23
mai

Tout plaquer pour changer de vie

Ou quelque chose du genre, c'était le titre de cette nouvelle émission de Delarue que j'ai récemment citée dans mes bonheurs du jour.

Je ne vais pas vous faire un résumé de l'émission, car si vous l'avez vue, vous n'en avez pas besoin, et si vous ne l'avez pas vue, vous n'avez strictement rien à faire d'un résumé, hein, avouez-le... CQFD.

Le concept me plait.  Parce que souvent, je rêve de changer de vie.  J'en avais parlé ici.

Mais je n'ai pas les couilles de le faire, tout simplement.  Je n'ai pas de couilles tout court, et certainement pas pour faire ça.  Dommage.  Parce que ça doit être démentiel de prendre un tel risque, de faire une telle folie, pour sa passion.  De ne pas réfléchir (si on réfléchit, on abandonne et on se "range" en silence).  De foncer.  Ça passe ou ça casse, car les risques financiers ne sont pas négligeables.  Mais si ça passe, quelle satisfaction.

Enfin bref, je ne vais pas disserter trop longtemps sur mes envies refoulées de changer de vie, de partir dans le Sud de la France ouvrir un refuge pour chats (j'avais 22 ans), d'aller vivre chez Mickey à Marne-la-Vallée (j'avais 22 ans aussi tiens, à croire que les chats et les souris me passionnaient à l'époque), de faire un tour du monde sans prendre l'avion (là ça risque de durer 22 ans) et j'en passe...  

C'est juste que, dans l'émission, on voyait une femme tout plaquer pour ouvrir un restaurant.  Et j'ai eu la larme à l'œil en voyant sa joie, ses angoisses et le plaisir d'accueillir ses premiers clients et de voir qu'ils étaient satisfaits.  C'est grave, docteur, de pleurer pour ça ?

C'est juste aussi que, dans l'émission, on voyait aussi un couple de liégeois plaquer sa vie pépère pleine de sous pour aller élever des chèvres et vendre du fromage sur les marchés du Sud de la France.  Et là, j'ai pleuré de plus belle en découvrant cet amour des chèvres, cette passion folle pour un boulot somme toute épuisant, et puis la joie des enfants restés au pays (avec l'accent en prime) de voir leurs parents heureux, même au loin.  C'est grave, docteur, de pleurer encore pour ça ?

Je me dis que c'est nin possip' de pleurer comme ça pour tout et n'importe quoi... Faut que je change de vie : je vais me recycler dans le bruitage et le doublage de films.  Pleureuse professionnelle.  Voilà, c'est décidé, je change de vie.
 
Et une chtite photo d'Anne-France, talentueuse photographe qui m'a proposé d'utiliser à l'occasion ses photos.  Celle-ci colle parfaitement... passque pour moi, changer de vie est toujours couplé à la mer.  J'ignore pourquoi mais c'est ainsi.  Merci Anne-France !
Découvrez ses photos en cliquant ici. 
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06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (17) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

16
mai

L'humeur du jour en cinq lignes

- fatiguééééééééééééééééééééééééééééééééée

- mal de goooooooooooooooooooooooooooorge

- veut m'enfouir sous la couette avec un DVD romantiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiik

- veut m'enfuir sur une île déserte avec un blog-notes et un bic

- veut manger des pâtes et du chocolat

Et avec tout ça, faudrait que je trouve cinq petits bonheurs... argh !

08:04 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
avr

Expérience sociologique intrafamiliale sérieuse, très sérieuse

Vous vous souviendrez que j’avais fait, il y a un petit temps déjà, mon coming out de bloggueuse-écriveuz avec Elle, sans grand succès, contre toute attente.  J’attendais un chouia de fierté devant mon talent intersidéral (mais si mais si, ne sois pas modeste Anaïs), j’ai récolté l’indifférence.  Si vous avez oublié, allez relire ceci.  Depuis lors, croyez-le ou pas, mais c’est un revirement de situation total.  Tout Namur est maintenant informé de mon existence.  Toute la Belgique, même.  Elle est fière de chez fière, et elle le crie haut et fort.  Sa petite Anaïs qui écrit dans 7dimanche et va sortir un livre, faut que ça se sache.  Que ça traverse les frontières, voire les galaxies.

J’ai dès lors décidé de retenter le coup du coming out avec Lui, histoire de voir si Lui aussi réagirait de manière totalement inattendue, à savoir, les larmes, l’émotion, les félicitations, la fierté visible dans des yeux un peu trop brillants, et j’en passe et des meilleures.

Passqu’en général, c’est pas pour dire, mais quelle que soit la nouvelle que j’annonce, que je suis condamnée et qu’il me reste trois mois, que je suis enceinte de triplés, que je pars en Afrique être épouse de trois hommes, que j’ai gagné trois millions au lotto, que j’ai marché dans trois flaques sur le chemin, que j’ai découvert qu’une troisième fesse me poussait là derrière, la réaction est totalement identique : une indifférence massive et totale.  D’ailleurs, je doute que l’information parvienne au cerveau.  Elle traverse les neurones, pourtant bien existants, telle une étoile filante, et part se perdre dans le néant.

L’expérience promettait donc d’être passionnante.

J’ai commencé en douceur.  Alors qu’il me parlait des vertus d’internet, notamment en matière de bourse, sujet ô combien captivant, j’ai placé « au fait, j’ai créé un blog, ça me passionne et j’ai découvert que j’adorais écrire ».  Réponse « pour la bourse, moi je me connecte chaque jour, je gagne un temps fou ».

Flop.

Bon, c’est vrai que des centaines de milliers de personnes ont un blog, hein, c’est pas l’info du siècle.

J’ai persisté.  Alors qu’il me parlait de l’Echo de la bourse, sujet toujours captivant, j’ai tenté de dire « tiens en parlant de presse, j’écris chaque semaine pour 7dimanche tu connais ? »  Réponse « donc l’écho de la bourse, c’est vraiment le nec plus ultra ».

Flop.

Bon, c’est juste que la feuille de chou du dimanche, qui ne parle pas trop de la bourse, c’est pas son truc.  Chacun ses goûts.

J’ai signé.  Et j’ai tenté le tout pour le tout.  A l’aide d’un pieux mensonge (un mensonge utile est toujours pieux).  Au moment où il évoquait un recueil dont il attendait la parution, parlant de la bourse, j’ai acquiescé « tu pourras bientôt attendre la parution du mien, de livre, si ça te tente de me lire » (pieux mais censé atteindre le neurone de l’intérêt soudain pour un projet attrayant, car au moment de cette expérience, rien n’était sûr, ni pour Anti Saint-Valentin, ni pour le Célibat des paresseuses qu’a changé de nom).  Réponse « faut absolument que j’aille voir la date de sortie exacte de ce livre, pour le commander au plus tôt ».   

Flop.

Après tout, un livre, même hypothétique, c’est rien de vraiment captivant.

Soudain, une lueur d’intérêt dans ses yeux.  Il me dit « tiens, tu fais toujours tes traductions ? ».  J’ai jamais fait de traduction de toute ma vie.  Damned.  Tout espoir est vain.

Expérience sociologique terminée.  L’indifférence.  Je prie depuis lors les anges, les saints du paradis et dieu de n’avoir pas hérité de cette maladie congénitale.  Car y’a rien de pire que l’indifférence.  

06:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (17) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
mar

Fait froid !

C'est donc l'occasion de sortir ce dessin que j'adore, de Delfine...  qui illustre bien ce temps de "saison", et mon dynamisme actuel.  ça ira mieux au printemps.  Argh, mais c'est le printemps c'est vrai...  Au fait, joyeuses pâques (tiens c'est vrai j'aurais pu mettre un dessin avec des oeufs, des cloches, des poules et des lapins, mais des écharpes c'est plus original non ?)
glagla

12:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

14
fév

Indéniable !

J'ai tenté par tous les moyens de l'oublier, de ne pas voir les signes, les appels, les symboles, les magazines, les vitrines, les publicités à la radio ou à la TV.

Mais en allant à la boulangerie, ça m'a sauté aux yeux : c'est la Saint-Valentin, faut pas se voiler la face, impossible à oublier.

D'abord, y'avait ce bavarois framboise en forme de cœur, bien dégoulinant de coulis rose-amour.  Même les petites plaques de chocolat blanc étaient ornées de cœurs roses craquants à souhait.

Ensuite, y'avait ce bavarois chocolat en forme de cœur, également dégoulinant de chocolat noir de noir fondu.

Puis y'a eu ce duo de verrines contenant mousse vanille recouverte de coulis framboise-rose-amour, accompagné de deux macarons au praliné en forme de cœur, le tout vendu dans un petit coffret romantique.

Enfin y'a eu tous ces étuis de macarons-cœurs de toutes les couleurs.

Des cœurs des cœurs des cœurs des cœurs des cœurs des cœurs, une invasion de cœurs, une avalanche de cœurs, de toutes tailles, en toutes matières, mais d'une seule et unique forme : le cœur.

Alors j'ai craqué, j'ai pété une durite, un boulon, un câble, comme vous préférez.  ça devenait insupportable.  Intolérable.  Il me fallait moi aussi ma dose de cœurs en ce jour haï par les célibataires.  Je me suis donc acheté ceci.  Je vais les manger après une Lasagne Farniente, en me lovant contre toutes mes écharpes Strelli.  Un peu de tendresse, que diable.
Na.
 coeurs3
coeurs2

10:29 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |