22
avr

Insomnie

« Trois » heures du mat j’ai des frissons, je claque des dents et je monte le son (Chagrin d’amour).

Pas moyen de dormir. Insomnie. J’ai eu beau m’abrutir devant tout ce qu’on fait de plus soporifique à la TV, rien n’y fait. Très rare pour une marmotte telle que moi.

Insomnie. 60 insomniaques ont visité mon blog.

Alors je fais une chose que je ne fais jamais, après avoir épuisé toutes mes ressources en cassettes et/ou DVD : je zappe.

Et je tombe sur « la nuit Pierre Rapsat ». Crotte proute flûte et reflûte, j’ai oublié ! Huit heures de Rapsat dont trois concerts, et j’en ai loupé deux déjà. Je ne me le pardonne pas. Purée. Biesse fille. Comment ai-je pu oublier tous ces concerts. Je râle je râle je râle. (c’est pas ça qui m’aidera à dormir, je le conçois). Je me mords les doigts jusqu’aux moignons. Le troisième concert, annoncé à 5h, est décrit comme « enregistré aux Francofolies de Spa en 2003 »… Oups. Le bât doit blesser quelque part. On commémore le cinquième anniversaire de sa mort. Or 2007 – 5 = 2002. Comment a-t-on pu enregistrer un concert en 2003 ? Un hommage peut-être. Quoi qu’il en soit je le saurai bien assez tôt, je sens que la nuit sera blanche.

Rapsat, je l’ai découvert au moment de Passagers de la Nuit. J’ai toujours aimé même si je n’étais pas super assidue. Il fut l’un de mes premiers concerts, si pas le premier. Oui, je pense bien que ce fut le premier. En 2002, je devais aller le voir, ce fut reporté une première fois. J’en étais malade, non pas de louper le concert, mais de le savoir malade. La maladie me rend malade. Surtout celle-la, dont je ne prononce que si peu le nom, de peur de m’attirer le mauvais sort. Le concert fut annulé, Rapsat nous ayant quitté. Je ne l’aurai jamais revu. C’est peut-être pour ça qu’il garde une place chère dans mon cœur et qu'en entendant un reportage hier, j’avais les larmes aux yeux de voir la plaque commémorative qui a été installée. Comme le saule, une vraie pleureuse. On ne se refait pas. Apparence cactus, cœur en marshmallow.

J’espère que tu sais qu’on pense encore à toi, Pierrot.

Je poste ce billet et il chante…

Les rêves sont en nous

Tous les rêves, tous les rêves que l'on a partagés
Tous les rêves, tous ces rêves faut pas les oublier
Tout ce qui nous apporte un peu de redoux
Tout ce qui nous importe s'éloigne de nous


Tous les rêves, tous ces rêves, tous ces baisers volés
Tous ces rêves envolés qu'on a abandonné
Et qui nous donnaient l'envie d'aller jusqu'au bout
A présent nous supplient de rester debout


Mais les rêves, tous ces rêves que l'on ne faisait plus
Mais les rêves, tous ces rêves que l'on croyait perdus
Il suffit d'une étincelle pour que tout à coup
Ils reviennent de plus belle, au plus profond de nous...


Aimons les étoiles
Laissons-les filer
Aimons les étoiles


Tous ces rêves, nous élèvent, nous font aimer la vie
Tous ces rêves, ça soulève et ça donne l'envie
L'envie d'un monde meilleur, c'est beau mais facile
De pas commettre trop d'erreurs, c'est bien plus difficile


Car les rêves, car les rêves parfois viennent s'échouer
Et s'achèvent, et s'achèvent devant l'écran d'une télé
Dans un monde qui nous agresse, qui peut vous mettre en pièce
Solitaire dans un trois pièce, tout ce qu'il nous reste...


C'est d'aimer les étoiles
Laissons-les filer
Aimons les étoiles
Laissons-les, laissons-les, laissons-les filer


Tous les rêves, tous les rêves que l'on a poursuivi
Tous les rêves, tous ces rêves pour un bel aujourd'hui
Et qui nous donnaient l'envie d'aller jusqu'au bout
A présent nous supplient de rester debout


Mais les rêves, tous ces rêves que l'on ne faisait plus
Mais les rêves, tous ces rêves que l'on croyait perdus
Il suffit d'une étincelle pour que tout à coup
Ils reviennent de plus belle, les rêves sont en nous.
Les rêves sont en nous...

03:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

1
avr

Rien ne va plus (faites vos jeux)

Quasi personne n’a réagi à mon pêchon d’avril, il était pas super extra, je sais mais j’ai passé du temps à vous le préparer. Et rien que me voir à Delhééés, faisant les photos des plats surgelés (car j’ai pas pu les trouver en version suffisamment grosse sur le net), armée de mon appareil digital que je tentais de cacher tant bien que mal, attendant que les petites vieilles aient fini leur choix de surgelé et que les familles heureuses aient déguerpi, ça valait le coup. Si vous avez vu une folle dans votre Delhééés qui photographiait le poisson, c’était moua.

Je suis triste pour ma chronique de ce dimanche, déception totale, comme Gio l’a dit en commentaire. Je ne voulais pas en parler mais bon puisque c’est dit c’est dit.

J’ai fait une belle balade au soleil, c’était génial. Mais j’ai maaaaaaaaaal aux pieds.

J’ai quinze idées de billets en tête et pas le temps de les faire.

J’ai reçu aucun mail de toute la journée, aucun, zéro. La mort virtuelle me guette.

J’ai faim, j’ai soif.

Au moins sur ce point là j’ai la solution, je vais manger et boire de ce pas…

J’ai comme un gros coup de blues, gros gros gros. Snif snif snif. Je veux des bras qui me câlinent, là, tout de suite, qui me serrent et me rassurent.

En parlant de ça, les câlins gratos (free hugs) à Namur c’est le 21 avril place d’Armes… Avis aux amateurs. Ça me tente…

19:21 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
fév

« J’ai dit la vie est méchante… l’écho m’a répondu : chante »

Tout à l’heure j’ai eu une de mes visions paranoïaques : en me baladant je passe très près d’une camionnette blanche. Je prends en pleine poire une vague de souvenirs d’un 15 août 1996 : enlèvements, cris d’enfants, torture, mort, pédophiles et camionnette, tout se mélange dans ma tête et me revient à l’esprit comme une gifle : et si moi, petite Anaïs, je me faisais enlever, là, tout de suite, sans témoin, en vitesse. Et bien personne ne réaliserait que j’ai disparu avant lundi matin, lorsque mes collègues commenceraient à s’inquiéter que je ne vienne pas assumer tes tâches du lundi au soleil comme chaque lundi au soleil… Coup de fil, inquiétude, avis de disparition, etc etc etc, conclusion dramatique, of course. J’arrive à destination et m’ôte ces idées noires de la tête.

D’autant que j’exagère, vu que j’ai planifié plein de trucs ce WE, je dois voir plus d’une dizaine de personnes qui, elles, s’inquiéteront plus rapidement de mon absence.

Et de toute façon, la camionnette blanche était vide et je suis bel et bien chez moi, à l’heure où je vous écris, en pyjama pilou et prête à dévorer une énorme lasagne aussi grasse qu’une motte de beurre salé de ferme pour oublier cette journée.

Vous en vivez aussi, vous, des journées catastrophes ? Des journées où rien ne se passe comme prévu, où tout va mal (tout semble aller mal).

Où vous pensiez que tout allait bien, que tout allait aller de mieux en mieux, et où deux coups de fils et trois SMS détruisent cette si agréable et si rare sensation.

Où vos projets s’effondrent comme un château de carte mal construit. L’excitation retombe instantanément, comme un soufflé cramé. Une sensation d’anéantissement. Même si le meilleur reste à venir, impossible d’y croire encore.

Où votre amie vous annonce son bonheur tout neuf : amoureuse. Elle est amoureuse. C’est super. C’est dramatique. Pourquoi pas mouaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ? Jouer le jeu des réjouissances « c’est super pour toi, génial, je te souhaite tout le bonheur du monde » (et que quelqu’un ME ME ME ME tende la main, à moi, b… de m…).

Où on vous a jeté en pleine face que vous n’êtes pas sympa. Voilà. C’est aussi simple que ça. Pas sympa. Pas gentille. Pas drôle. Une sale garce vermine méchante teigne. On n’aime pas les gens pas sympas. Ça se soigne ?

Où vous réalisez qu’une personne censée être très proche de vous est en fait plus éloignée que l’être le plus inconnu des inconnus de votre vie. Rien en commun. Rien à se dire. Même pas un conflit. Une indifférence. Pire. Comment un tel fossé peut-il se créer entre deux personnes génétiquement liées ?

Où même mon rat m’énerve. L’air débile qu’il prend à me regarder pleurer, ça me tape sur le système. « Si tu continues tu finiras au labo, t’as pigé ? ».

Quelle sinistrose ce soir. Je vais regarder les Enfants de la Télé, Arthur va me dérider (d’ailleurs, envers et contre tous, je l’adore Arthur, qui veut venir le voir avec moi en pestaccccll ? hein, qui ?)

Allez, demain est un autre jour. Dès minuit je me drille pour vous écrire des trucs à vous exploser les mâchoires de rire car pour un début de WE, j’ai honte d’être aussi « poor lonesome cowgirl » !

PS : ça fait plus d’un mois que je n’avais plus connu de phase de downitude : ce bonheur et cette joie de vivre permanents devenaient limite pathologiques !

20:53 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

8
fév

Le dilemme - fin

Bonne nouvelle, mon dilemme est définitivement résolu.

Adieu escapade à Paris
Adieu écharpe Strelli
Adieu argent bien investi
Bonjour compte épargne rikiki
(Waw quel talent de poétesse, non ?)

Ma santé ô combien fragile a encore fait des siennes. La sinistrose me guette, la dépression post-maladium chroniqum aussi. Mon Docteur Chéri a encore eu le plaisir de recevoir ma visite (si si c’est un plaisir pour lui j’en suis convaincue). Et me voilà repartie pour une dose de cheval d’antibiotiques, d’aérosols (c’est qui qui a bien fait d’acheter l’appareil de Dark Vador au lieu de le louer à un prix de fou ? C’est bibi), de médicaments qui dégagent miraculeusement le nez la gorge les oreilles le larynx le pharynx les poumons les bronches et j’en passe et des meilleurs. Le tout pour la modique somme de … 98 eur ma Bonne Dame. Et oui ma Bonne Dame. Si pour ce prix là je pouvais être guérie je signe des deux mains. Mais rien n’est moins sûr dans les cas graves comme le mien (et je rigole pas, alors zavez pas intérêt à rire non plus, je surveille). Pas de congés maladie, la peur du C4 ayant incité la valeureuse Anaïs à aller bosser envers et contre tout, bravant la neige, le blizzard, le gel et les congères (j’en fais un peu trop, vous êtes sûrs ?).

J’abandonne dès lors mes projets fous de dépenses de mes petits sousous à de folles joyeusetés telles écharpes, voyages, fringues, parfums, produits de beauté ou autres restos, et je mets consciencieusement ça sur mon petit compte épargne qui est en dépression depuis quelques années. J’ai fait l’horrible compte de ce que j’ai claqué en médecins, appareils à masque et médicaments de toutes formes et couleurs, je dépasse de loin la barre des trois billets verts (pour ceux qui les connaissent car pour ma part j’en ai rarement dans mon portefeuille). La sinistrose ne me guette plus, elle est là, scotchée collée à moi.

19:40 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

30
jan

La bouteille à moitié vide

Il paraît que mon signe astrologique est celui d’une personne dynamique, optimiste, indépendante et aventurière. Ah bon. L’astrologie se serait-elle gourée ? Je suis née tard, après une fausse alerte. Je ne voulais peut-être plus sortir. Je suis donc peut-être née sous un signe qui ne correspondait pas .

Le dynamisme n’est pas ma seconde nature. Comme dirait l’autre au sujet de Gaston Lagaffe : toute l’énergie d’un macaroni cuit. C’est moi aussi, appelez moi Gastonne dorénavant. Le côté aventurier ? Moi qui rêve de grand hôtel, thalasso, repas au lit, l’aventure n’est pas mon aventure. Quant aux aventures sexuelles, absolument pas mon truc du tout non plus. Indépendante, oui ça c’est tout moi. Quant à l’optimiste…

Ah l’optimisme. J’envie les miss scénario fabuleux, qui voient toujours le bon côté des choses, n’imaginent que du positif pour leur avenir. Bref qui voient la bouteille à moitié pleine alors que moi je me désespère de la voir à moitié vide.

Des exemples ? Je peux vous en citer des tas, mais je préfère ne pas m’égarer dans ma vision pessimiste (mais néanmoins drôllissime) de la vie et de MA vie, vous en apprenez suffisamment sur le sujet dans mes posts.

Je n’en citerai qu’un seul, le plus parlant pour vous : cette insignifiante petite case « Jugez mon blog » que je scrute à longueur de journée. Actuellement 90 % des visiteurs le trouvent excellent ou bon, c’est bien. Mais moi je me concentre sur les 9 % qui le jugent mauvais et très mauvais. 9 % !!!!!!!!!!!!!!!! C’est énorme. C’est dramatique. Ça signifie que sur 100 personnes, 9 trouvent mon blog archi nul (j’explique l’interprétation du signe %, des fois que des martiens passeraient par là) 9 % !!!!!!!!!!! Snif. Et quand on y réfléchit bien, il s’agit de 9 % des gens qui prennent la peine de voter. Cette fenêtre ne reprend même pas ceux qui passent et trouvent le blog tellement vomitif qu’ils ne perdent pas de temps à voter et passent leur chemin illico. Je n’ose imaginer …

Pourtant comme dirait notre ami Fogiel (enfin comme il disait), on ne peut pas plaire à tout le monde. Monsieur Psy, ça vient d’où ce besoin de plaire, d’être reconnue, aimée ? Ah, il en a des choses à dire Monsieur Psy.

19:41 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |