21
sep

écrit avant mon accident : "périmée"

Je trie et jette mes kilos de papiers, dont des tas de notes prises pour ce blog mais illisibles.

En voici une un peu plus lisible :

"t'as une ride sous le nez ? Périmée

t'as une ride dans le gosier ? Périmée

t'as de la cellulite sur le fessier ? Périmée

t'approches de 25 ans ? Périmée

T'as pourtant toutes tes dents ? Périmée

Si t'as pas peur de ce qui est avarié...

Si tu oses, tu peux me contacter"

 

Bon Dieu, j'avais pas tous mes neurones quand j'ai écrit ça, surtout la fin que je viens de déchiffrer... En plus, le verso est quasi illisible, sauf "celui qui voulait baiser - le non mariage - le vif à vif - secrets - contradiction - critique - collaboration horizontale"

 

Et ben...

 

Photo :la chef des "girafes" (private joke) lèche une bestiole rousse don le nom m'échappe...

qui grimpe aux arbres

a une grosse queue

est gentil

mange des ... (pas des marrons les autres)

noisettes (yesssssssssssss)

écureuil (merciiiiiiiiiiiiiiiii à la personne me l'ayant dit sur FB)

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20
sep

Nanowrimo (3ème)

cette année, j'ai envie de refaire le nanowrimo, j'ai le thème (qui en doutait ?), reste à trouver le mot de passe (je vais perdre vu ma lenteur mais ça sera un bon exercice)...

18
sep

Ma nouvelle vie... (écrit en Ergo ces 7 et 8/12/15)

Nous sommes le 8 septembre 2015, ça fera 14 ans déjà après l'attaque des tours jumelles, qui m'avait bien angoissée. Moi qui ne prends déjà jamais l'avion (c'est pas ça qui a fait changer les choses,c'est clair) donc le 11 septembre je commence ma nouvelle vie, ma seconde vie qui sera bien différente de la première, même si semblable par certains côtéq.

Même maison, mêmes chats,  même ville.

Par contre, toujours pas de travail et je continue à dire que je marche comme un canard. Aussi sexy qu'une poule. Déjà que j'en ai le corps, voilà que je marche comme elle, voire pire (passqe, au fait, ça marche super bien une poule, sexy, classe et tout, non??)

Bref, je suis "contente" : le 20 septembre ça fera neuf mois que j'a été renversé par la "connasse", finalement, mon hospitalisation a duré le temps d'une grossesse inattendue (surpriiiiiiiiiiiiise !), avec un enfant genre chiant (non, ils ne le sont pas tous je le jure) qui va me poser problème toute ma vie durant, j'en suis consciente...

Comme un autre malade me l'a dit (il avait bien raison et j'y pense souvent depuis) "l'essentiel, c'est d'être en vie, sois contente,profite".

Merci à ma famille (au sens large) sans qui je ne serais plus là, merci aux médecins, merci aux kinés, merci aux soignants, merci aux infirmières et merci aux malades, votre aide à tous fut précieuse, bref merci à tous, vous vous reconnaîtrez...

 "Je suis en vie" chantait Grégory Lemarchal.

Je commence bientôt ma nouvelle vie, qui, je ne me mens pas, sera dure, mais je suis heureuse, je connais désormais le pris de la vie (Amen, comme dirait l'autre).

11:16 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

18
sep

Je suis en vie (Grégory Memarchal) - écrit aussi le 7/8/15

 C'est ce que chantait Grégory Lemarchal, que je n'ai jamais beaucoup aimé comme chanteur, mais j'ai été super triste de son décès, car la mucoviscidose est une merde immonde qui gâche des vies er crée des morts dégueulasses (si tant est qu'une mort puisse ne pas être dégueulasse).

Quelqu'un que je connais l'appelait "le mulot) et je trouve que ça lui ressemblait bien, physiquement s'entend. J'ai toujours aimé les chats et les souris, bref les mulots, va comprendre. Donc il chantait ça et c'est ce que j'ai envie de chanter, de hurler à la face du monde (j'avais écrit fesse au lieu de face, comme une fesse quoi, ce qui prouve que j'ai encore du taf pour récupérer mon orthographe).

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10:24 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

18
sep

L'attente (rédigé le 7/9/15)

L'attente est la pire des choses. Je la savais élastique, savoir quand on attend une engueulade, elle vient vite, alors que quand on attend un biosu, il vien lentement (cinq minutes chaque), mais je l'ignorais si longue et pleurnicheuse. Depuis que j'attends je ne cesse de pleurer. Et Dieu sait si j'attends. Surtout qu'aujourd'hui j'attends (non l'Amour, la douceur er la fièvre, comme le chantait Jennifer) ka réunion à mon sujet.

My God comme l'attente est relative aussi. Pour moi, elle ne s'arrêtera jamais, alors que pour les participants à ma réunion, je ne suis qu'une malade parmi d'autres, un nom parmi d'autres, alors cool raoul, si elle n'a sa réponse que demain, y'a rien qui presse (rien qui urge comme disait mon père). Ben si ça presse, j'attends depuis juin, au cas où, et je pleure depuis hier soir, et j'ai pas dormi de la nuit. ça va comme(s) excuse(s) ? Non ?

Et si je dis que j'ai 42 ans, passé l'âge d'attendre qu'on décide pour moi. Non plus ?

Bon, attendons alors...

(carte lors de non emménagement)

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10:05 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

16
sep

Ecrit en 2012 : Des cornichons au chocolat - Stéphanie/Philippe Labro

Si je vous disais, là, tout de suite, qu’en réalité je ne suis pas une jeune (voire très jeune) belge, namuroise, brune et célibataire. Mais que je suis mariée, deux enfants, vivant avec un labrador dans une belle maison quatre façades en brique sur un terrain de dix ares (maison typiquement belge). Ou encore que je suis un mec de cinquante piges. Ou, pire, sacrilège ultime, que je suis blonde. Ou enfin, que je suis réellement, comme j’en ai été accusée, une équipe de douze personnes chargées de faire croire que mon blog est réel alors qu’Anaïs n’existe pas.

Que feriez-vous ?

Crieriez-vous au scandale ? Demanderiez-vous à être remboursés ? Quitteriez-vous mon blog à jamais ? Porteriez-vous plainte pour escroquerie ?

Et bien voilà comme je me sens. Escroquée. Grugée. Arnaquée. Trompée sur la marchandise. Avec comme un goût aigre de cornichon en bouche.

Car, je l’ai appris en 2007…. Stéphanie. Cette chère Stéphanie. Cette drôle de Stéphanie. Cette émouvante Stéphanie. Cette ado à laquelle je me suis associée, qui m’avait comprise, qui couchait sur papier mon ressenti exact. Cette ado qui avait eu le talent d’exprimer les angoisses et les rêves de tous les ados. Et qui avait été éditée. Qui m’avait fait rêver (et, pour la petite histoire, ébaucher quinze journaux intimes indignes d’être publiés un jour, même par le journal de l’école). Stéphanie, donc, qui avait écrit « des cornichons au chocolat ».

Stéphanie n’existe pas.

Stéphanie était en fait Philippe Labro. Un mec. Un adulte. Pas une ado. Pas la jolie ado de la couverture du livre.

Un homme.

Mes illusions s’effondrent.

Je suis anéantie. Stéphanie est morte. Elle n’est jamais née.

Moi je pensais lire Stéphanie l'ado, je lisais Labro l'adulte. Cela fait toute la différence. Ma vie aurait peut-être été différente si je n’avais lu le livre de « Stéphanie ». Ma vie aurait sans doute été différente. Tout bien réfléchi, je n’aurais pas lu ce livre, s’il avait été écrit par un homme. Un homme qui écrit le journal d’une ado, ça ne rime à rien. Et si je ne l’avais pas lu, je l’aurais regretté. Enfin, pas vraiment regretté, peut-on regretter une chose que l’on ne connaît pas ? Mais cela aurait été dommage, de manquer les « Cornichons au chocolat ».

Parce que les Cornichons au chocolat, c’est mon adolescence, et sans doute la vôtre, tellement bien écrite, drôle, tendre, sensible, émouvante. Et tellement vraie. Offrez-le à votre fille. Lisez-le, même si vous avez quitté votre adolescence hier… ou avant-hier.

Ce livre est devenu culte.

Alors, tout compte fait, je ne porterai pas plainte.

Il faut absolument que je relise ce livre… ABSOLUMENT...

Alors je l'ai acheté, et relu...

Et bien, il n’a même pas vieilli, ce livre. Mais pas du tout. Certains livres, certains films, vieillissent mal. Ou plutôt nous ne vieillissons pas avec eux, et en les revoyant, les relisant, quelques années plus tard, on se demande comment ils ont pu nous toucher, nous faire rire ou pleurer.

Les cornichons au chocolat, ça n’a pas vieilli.

J’ai retrouvé les émotions de l’époque. Le chat Garfunkel. L’Autre. Les parents faussement indifférents. La tristesse. Les rêves. La solitude. L’espoir. Tout ce que j’avais ressenti à l’époque, quant j’avais l’âge de Stéphanie, à quelques années près.

Et bien finalement, j’ai pris 24 ans, mais je n’ai pas changé. J’ai aimé. J’ai ressenti sa tristesse, ses rêves, sa solitude, son espoir. Que je partageais à l’époque. Que je partage encore maintenant. Et j’ai pleuré. A la fin. Comme avant.

D’ailleurs là je pleure encore. Alors je vais me moucher, si vous permettez.

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6
sep

Ma kiné (suite)

voilà, de circonstance, le texte écrit en septembre 2010, sur la rentrée, et mon merci à ma kiné adorée...

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12:14 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
sep

Lettre ouverte à Calogero

 

Cher Monsieur,

 

 

 

La semaine passée vous étiez à la Citadelle de Namur pour donner un concert. J’adore vos chansons et vous ai vu de nombreuses fois en concert, mais cette fois, c’était impossible car j’ai été, comme piétonne traversant sur un passage, renversée par une voiture en décembre dernier et, ayant par miracle survécu, je suis depuis lors en revalidation à William Lennox. C’est dire si la citadelle et les concerts sont désormais impraticables.

 

Ma soeur qui est allée vous voir a eu l’idée de demander aux organisateurs une photo de vous tenant mon nom, puisque une séance photos était prévue après le concert, pour me faire plaisir, en souvenir du temps où j’allais vous voir. Après le concert justement, vous êtes monté dans votre voiture, pas un au-revoir, pas un signe et surtout pas une photo.

 

 

 

Dommage…

 

 

 

J’avais de vous l’image d’un mec bien, qui chante « Je m’appelle Nathan » ou « Si seulement je pouvais lui manquer », et j’en passe, en y croyant, et étant convaincu, en espérant faire changer les choses, en n’étant pas juste une machine à fric.

 

 

 

Il n’en est rien.

 

 

 

Dommage.

 

 

 

Trop dommage.

 

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12:04 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

3
sep

Customisation

J'ai customisé mon rolateur (après une marche à l'ergo et une tentative d'essai de "sortir de chez

moi" (à Lennox).

Merciiii Mouton tricoteur pour cette jolie décoration du lit médical devenue décoration de rolateur !

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13:12 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

3
sep

Si j'avais su...

...que je serais aussi heureuse de recevoir mon rolateur à moiiiiiiiiiii, j'aurais ri sous cape de ma bêtise. Mais nan je suis contente et je le dis. Bon, ça reste un engin pour aider les handicapés, mais c'est bien ce que je suis et ce n'est pas le retour chez moi qui va me guérir d'un coup de baguette magique. Il faudra du temps et beaucoup de patience et je ne serai  jamais comme avant, que ceux qui espèrent me retrouver comme avant déchantent cite, y'a que mon humour débile qui est resté pareil...

 

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07:08 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |