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Nanowrimo (3ème) : Mes 3 vies - fin (très long...)

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1er novembre : je mange des scampis friti au resto chinois, ave de la sauce aigre douce. Trop bons, mes premiers scampis fritis de l’année. Discussions avec un couple sympa dont la femme en a vachement bavé. Ils me trouvent positive et m’encouragent. Ça doit être le miracle des scampis fritis. Ensuite, promenade avec mon ami rolateur, au soleil, ouais y’a du soleil le 1er novembre. Je marche jusqu’à une maison où j’allais ado, mais où tout le monde est parti. Souvenirs souvenirs, puis retour épuisée et gros dodo.

2 novembre : je passe deux appels à la Mutuelle, un appel à mon kiné et un appel à William Lennox, cacun a une version différente, mais le problème vient de Lenox qui a fourni une ordonnance de 90 séances de kiné mais pas l’attestation disant que j’ai une pathlogie lourde, alors la mutu me répète en boucle « vous avez 18 séances remboursées », et moi « oui mais j’ai été accidentée », « vous avez 18 séances remboursées », moi « oui mais je suis handicapée », « vous avez 18 séances remboursées », « vous avez 18 séances remboursées ». Bon, je laisse tomber, elle ne m’écoute pas, elle lit ses réponses, clair qu’on n’est pas aidé, entre ça et l’aide ménagère qui me casse des trucs sans me le dire, pensant sans doute qu’avec un œil et pas deux je vois mien bien, mais nenni…

Je pense à celle qui m’a renversée, que je n’ai plus appelée « la connasse » depuis un petit temps, preuve que ça va mieux. Puis je réalise que je suis la seule à subir les conséquences de SES actes. Elle vit peinard chez elle, travaille, mange, regarde la TV et fait l’amour comme avant. C’est trop injuste, aurait dit Caliméro.

Vous voulez son nom, non non on me m’a dit vu mon absence totale de souvenirs mais par respect je ne le dirai pas. Ben oui quoi, elle a été si respectueuse de ma personne que je me dois de faire pareil… Ah ben non tiens, bah ou va dire que le respect va dans un seul sens.

 

4 novembre :

Araignée du matin, chagrin. Et merde.

Travaux dans ma rue, j’ai quitté Lennox ravie d’échapper aux travaux de création d’une cafetaria et d’un accueil des familles pile devant ma fenêtre (et vu que je logeais au premier, je vous dis pas le bruit ; j’ai même eu droit à un monsieur passant sur ma fenêtre, faut pas être cardiaque), je rentre chez moi quand commencent les travaux pour un mois. Je suis maudite je crois. Bon ça va, c’est vachement moins broyant et je fais dodo derrière, mais quand ce sera pile devant chez moi j’espère pouvoir sortir vu mes problèmes…

 

6 novembre :

J’ai rêvé cette nuit que je rangeais à la cuisine tous les produits de nettoyage, que je donnais les couverts (j’en ai pour 30 personnes, c’est trop, autant faire plaisir), quelques tasses, mugs et verrs (j’en ai pour 30, vous connaissez le topo). En me réveillant je me suis dit « super îdée je vais faire ça c’est du boulot mais je vais le faire ». Une heure plus tart, en me lavant, je me suis souvenue que ce n’était pas un rêve, que je l’avais bien fait hier avec de l’aide, yeeeeeeeeeeees.

 

7 novembre :

Je vois sur facebook un panneau que j’avais partagé le 7 novembre 2012 « J’ai entendu dire que tout le monde a un don. A force d’expériences, je dirais que le mien est de réussir à me mettre inévitablement dans le parage des cons »

Je dirais même « dans le parage des connasses », comme j’appelle celle qui m’a renversée…

Après avoir déjeuné et rangé, pour changer, je retrouve un texte écrit et collé sur un collage du temps où j’allais au cours à Namur : collage de bébé dans un champ, cul dans l’eau, avion très bas, téléphone, loup dessiné qui tousse ou crache, Georges Clooney, monsieur ayant un sac blanc sur la tête (manquerait plus qu’il chante « au revoir au revoir président ») et bidoche bidoche bidoche, en veux-tu en voilà ( saucisses, oiseaux sans tête, hamburger haché et j’en passe), je relis le texte et le moins que je puisse dire est que j’étais très très déprimée, ben je vous laisse lire, je vais pleurer (ah ah ah) :

« Il me semble que je mérite d’être aimée

Personne ne s’intéresse à moi

Je suis trop laide pour être aimée

Je n’ai aucune culture

Je ne compte pour personne

Je n’ai pas confiance en moi

Je n’ai pas confiance en les autres

Qui voudra m’épouser ?

Je ne suis pas comprise

J’énerve les gens

Je m’en veux d’être égoïste, or ils le sont tous

Où trouver la complicité ?

Personne ne m’aime, c’est dégoûtant !

Je mourrai toute seule

Ma solitude m’attriste

Ma tristesse m’isole »

(question du jour : une des phrases ci-dessus n’est pas de moi laquelle ?)

 

8 novembre :

Cette nuit, j’étais couchée dans mon lit, pensant à tout ce que j’avais parcouru même si je me sens encore beaucoup diminuée : il y a quelques mois, j’étais en chaise roulante, attachée à mon lit pour la nuit, sans pouvoir beaucoup bouger, sans pouvoir me lever pour faire pipi (devant mettre un panne ou faire dans mon lange). Déjeuner dans ma chambre, à demi couchée, ou à table, en chaise roulante, selon la disponibilité des infirmières. J’ai réalisé combien j’avais évolué malgré tout. Puis je me suis lavée, habillée et j’ai déjeuné, pendant que les chats faisaient dodo sur le poêle. J’ai même ouvert la porte-fenêtre tellement il faisait bon. Quant j’ai entendu le bruit reconnaissable entre tous (même maintenant je le reconnais) du chat qui va vomir, j’ai hurlé pour la faire descendre du poêle en vain… il m’a juste fallu une heure pour nettoyer le vomi. J’aime mes chats.

 

9 novembre :

Après avoir enfin échappé aux travaux sous ma fenêtre de william lennox, voilà que ça commence dans ma rue, mdr. Outre le bruit strident, ce sont surtout les trous qui me font peur...

 

10 novembre :

L’envie d’acheter revient, même si elle est plus raisonnable, disons que le budget est limité. Feuilletant le dépliant Aldi, je repère une couverture douce douce douce à mettre sur un divan. Y’a cinq choix : Mickey, Minnie, La reine des neiges, Winnie l’ourson, tiens ça fait quatre. Bon y’a quatre choix. Je bave devant Minnie, j’adore Mickey et Minnie, autant que les chats et les oiseaux, pas ensemble, vu que les chats mangent les souris (sauf erreur, Mickey et Minnie sont des souris) et les oiseaux. J’ai beau chanter à tue tête « les oiseaux sont nos amis, il faut les aimer aussi » (oui, je sais, la chanson d’origine cite les insectes, mais je tente de convaincre mon chats). Donc je repère cette jolie et douce couverture pas chère, et j’en ai besoin (non, envie) moi qui n’ai en stocke que dix couvertures pour mon divan, de toute façon impossible d’aller chez Aldi. C’est là qu’on chante « j’y pense puis j’oublie, c’est la vie c’est la vie c’est la vie ». Mais en fait je chante plutôt « j’y pense puis j’y pense ».

Deux heures plus tard, on m’emmène chez Aldi (youpiiiiiiiiiiiiiiiiiie), je me rue sur les couvertures et prends Minnie, il en reste, youpiiiiiiiiiiiiiiiiiiie (bis).

Ensuite, je fais quelques courses et on peut dire que mon côté hamster (« quand tu as besoin d’une chose, prends-en quinze pour ne pas manquer ») n’a pas disparu, que du contraire : dépendant de mon rolateur, de la météo et de pleins de choses, il a même augmenté…

 

11 novembre :

J’ai appris ce matin que plusieurs milliers de Belges (j’ai oublié le nombre) ont été tué durant la grande guerre dans une ville belge dont j’ai aussi oublié le nom. Oui, bon, ça vous fait une belle jambe je sais. Mais cette guerre fut dure et je pense aux gens qui ont vécu ça et y ont perdu la vie.

Hier, j’ai lu pour la première fois le rapport de police de mon accident… Avec des photos, pas de moi heureusement, j’étais déjà dans l’ambulance ou au CHR. Merci à ceux qui m’ont sauvé la vie. Pas merci à la conductrice qui, sans freiner, m’a renversée avec sa voiture rose. Pas merci au témoin qui, facile après coup, a dit que « si ça avait été lui, il laissait passer la voiture ». Ben voyons. Et sur un passage piétons, la voiture n’est pas censée s’arrêter ? Qui en paie les pots cassés à vie et qui ne paiera rien ayant une bonne assurance ? Je vous laisse deviner…

Non, je ne donnerai pas son nom, par respect. ? Oui, je sais, dans ce cas, le respect ne va que dans un sens, mais peu importe.

 

Vendredi 13 novembre

vendredi 13... j'y ai pensé cette nuit et ce matin en déjeunant je me suis souvenue que la tradition était : le vendredi 13 à 13h13 mets-toi sous la table et fais un vœu (le vœu est trouvé mais sous la table ça va être coton...)

A 13h13 je fais mon vœu.

A 22h je monte regarder la finale de secret story au lit, en priant pour ne pas m’endormir, c’est pas gagné vu que je suis une vraie marmotte qui s’endort tôt (21h) et se réveille tôt (5h), rien n’est parfait. A 22h30, attendant la fin du match en lisant au lit, je vois qu’un journal est annoncé. Bah, je ne m’inquiète pas, et je commence à regarder… jusque 2 h du mat. Quel drame, pourquoi ? La vie est pourtant si précieuse, et je suis bien placée pour le savoir. Pas pour tout me monde, en tout cas. Pauvres gens, pauvres parisiens qui pensaient passer une bonne soirée, et pour qui tout s’arrête d’un coup. Je suis triste.

 

14 novembre

Pourquoi j'ai regardé en-dessous de mon lit pourquoiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii....

Je me suis trainée sur le sol et j’ai trouvé des chats sauvages en chaussettes, des nounous, des vis et trois boites remplies de sacs plastiques (pratiques, mais j'aurais préféré du papier), et un port CD miniature avec tête de chat (parfait pour ma chambre, beau comme tout). Au moins, c’est rangé maintenant et les nounous sont à la poubelle. J’ai aussi trouvé une double page Flair qui doit avoir cinq ans (au vu de la poussière) à mettre sous un lit pour bien dormir. Bon, le fait que je me réveille à 5 h du mat, c’est lié ou pas ?

 

15 novembre

Quiiiiiiick.

 

17 novembre

Hier, en allant me coucher, j’ai fait la bêtise de mettre Dirty Dancing, que j’adore. Bien sûr, j’avais oublié le décès de Patrick Swayze, qui me fut rappelé à William Lennox. Kesque j’ai été triste.

Et keste j’étais triste hier.

De toute façon, c’est clair que je regarde les films différemment, avec un autre type de tristesse. Par exemple, en regardant « the vow (la promesse) », l’histoire d’un couple qui a un accident de voiture, et, si Monsieur s’en sort bien, Madame perd la mémoire suite à ses troubles au cerveau, et c’est leur histoire (vraie) que l’on suit. J’avais déjà vu ce film avant mon accident, mais là je n’ai pas cessé de comparer son histoire et la mienne, en pleurnichant. Ensuite, je n’ai rien trouvé de mieux que de regarder « ensemble c’est tout », un film et un livre que j’adore. Si je connais l’histoire par cœur, je me suis beaucoup plus concentrée sur la grand-mère, ses deux chats, sa solitude, sa vieillesse et la maison qu’elle abandonne quand on la fait aller en maison de repos pour sa convalescence. Et j’ai pleurniché. Je pleurais déjà en regardant les films mais maintenant mon regard a changé, je compare avec moi, je pense à ma vieillesse aux gens de ma famille qui sont décédés et je pleurniche encore plus.

Donc je regardais Dirty Dancing dans ma chambre et j’ai trié une boîte de photos. Mal m’en a pris. Note pour plus tard : ne jamais regarder des photos quand on a eu un accident. En fait, je ne les ai pas triées, je les ai regardées. Mal m’en a pris (je radote, je sais) : entre mes grands-parents décédés, mon père décédé et moi, des vieilles photos de moi où j’étais jeune et belle, et où je marchais langoureusement, des photos à Eurodisney avec une amie, des photos avec ma sœur et mon beau-frère où on riait tous, des photos de ma mère et de mon beau-père qui avait mis un soutien gorge à moi (le souvenir me revient : l’arrivée de ma poitrine fut un événement trèèèèèèèèèèèès longtemps attendu (j’étais pas une rapide), donc avec ces photos, j’ai encore pleurniché sur le temps où j’étais jeune et belle, car là je me sens vieille et moche, bou hou hou hou hou.

 

18 novembre

Retour des courses avec mon yaourt 100 % remboursé oublié hier, alors que j’y allais pour ça. Finalement, ce n’est pas du yaourt mais du muesli à manger avec du yaourt, je vais essayer ça. J’ai aussi pris du lait de soja, 12 boissons individuelles, keske ça pèse my god. Comme cadeau pour moi, j’ai pris de spéculoos emplis de crème vanille, on va gouter ça, j’en salive rien que d’y penser. J’ai résisté aux chaussettes antidérapantes à porter les nuits froides, j’en ai trois paires, deux avec tête de chat, dont une reçue à l’hôpital, une rouge de noël avec Tic et Tac ; J’aime ça, ça tient chaud à la frileuse des pieds que j’étais déjà mais maintenant c’est pire, c’est antidérapant, avant je ne dérapais pas mais maintenant c’est pire.

Fatigue ou preuve que ma dextérité n'est pas revenue : sortir un plat du micro ondes ET fermer ledit micro ondes en même temps (d'habitude je le fais en deux fois) = renverser le plat (heureusement non cassable) et passer presqu'un heure à nettoyer la quiche propulsée dans toute la cuisine... ça, c'est fait !

 

19 novembre

J’ai reçu ma carte ecochèques youpiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie. Je n’ai pas reçu le code, sniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiif (rien n’est parfait).

 

20 novembre

Je change mon calendrier perpétuel comme chaque jour en me disant « 20 novembre ». Puis « 20 novembre » !!!

Y’a onze mois, j’étais renversée par une voiture rose.

Et comme le chantait Grégory Lemarchal (paix à son âme, saloperie de maladie), « je suis en vie, ça n’a pas de prix ».

 

Presque fini de ranger le rez et le 1er, alors avant ma douche je suis montée au 2e... Y'a du taf my god, et quinze ans de lecture (j'aime ma maison et ma collectionnite aigue, mais j'ai retrouvé pleins de chouettes trucs et c'est qu'un début : Dewey - un chat dans une bibliothèque, La vie en rose mode d'emploi -- acheté par bibi en 1998)

 

22 novembre

J’écris sur Facebook « Il neige » dit Musti, attendant la réponse de ma sœur, qui vient : « Il neige » dit la petite souris. Gagné. Ce que j’avais oublié, c’est ce qu’elle m’écrit « j'en ai parlé tantôt aux copines en expliquant qu'à peine sortie du coma tu avais pu murmurer la réplique » Comme quoi, la culture…

Je suis encore montée deux fois au second, j’en ai pour 50 trajets à tout ranger.

 

23 novembre

J’ai fait mes courses chez Aldi et je suis épuisée. Pourtant, je n’ai pas conduit jusque là, je n’ai pas déposée mes courses devant le caissier, je ne les pas mises dans des sacs, ni portées, ni rangées chez moi. Qu’ai-je fait, me direz-vous ? Ben fait mes courses, les choisir dans les rayons et payer avec mon solde Sodexo (RIP ma carte qui sera désormais vide because je bosse plus). Bon, je vais faire dodo, je ne vois que ça comme solution.

 

29 novembre

Tiens, je fais des rêves dont je me souviens, grande première depuis mon retour à Jambes.

 

Avant-hier, j’ai rêvé que la Sar Ac avait lieu chez moi, et je n’angoissais pas pour le rangement, car tout le monde est épaté de l’ordre qui règne (ne montez pas au second, vous risquez de tomber dans les pommes), non, je m’angoissais pour tous ces jeunes qui allaient dormir chez moi et laisser sortir mes chats sur la rue, se faire écraser, souffrir et mourir, et moi je les chercherais partout en vain. Mon réveil a sonné (kiné) et je me suis souvenue, une fois réveillée, que la Star Ac n’avait pas lieu chez l’habitant mais dans un studio, ouf.

 

Hier, j’ai rêvé que je rangeais (tiens, l’angoisse revient), et en ouvrant les tiroirs je trouvais encooooooooooooore plein de fringues à garder, trier, donner, ne cherchez pas l’erreur y’en a pas…

 

Comme quoi, rêver peut être très très fatiguant.

 

5 décembre

 

My birthday. J’ai 34 ans, enfin 43 mais on m’a dit 34 et ça me va, faut bien que l’accident ait un avantage : perte de mémoire. Déjà que j’ai fait pire : au début je disais être née en 1912. Bien conservée hein. J’avais un peu de mémoire bizarre : le titanic.

 

Aujourd’hui, j’ai fait une erreur de langage. Je faisais pipi en lisant un magazine à l’aise, et Praline venait sans cesse hurler près de moi, m’appeler, me dire de me grouiller, enfin bref quelque chose du genre…. Et je lui crie gentiment : « t’as envie de moi ma pupuce ». Nooooooooooooon, je voulais dire « t’as envie que je sorte d’ici ma pupuce ».

 

Lapsus.

 

12 décembre

 

J’ai été super gâtée pour mon anniv

 

14 décembre

C’était mon premier retour à William Lennox depuis le 11 septembre, pour rencontrer le médecin. Qu’est-ce que j’appréhendais d’y retourner my god. Finalement, j’ai adoré revoir tout le monde : ma kiné d’amour que je connais depuis le début (quand elle a nettoyé la crasse sur moi, vraimeeeeeent au tout tout tout début, je l’ai même oublié, qui l’eut cru), la neuropsy qui j’adorais aussi et qui m’a bien aidée, les infirmières du premier, que j’aime toutes, surtout une que j’aimais d’amour, ma chambre maintenant occupée par quelqu’un d’autre. Tout le monde m’a trouvée souriante et heureuse, contente d’être rentrée chez moi. Des malades que j’ai connus, il n’en reste que deux (j’en ai vu un, j’étais contente, il va mieux), les autres sont rentrés chez eux, tant mieux.

Le docteur m’a fait passer plusieurs tests (tout va bien, sauf la marche qui a baissé, adieu la canne, vive le rolateur partout sauf à l’intérieur où je tente de marcher seule). Le but étant de marcher moins comme un robot et de penser à plier les genoux, dérouler le pied, ne pas marcher sur les talons, faire de grands pas (ça fait beaucoup)… Dire qu’avant la marche était naturelle, là je réapprends comme un bébé, mais malaisé le bébé, et vieux !

Prochain rendez-vous en mars, j’aurai été opérée à ce moment, espérons que je verrai des deux yeux et que je marcherai mieux.

 

15 décembre

j'ai une lampe qui a pété bruyamment et est tombée, j'ai dû aspirer pour ma sécurité, j'ignore si le bas est tjs branché (trop haut pour moi) je ne l'ai pas retrouvé - pendant 15 ans mes lampes n'ont jamais pétés, maintenant elles s'en donnent à coeur joie les vilaines...

 

Aujourd’hui, je rencontre mon nouveau kiné, qui vient chez moi me faire bosser.

 

20 décembre

Y'a un an j'ai rien posté, car y'a un an, j'allais suivre mon cours d'écriture à La Plante, je traverse sur un passage piéton et paf (comme paf le chien) je me fait heurter (le mot est faible) par une voiture rose (un comble, j'adore le rose et le fuchsia) - coma, perte de la parole et des mouvements, neuf mois de revalidation (merci la kiné, les infirmières, les médecins, and co, et les autres malades) - là je suis rentrée mais pas guérie comme le croient les gens, heureuse de retrouver ma maison et d'être en vie - regarder les Petits mouchoirs hier soir et ce matin était une très mauvaise idée...

 

Fin (début d'une autre vie...)

18:22 Écrit par Anaïs dans Anaïs écrit le Nanowrimo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

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