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aoû

Pleurs (quand le moral est bas)

2015-07-19 004.jpgHier, le jeudi 13 août (ce n'était pourtant pas un vendredi 13) j'ai pleuré devant l’ascenseur de Lenox et ai été consolée par l'infirmière (Virginie) qui m'a beaucoup aidée et m'a reboosté le moral.  Faut dire qu'il en avait besoin vu que je hurlais "on n'avait qu'à me laisser crever en décembre, je serais tranquille et avec le temps tout le monde s'en serait remis". Elle m'a dit une phrase qui fait réfléchir mais cesser de se poser 36000 questions à chaque seconde (qui suis-je où vais-je dans quel état j’erre) "VIS, TU VERRAS".

Alors j'ai cessé de pleurer, je suis rentrée dans ma chambre, j'ai pris ma douche et lavé mes cheveux et j'ai attendu le coup de fil de 19h30 qui n'est jamais venu (zaï zaï zaï zaï là là là là là, comme chantait Dassin ou, plus neuf, J 'attend l'amour de mes rêves j'attends l'amour la douceur et la fièvre, comme chantait Jenifer). J'ai beau pleurer sans cesse comme un veau pour le moment, j'ai toujours une chanson en tête malgré tout,ce qui énerve beaucoup de monde et en fait rire d'autres. Comme le coup de fil n'arrivait pas et que suis très très sensible désormais, j'ai à nouveau pleuré comme un veau (pauvre bête, quesqu'elle pleurniche) puis j'ai fait dodo de 20 à 7 h, en rêvant que le téléphone sonnait (mais non).

Quand ça va mal donc, ce qui arrive souvent, même si les autres malades croient que je suis toujours de bonne humeur car c'est l'impression que je donne, je me dis que la solution pour moi aurait été d'être morte : pas de coma, pas de rééducation, pas de médecins et pas ses huit mois dans une chambre qui est moi d'être la mienne même si j'ai fini par l'appeler "ma chambre". Le bonheur quoi, si tant est que la mort puisse être le bonheur.

Puis quand ça va bien (si on peut aller bien dans mon état), bon quand ça va mieux dirons-nous, je me dis que si je suis là c'est pour une raison, que j'ai un truc à dire, à écrire, à raconter, bref une vie à vivre, même si elle est différente de ce que je pensais. Très différente. Au matin, j'ai encore pleuré (dingue comme le corps humain a en stock des larmes) puis j'ai séché lesdites larmes pour déjeuner, la neuropsy et la kiné.

13:22 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

Commentaires

Pleurer n est pas une preuve de faiblesse mais plutôt la preuve d un trop plein d émotions !!!!! Je sais que ce n'est pas facilee Mais honnêtement je n arrive pas à imaginer ma vie sans toi pour la partager!!!!! Alors peut-être que c'est pour ça que tu es restée parmi nous pour soutenir ta voisine !!!!!!bisous ma belle!!!!

Écrit par : Beatrice | 15-08-2015 à 13:30:00 Hr

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Anaïs, Bien sûr que les larmes sont normales et même nécessaires... Tu ressortiras plus forte de toutes ces épreuves. Et tu as plein de choses à accomplir c'est certain !!!
Je t'envoie des ondes positives....
Gros gros gros bisous
Laure ( Lolo Leblog )

Écrit par : Lolo | 15-08-2015 à 13:40:00 Hr

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A ta place j'aurais la même réaction puis la même reprise d'espoir minime;la vie vaut d'être vécue même si elle ne ressemble en rien à ce que l'on avait rêvé enfant et adolescent.
Comme tu dois être en colère, avec raison, contre cet accident, cette seconde d'inattention, pourquoi pour toi. Nous tous qui t'apprécions avons facile de dire que tu es courageuse, qu'il y a un futur que tu es une battante. Dire les mots même si ils sont honnêtes n'est rien pour toi qui doit le vivre. Mais tu sais que nous repartons en courant vers nos vies plus ou moins appréciées à leur juste valeur.
Sors ta colère, exprime la c'est ton droit et ce qui t'appartient. L’infirmière a raison : vis et tu verras, carpe diem. Ne plus penser à ce que l'on voulait, à nos rêves, mais profiter de ce qui passe. Je pense à toi Anais. aujourd'hui le ciel pleure toutes les larmes de son corps pour toi. Il est en osmose avec toi. On a l'impression que le soleil jamais ne pourra réapparaitre. Et pourtant demain ou apres demain, le soleil chassera les nuages et les larmes de pluie.
J'espère que c'est ce qu'il t'arrivera, Anais car tu le vaux bien.
Je crois aussi que si tu avais disparu ce n'est pas nous qui t'aurions oubliée tôt ou tard ou gardée dans nos coeurs MAIS c'est toi qui n'aurais pas eu la possibilité de vivre tout ce qu'il est prévu pour toi, petites ou grandes choses.
Gros gros bisous

Écrit par : lienart Frederique | 15-08-2015 à 15:25:00 Hr

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Courage Anais....! Je ne sais trop comment vous aider mais je vous envoie toute ma sympathie'...!Chaque jour est un jour nouveau..... Amitiés...

Écrit par : Domi | 15-08-2015 à 17:55:00 Hr

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Il me semble que c'est tout à fait normal d'avoir des hauts et des bas, des moments de grand découragement aussi.
Ce n'est pas simple de "prendre son mal en patience" jour après jour et on ne peut pas non plus empêcher sa tête de penser...
Je t'embrasse

Écrit par : Adrienne | 15-08-2015 à 20:10:00 Hr

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