, le hasard, le destin.  Tout perdu.  Un jour, il a subitement regagné la maison de son enfance, et il a fait usage de son arme.  Ça fait longtemps qu’il y pensait.  Il a commis l’irréparable, comme son fils l’avait fait quinze ans plus tôt.  Jour pour jour.  Le rejoindre, enfin.  Un excès.  Un trop plein.  Un trop plein de vide.  Un excès de rien.  Un ras le bol de tout.  L’instant décisif ou tout bascule.  Un rien aurait pu tout changer.  Un rien n’aura rien changé.
 
...

Cette histoire est à découvrir en intégralité dans le livre que j'ai écrit à deux plumes avec Rachel Colas :

Histoires à mourir de vivre

 

couverture definitive pt.jpg

 
Illu de Mako, qui n'a pas été réalisée en fonction du texte.  C'est cette illu qui m'aura inspiré le fil conducteur.   Toutes ces histoires sont vraies, à quelques détails près.
 seulept

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14
sep

Dans la famille Princesses, je demande la suite…

C’est fou ce qu’il y a comme commémorations pour le moment : Diana (Princesse de Galles), Mère Teresa (Princesse de la générosité) et aujourd’hui Grace Kelly (Princesse de Monaco).

Etrangement, alors que je me souviens parfaitement de l’annonce du décès de Lady Di, de ce que je faisais, de ma réaction, des infos et rumeurs qui ont de suite circulé, je n’ai absolument aucun souvenir de celle de Grace de Monaco, pourtant sans doute autant médiatisée et sujette aux rumeurs les plus folles.

J’étais sans doute trop jeune, beaucoup trop jeune (et que les regards moqueurs se détournent, je le dis et je l’affirme, j’étais trop jeune pour réaliser l’ampleur du drame – musique angoissante).

Si la vie de Lady Di avant sa disparition ne fait plus rêver personne (même si on a toutes au fond de notre cœur une chtite envie d’être une princesse enlevée par un beau prince –sauf que dans le cas de Lady Di, n’était pas à proprement parler très beau, le prince), celle de Grace de Monaco a encore le don de faire rêver la midinette qui sommeille en nous.  En tout cas, celle qui sommeille en moi…

Parce que, une magnifique américaine qui devient actrice et star internationale, magnifiée par Hitchcock, c’est déjà un conte de fées.  Mais une magnifique américaine qui devient actrice et star internationale, puis qui épouse un prince, a trois beaux enfants (mais si, enfants, ils étaient beaux) et devient princesse adulée, c’est carrément nirvanesque.  En tout cas en apparences.  

Quant à savoir si elle a vraiment été heureuse, sur son rocher, interdite de tournage par son époux (un tantinet machiste), loin de ses racines, ou si le conte de fées a fini en eau de boudin, faut demander à Saint-Pierre pour une interview en exclusivité mondiale.  Mais vu ma renommée qui n’a d’égale que ma réputation, je crains de subir un refus cuisant.

Nous resterons donc sur ce mythe de bonheur, de magnifique princesse, de famille heureuse et d’amour parfait, tragiquement brisé par un fatal accident de voiture.

Il y a 25 ans.
gracekelly

17:27 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |