26
oct

Nanowrimo 2014, c'est (presque) parti

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Cette année, j'avais décidé de ne pas participer au Nanowrimo (en réalité, j'ai décidé d'y participer, puis de ne plus y participer, puis d'y participer, puis de ne plus y participer... nombre de fois où j'ai décidé de participer au Nano : 2 – nombre de fois où j'ai décidé de ne pas y participer : 2 – ouais, je viens de terminer avec joie le dernier tome des aventures de Bridget Jones, que j'aime toujours autant d'amour).

En fait, j'avoue (et vous l'aurez remarqué) qu'en ce moment je m'occupe plus de cuisiner que d'écrire, donc d'offrir de bonnes choses à mon bide, plutôt que de nourrir mes neurones.

Puis je me suis dit que j'allais joindre les deux : raconter mes mésaventures bidouesques.

C'est-y pas une bonne idée ça ma bonne Dame ?

Oh ben oui.

Donc mon Nano, cette année, ne vous entraînera plus en Vacances à la mort (je sais je sais, vous ne l'avez jamais lu, mon roman, mais en fait je ne l'ai jamais relu depuis fin novembre 2013), mon Nano vous entraînera en voyage inside mon bidou, c'est bien aussi non ?

Synopsis :

Dans mon bidou pousse un rosier. En theorie, c'est glamour, un rosier. En theorie seulement. En pratique, un peu moins. Mais venez donc, n ayez pas peur, je vous offre un voyage inoubliable inside mon second cerveau.

Glamour parfois,

gore occasionnellement,

cocasse, toujours !

(ouais, y'a des fautes, mais ce site n'accepte ni les accents ni les apostrophes dans la partie synopsis, bisque bisque de homard rage)

Extrait :

"Va falloir opérer", qu'elle a dit, ma doctoresse adorée.

Et là, je hurle (inside, mais vraiment, je hurle) "mais pourkwaaaaaaaaaaaaaaa j'ai passé ces six derniers mois à mater l'intégrale d'Urgences, soit quinze saisons, soit environ 300 épisodes de 40 minutes, ce qui nous fait tout de même au bas mot 12000 minutes de sang, de boyaux, de rates et de cerveaux".

Voilà voilà, sachant que mon bide occupe mes pensées (ne dit-on pas que le ventre est le second cerveau?) depuis quasiment deux ans, j'ai décidé de partager avec vous mes périgrinations opératoires, digestives, alimentaires et j'en passe, tout ça avec mon humour de blogueuse, of course.

J'espère, à la fin de l'aventure, pouvoir vous proposer tout cela à la lecture (pas comme Vacances à la mort, que je n'ai osé montrer à personne encore).

11
oct

L'après FIFF – Je te survivrai

Par le plus grand des hasards, je me suis replongée dans une ambiance très Fiffienne, en regardant Je te survivrai, un film franco-belge, mais aux accents très belges, même namurois d'ailleurs (quand les personnages vont manger chez El greco et parlent de la chaussée de Marche, on sait qu'on est à Namur). Un film subsidié par le FIFF, d'après son générique, dont j'avoue n'avoir jamais entendu parler avant ce soir. 

Jonathan Zecca (craquant acteur) y incarne un agent immobilier ambitieux et particulièrement antipathique de prime abord, qui voue une haine féroce à sa voisine, une sorte de mégère non apprivoisée qui vit dans une caricature de maison (ça fait vraiment sorcière dans sa masure). Il rêve de s'approprier son logement et la parcelle qui le jouxte, pour s'en faire un golf. Mais elle ne meurt pas... 

Un jour, il songe à ce puits situé dans son jardin, qui alimente la vieille en eau, et décide d'aller y jeter un œil. 

Sauf qu'il y tombe et que la seule personne apte à l'entendre et lui porter secours... c'est la sorcière d'à côté. 

Je vous conseille ce film à la fois drôle et cynique, touchant par moment aussi. Et puis c'est du belge, presque à 100 % (seul le réalisateur est Français).

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10
oct

FIFF – une rencontre magique en guise de cerise sur le gâteau

Pour finir en beauté ce 29e FIFF, je suis allée à la rencontre d'Audrey Tautou. Après un peu de file et un chouia de patience (et pour l'anecdote, après mon traditionnel Quick du FIFF et ma séance de shopping quotidienne – le FIFF est une ruine pour mes finances), la voilà. Audrey. 

Toute simple, toute fluette, elle semble de prime abord un peu mal à l'aise, ce qu'elle avoue tout de go : elle n'a pas l'habitude de ce type de rencontre avec son public. Elle avoue également manquer de confiance en elle, au fil des anecdotes, et c'est palpable à l'humour qu'elle distille durant toute l'heure, s'étonnant que nous ne dormions pas, que nous soyons là rien que pour elle, comptant les déserteurs (je comprends mal l'intérêt de venir pour partir durant la rencontre, ce que je trouve vachement irrespectueux, mais soit). 

Une rencontre magique, drôle, emplie d'anecdotes captivantes, pleine de sensibilité aussi, tout comme cette actrice forte et fragile à la fois, que j'aime énormément. Ravie que ce moment ait confirmé tout le bien que je pensais d'Audrey Tautou. 

En cadeau, ensuite, Dieu est grand, je suis toute petite, que je n'avais jamais vu et que j'ai eu énormément de plaisir à découvrir. 

Une envie désormais : revoir quelques films d'Audrey, mes chouchous Ensemble c'est tout et La délicatesse, mais aussi Venus beauté institut et Un long dimanche de fiançailles. 

Merci. Et à l'année prochaine pour le 30e FIFF. 

Une superbe photo souvenir ratée (mais pourquoi j'ai oublié mon bon appareil, pourquoi?)

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10
oct

FIFF - Terre battue

Alors que Jérôme perd son job dans la distribution et tente de se lancer à son propre compte, alors que son couple avec Laura bat de l'aile, Ugo, son fils, tente de percer dans le domaine du tennis, où son talent semble prometteur.

Dans ce milieu de la compétition, tant professionnelle que sportive, père et fils vont se côtoyer, se découvrir, apprendre les difficultés de la réussite et ce à quoi elle peut mener.

Superbement interprété par Olivier Gourmet (que j'aime décidément beaucoup beaucoup) et le charismatique Charles Mérienne (sans oublier Valéria Bruni-Tedeschi), voilà un film un peu autobiograpique qui accroche dès la première minute, et ne lâche le spectateur qu'après la balle de match (ouais, elle est facile, je sais). J'ignorais ce qui avait inspiré le réalisateur (un fait divers), l'effet de surprise fut donc total... et totalement réussi.

A voir !

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10
oct

FIFF - Le goût des myrtilles

En sortant de la séance, j'ai été interpellée par Canal C, qui voulait mon avis sur le film. Outre le fait que je déteste être filmée, je n'ai pas voulu le donner, car je n'ai pas aimé. Et même en n'ayant pas aimé, je n'ai pas envie de dénigrer ce film. Un film, c'est un bébé, ce sont des heures de boulot, c'est un rêve devenu réalité, c'est l'espoir d'un succès. Et puis les goûts et les couleurs hein... moi je préfère le goût de la framboise, ceci devant expliquer cela. Je n'ai pas aimé, car je me suis ennuyée, presque endormie, c'est ainsi.

Pourtant, j'ai aimé la poésie du film, j'ai aimé la sensibilité des personnages, j'ai aimé les images superbes, le talent du réalisateur pour rendre une simple vue sur un lustre en cristal absolument magnifique, pour nous présenter les papillons d'une façon qui arracherait des larmes, pour faire découvrir une faune belge parfois insoupçonnable (qu'elle était belle, cette chenille poilue, moi je veux en croiser une comme ça chez moi !), donc il y a plein de choses que j'ai aimées dans ce film, même si au final je ne l'ai pas aimé, voilà ce que j'aurais dû dire à Canal C, sans doute.

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10
oct

FIFF - Bouboule

Et bien Namur est gâtée cette année au FIFF, avec un second film tourné presque intégralement sur son territoire, et ici surtout à Jambes. Sensation étrange de voir ma ville à l'écran, pour l'histoire de Bouboule, alias Kevin, 12 ans, 100 kilos. Rejeté par les gamins de son âge, il fait la connaissance de Patrick, gardien de sécurité, qui l'entraîne dans son délire de commando, et dans ses délires à la limite de la légalité...

Relativement à Bouboule à proprement parler, je suis passée de l'empathie à la crainte. Au-delà d'un humour bien présent durant tout le film, le personnage m'a dérangée, cette prise de pouvoir par ce gamin longtemps trop silencieux m'a fait peur, la violence verbale ou physique aussi. Bouboule prend sa place dans la société, dans sa société familiale, non sans grabuge. Les personnages qui gravitent autour de lui ne sont pas en reste, une mère étouffante et désabusée, des sœurs hargneuses et visqueuses de méchanceté, une meilleure amie déjantée, pour ne pas dire totalement barge... Seul le chien me semble normal, tout bien réfléchi...

Un chouette film, qui fait réfléchir à la différence, au rejet, à ses conséquences, tout en faisant rire. En bonus, une BOF de M, avec le joli titre « Bouboule ». Excusez du peu...

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9
oct

FIFF - Vie sauvage

Incroyable histoire que celle de Vie sauvage, car elle est vraie... C'est celle d'un homme qui, privé de leur garde, enlève ses deux fils et parvient à échapper à la justice française durant onze ans. Onze ans de cavale, de vie dans la nature, au milieu des animaux, de marginaux parfois, dans des fermes, des communautés, de petits villages, une vie faite de débrouillardise, dans un monde presque irréel parfois. Onze ans de recherche par leur mère, désespérée, qui n'abandonnera jamais.

Ici, le parti pris est clair : nous ne verrons que la vie des enfants durant ces onze années. Une vie à la manière de « robinsons » durant les premières années, comme une aventure, une vie plus complexe à l'adolescence, qui mènera au retour dans la lumière, et à la prison pour le père. De la mère, il sera rarement question.

Le réalisateur a réussi le challenge de faire valider son projet tant par la mère que par le père et les enfants (lesquels ont écrit deux livres séparés, un par la mère, un par le trio, dont la lecture devrait être un complément utile à ce film). Difficile pari s'il en est. Montrer ce qu'on ne sait jamais des faits divers si brièvement évoqués à la télévision : que s'est-il passé durant ces onze années ? Et moi d'osciller, durant le film, entre de l'empathie pour l'un, puis pour l'autre. De me dire que si ce n'est pas le bonheur, ça y ressemble fortement, puis de songer que ce père a fait vivre l'enfer à ses fils, que cette mère ne rattrapera jamais le temps perdu (ce que la fin du film laisse supposer)...

Un film qui fait s'interroger, au-delà du mot fin. Peut-on priver des enfants de l'un de leurs parents ? Cette question me trottera en tête durant des heures...

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20:46 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

9
oct

FIFF - Le beau monde

 Après « Pas son genre », que j'avais beaucoup aimé malgré certaines longueurs et une envie de donner des baffes aux personnages (Emilie Dequenne était fabuleuse de crédibilité, comme toujours), revoici un film traitant de la différence de classe sociale, mais avec une approche toute différente, bien plus subtile et légère, en apparence.

 Alice a 20 ans, elle vit avec sa mère chômeuse et se passionne pour la laine et la broderie. Un peu paumée, elle cherche à intégrer une école d'art. Aidée inopinément par Agnès, une Parisienne aisée, elle rencontre son fils, le bel Antoine, avec qui elle commence une relation. La voilà plongée dans un milieu dont elle ignore tout. Oscillant entre ce monde guindé et celui plus populaire dont elle provient, Alice perd peu a peu ses repères. Fascinée, elle se laisse vampiriser par Antoine, qui en profite pour s'échapper de ce monde qui est le sien, grâce à elle.

 Une histoire sensible et belle, jalonnée d'images et de moments de broderie tout en finesse, finesse qui n'a d'égal que celle de ses deux personnages principaux, à la fois beaux et désabusés, plein d'espoirs et d'autodestruction, parfois.

 Je pensais Ana Girardot liée à Annie, mais que nenni, elle est la fille d'Hippolyte, mais a la grâce d'Annie, c'est indéniable. Je lui trouvais d'ailleurs une ressemblance...

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8
oct

FIFF - Les héritiers

C'est l'histoire (vraie) d'une prof de lycée qui gère des classes dites « difficiles ».

C'est l'histoire d'une classe difficile désabusée et désintéressée de tout.

C'est l'histoire de la rencontre de cette prof et de cette classe, et de leur plongée dans l'histoire du monde, au travers d'un concours national d'histoire sur le thème des enfants et adolescents dans le système concentrationnaire nazi.

Au départ pas motivée pour un euro, les élèves, parfois rebelles, souvent grossiers, vont se prendre au jeu de l'apprentissage de l'histoire, de laisser toucher par le vécu de ces enfants et adolescents anéantis par la Shoah et se lancer de tout leur cœur dans ce concours... Apprentissage du respect, de la solidarité, du travail de groupe, entre autres.

Le seul souci de ce film, c'est qu'il fait pleurer et qu'on en sort avec un visage marqué par les larmes. Mais que d'émotions... Il m'a un peu rappelé le film américain « écrire pour exister », qui, sauf erreur, était également basé sur des faits réels.

Un film à montrer dans toutes les classes, les difficiles, les faciles, les multicolores, les intellectuelles, sans exception. Le témoignage de Léon Zyguel, rescapé des camps, est bouleversant.

Les survivants disparaissent au fil des ans, faisons en sorte que leur histoire ne soit jamais oubliée.

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6
oct

FIFF - Melody

 

Et bien ça fait un bail emphytéotique que j'avais plus autant été touche par un film. Par des actrices parfaites de sensibilité et de crédibilité. Par une histoire de vie, de vies, de partages, d'amour aussi.

 

 

L'histoire est simple et somme toute banale : Melody a besoin d'argent. Emily a besoin d'un bébé. Une transaction, car c'est ainsi que cela se nomme, va leur permettre de réaliser leur rêve : Melody sera la mère porteuse d'Emily. L'une est Française, l'autre Anglaise, et ce mélange des languages pourrait symboliser la difficulté de communication entre ces deux femmes que tout oppose, qui, au-delà des apparences qu'elles tentent de sauver à tout prix, vont s'apprivoiser, se découvrir, se livrer et apprendre à aimer, à s'aimer aussi.

 

Bouleversant, émouvant, plein d'images superbes et de sentiments qui explosent. J'étais sans voix à la fin. Je ne vous en dirai pas plus, pour ne pas déflorer l'intrigue, mais à voir impérativement...

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