28
jan

Les amoureux de Peynet

Je ne supporte plus de voir tous ces amoureux de Peynet qui déambulent jour et nuit dans ma vie, et plus particulièrement mes amoureux de Peynet à moi (Echec et Garce) que je dois subir au quotidien, et encore hier dans cette boîte, où ils nous ont tous conviés à leur pendaison de crémaillère prévue incessamment sous peu. Aaaaah c’est si beau l’amour. Youpie. Y’a d’là joie (Trénet).

Je hais les amoureux de Peynet. Je vomis les amoureux de Peynet. J’exècre les amoureux de Peynet. Et je vais me la jouer vilaine sorcière non invitée au grand bal des amoureux de Peynet (comme la sorcière non invitée au baptême d’Aurore, qui la transformera par vengeance en belle au bois dormant – enfin elle veut la tuer mais les gentilles fées conjurent le sort et la font dormir cent ans, mais le prince arrive et blablabli et blablabla – la pièce tombe ?). Voici mon sort : que tous les amoureux de Peynet s’endorment immédiatement pour cent ans. Un sommeil réparateur, pas dangereux, mais tellement libérateur. Salvateur pour tous les célibattants et les célibattantes qui èrent, désespérés, dans ce bas monde. Ce bas monde ne sera ainsi plus peuplé que de célibataires. Un méga supermarché de célibataires. Je n’aurai qu’à me baisser pour ramasser. Même pas me baisser, juste poser l’œil sur celui qui m’intéresse. Lui décocher la flèche magique. Et sentir son regard énamouré sur ma chaste personne. Le reste est classé X. La nuit est folle, magique, détonante, extraordinaire, inoubliable. Je m’endors doucement entre ses bras velus musclés. Il m’aime. Je l’aime. On va s’aimer durant cent ans et devenir des amoureux de Peynet nous aussi.

Aaaaaaaaaaaaaaaaah. Je me réveille. Il n’est plus là. Je ne trouve que mon coussin de noyaux de cerises, chauffé hier soir, tout glacial ce matin, comme compagnon de vie.

C’était un rêve. Ou un cauchemar. Qu’est-ce qui est rêve ou cauchemar, tout se mélange dans ma tête. Les amoureux de Peynet peuplent plus que jamais la planète. Faut que j’arrête la vodka orange en boîte, ça ne me vaut vraiment rien !

amou7

09:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

25
jan

La panne de pensées

Hier j’ai été victime d’une terrrrrrrrible crise d’angoisse : je n’avais plus d’inspiration. J’étais dans mon canapé, comme une flatte (ce mot n’existant pas au dictionnaire mais uniquement dans mon listing de vocabulaire imagé, je vous en donne la définition : se dit d’une personne se trouvant dans un état quasi végétatif, incapable du se mouvoir ou de réfléchir), donc j’étais affalée, dénuée de tout dynamisme (même pas le dynamisme de me traîner jusqu’à l’armoire à bonbons/biscuits, c’est dire si la situation était grave). J’avais beau me dire « allez Anaïs, sur quoi t’as envie d’écrire ce soir?». Et bien sur rien. Le néant, le vide absolu. Même le journal et son lot de bonnes nouvelles ne m’ont pas inspirée. J’ai zappé sur le téléfilm de TF1 (le retour d’un père SDF vers sa fille, avec une happy end insensée mais bon TF1 ne va pas nous sortir des téléfilms à vocation psychanalytique n’est-ce pas). Avec ce téléfilm, je me suis interrogée : « allons Anaïs, t’as pas envie d’écrire ce soir?» Une toute petite envie de rédiger un tout petit truc sur le thème de la relation père-fille ? (ce thème va faire pleurer dans les duplex et les chaumières, vu mon expérience sidérante de l’amour père-fille ; je réserve dès lors ça pour plus tard quand les petits oiseaux regazouilleront, que la verdure reverdira et le soleil rejaunira, bref au printemps). Cette envie s’est envolée dès que j’ai réalisé qu’aucune « première phrase » n’atteignait mon modeste cerveau. La première phrase doit venir immédiatement. Les autres suivent comme des wagons suivent la locomotive (et tentent de la dépasser car en général je dois courir jusqu’au clavier, abandonnant toutes mes tâches ardues du genre manger, boire, zapper, lire, pour coucher mes idées sur «papier»). Sans la première phrase, je suis tétanisée.

Donc hier pas de première phrase. J’étais tétanisée. Epuisée. L’esprit totalement hermétique. J’ai cru la fin de mon blog arrivée.

Gros titres dans la presse. « ANAIS VICTIME D’UNE NOUVELLE FORME DE MALADIE : la dégénérescence neurologique consécutive à l’emploi intempestif d’un ordinateur. Anaïs, célèbre blogueuse belge, célibataire de son état, dont les fans se comptent par milliers (centaines de milliers, c’est pas surfait ?), vient d’être internée dans un hôpital parisien spécialisé dans les maladies dites « computeresques ». Une de ses plus grandes fans, Céli, blogueuse belge également, avait tenté d’attirer son attention sur les risques qu’elle prenait en s’investissant tellement dans ses écrits. Anaïs n’en a pas tenu compte. Ce mercredi soir, ses voisins, alertés par les bruits, l’ont trouvée en train de tenter de faire passer son ordinateur, qu’elle avait découpé au préalable, dans son WC. Hystérique, Anaïs a dû être calmée par voie médicamenteuse. Les médecins ont jugé bon de la conduire en urgence dans ce centre spécialisé, car elle menaçait de se donner la mort pour rejoindre son ordinateur dans, selon ses dires, « la vase puante des bas-fonds du net ». A l’heure actuelle ses jours ne sont plus en danger, mais le pronostic est réservé. Les spécialistes parisiens estiment en effet qu’elle ne récupérera jamais ses facultés intellectuelles, tant les dégâts neurologiques et psychologiques sont nombreux. Anaïs tient cependant à remercier tous ses fidèles. Elle envisage de créer une fondation qui aura pour but d’aider les victimes de ces maladies du 21e siècle. L’avenir dira si elle en est capable ».

Je suis allée me blottir dans les bras de Morphée, avec une grosse bouillotte contre mon petit corps glacé tant par l’hiver qui vient de me tomber dessus que par cette sourde angoisse de la page blanche, qui jamais, ô non jamais, ne m’avait jusqu’alors atteinte.

Ce matin, comme tous les matins, douche et train train du matin. RAS. J’écoute Contact depuis que Nostalgie refuse catégoriquement d’émettre dans ma salle-de-bains et j’avoue que ça ne me déplait pas. Le duo Julie Olivier me convient beaucoup mieux que le précédent. C’est pas que je sois contente que cet infect Mike ait été mis hors service, mais n’empêche je préfère de loin l’humour de Julie. Y’a pas photo. (parenthèse hors de propos, je l’admets mais nécessaire car elle marque ma réconciliation avec la radio au dauphin).

Et là, enfin, au moment où je me lavais les molaires, le déclic. C’est comme si l’Immaculée Conception m’était apparue.

Je pense. Je PENSE. (Je pense donc je suis ?) J’ai des idées, j’ai envie d’écrire, sur ça, sur ça, sur ça, et ça aussi. Et je parlerais bien également de ça et ça.

En chemin vers le bureau, je pense à nouveau. Sans arrêter.

Une fois arrivée, je fonce sur mon PC, et j’écris (paaaaaas bien, je l’admets, mais ça n’a duré que quelques minutes, histoire de vite retranscrire mes pensées du matin).

Je rentre du bureau, je pense toujours. (Et vous voulez savoir une chose, c’est parfois assez saoulant, à chaque truc lu, vu, entendu ou que sais-je encore, d’avoir des phrases « bloguesques » qui me traversent sans cesse l’esprit – d’autant plus saoulant quand j’ai pas de bic sous la main. C’est finalement limite pathologique aussi… non ?)

Quoi qu’il en soit, tout risque est écarté… du moins pour l’instant…

17:04 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

16
jan

Quand Anaïs pleure...

Connaissez-vous cette magnifique chanson de Brel « quand Isabelle dort ». Je l’ai découverte dans Itinéraire d’un enfant gâté, si mes souvenirs sont bons, film aussi génial que cette chanson.

Extraits :
Quand Isabelle dort plus rien ne bouge
Quand Isabelle dort au berceau de sa joie
Sais-tu qu'elle vole la coquine
Les oasis du Sahara
Les poissons dorés de la Chine
Et les jardins de l'Alhambra
Quand Isabelle dort plus rien ne bouge
Quand Isabelle dort au berceau de sa joie
Elle vole les rêves et les jeux
D'une rose et d'un bouton d'or
Pour se les poser dans les yeux
Belle Isabelle quand elle dort

Mais savez-vous ce qui arrive quand Anaïs pleure, quand je pleure ? Je ne pleure pas comme un top model, une larmichette dans le coin de l’œil, savamment effacée par un geste gracieux de la main, le visage impassible, bien maquillé par du waterproof. Quand je pleure, c’est à gros sanglots, je deviens rouge par plaques, les larmes coulent par litres, entraînant dans leur sillage mon mascara non waterproof. Un désastre. Ajoutez à cela un bruit de lamentation persistant et vous imaginez aisément la scène.

Ce soir, c’est pire. Parce que je pleure avec un masque sur le nez, un produit infect qui se diffuse dans mes bronches. En plus ça fait un bruit épouvantable, mélange de tondeuse rouillée et d’aspirateur. J’ai l’air d’une grosse débile, avec ce masque déjà, qui n’est pas très sexy (mais tel n’est pas son but), mais d’autant plus avec ces borborygmes que je fais en pleurant. Et pleurer en tentant de respirer dans ce truc, c’est comme gagner roland garros quand on divorce de Pierre-Yves !

D’autant que ça fait deux heures que je pleure. Non stop. Je n’ai pas tant pleuré quand j’ai vécu l’échec avec Echec ! Je n’ai pas tant pleuré quand j’ai râté mon permis de conduire. Ni quand j’ai réussi mes études. Mais j’ai pleuré plus quand mon ex Ignoble (voilà son nouveau surnom) m’a jetée à la mer.

Pourquoi je pleure ? Pour une connerie en plus, c’est ça le pire. Parce que ça fait un mois et demi que j’ai été malade, que je n’ai pas guéri depuis, que je tousse depuis un mois et demi, que j’ai perdu ma voix depuis trois semaines et que malgré les avis placardés partout elle refuse de revenir, que je suis épuisée de ne pas dormir, de tousser, de me moucher et que j’ai décidé d’aller voir un autre médecin. Bilan pas bon. La bronchite est toujours là, pire que jamais, doublée de la trachéite, qui n’a pas daigné déménager. Je comprends pourquoi je n’arrive plus à respirer depuis plusieurs semaines, pourquoi je me réveille la nuit avec des crises d’asthme. Car c’est une bronchite asthmatiforme, tant qu’à faire … D’un côté je me sens soulagée, ce médecin a enfin compris, pas comme le précédent qui m’a fourgué quatre jours d’antibio et débrouille toi. J’ai eu beau essayer, pas moyen de m’en débarasser toute seule, et c’est pas faute d’avoir essayé depuis six semaines. Cette bronchite semble folle amoureuse de mes deux poumons. Ce nouveau médecin est génial, il a pris les mesures qui s’imposent d’emblée : masque bruyant sur le nez quatre fois par jour, dose massive d’antibiotiques, médicaments divers, et cortisone tant la situation a suffisamment duré. Rien d’irréversible, rien de grave. Non. C’est vrai. Pas de quoi dramatiser, ma petite Anaïs.

Mais dans ces moments là, je ressens la solitude que je niais connaître (ou peu) dans mon précédent commentaire, j’ai envie d’une maman qui me borde, d’un homme qui me réconforte, d’amies qui me consolent. Et je n’ai rien de tout ça. J’ai juste des boîtes de médicaments qui s’empilent sous mes yeux et un appareil qui me susurre « voilà ta dose, aspire la bien »… A part ça je suis seule, irremédiablement seule. De mes collègues, que j’ai averties par mail de mon état et mon absence (sauf qu’elle ne commencera que demain midi car j’irai turbiner au matin, urgences obligent, risque de C4 oblige), deux réponses compatissantes « tu viens demain ou pas ? » et « profites-en bien ». Clair que savoir ce dont je souffre est le cadet de leurs soucis, on s’en balance, pourvu qu’elle vienne. Clair que je vais en profiter un max, mon portefeuille se meurt de désespoir (la santé n’a pas de prix mais elle a un fameux coût), je me torture d’imaginer mon boss, anti maladies par excellence, qui va me couvrir de lourds sous-entendus, je dois annuler tous mes projets géniaux du WE, franchement je vais en profiter c’est clair et net. Ça me tue cette absence totale de sympathie. Peut-être que je n’ai que ce que je mérite au fond. Remise en question. Doutes. Tristesse absolue.

Dans quelques jours je relirai ce post et je me dirai « m’enfin Anaïs, pourquoi tu t’es mise dans un tel état ? » et je ricanerai doucement de cette crise de désespoir inopportune.

Un peu comme dans mes journaux d’ados, criblés de « je l’aime lui pas, je suis malheureuse, je veux mourir », remplacés le lendemain par « comment ai-je pu m’amouracher de lui, il est trop con » et ainsi de suite.

Pour l’instant je vais arrêter de tenter de faire se balader mes doigts sur le clavier, la vilaine machine ayant distilé son venin dans mon corps (avec pour effet secondaire de me faire trembler comme une feuille morte un soir de tempête), je vais aller pleurer un petit coup, ça me fera du bien.

A demain pour de nouvelles aventures…

21:11 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

8
jan

Mon dimanche ? Heu...

Nouveau blog découvert, Titemel me demande comment était mon dimanche (le sien était nul), ma réponse :
« mon dimanche, on peut le marier au tien dans la famille des dimanches les plus nuls du monde. J'ai pleuré, j'ai rangé, j'ai pleuré, j'ai nettoyé, j'ai pleuré, j'ai enlevé les tonnes de poussières, j'ai pleuré, j'ai tchatté, j'ai pleuré, j'ai mangé, j'ai pleuré, j'ai glandé. Voilà un résumé de mon pire dimanche de l'année. Ah oui c'est le premier, c'est vrai... »

Je hais les dimanches de toute façon, sauf quand je suis amoureuse (et pas d’un naze qui m’aime pas mais fait semblant, ni d’un naze qui en aime une autre), là j’aime bien les dimanches. Je me balade, au soleil, avec mon Namoureux, je l’exhibe. C’est si rare quand j’arrive à m’en dégotter un que faut bien que je le montre, comme une nouvelle voiture quoi ! Et quand il pleut, on va manger, avec mon Namoureux, un gâteau chez Galler avec un chocolat glacé (vous connaissez le chocolat glacé Galler ? Le bonheur à l’état pur. Rien de comparable aux vulgaires milk-shakes. Une galère pour les fesses, mais l’extase pour le palais.) On peut faire plein de choses avec son Namoureux, le coiffer, l’habiller, le promener, le montrer, l’embrasser, le…, le … censuréééééééé.

Quand je suis pas amoureuse, je me traîne en vieilles fringues, je me traîne sur la brocante quand j’ai l’énergie de sortir, je me traîne du lit à la fenêtre, puis du lit au fauteuil et puis du lit au lit (Brel), je me traîne du PC à la TV, du frigo au micro-ondes, puis du divan au divan (Anaïs). Je rumine, je ressasse, je me lamente (voir mes posts d’hier pour preuve).

C’est triste un dimanche. C’est sinistre. Et s’il pleut, alors là c’est suicidaire, un dimanche. Mon premier dimanche ici, souvenir. Déjà, je hais les déménagements, c’est pire que ma haine du dimanche. Donc je viens de déménager, je n’arrive pas à prendre mes marques (en général il me faut quatre-cinq jours, donc les jours qui précèdent cette phase d'adaptation, mieux vaut ne pas me croiser, je suis une pleureuse). Rien ne va : les caisses ne se vident pas (on devrait faire breveter les caisses auto-rangeantes), je pleure, pas d’eau chaude pour un bain, je pleure, pas de soleil, je pleure, pas moyen de faire chauffer ce %#@!!!!xx de four, je pleure. (je devrais vendre mes larmes, je ferais fortune). Et il pleut, et j’ai une coupole. Sur cette coupole, les gouttes font toc toc toc toc toc toc. Toc toc, toute la journée du dimanche. Je n’oublierai jamais ce jour, c’était à mourir de rire tellement j’ai pleuré. Maintenant, j’adore ce toc toc sur ma coupole, ça fait cocoon, je suis bien au chaud, il pleut dehors, je scrute mon feu ouvert maison (un biesse poêle au gaz, mais avec un peu d’imagination, il se transforme en feu ouvert agréable).

Mon petit nid douillet, il est là pour ça, m’héberger lors de mes crises de dimanchite aigue.

19:10 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

7
jan

S'occuper l'esprit

Devinetor

Voilà à quoi je m'occupe, après m'être lamentée sur msn (merci à celle qui m'a remonté le moral, qui ne connait malheureusement pas mon petit blog), sur ce blog, je m'occupe en jouant au devinettor. A mourir de rire : penser à un personnage, le devinettor pose 20 questions et il trouve. J'ai testé Félix le Chat, paraît que c'est pas original. Je vais tenter Ally Mc Beal on verra... Je vous conseille ce site.

14:20 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |