23
déc

Toc toc toc... Qui est là ?

Voici des notes que j'ai retrouvées, prise avant mon accident, je sais plus où. ça me fait encore rire maintenant. Joyeux Noël à tous, de notre part à tous les 4.

 

Toc toc toc... Qui est là ?

Elsa

Elsa qui ?

"Els'appelait" Stewbo-old, c'était un cheval blanc...

 

Toc toc toc... Qui est là ?

Caca

Caca qui ?

"Cacatier", plage dorée...

 

Toc toc toc... Qui est là ?

Pipi

Pipi qui ?

"Pipizou", big bisou ou...

  

Toc toc toc... Qui est là ?

Clara-Claire

Clara-Claire qui ?

"Clara-claire fontaine", m'en allant promener, j'ai trouvé l'eau si belle, que je m'y suis baignée...

 

Toc toc toc... Qui est là ?

Loulou

Loulou qui ?

"Loulou loulou" loulou loulou lou le lion est mort ce soir...

 

 

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14:03 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
déc

Nanowrimo (3ème) : Mes 3 vies - épisode 23

Troisième vie : après l’accident

 

11 septembre : je quitte William Lennox, contente de partir, ravie de l’aide reçue, qui m’a sauvée et m’a remise sur pieds si j’ose dire (non je n’ose pas, trop mal choisi), ravie des soignants et infirmières du 1er étage, mais je m’ennuyais dans ma chambre, j’avais envie de rentrer, besoin de rentrer, même si je quittais le cocon pour rentrer dans la vraie vie, son (ré)apprentissage et son lot d’emmerdes.

18 septembre : mes travaux sont finis, je loge chez moi. Première fois sans retourner ensuite à William Lennox, youpiiiiiiiiiiiiiiiiie.

19 septembre : je range. Je descends ranger et je suis chez moi. Ça sera dur mais je suis chez moi.

20 septembre : je range.

21 septembre : je range. Et je commence la kiné.

22 septembre : je range.

23 septembre : je range. Et je fais de petites courses avec mon petit rolateur. Moi qui adorais les grosses courses et stocher des trucs (j’ai dû connaître la guerre dans une autre vie je ne vois que ça), je suis servie avec mes mini courses…

24 septembre : je range.

25 septembre : je range.

26 septembre : je range.

27 septembre : je range.

28 septembre : je range.

29 septembre : je range.

30 septembre : je range.

31 septembre : je range.

En septembre 2013 j’écrivais sur Facebook : « dix heures quasi non stop à mater du film, ça vous tue une femme... je m'en fais donc me détendre dans mon petit lit, en regardant un film, là chuis vannééée ». Folle envie de chanter en septembre 2015 : « Non, non, rien n’a changé… »

1er octobre : je range.

2 octobre : je range.

3 octobre : je range.

4 octobre : je range.

5 octobre : je range.

6 octobre : je range.

Premier repas fait seule : ce qui sort du cul de la poule x deux (comprendront ceux qui m'ont vue y'a des mois), une pomme de terre (qui était tombée au Delhaize durant mes courses et que j’ai vaillamment ramassée) et du saumon fumé. c'est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup, comme chantait l'autre, dont j'ai pas oublié le nom (France Gall), maintenant je suis vidée, repos !! Au fait, c'était bon... très bon.

7 octobre : je range.

On me dit sur facebook « Peut-être que Saint-Nicolas existe finalement... » ; et je réponds avec mon humour fou que j’ai pas perdu « oui ben il aurait dû m'apporter des jambes et pas un Minion, non mais ». Pour la petite histoire, je détestais les Minions et j’en ai trouvé un sur mon escalier quand je rentrais les week-end chez moi, jamais trouvé d’où il venait malgré mes demandes, donc je l’ai gardé. Depuis hier, je découvre le film « Moi, moche et méchant », qu’on m’avait prêté en dvd et que je regarde enfin, et oh surprise… c’est plein de Minions !  Je vais finir par les adorer, ces petites bêtes.

8 octobre : je range.

9 octobre : je range.

Je me suis lavée, j'ai déjeuné, j'ai été chez le kiné, j'ai préparé le repas, j'ai pris mes trois compléments alimentaires encore bons (anti fatigue, anti grippe, anti mal de gorge), j'ai trié mes recettes (dingue ce que j'ai comme livres de recettes, genre 100, moi qui ne cuisinais jamais), j'ai nettoyé ma boite verte à piou piou (bouffe pour oiseaux, sans doute avec débuts d’asticots) qui puait grave (de quoi tuer les piuou piou pire qu'un sphynx), là chuis vannééééééééééée…

10 octobre : je range.

11 octobre : je range.

12 octobre : je range.

13 octobre : je range.

14 octobre : je range.

15 octobre : je range.

16 octobre : je range.

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22
déc

Nanowrimo (3ème) : Mes 3 vies - épisode 22 (écrit en août)

Pleurs (à ne pas confondre avec peurs) :

Qu’est-ce que je suis une pleureuse ! Déjà avant, mais là c’est pire, la faute à mon trauma parait. Et j’ai perdu la notion du temps : dix minutes me semblent une heure quand j’attends. Voilà pourquoi ma sœur m’a trouvée en larmes sur les toilettes car « ça fait une heure que je suis là et personne ne vieeeeeeeeeeeeeent, bouh hou hou », le tout plein de larmes, bien sûr. Ben non, ça faisait dix minutes à peine…

 

Chanter :

Maintenant je chante hyper mal, à cause de mon accident car avant je chantais comme une diva. Bon, c’est faux, je chantais mal, j’ai toujours mal chanté même si c’est encore pire maintenant, mais faut bien que cet accident serve à quelque chose, et ceux qui ne m’ont pas connue avant penseront que je chantais réellement bien, gagné !

 

Les départs :

Hier, dans mon unité, on a bu un verre (de coca light) et mangé du gâteau en chantant (karaoké génial : Lenormand, Sardou…) pour fêter un départ.  C’était super.

Super de voir les gens partir plus vite que meurent les mouches (ma mouche à moi doit être centenaire, je ne vois que ça).

Ça me réjouit sincèrement, mais je finis par me demander  “et moi et moi et moi” et par le demander à tout ceux qui croisent ma route, ce qui doit finir par être lassant, je n’en disconviens pas. Mais ça devient long. Mes chats me manquent, ma maison me manque, ma vie me manque, mon job aussi me manque (mais ça c’est pas pour tout de suite).

Puis je relativise en pensant à ce qu’on m’a dit “vous bénéficiez ici d’un super avantage : pas de vaisselle à faire”. C’est vrai ça !!!

Et de penser à tout ce que j’aurais du mal à faire, seule chez moi, alors qu’avant je faisais ça “finger in the noze” : changer une ampoule pétée, aller à la cave (ça m’est interdit), me laver, cuire des pâtes, changer la litière des chats, prendre mes chats dans les bras, courir après mes chats, brosser mes chats, aller rechercher mes chats à la cave ou au grenier, donner à boire à mes chats sans renverser… Maintenant, dur dur que ça va être, si j’y arrive.

Moi qui étais super indépendante, voilà que je vais devoir demander de l’aide, pas le choix. Bon, j’arrive à lacer mes chaussures, monter au premier, siester sur un transat et caresser mes chats, on va dire que c’est un bon début.

 “Au fait, je sors quand ???”

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21
déc

Nanowrimo (3ème) : Mes 3 vies - épisode 21 : peurs

Malheureusement, l’accident ne fait pas disparaître les peurs inutiles, genre peur de l’avion, peur des alligators ou peur des moustiques, des abeilles et des guêpes.

Non, elles restent là, fidèles au poste, refusant de disparaître comme le mot “vert”, remplacé par “jaune” dans ma tête ou cette tendance à perdre au « Trivial Pursuit » alors qu’avant je gagnais toujours (deux exemples vécus en ergothérapie).

A l’ergo, justement, j’y suis allée à pieds, par 30 degrés à l’ombre, en rolator, en perdant donc 4 litres de sueur et 5 kilos de gras (youpie). Déjà que le matin je m’étais tapée une mouche hyper collante sur le bras, le midi je m’étais tapée une mouche hyper collante sur le pied, la veille je m’étais tapée une grosse bête à pattes sur le mur de la kiné et l’avant-veille je m’étais tapée un papillon de nuit presque mort sur le sol, et vlà que là, sur le chemin de l’ergo, je me tape une abeille (ou une guêpe, la première étant velue, ronde et brune, la seconde non velue mais méchante, pointue et jaune - avant je savais sans problème faire la différence, ici pas, sans doute à cause de ma mauvaise vue ?) donc je me tape une bête qui pique autour de moi durant plus de dix mètres, qui tourne en faisant bzzzzzzzzzzzz bzzzzzzzzzzzz (comment ça se dit ?) pendant que je me cramponne à mon rolator en criant “Aaaaaah non hein”, quatre, cinq fois, sans que personne ne vienne m’aider, alors que je suis sûre que tout Lennox m’a entendue, tchu.

Voila comment j’ai compris que l’accident était inutile de chez inutile. J’ai toujours aussi peur.

(une photo que j'avais prise lors d'une ballade à La Plante, comme quoi c'est un joli endroit...)

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21
déc

Nanowrimo (3ème) : Mes 3 vies - épisode 20 : le Petit Prince (bis)

Quand j’ai joué « Le Petit Prince » en primaire, lors d’une fête scolaire, du temps où j’adorais me donner en spectacle, j’étais le Renard car j’étais brune et non blonde. Mais avec le recul ça me convenait car j’avais à la fois le caractère du Renard et un manteau en poils qui a fait bel effet.

Je dis ça car ça ne sert à rien sinon a faire revenir quelques souvenirs et à chercher une belle photo de moi qui est perdue quelque part...

Je l’ai retrouvée finalement, merci le rangement (à voir sur Facebook et ici).

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20
déc

20 décembre 2014

y'a un an j'ai rien posté, car y'a un an, j'allais suivre mon cours d'écriture à La Plante, je traverse sur un passage piéton et paf (comme paf le chien) je me fait heurter (le mot est faible) par une voiture rose (un comble, j'adore le rose et le fuchsia) - coma, perte de la parole et des mouvements, neuf mois de revalidation (merci la kiné, les infirmières, les médecins, and co, et les autres malades) - là je suis rentrée mais pas guérie comme le croient les gens, heureuse de retrouver ma maison et d'être en vie - regarder les Petits mouchoirs hier soir et ce matin était une très mauvaise idée...

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14:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

20
déc

Nanowrimo (3ème) : Mes 3 vies - épisode 19 : le Petit Prince

J’ai toujours aimé ce personnage qui me ressemble, et je l’aime encore plus maintenant, oh oui il me ressemble vraiment. Comme il le disait “si tu viens par exemple à 16 heures, dès 15 heures, je commencerai d’être heureux”. Je crois me souvenir de ça, mais en tous cas, en substance, il voulait dire qu’on se prépare émotionnellement à un rendez-vous. Ok, mais, si ça foire ? Et bien ça foire, dans tous les sens du terme. Pour moi, ça a foiré…

Le premier rendez-vous, j’étais malade comme un chien mais j’ai dit oui à cette amie, je me suis couchée et j’ai attendu, attendu, elle n’est jamais venue. (Comme chantait l’autre, Dassin je crois : « j’ai cueilli des fleurs et j’ai sifflé tant que j’ai pu, j’ai attendu attendu elle n’est jamais venue, zaï zaï zaï zaï là là là là zaï zaï zaï zaï… »).

Le second rendez-vous était aussi prévu. J’ai attendu, attendu, elle n’est jamais venue (vous connaissez la suite cf Dassin).

Pour le troisième rendez-vous, rebelotte. Il faisait chaud, très chaud. Je m’étais préparée à boire un bon verre de thé glacé, et à en offrir un à mes visiteuses (merci à mon avocate qui gère mon argent et me permet de boire un verre de thé glacé).

Et comme d’hab, j’ai attendu, attendu, vous connaissez le topo.

Bien sûr, j’ai reçu un sms d’excuses pour ce 3e RV, mais trop tard : j’étais en rééducation et mon gsm était sur silencieux. Bien sûr j’ai loupé de jolies choses en attendant ces RV inutilement : la mise en place de mon joli chat noir en papier mâché réalisé avec une aide soignante, un bon verre à la cafétéria que me proposait une « copine de maladie », et j’en passe.

J’ai râlé et promis qu’on ne m’y prendrait plus. Non passque franchement quoi, tu décides d’aller voir quelqu’un, puis tu annules et tu continues ton petit bonhomme de chemin.

Mais le malade, lui, il t’attend, il se réjouit, il se prépare, il pense à ce qu’il va dire, il s’habille le cœur comme le Petit Prince, puis ça tombe à l’eau, plouf.

C’est dur, très dur.

Et y’en a marre, foutrement marre, terminé de commencer d’être heureuse pour rien, signé Petit Prince.

 

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19
déc

Nanowrimo (3ème) : Mes 3 vies - épisode 17 : la démence

Hier, j’ai fait un bilan en ergo, qui a mis en évidence que le problème qui me restait était un souci de mémoire, vu que je n’ai pas su répéter les 10 mots qui m’avaient été dits après avoir fait les 10 exercices suivant cette répétition, bien que je sache que c’était le but.  Vou avez compris ? Tant mieux…

De toute façon, je foire systématiquement ce test, alors bon je vais plus me fatiguer, surtout que j’ai appris que l’on faisait  passer ce test aux patients âgés soupçonnés de démence.

Ouf que ça fait peur, même si je n’en suis pas atteinte vu que moi j’ai juste eu un trauma crânien. Toujours est-il que ça me fait une belle jambe : j’ai un cerveau de démente.

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18
déc

Nanowrimo (3ème) : Mes 3 vies - épisode 16 : crèpes

En regardant une image de crêpes dans le « Cosmo » de février 2015, je viens de réaliser que juste avant mon accident, je m’étais mise à faire des crêpes, après avoir réchauffé au micro-ondes durant 15 ans des crêpes toutes faites et déjà sucrées (mangées avec du salé, c’était dégueu).

Waouw, le progrès !!!!!!!!!!

Sauf que maintenant, j’ai oublié comment je les faisais, j’avais une recette quelque part, où dans ma tête… perdue ! Quelqu’un la connaît ?

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18
déc

Nanowrimo (3ème) : Mes 3 vies - épisode 15 : Il est terrible, le petit bruit de l’œuf dur…

Il y a quelques temps, j’ai beaucoup ri car mon “manque du mot” (que j’ai déjà cité), c’est à dire, le mot simple que j’ai en tête mais que ma bouche refuse de prononcer était “oeuf”. Alors j’ai décidé, pour faire simple mais vulgaire, de dire “ce qui sort du cul de la poule”.

Ça m’a bien fait rire et ça faisait rire tous ceux à qui j’en parlais.  Cette nuit, je me suis souvenue d’un exercice fait en “français fort” donc en 1994, que je détestais : il s’agissait de réciter un poème en y mettant tout son cœur et toutes ses tripes.  Déjà réciter, à l’époque, j’en étais incapable, bouffée par la timidité que j’étais, mais y entrer mon âme et mes tripes… euh c’est quoi déjà ?  Je n’ai pourtant pas eu le choix et j’ai donc récité “il est terrible le petit bruit de l’œuf dur cassé sur un comptoir d’étain, il est terrible ce bruit quand il résonne dans l’estomac de l’homme qui a faim”? Gai non ? Voilà comment l’œuf est entré dans ma vie pour me jamais en ressortir (et entre parenthèse comment j’ai eu de super bons points en français fort).

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