7
jan

Grand nettoyage par le vide pour oublier le vide de mon petit cœur meurtri

calimeroDans la série rangement, après le tri des extraits de compte (j’ai terminé, il ne m’en manque que 114,5), je me mets au déblaiement du bureau. En fait je m’occupe l’esprit en rangeant, et peut-être que ce rangement de mon intérieur (maison) m’aidera à ranger mon autre intérieur (mon cerveau déglingué qui donne, en ce dimanche morose, ordre à mes yeux de pleurer sans cesse, vilain cerveau). Je ne vous cache pas que j’ai un super coup de blues où je suis envahie d’une impression que rien ne va : ras le bol du bureau, ça c’est pas nouveau, ma mère me tape sur le système, j’ai pas d’amis, personne ne me comprend, personne ne m’aime, je suis moche, je suis grosse, je suis seule, même mon rat m’insupporte en ce dimanche sinistre. Bref : TOUT VA MAL mais je ne vais pas m’étendre trop sur le sujet, et risquer de perdre tous mes lecteurs (ou me chopper un procès pour dépression massive suite à la lecture de ce blog censé vous faire rire un tant soi peu), je propose dès lors vous raconter le rangement de mon bureau. (je parle ici du minuscule meuble sur lequel se trouve mon PC chéri)

Le bureau est le dépotoir permanent : j’y stocke tout ce qui a un quelconque intérêt. Et pour moi, tout a de l’intérêt : des pages déco, des adresses internet pour gagner une maison, une voiture ou un bon d’achat de 1 eur, des livres à acheter, des échantillons à garder, des bons de réduction à utiliser, des paiements à faire, des confettis découpés dans tous les magazines qui passent par mes mains, le tout entassé pêle-mêle. Régulièrement, soit quand je ne vois plus mon écran plat, je trie, je jette, je paie mes factures, je me tartine d’échantillons périmés, je participe aux concours quand ils ne sont pas terminés.

Aujourd’hui est donc un jour rangement. Dans les méandres de paperasse, je trouve un article que j’ai photocopié il y a belle lurette « ADIEU DESORDRE ». C’est un comble, retrouver ce vieil article chiffonné au milieu… de mon désordre. Mais c’est un signe du destin, j’en suis sûre, aussi sûre que 3 et 3 font 6... 6 règles d’or

Les six règles d’or sont d’une simplicité enfantine :

- lorsque tu sors une chose, remets-la à sa place
- lorsque tu ouvres une chose, referme-la
- lorsque tu fais tomber une chose, ramasse-la
- lorsque tu as décroché une chose, raccroche-la
- lorsque tu penses à quelque chose que tu dois acheter, note-le
- lorsque tu dois réparer quelque chose, fais le dans la semaine

ça parait évident non ? Tellement évident que je n’y arrive pas, lorsque je sors une chose, elle reste six mois là où je l’ai déposée, lorsque j’ouvre une chose elle reste ouverte, lorsque je fais tomber une chose, je ne la ramasse qu’une fois sur deux, lorsque je pense à mes courses, je ne note rien et le moment venu je n’achète que des chocolats car j’ai tout oublié (quand tu m’as oubliée – Marc Lavoine). Et lorsque je range, je ne fais finalement que déplacer les choses d’une pièce à l’autre : je rends au living un air présentable au détriment de la chambre. Quand la chambre est devenue zone sinistrée, je déplace le brol vers le grenier… Lorsque le grenier est à la limite de l’implosion, comme cette semaine, je me décide enfin à jeter 1 % du brol, pour éviter le drame. Dernièrement j’ai réussi à jeter quelques Ciné Revue de 2001 (à l’époque ou Tom filait encore le parfait amour avec Nicole, ou Brad était lui aussi encore avec Jen, ou tout se payait encore en francs, c’était le bon temps), ce fut très dur, une véritable épreuve, mais je suis fière d’y être parvenue. Ma bordélite chronique doit venir de là : je déteste jeter. Monsieur Psy dirait : peur de l’abandon, peur de perdre quelque chose d’important. Mais faire le vide permet d’ouvrir la porte à la nouveauté, foncez Miss Anaïs.

Il parait que le désordre visible (soit de la maison) est proportionnel au désordre intérieur (soit de l’esprit). C’est clair. Parait aussi que les dégâts collatéraux du bordel ambiant sont effroyables : stress, perte de temps, confusion, agressivité … Et en plus, ça fait grossir (dixit une psy britannique). Voilà une magnifique raison de ranger, alors : cumuler rangement et régime, un bonheur extraordinaire.

Les conseils pratiques pour le rangement :

- faire quatre tas : à jeter, à donner, important, à traiter immédiatement
- en aucun cas ne faire de tas intermédiaire (tiens, ils me connaissent très bien, je suis la championne des tas intermédiaires que je déplace régulièrement car je ne sais qu’en faire. J’ai des tas intermédiaires dans tous les coins)
- ne toucher à chaque document qu’une et une seule fois (ben me revoici avec mes déplacements intempestifs de documents dont je ne sais que faire…)

Le pire est que quand je jette, je le regrette après. J’avais ainsi une jolie interview de ma chère amie Mathilde Seigner, dont je souhaitais vous recopier un extrait. Or, je l’ai jetée dans un moment de folie passagère… et me voici frustrée !

J’ajouterais une dernière règle : chaque chose a sa place, laquelle est immuable. Ça me rappelle ma dernière déclaration d’impôts. Comme les justificatifs arrivent au compte goutte, je les avais stockés sur le bord d’un meuble. Après quelques semaines, je me décide à les ranger en lieu sûr. A l’arrivée de la déclaration, je cherche mes justificatifs, que je ne retrouve pas, ça va de soi. J’en redemande copie, avec engueulades des banques, organismes et autres sympathiques administrations. Une fois tous les documents réunis, plus moyen de retrouver la déclaration elle-même. C’est en cherchant comme une damnée dans tous mes tiroirs que, surprise, j’ai retrouvé l’intégralité des documents. Je n’aurai perdu que quatre heures, 400 gr de sueur (ce qui infirme la théorie que le désordre fait grossir) et six coups de fil… Morale de l’histoire : si j’avais laissé traîner mes documents comme j’en ai l’habitude, sur un meuble, je les aurais facilement retrouvés. Vive le bordel !

12:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

7
jan

Remède miracle ?

calimero2Je savais que j’aurais pas dû sortir de chez moi aujourd’hui. Je le savais je le savais je le savais. J’ai tout fait pour mais tout s’est ligué pour me faire bouger, alors que j’avais prévu une journée pyjama – paaaaas bieeeeeeen – couchée – petit film – pâtes - repos. Je suis restée en pyjama un max, je n’ai pas été bien de toute la journée (j’ai d’ailleurs englouti une quantité phénoménale d’anti douleurs, sans succès), malheureusement j’ai accepté une sortie au resto entre amis. Toujours les mêmes amis. Avec Echec. Avec Rivale. Avec Echec ET Rivale devrais-je dire. Qui nous ont annoncé officiellement leur union, et leur installation l’un chez l’autre. Tout va vite, c’est ça le monde moderne. Ils avaient des cœurs plein les yeux, leurs mains étaient enduites de glue, leurs regards attirés l’un vers l’autre. Zont pas arrêté de se bécoter. C’est beau l’amour. J’ai lu un jour une petite phrase qui me revient en tête « toujours aimer, toujours souffrir, toujours mourir ». J’ai vraiment pas du tout mais alors pas du tout le moral. D’ailleurs mon cerveau ne sait même plus ce que cette expression signifie « avoir le moral ». J’ai eu beau me convaincre que ça allait arriver, depuis de semaines, que c’était clair comme de l’eau de roche, malgré tout, le voir de mes yeux vus m’a fait un électrochoc. Et là, je me liquéfie d’amertume et de tristesse. « Personne ne m’aime, j’suis seule au monde, c’est dégoûtant ». J’ai compensé par un giga dessert bien gros bien gras. Si quelqu’un a un remède radical pour que je retrouve illico presto ma joie de vivre, je suis preneuse. Et si c’était le remède tout en un, qui guérit la crève, les chagrins d’amour et les maux de tête, ça serait parfait. Merci :))))))))

00:05 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

15
nov

Le Blues

Ce soir j’ai le blues. Je suis pourtant un peu dans les nuages, toujours sous l’effet de ma rencontre-coup-de-foudre. RAS depuis lors. On a continué à discuter, comme avant. Sans plus. Il n’a pas manifesté d’enthousiasme sidérant suite à notre tête-à-tête. Il n’a pas non plus manifesté la moindre envie de me revoir. Trop tôt ? Peut-être. Moi je tente de ne pas trop manifester d’enthousiasme non plus, histoire de ne pas le faire fuir. Le courant passe toujours bien, j’ose espérer qu’il n’a pas été traumatisé par moi, c’est déjà un bon début.

Je discute toujours également avec mon Caustique et mon Gentil, ça occupe mes journées, enfin surtout mes soirées, pourtant déjà bien prises.

Ce soir j’ai donc le blues. Je n’ai pas été sur internet, je me suis consacrée à la TV, une de mes autres passions. Un superbe téléfilm : «des fleurs pour Algernon». J’ai frémi, beaucoup, ri, un petit peu, pleuré, énormément. Pas très joyeux, mais superbe, et si bien joué. Et, ce qui ne gâche rien, au contraire, l’acteur principal est le génialissime Julien Boisselier. Représentation exacte de ce que je peux parfois ressentir : pas spécialement beau, rien de particulièrement craquant, une voix un chouia trop efféminée, et pourtant il me fait un effet de malheur. Dans ce rôle, il est génial. J’ai souvent lu ce titre de livre, «Des Fleurs pour Algernon», sans savoir du tout ce quoi cela traitait. Je l’ai découvert par le biais de la fiction et quelle réussite ! Pour en revenir à des choses plus amusantes, Julien Boisselier a joué dans un film démentiel, «J’me sens pas belle», peu connu, que tout célibataire, et bien sûr toute célibattante, se doit d’avoir vu. Je me le suis offert un samedi de solitude, par hasard, en lisant son sous-titre «J’me sens pas belle – couchez le premier soir». L’histoire d’une célibataire qui en a marre et décide d’inviter un collègue pour s’offrir une histoire d’un soir. Je ne vous en dirai pas plus. Deux acteurs, un huis clos dans un petit appart, mais le ressenti est incroyable, on se marre comme jamais, on est ému aussi. A voir absolument. Je me le remettrais bien dans le lecteur DVD, là, tout de suite, mais revoir Julien me ferait trop d’effet  Une fois par jour suffit, ne jamais abuser des bonnes choses. Et puis, j’ai cette capacité, en voyant un beau film, et surtout une jolie histoire d’amour, à la fois d’être ravie et optimiste tout en me sentant incroyablement déprimée. La dualité de mon caractère, joyeux et tristounet. Là je me sens tristounette, mais je viens à l’instant de comprendre pourquoi, tilt, bingo. Déprime mensuelle, typiquement féminine, rien de grave, demain ça ne sera plus qu’un mauvais souvenir. Ouf.

Sur ce, fin de soirée TV-sans net, et retour demain… sur le net !

22:47 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |