16
déc

Démoustication

Devinette : Mostek, Moustique et Anaïs sont dans un bureau.  Arrive le grand méchant loup, ou le grand méchant destin, à moins que ce ne soit la grande méchante crise financière, ou encore le grand méchant boss, je ne le sais pas moi-même... qu'importe. Qui est-ce qui reste ?

...

Il était une fois un trio d'enfer, qui se connaissait depuis quatre ans.  Qui partageait des fous-rires à gogo, des virées au Quick, des questions orthographiques, des crises d'énervement face aux clients mécontents, des discussions sur tout et n'importe quoi et des batailles de trombones.  Complicité ou amitié, peu importe le mot.  C'était chouette.  Il y a un an, cerise sur le gâteau : le trio put partager, en plus, le même bureau.  Que du bonheur.

Puis arrive le moment où tout dérape.  Dieu sait pourquoi, Dieu sait comment.  Je sais pourquoi, je sais comment, mais à quoi bon entrer dans les détails ?  D'abord, le trio est forcé au divorce par consentement non mutuel.  Chacune dans son bureau, qu'il en soit ainsi.  Presqu'immédiatement après, le couperet tombe : le trio deviendra duo.  Ainsi soit-il.  Le petit insecte qui pique a été écrasé, sproutché, insecticidé, tapetté, anéanti, viré. 

C'est la vie.  Tout change.  Tout évolue.  Tout disparaît. 

Sauf les souvenirs, et c'est l'essentiel.

Alors je te le dis, officiellement, en ces lignes lues par des millions d'internautes (n'ayons pas peur des chiffres), ma petite Moustique, ce fut un bonheur de te connaître et de partager ces quelques 800 journées de travail avec toi.  Et puis on s'en fout hein, ils ne nous auront pas, car on continuera à èmmeèsseènnéer, à Quicker, à rigoler, à râler, à Facebooker, à orthographier, à se démaquiller rien qu'en liquide lacrymal (c'est nous les championnes toutes catégories) et à parler de tout et n'importe quoi.

Na !

Et ce petit dessin de Marguerite, il tombe à pic... ou plutôt à pique...

moustique

06:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

13
nov

Journée de merde, vie de merde

 

Je fais dans le fastoche, je copie mon statut de culchèvre, tant qu'à faire.

Déjà ce matin, j'aurais dû sentir l'oignon.  J'ai ouvert le courrier au bureau, en gentille employée dévouée que je suis toujours.  Au milieu des enveloppes immaculées, j'en repère une dans un état lamentable.  Au-dessus de l'adresse, un autocollant rouge postal bien connu, du genre de ceusses qui stipulent « n'habite plus à l'adresse », « déménagé », « inconnu à l'adresse », « divorcé deux enfants », « disparu en emportant la caisse », « largué comme une vieille chaussette » et autres trucs du genre.  Dans le cas qui m'occupe, la case « n'habite plus » est cochée. En gentille employée dévouée que je suis toujours (bis), j'ouvre l'enveloppe, regrettant au passage de ne pas avoir mis des gants de protection en latex.  Et j'y découvre un courrier daté du 14 décembre 2006. 

Voilà la poste belge actuelle ma bonne Dame.  Un foutoir plus foutoir que tous les foutoirs du monde.  Deux ans pour récupérer un pli n'étant pas parvenu à son destinataire.  Enfin, je suis mesquine, je devrais dire « presque deux ans ».  Je comprends l'état de l'enveloppe, elle a dû traîner dans un coin d'un bureau de poste, être dévorée par les rats qui squattent les lieux, à moins qu'elle n'ait glissé subrepticement sur le sol et que l'employé, myope, lymphatique ou trop obèse pour se pencher (voire les trois à la fois), n'ait pas jugé bon de la ramasser.

Ensuite, je parcours vaguement les gros titres du Vers l'Avenir, lorsque mon attention est attirée par ces mots « calculez votre espérance de vie ».  Ben moi j'ai pas envie de connaître mon espérance de vie.  Ça me rappelle ce site ignoble sur lequel j'avais osé m'aventurer et qui, en fonction des données entrées (maladies, fumeur ou pas, femme ou homme) déterminait le jour exact de votre mort.  Il m'en a fallu du temps pour l'oublier, ce jour.  Alors mon espérance de vie, je préfère pas savoir.

Ensuite je rentre chez moi (dans l'intervalle j'ai bossé hein, n'allez pas me faire dire ce que je n'ai pas dit), je lis mes mails et j'apprends une nouvelle de merde qui fait de cette journée de merde une journée encore plus merdique, si c'est possible.  Impossible de faire pire, je vous le certifie.  Enfin si, je peux avoir un appel qui m'annonce un décès, mon pc peut exploser, je peux me casser la jambe en me levant du canapé après l'explosion et il peut ne plus y avoir de papier au WC.  Je suis d'accord, ça peut être encore plus merdique...

Mail suivant, de Vers l'Avenir, toujours, qui me propose encore et toujours de connaître mon espérance de vie, et m'informe que demain je pourrai déterminer mon âge intérieur.  Nan, j'veux pas.  Quoique... Le pronostic idéal : âge intérieur, 79, espérance de vie 79.  Et le tour est joué.  Quand on vit une journée de merde, on aspire à une mort moins merdique, tant qu'à faire.  Non ?

Pourtant, Pascal et Julie ont dit ce matin (changement de fréquence qui a fait que paf, j'ai contact sur mon réveil radio au lieu de NRJ, tant mieux, et que paf, j'ai plus rien dans ma salle-de-bains, tant pis...) qu'un jeudi 13, ça comptait pas...

 

16:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

2
nov

1er novembre = délire fou

Parfois, le 1er novembre, surtout lorsqu'il fait triste, froid et pluvieux (ce qui est statistiquement fréquent un 1er novembre), je me surprends à imaginer des choses dingues.

A me dire que quelque part, là-haut, ou là-bas, ou sur une autre planète, il existe un ailleurs, communément appelé paradis.

Un paradis où m'attendraient un tas de gens : des inconnus, des bruns ténébreux, des peu connus dont j'ai vaguement entendu parler dans mon enfance, et puis, comme on dit, des êtres chers trop tôt disparus.  Un véritable comité d'accueil, avec mon papy qui n'aurait pas encore oublié qui je suis et aurait cuisiné un lapin rien que pour moi, ma mamy qui me tendrait une tarte au sucre bien coulante et une orange épluchée pour les vitamines.  Ça serait du vrai comité d'accueil, ça, ma bonne Dame.  Et tout le monde serait joyeux et heureux, le soleil brillerait en permanence, on se moquerait des kilos en trop, des cheveux blancs et des maux de dos.  On ne connaîtrait ni la haine ni les rancœurs.  Wow wow, ce serait le bonheu-eur (Cloclo).  Et ça rime, trop choli.

Je sais, j'ai trop abusé de bonbons d'Halloween, passque j'avais préparé du stock pour les petits nenfants et aucun petit nenfant n'est passé chez moi, donc j'ai tout mangé.  Overdose de sucre = délire assuré.

Et puis bon, faut pas se leurrer, si on songe à la foule qu'il y aurait là-bas, avec toutes les âmes qui squatteraient le paradis depuis que l'homme existe, ça serait bruyant, énervant et saoulant.  Et tout ce bonheur dégoulinant, ça deviendrait vite épuisant.  Et tout ça rime encore, comme c'est choli.

Et puis on est le 2 novembre, alors j'oublie tout ça et je retourne à ma vie terrestre.

Une chtite photo d'Anne-France, de circonstance.  Et ça rime encore et toujours. (chuis confusionnée, je trouve plus le lien vers ton site, tu me le renvoies que je l'ajoute ?) - ah voilà, découvrez ses albums photos :

http://www.flickr.com/photos/26799785@N05

http://picasaweb.google.be/Khafie8/Bruxelles2008#

http://picasaweb.google.be/Khafie8/DinantMontmartre2008#

novembre

10:54 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

21
oct

Triste journée

 

Triste journée pour une famille d'Andenne, pas très très loin de chez moi.  Deux petits bouts qui rejoignent Sœur Emmanuelle, qui les accueillera sans doute à bras ouverts.   Entendant cette nouvelle au journal, j'ai été, par curiosité, lire les réactions des lecteurs et téléspectateurs sur le site de RTL TVI : plus de 200.

Sidérant.

A croire que le seul intérêt, à quelques exceptions près, est de déterminer « à qui la faute ».

Deux théories :

1. le chauffard qui, comme tant d'autres, roulait trop vite, GSM à l'oreille ou à la main, n'a pas freiné, n'a pas regardé, est un vilain pas beau à qui on ne retirera même pas son permis, n'a que vingt ans et est sans doute un délinquant, voire un étranger qui, dans sa bêtise, a ôté deux vies (en espérant que ce ne soit pas trois, la maman étant encore entre la vie et la mort).

2. les piétons qui, comme tant d'autres, en grands suicidaires devant l'éternel, ont traversé sans même regarder, sans ralentir, malgré une visibilité réduite si tôt le matin, bande d'irréfléchis vilains pas beau.

L'important n'est-il pas, ce soir, la souffrance engendrée par un tel drame ?  Les vies brisées : des enfants, de la maman, qu'elle survive ou pas, du papa, des familles de chaque protagoniste, mais également de l'automobiliste, qui, à moins qu'il ne soit dénué de cœur, aura ces morts sur la conscience jusqu'à la sienne, de mort ?

Des vies brisées par des gens trop pressés, quels qu'ils soient.

Pour oublier tout ça, j'ai zappé sur La Une.  Pour y découvrir une émission sur la vieillesse, les hormones et traitements pour la combattre, les cellules qui vieillissent dès notre plus jeune âge, le cap de 30 ans fatidique pour les femmes. 

Déprimant.

Retour sur RTL TVI : Greys Anatomy.  Pas mieux.  Convulsions, dépressions, ablations et j'en passe.

Déprimant.

Je mets une cassette.  Pas mieux non plus.  Charlotte de Turckheim en kidnappeuse d'enfants.

Déprimant.

Je regarde par la fenêtre : il pleut toujours.

Déprimant.

Je vais me coucher.  En espérant que mes rêves soient plus doux que notre réalité.

Triste journée.

 

20:53 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

27
jui

La grève persiste et signe

7dimanche s'associe à mon mouvement de grève... bien contre ma volonté soyez-en assurés. 

J'étais depuis quelques mois traitée comme une merde... preuve en est qu'on sait souvent ce qu'on perd... pas ce qu'on y gagne.  Je suis maintenant traitée comme une sous-merde.  Vive la surenchère d'irrespect le plus total.

J'ignore ce qu'il adviendra de ma chronique dominicale, elle semble perdue dans les limbes du marasme de 7dimanche.  Qu'importe, si elle disparaissait, j'ai du stock de billets déjà écrits, donc de quoi faire un long hommage postmortem...

Mon seul regret : m'être levée à l'aube pour rien, passque ces gens n'ont même pas la politesse qui s'impose.

Bon dimanche à tous, le mien s'annonce mauvais, d'autant que je retourne au bagne, oups, au bureau, demain. 

Y'a d'la joie, bonjour bonjour les hirondelles.

Faites votre BA du jour si le coeur vous en dit, votez pour moi... Merchi.  Pour ma part, j'ai vraiment le coeur à rien, alors je vais paillasser au soleil, c'est le mieux à faire vu la sinistrose qui m'envahit.

Demain, promis, fin de la grève, et un billet que j'espère plus joyeux, sur la foire de Namuuuuuuuuuur.

09:19 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |