11
mai

J’ai vu Pompéi, et keske j’ai ri…

Voir Pompéi, c’est un peu comme voir Titanic, on ne peut pas vraiment espérer une happy end.

J’ai vu, il y a bien longtemps, Les derniers jours de Pompéi. J’étais gamine, et cette histoire m’a fascinée. Depuis j’ai toujours rêvé de me rendre sur place.

J’étais donc curieuse de découvrir la version 2014 de cette histoire, l’imaginant moderne, captivante et pleine d’effets spéciaux.

Bon. Soit. On vit d’espoir.

Après 1h44 de film, je peux vous dire ce que j’en ai aimé : le générique de début, avec un texte touchant, et la belle gueule de l’acteur principal.

Point barre. J’ai lu sur une critique que Pompéi reprenait un condensé ridicule de 2012, Tsunami, Gladiator et L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux. Ça m’a fait cet effet là aussi. Surtout pour le côté ridicule.

Pourtant je l’ai vu en VO, qui peut laisser espérer un bon jeu d’acteurs, comparativement au doublage français parfois (de plus en plus) foireux. Même en VO, ils jouent comme des savates.  Ah, la jeune actrice est superbe, ça il faut le reconnaître. Mais cette potentielle si belle histoire d’amour qui aurait pu naître sur fond de « fin du monde », elle fait flop.

Le film m’a paru incohérent du début à la fin. Je me fourvoyais en croyant que l’éruption avait eu lieu durant la nuit, surprenant les habitants. Elle a commencé à 13h, dixit wikipédia, c’est la coulée de lave qui a lieu durant la nuit. J’ignorais également tout du "tsunami" qui avait précédé l’éruption. Pour ça, on peut dire que Pompéi m’a appris quelque chose. Pour le reste, d'après ce que j'ai lu sur wikipédia et les critiques de personnes calées sur le sujet, tout est faux, même Pompéi est mal recréée, semble-t-il, en un genre de mélange Pompéi/Herculanum, oups.

Mais que dire de ces scènes complètement absurdes et aussi crédibles que moi en train de gravir le Vésuve pour y faire une photo ?

Exemples ? Exemples :

Alors que tout s’écroule autour d’eux, le sénateur romain (Russel Crowe, qui joue aussi bien qu’une crêpe à la cassonade) et le gladiateur (le beau brun ténébreux) trouvent encore le temps de se battre. Ben oui hein, il pleut des boules de feu, le sol se fissure, mais on a un compte à régler toi et moi.

Au milieu de l’apocalypse, nos héros se prennent dans les bras pour se réconforter, mais crévindieu, le temps presse !

Faire surgir le héros une fois de la poussière, alors qu’on l’imagine mort ou gravement blessé, ça passe, deux fois, ça lasse.

Même quand ils meurent, ils meurent mal, c’est dire… On sait depuis le début qui va mourir, c’est couru d’avance, mais s’ils pouvaient mourir avec un petit effet de surprise, avec l’impression de vraiment mourir et pas seulement de dire « oups, je meurs », ça serait cool quoi.

Pis y’a le souci des chevaux, qui sont tout gentils tout dociles alors que tout crame autour d’eux. J’y connais rien en chevaux, mais j’ai comme l’impression que…

Et la fin, rha la fin du film, rho la la, épique de chez épique. Dommage, je ne peux vous en parler, mais c’est le summum du n’importe quoi de chez n’importe quoi.

Bref, si vous avez envie de vous poiler et d’admirer de belles tablettes de chocolat ou une très très jolie femme, Pompéi pourrait vous plaire un chouia. Sinon, passez votre chemin…

Le seul bon côté de ce film, c’est que je m’ennuyais tant que j’ai occupé le temps en dégustant ce petit fruit que j’aime d’amour, c’était bon, ça, au moins.

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20:34 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

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