6
sep

Lettre ouverte à Calogero

 

Cher Monsieur,

 

 

 

La semaine passée vous étiez à la Citadelle de Namur pour donner un concert. J’adore vos chansons et vous ai vu de nombreuses fois en concert, mais cette fois, c’était impossible car j’ai été, comme piétonne traversant sur un passage, renversée par une voiture en décembre dernier et, ayant par miracle survécu, je suis depuis lors en revalidation à William Lennox. C’est dire si la citadelle et les concerts sont désormais impraticables.

 

Ma soeur qui est allée vous voir a eu l’idée de demander aux organisateurs une photo de vous tenant mon nom, puisque une séance photos était prévue après le concert, pour me faire plaisir, en souvenir du temps où j’allais vous voir. Après le concert justement, vous êtes monté dans votre voiture, pas un au-revoir, pas un signe et surtout pas une photo.

 

 

 

Dommage…

 

 

 

J’avais de vous l’image d’un mec bien, qui chante « Je m’appelle Nathan » ou « Si seulement je pouvais lui manquer », et j’en passe, en y croyant, et étant convaincu, en espérant faire changer les choses, en n’étant pas juste une machine à fric.

 

 

 

Il n’en est rien.

 

 

 

Dommage.

 

 

 

Trop dommage.

 

gedeon.jpg

 

 

12:04 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
avr

coucou à tous

Hospitalisée (renversée à La Plante le 20 décembre à pied en droit par une voiture - vilaine)

et malade, je reviens dès que possible. sorry.

ps : cette ... a tué mon nouveau manteau de l'ensorceleuse en plus ... Il m'allait si bien, tchu.

12:22 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

20
fév

Flash spécial

Comme j'avais pas trop le moral ce soir (si vous zêtes mes zamis facebook, vous le savez), après avoir mangé un twix fait maison crapuleux remonte-moral tout de même, je me suis dit que j'allais regarder le JT :

Pistorius de plus en plus suspect d'avoir troué la peau de sa sublime petite amie, anabolisants and co mis en cause

Grève générale demain en Gelbique, pas de bus

Grève en Grèce

Philippe a un hématome sur le foie, vacances gâchées (zont pas écoles, ses enfants ?)

Elle a secoué les bébés qu'elle gardait, un mort, un bébé qui sera un légume

Pertes d'emplois en France

On va payer je ne sais combien de millions de certificats verts à tous ceusses qui ont mis des trucs moches sur leurs toits

La lasagne au cheval, la suite et sans doute pas la fin

Tiens, rien entendu sur le procès de Kim machin qui a tué dans une crèche, j'étais pas attentive sans doute

Après le JT, Questions à la une sur les fausses maladies que les labos nous inventent pour nous fourguer leurs médicaments qui tuent, suivi des merdes qu'on nous sert dans les plats préparés

Météo, ça va cailler

Lotto, j'ai pas gagné, j'ai pas joué

Bon, ben j'avais pas trop le moral, maintenant j'ai pas le moral du tout du tout du tout.

20:10 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
aoû

Adieu Jean-Luc je t'aimais tant, c'est dur de mourir en été je sais

J'ai eu il y a quelques semaines une discussion passionnante sur le sujet du deuil (pas joyeuse, la discussion, non, mais passionnante et pleines d'infos utiles), et notamment sur les deuils "interdits" par la société, ou à tout le moins "non reconnus".

Déjà, de nos jours, j'ai pu le constater, un deuil normal, faut que ça aille vite : les gens sont sympas entre le décès et les funérailles, te demandent comment tu vas durant une semaine, puis emballé c'est pesé et oublié.  Il fut un temps où on portait le deuil.  Ça peut sembler ridicule, ces fringues noires, mais je leur trouve, tout bien réfléchi, une certaine utilité.

Mais les deuils interdits, là, y'a intérêt à se taire, à faire semblant de rien, à ne pas exprimer le moindre chagrin. 

Par exemple le deuil d'un animal domestique.  Une personne âgée vivant seule avec son chien-chien et ne voyant que lui de la journée vivra un deuil très difficile lorsque ce dernier rejoindra le paradis des chiens, car toute sa vie s'en verra bouleversée.  Je ne suis pas âgée et je vois autre chose durant ma journée que le rat et la souris dans ma vie, mais clair que, ne vivant qu'avec ces bestioles, leur départ aux paradis des rats et des souris me fera drôlement chialer.  Mais je devrai me taire.  Un animal, c'est un animal, t'as pas à être triste ma chtite Anaïs, sinon tu seras cataloguée malade mentale.

Autre exemple dont j'ignorais tout, et qui m'a vachement interpelée : le deuil d'une célébrité.  Spontanément, il semble ridicule de vivre un deuil suite au décès d'une star, qu'on ne connaît que via son petit ou grand écran ou sur papier glacé.  Et pourtant, en y repensant, je me suis souvenue de mes quinze jours de grippe y'aura bientôt deux ans.  Quinze jours à vivre avec Sophie Davant, matin, midi et soir.  Ainsi qu'avec Nagui, d'ailleurs.  Passque j'étais pas cap de bouger, de lire, de quoi que ce soit, et que seule la télé me tenait compagnie, vu ma contagiosité.  Et je me souviens m'être fait la réflexion, avec horreur, que certaines personnes ne voyaient que Sophie Davant de toute leur journée, et ce jour après jour après jour après jour.  Et j'ai pu alors comprendre combien la disparition d'une personnalité de la télé pouvait constituer un deuil.  Bon, moi, j'ai maté les émissions de Sophie quinze jours seulement, mais j'imagine une personne totalement esseulée, pour qui Sophie deviendrait quasiment un membre de la famille par substitution…  Une relation unilatérale, mais ô combien importante.

J'ai longuement repensé à cette discussion sur le deuil hier, en regardant l'émission hommage à Delarue, "Toute son histoire".  Surtout en braillant comme un veau durant plus de deux heures, en revoyant tous ces extraits de plus de vingt-cinq ans de télé, ces fous rires, ces moments d'émotion.  Et ces témoignages de ceux qui l'ont connu et aimé, notamment Frédéric Mitterrand, que je n'imaginais pas si émouvant.  Tous ces invités les larmes plein les yeux ne pouvaient pas me laisser indifférente.  Alors j'ai braillé, braillé et braillé encore, au grand dam de mes mouchoirs inondés.  Surtout lors de cet extrait d'une spéciale consacrée au cancer, en 2008, où témoignait Bernard Gireaudeau.  Même quand c'était drôle, je braillais encore et encore.

Et de me rendre compte que j'arrive à un âge où la chaise musicale commence à bosser ferme, à un âge où les stars de mon enfance ou de mon adolescence s'en vont petit à petit, à un âge où les générations "supérieures" de ma famille ne sont déjà plus de ce monde.  Et de réaliser que, durant quinze ans, finalement, j'ai eu rendez-vous avec Jean-Luc Delarue chaque mercredi soir, un rendez-vous à ne pas manquer, quel que soit le sujet.  On a beau faire, on a beau dire, ça crée un lien.  Et de me dire que cette sensation de tristesse intense, de vide bizarre, que ces larmes que j'ai versées au point d'en devenir rouge tomate, c'était finalement comme un petit bout de ce deuil "interdit".  Bien sûr, ma vie n'est pas chamboulée, elle ne va pas fondamentalement subir les conséquences de son décès, mais ça me fait une sorte de manque, c'est tout un pan de mon passé qui s'en est allé avec lui, et la nostalgie se mêle au chagrin quand je me dis qu'il est déjà ailleurs, chais pas où, mais ailleurs.

24
aoû

Au moins va y avoir de l'animation là-haut…

Je le connaissais depuis 1994, fidèle parmi les fidèles à "ça se discute" depuis le tout début, lorsque l'émission passait sur deux jours.

Deux fois je suis allée à Paris assister à l'enregistrement.  Dont une le jour de mon anniversaire, qui m'a valu une place tout tout près des invités.

Il avait même voulu me faire venir sur le plateau au tout début de mon blog, pour causer du célibat, ce que j'avais refusé.

J'ai souvent ri durant les émissions, très souvent pleuré aussi.  Je les ai toutes vues, toutes, sauf exception exceptionnelle et indépendante de ma volonté.  Mon magnétoscope adorait Delarue.

Je le trouvais craquant, même si à l'allure un chouia hautaine, faut pas le nier.  Mais craquant.

Alors, qu'on l'aime ou pas, qu'il ait fait des conneries ou pas, qu'il soit un mec bien ou pas, il ne méritait pas de mourir déjà, ça ne se discute pas, il est parti trop tôt et c'est bien triste, tout simplement, pour ceux qui aimaient ses émissions, pour ceux qui bossaient avec lui, et surtout pour ceux qui partageaient sa vie et qui l'aimaient.

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