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1/11/2017 : « j’ai testé la relativité du temps »

Dans mon brol, j’ai retrouvé une note manuscrite pour mon blog. Si mes souvenirs sont bons, ça date de ma première vie, quand j’allais à des trucs organisés en ville (petit concert ou conférence) et que personne ne savait que je tenais un blog, donc je prenais des notes sur un papier volant, et tout le monde s’interrogeait, gnark gnark. Tchu, j’écrivais totalement de façon illisible, si j’étais morte, personne n’aurait pu relire mon chef d’œuvre.

 

Le voici, j’ai beaucoup pensé au temps qui ne passait pas quand j’étais à William Lennox !

 

J’ai testé la relativité du temps :

 

Dans la vie, une minute est-elle toujours de la même durée ?

 

Je vous écris en direct live d’une salle de conférence où je me trouve, après une journée à bosser dans un bureau surchauffé malgré l’air co, genre 28 degrés, salle somme toute très jolie mais ô combien encore chaude en ce début de soirée. Le sujet ne m’intéresse guère, mais ça aurait pu être pire : les contributions alimentaires dans le cadre d’une séparation ; SI, ça aurait pu être pire, je sais pas moi, euh, attendez, je cherche. Une mouche passe et se pose sur la chemise à carreaux de l’homme devant moi, puis sur le costume beige de son voisin. Bon, je trouve rien de pire, on va dire que la chaleur ramollit mon cerveau : le cerveau peut-il disparaître suite à une chaleur caniculaire ? Et je regarde ma montre, et j’acquiers la certitude qu’une minute n’a pas la même durée en fonction des circonstances.

Une minute de Calogero dure une seconde.

Une minute à l’hôpital dure une heure.

Une minute de shopping dure 89 euros.

Une minute de sèche-cheveux dure dix cheveux cramés.

Une minute de conférence dure un siècle.

Une minute de bon sexe dure une seconde.

Une minute de mauvais sexe dure une heure.

Une minute à écrire ce billet sans plus écouter ma conférence dure une seconde.

J’ai lu un jour que le temps parait très long quand on est jeune et que plus on vieillit plus il raccourcit et passe vite. Je peux vous dire que j’ai vécu l’exception qui confirme cette règle.

 

 

 

18:35 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

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