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jui

22/07/2017 : le retour de la Namourette

Ce matin, avant la drache, j’ai fait une balade en bord de Meuse et je suis descendue (dur dur, en rolateur) sur la halage. La Namourette, reviendue, était là. Elle a beaucoup de retard dans sa venue printanière, à cause d’une gueguerre à la ville, mais que soit.

J’ai donc photographié ce que j’adore : la Namourette, la citadelle et le Pont de Jambes, ensemble ;)

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15:32 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime les jolies photos | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

18
jui

texte écrit pour "histoires à mourir de vivre 2"

En cherchant un texte écrit sur une mouche, que je n'ai pas retrouvé, j'ai trouvé ceci, écrit pour le volume 2 de Histoires à mourir de vivre :

Genèse de la psychopathie

 Ses grands yeux bleus d’enfant de huit ans se posèrent d’abord sur la coccinelle. La plus jolie. Rouge écarlate.  Rouge sang. Elle lui arracha les ailes sans ménagement. Ou plutôt les élytres, puis les ailes. Deux fois plus de bonheur qu’avec la mouche qu’elle avait dépecée auparavant. Trop facile, la mouche. Ici, il y avait plus de travail, plus de minutie à avoir.

Elle y prenait un plaisir certain, même en n’ayant aucun public pour l’admirer. Et sa concentration était telle que de grosses gouttes de sueur perlaient régulièrement sur son front blanc. Il n’était pas question qu’elle laisse le moindre morceau d’aile sur l’insecte. Ni aucune patte, d’ailleurs, pensa-t-elle en en s’appliquant sur son minutieux démembrement de coccinelle.

Elle s’attaqua ensuite au papillon. Avec douceur, consciente de la beauté de ses ailes, qu’elle réduisit cependant en miettes avec délectation. Ensuite, le rituel était le même. Arracher les antennes, une à une. Puis les pattes, une à une. Observer le résultat, avec une satisfaction qui aurait effrayé tout qui croiserait ce regard océan, si glacial. Ce sourire presque carnassier.

Puis elle décida de viser plus haut. Les insectes, c’est bien, mais elle ressentait peu leur souffrance. Rien dans le regard. À peine un frémissement, et encore, c’était peut-être son imagination qui s’emballait. Alors, à quoi bon s’acharner, perdre son énergie, pour n’avoir aucun réel retour ? Elle s’attaqua alors à un chaton roux, qui semblait somnoler sur son étagère à jouets. L’œil vert ne broncha pas lorsqu’elle le saisit. Il ne se débattit même pas lorsqu’elle coupa son oreille gauche avec ses ciseaux à bouts ronds, maman insistait beaucoup sur l’importance des bouts ronds, plus sécurisant pour une petite fille si fragile. Il restait amorphe, quoi qu’elle lui fasse. Déception. Elle se demanda si l’amputation des oreilles ne l’avait pas tué net d’un arrêt du cœur, conséquence d’une montée d’adrénaline. Bien sûr, dans son cerveau d’enfant, elle ne pensa pas « arrêt du cœur » et « adrénaline », mais elle avait une vague idée de l’effet de la peur sur le cœur. Vraiment décevant. Ce chat n’était pas plus réactif que la coccinelle, que le papillon ou que la mouche. 

Elle songea alors au nourrisson de quelques jours, endormi dans son berceau, dans la pénombre de la pièce qui jouxtait la sienne. Elle hésita, vu sa taille. Trop difficile. Et puis maman ne serait vraiment pas contente. Elle se moquait un peu des réactions maternelles, elle y était habituée. Souvent punie, elle se refermait dans sa bulle, songeait à ses prochains méfaits, et attendait que le temps passe et que la liberté d’agir lui soit de nouveau offerte.

Mais là, elle pensa qu’elle en avait déjà fait assez pour aujourd’hui.

Demain, elle agirait.

Demain, si le bébé était encore dans son couffin, calme, à portée de main, à l’abri du regard de maman, elle tenterait une expérience sur lui. Elle hésitait entre l’oreille ou la lèvre, plus douce, plus charnue. Facilement taillable avec une paire de ciseaux, même à bout rond.

Elle verrait demain.

Parce que maman l’appelait. 

« Lucie, à taaaaaaaaaable, le poulet est prêt », cria-t-elle, d’une voix empreinte de douceur mais de fermeté.

Elle regarda ses jouets, ou du moins ce qu’il en restait, ramassa les morceaux épars de ses diverses victimes de plastique, les emballa dans un morceau de papier qu’elle trouva dans son armoire, destiné à l’un ou l’autre bricolage, et enfouit le tout dans le fond de sa poubelle. Elle fit du regard le tour de la pièce, satisfaite. Rien ne transparaissait de ses activités « criminelles ».

Elle quitta la salle de jeux et rejoignit sa famille avec hâte, car ce soir, c’était poulet rôti. Elle adorait le poulet rôti.

Surtout les ailes, qu’elle dépeçait toujours avec délectation…

16
jui

16/07/2017 : historique Facebook

Comme l’a écrit une journaliste : Facebook est ma mémoire, et chaque jour je relis ce que je publiais y’a un, deux, trois… huit ans.

Et le 16/7/2011, j’écrivais : « Chers collègues, si je ne suis pas là lundi c'est que soit je pars avec le pactole euromillions soit je mange mon pique-nique au bord de la mer sous le parapluie (rassurez-vous, c'est la solution deux, on n'a rien gagné, sacrebleu, on garde le privilège de bosser ensemble) »

Mdrrrrrrrrrrrrrrrrrr et beaucoup plus marrant que : « chers collègues, si je suis pas là lundi, c’est que j’ai été renversée par une tuture et que je suis dans le coma au CHR, adieu l’Emile je t’aimais tant, c’est dur de mourir en hiver tu sais, je veux qu’on rie, je veux qu’on danse, je veux qu’on s’amuse comme des fous, je veux qu’on rie, je veux qu’on danse, quand c’est qu’on me mettra dans le trou » (copyright Jacques Brel)

Et j’arrête pas de me marrer de cet écrit génial, on va dire que c’est la faute à la cérébrolésion.

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19:28 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

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14/07/2017 : mon histoire dans le journal du Noyau

Après le barbecue du Noyau à William-Lennox, j’ai eu envie de raconter ma journée ici : allez ici pour lire mon récit et voir mes photos

Le Noyau vient de publier mon récit dans son journal, auquel je suis abonnée, qui donne plein d’adresses utiles, organise plein de choses (dont un séjour en baie de Somme, rhooooooooooooooooo rhaaaaaaaaaaaaaaaaa) et aime les récits de ces activités.

C’est donc ma première publication depuis l’accident, trop fière que je suis. Puisse ce récit donner du courage aux autres cérébrolésés ou traumatisés crâniens.

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jui

13/07/2017 : chercher, chercher, toujours chercher

Ooooooooooooooh je viens de retrouver le ticket qui sert de garantie de ma tablette, ticket que j'avais cherché partout, pensant d'abord que je l'avais donné à ma sœur mais non râtéééé. J'avais finalement été au Carrouf demander un duplicata.

Je l'ai retrouvé par hasard en cherchant, encore et toujours, sans les trouver, mes écrits de l'atelier où j'allais quand j'ai été renversée, je ne sais toujours pas s'ils sont chez moi ou définitivement perdus Ssnif des écrits d’un tel immense talent fou, à savoir moi, tchu quoi, quelle perte pour l’humanité.

Tiens celle qui m'a renversée porte le prénom que j'adooooooooore et que j'aurais bien choisi si j'avais pu parler à la naissance. Elle a une voiture fuchsia, j’adooooooooore cette couleur. Conclusion : On aurait pu être amies je pense, mais les circonstances ont voulu que notre rencontre soit, euh, disons, explosive…

!En dessin un superbe et marrant dessin que Flo avait fait pour moi)

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jui

11/7/2017 : la cervelle

Le cerveau est un truc incroyable !

J’avais oublié que c’était le jour des poubelles, heureusement j’avais sorti la mienne hier, merci à ma voisine de l’avoir déplacée au bon endroit.

Par contre, je me suis souvenue de la série dont j’étais folle ado : Beverly Hills, mais y’avait un chiffre après, c’était leur numéro de maison je pense, et ça m’est revenu en anglais : nine o twoo one o (90210). Par contre, je ne me souviens pas comment on écrit zéro en anglais : o, ow, ho ??? Avec Brenda et Brandon Walsh, les jumeaux.

On m’a dit que la mémoire à long terme irait mieux que celle à court terme, clair que se rappeler du nom entier d’une série est bien plus utile que de se rappeler du jour des poubelles…

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11:16 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

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jui

8/7/2017 : Vitamini, fin, ou pas…

Y’a un mois commençait l’action Vitamini chez Delhaize, et mon amour pour les Vitamini. Aujourd’hui, le 8/7, un mois plus tard, je les ai tous. Mais je continue, car hier, une amie m’a proposé de me garder les pochettes, et bien sûr j’ai dit oui : je prendrai une seconde fraise, mon chéri, puisqu’il fut mon premier. Donc ce n’est pas vraiment la fin…

Donc dans l’ordre :

Fred la fraise

Bruno le brocolis

Charl(i)e(s) le champignon

Ben la banane

Pascal la pastèque

Chouchou le chou-fleur

Brad le radis

Et Carlos-Camille la carotte

J’ai fait une photo de groupe et Iguaï a voulu en être…

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Et voici la dernière photo…

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jui

6/07/2017 : ah ah ah

Au Ressort, on a joué à Trivial Pursuit : ça fait travailler la mémoire pour les questions, la capacité de compter pour faire avancer le fromage et la dextérité pour introduire les morceaux de camembert gagnés dans ledit fromage.

Sans oublier bien sûr l’humour quand à la question « quel est la maladie qui fait perdre la mémoire », j'ai répondu « la cérébrolésion », ah ah ah… Bien sûr, je savais que c’était l’amnésie, on rigooooooooooooooole.

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