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11/11/2017 : troisième jour du TEFF (the extraordinary film festival) à Namur

Il bruine, je vais donc au TEFF en bus, mais c’est le marché, le bus ne traverse pas la ville. Je le sais, je vais m’adapter. Première surprise, y’a plus d’arrêt près de la Maison de la Culture, je dois descendre à outsiplou. Deuxième surprise, le grognon est fermé aux piétons, j’ai donc marché pour rien, pensant aller en ville par la rue du Pont, je dois tout retraverser pour passer dans l’autre rue, dont le nom m’échappe (y’a la RTBF radio dans cette rue). Troisième surprise, y’a pas de marché : un gentil monsieur que j’interroge me dit que si, mais vu le temps y’a très peu d’exposants. Vu que je suis super en avance, je marche jusqu’aux trois pelés exposants en train de s’installer, et je veux traverser la galerie d’Harscamp pour rejoindre directement  le TEFF. Quatrième surprise, la galerie est fermé le dimanche, et ce samedi 11 novembre est un dimanche. Grrr, je fais encore demi-tour et je vais au TEFF, trempée, pour déjeuner, après être passée prendre un cougnou.

 Je déjeune donc (un croissant, un pain au chocolat, et le meilleur jus de pommes que j’ai jamais bu – tchu j’ai oublié de demander la marque) et je fais connaissance de Gipsy, le chien guide le plus célèbre de Namur, il a participé à des tournages sur Canal C et va dans les écoles informer les enfants de sa fonction, avec bien sûr son couple de maîtres avec qui je fais connaissance, des gens supers.

 Ensuite, je vais voir mon premier film : la séance « cécité » avec plein de courts métrages : Paris, Magic man, Sculpteur de lumière, Glances of closed eyes et Derrière les yeux. Tout est beau, mais je suis estomaquées par Sculpteur de lumières, un aveugle qui découvre le bonheur de sculpter des choses superbes comme tout, ça le passionne et lui prouve qu’il peut être autre chose pour le public qu’handicapé. . Lors de l’interview, il dit : « toute épreuve est l’occasion de se réinventer ».

 Après, c’est la séance « ailleurs » qui, comme son nom l’indique, parle du handicap dans les autres continents : Traveller et We are able, au Nianmar (j’ignore où c’est mais on dirait en Asie) et Résilence au Brésil. Je réalise à quel point c’est encore plus dure là-bas et suis touchée par le court-métrage filmé au Brésil, Résilence, où le monsieur est hyper positif, incroyablement positif, même s’il doit marcher sur ses mains, équipées de tongs. Très touchants, ces trois courts-métrages.

 Pour terminer, je vais voir une dernière séance de 9 courts-métrages de plein de pays, sur plein de handicaps différents, et je suis pliée en deux de rire en regardant « Leo et Carol », leur mariage est filmé, avant et pendant. Leo, qui souffre d’une forme rare de nanisme, a un humour fou en racontant qu’un médecin lui a demandé « vous êtes comme ça de naissance ? » et sa réponse « non, non, j’étais grand avant puis d’un coup je suis devenu petit. » A question idiote réponse idiote. Encore un super moment.

 Je retourne encoooooooooooore chez Burger King car aucun bus ne traverse la ville, je dois donc remonter à la gare, alors tant qu’à faire… Heureusement qu’une jeune fille retient mon plateau qui allait tomber, sinon mes frite étaient au sol. Hier le coca, aujourd’hui les frites… tchu !

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11:10 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

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