28
mar

Merci le destin... merci la vie...

...qui m'envoient à la fois la bronchite et ceci... mon WE se passera donc en position horizontale, un livre à la main...

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07:55 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

27
mar

AED - Carême 2014

Nul ne l’ignore, du moins au sein de la communauté catholique, le carême court du 5 mars au 21 avril. Durant cette période, l’AED (Aide à l’Eglise en Détresse), souhaite soutenir les chrétiens de Palestine. L’Aide à l'Eglise en Détresse est une association internationale soutenant les chrétiens persécutés, réfugiés ou menacés (car oui, en 2014, on peut encore subir des attaques à cause de sa religion, malheureusement), cette association est présente dans plus de cent cinquant pays.

Du 5 mars au 21 avril donc, vous pouvez aider l’AED via sa mobilisation online, en giant une pétition permettant aux 47000 chrétiens palestiniens de se rendre au Saint-Sépulcre et d’y prier librement. Passque la liberté de culte, ça devrait être un droit.

La pétition sera remise au patriarche latin de Jérusalem, Monseigneur Fouad Twal, tandis que l’AED la remettra au Pape François.

Le but est d’atteindre 10000 signatures le 21 avril afin que les laissez-passer entre la Cisjordanie et Jérusalem soient octroyés en masse.

Si vous souhaitez aider ces familles victimes de l'intolérance religieuse et de la pauvreté, si vous souhaitez que le mur de séparation édifié en 2002 ne nuise pas à la libre circulation des personnes (je vous avoue que j’en ignorais l’existence et que j’ai envie de m’informer plus à ce sujet, pensant erronément que le conflit israléo-palestinien visait surtout les autres religions, je sais je suis blonde inside), n’hésitez pas à signer cette pétition, à la relayer auprès de vos proches via les réseaux sociaux, à relayer la vidéo ou à faire un don à l’AED afin de soutenir ses actions en Israël et en Palestine ! Pour faire un don : http://www.aed-france.org/soutenir/?campaign=CAREME2014&source=11602





Article sponsorisé

15
mar

Monstrueuse…

Jeudi.

Paris.

17 heures et quelques, près de 18 heures sans doute.

La journée s’achève, je vais bientôt reprendre mon train.  Je suis épuisée, une vraie loque, d’avoir marché, crié, marché, crié, mais c’est une autre histoire que je vous conterai en détails lorsque j’aurai récupéré ma carte mémoire et les photos, car une histoire, c’est bien, une histoire avec photos, c’est mieux.

Le métro me jette gare du Nord. 

Deux heures à tuer.

Je meurs de soif.  Et un peu de faim.

Direction le Quick, histoire de me replonger d’ores et déjà dans une ambiance à la belge, une fois.

Bonheur intense, le Quick de Paris propose un menu junior giant à 4 eur, mayo comprise. Prenez-en de la graine en Belgique, je veux aussi un menu junior giant à 4 eur, mayo comprise.

Je me fais dépasser par un grand black à l’allure patibulaire, qui finalement ignore quoi commander et tergiverse avec son billet de 5 eur.  Je n’ose moufter, ignorant si les grands blacks de la gare du Nord sont des délinquants en puissance, mais j’aime pas son attitude à la noix. Et la serveuse du Quick non plus, qui lui dit « vous étiez pas le premier », puis se tait, de toute façon c’est peine perdue. Et j’ai deux heures à tuer alors…

Je commande mon menu junior giant en m’extasiant sur la gratuité de la mayo, ce qui fait plaisir à la serveuse, hyper sympa (qui a dit que les parisiens ne l’étaient pas ?).

Je monte et m’installe dans un coin, où je dévore mon menu en dévorant N’éteins pas la lumière, le dernier Bernard Minier, fabuleusement fabuleux.  Je siffle mon coca light comme une assoiffée. Je déguste mes frites et ma mayo (gratuite, vous le saviez ? ah ah ah)

18 heures 15, j’ai fini, mais je décide de rester au Quick, peinardement assise, afin d’éviter l’effervescence de la gare, pire qu’un Efferalgan.  Besoin de quiétude. Contre-coup de ces heures riches en émotion (récit bientôt bientôt, vous impatientez pas).

Et puis la voilà.

Une bonne soixantaine.  Cheveux gris. Collier de grosses perles en plastique.  Manteau et sac rempli de choses indéfinissables.

Elle s’approche et me demande « bonjour, vous auriez un euro pour manger ? »

Et moi, en réflexe « non ».  D’une voix sèche.  Regard sec. Air sec.

Et elle s’en va, continue à déambuler de table en table, quémandant son euro.

Et moi de penser « y a-t-il des gens qui vont donner ? »

Et puis d’un coup, je suis envahie par la honte. La honte de mon indifférence. De cette indifférence dont je fais preuve depuis très longtemps, tant les mendiants et les sdf font partie des meubles désormais, tant le « non » est désormais irréfléchi.

Je me sens monstrueuse.  Pourquoi j’ai pas donné un euro ?  Pourquoi cette gentille petite dame n’a pas réussi à atteindre mon cœur ?  Un monstre, ouais, je suis un monstre.  Dans ma ville, je ne donne plus, passqu’il y a les réseaux, passque les estropiés ça m’énerve, passque les mendiants ont des shar pei et que ça pue l’arnaque, passque j’ai toutes les bonnes raisons de pas donner, passqu’ils ont qu’à bosser et puis merde. Monstreuse, je suis monstrueuse, indifférente à ce qui m’entoure, à cette misère, à cette dame, même pas foutue de lui dire non d’un sourire, c’est mieux non, dire non d’un sourire…

Oui,  là quand même, cette petite dame, et mon attitude, mon non si désagréable, me suis sentie un monstre, une abomination sans cœur, qui vient de manifester, de ressentir tant d’amour, de solidarité, de rires, de larmes, de joie, et puis qui retombe dans son égoïsme en moins de temps qu’il ne faut pour le penser.

Toutes ces pensées m’ont assaillie en quelques secondes, le temps de fouiller à la recherche de cet euro qui peut tout changer.  Qui ne changera rien au monde, en soi, mais qui me prouvera que non, je ne suis pas monstrueuse, du moins pas à ce moment là, à cette minute là. Pas toujours. Pas tout le temps.

Et quand elle est repassée, j’ai dit « attendez je vais vous donner un euro ».

Et son sourire, sa joie, ben ça valait bien un euro.

En fait je sais pas si elle avait vraiment besoin d’un euro.

Elle avait surtout besoin de causer, la petite madame.

Passqu’elle s’est illico assise en face de moi. Bon j’avoue que ça m’a horripilée, car j’étais en pleine lecture de mon thriller, et puis je me suis dit que c’était cool finalement, de parler avec une mendiante parisienne dans un Quick, ça n’arrive pas tous les jours.

Alors j’ai fermé ma liseuse, et j’ai causé.

De la vie en France, de son statut de travailleuse non déclarée qui fait que maintenant, cinquante ans plus tard, elle est fauchée.

De mon joli gilet jaune, justifié par la manif dont je revenais.

Du JT qu’elle allait regarder pour tenter de me voir.

Et de plein de sujets soporifiques, la société actuelle ma bonne dame, la galère ma bonne dame.

Mais elle était gentille, m’a dit que j’avais une jolie blouse, et une jolie bague aussi. Elle était contente de faire causette la Madame.

Après dix minutes, j’ai déclaré forfait et j’ai dit que mon train m’attendait, bien que j’eusse pu rester encore une demi heure, mais j’étais fatiguée, besoin de me poser en silence, sans parler des misères de notre société, besoin d’aller me chercher un Orangina light glacé, le coca light n’ayant pas suffi à apaiser ma soif, besoin de m’offrir des caramels mous au beurre salé dans une jolie boîte rose tour eiffel, besoin de lire, assise sur ce siège gentiment offert par un grand black sympa « assieds-toi Madame, assieds-toi ». Besoin de fermer mes yeux piquants et de dormir…

 

 Petite photo souvenir de cette journée…

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12:12 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

9
mar

deux interviews sinon rien !

Comme j'ai profité du joli temps pour être dehors toute la journée et que je me la joue fade, j'emprunte les jolis mots de Rachel Colas pour vous annoncer notre si belle nouvelle en ce dimanche printanier...

A découvrir iciiiii.

16:59 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

5
mar

Du ruban jaune, en veux-tu en voilà...

Le ruban jaune est l'emblème de la lutte contre l'endométriose (ppfff, le correcteur automatique ne trouve même pas le mot endométriose, c'est dire si elle est méconnue), alors dans notre team, à une semaine de la marche mondiale contre l'endo, y'en a qui se sont amusées à faire des rubans et à les photographier, avec toutes sortes de choses : pommes, sachets de thé, pâtes...

Vous pensez que je m'y suis mise aussi, et immédiatement, en bonne belch', j'ai pensé à...

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Et puis les félins ont voulu participer, alors on a fait ça...

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En bonus, le making of, toujours aidée de mon fidèle assistant...

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 Pis j'ai eu d'autres idées, gourmandes... quatre essais pour celle-ci, soit 1000 calories

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et le dessert

 

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16:47 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

3
mar

Recette de crêpes validée et approuvée par Iguaï

Il me restait trois de mes huit oeufs, j'ai donc fait des crêpes... enfin NOUS avons fait des crêpes...

œufs, farine, lait - checked (miaou, c'est bon les œufs)

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Enlève ça de mon neeeeeeeez !

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Battre les ingrédients - checked (remarquez ce savant mouvement d'oreille gauche pour éviter le batteur tout en vérifiant qu'il n'y a pas de grumeaux)

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beurre fondu : checked

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 Cuisson parfaite : checked

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Dégustation !

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2
mar

Après la fin – Barbara Abel

« Le dimanche, on lit au lit ».

(NB si vous envisagez de lire les deux tomes de cette histoire, ne lisez pas cette chronique, elle révèle l'intrigue du premier)

De Barbara Abel, j’ai lu, et aimé, La brûlure du chocolat. Mais j’ignorais qu’elle était maîtresse dans l’art du suspens et de la montée de l’angoisse…

Je l’ai découvert avec Après la fin.

Dès la première page, la tension est palpable entre Tiphaine et Sylvain, lesquels élèvent Milo, dont ils sont tuteurs depuis « les événements », comme ils les appellent. La mort accidentelle de leur fils. Le suicide du père de Milo. Et le déménagement dans la maison du drame, voisine de la leur.

Depuis lors, le statu quo règne, mélange d’indifférence et de méfiance entre les protagonistes.

Jusqu’à ce qu’une nouvelle voisine vienne s’installer avec ses deux enfants, dans leur ancienne maison.

Je peux vous dire que ce livre m’a scotchée de la première à la dernière page. Page 79, j’ai cru comprendre, page 93, j’ai encore cru comprendre. Mais le final a dépassé tous mes espoirs, tous les plans machiavéliques que j’avais échafaudés entre les protagonistes.  Car le plan de Barbara Abel était plus machiavélique encore…

Ça fait un bail que je n’avais plus été captivée par un si bon thriller, au point de ne plus savoir interrompre ma lecture, de l’emporter dans mon bain (vive les vrais livres qui ne risquent rien, à proximité de l’eau, ou presque), dans le bus, sur mon canapé.

J’ai découvert après lecture qu’il s’agissait de la suite de « Derrière la haine », ce que j’ignorais. Avoir lu ce premier volet n’est cependant pas indispensable… même si maintenant je meurs d’envie de le lire, sachant cependant qu'il a perdu son charme puisque la fin en est dévoilée au début de Après la fin, drame dramatiquement dramatique (décidément, j’arrête pas de lire des suites sans avoir lu le premier, bigre, déjà le même coup avec Le petit mensonge de Dieu).

Si vous avez envie d’un bon moment de détente… enfin détente, entendons-nous bien, avec de la chair de poule, des poils hérissés et un cœur qui bat de plus en plus vite jusqu’à la dernière page, vous avez trouvé le livre adéquat.

Après la fin

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