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oct

FIFF – Puppylove

Puppylove, d’après sa réalisatrice, est une expression anglaise résumant le sentiment absolu et charnel du premier amour adolescent. Elle a voulu un film qui replonge les adultes dans ces sensations et qui donne aux adolescents un miroir de ce qu’ils peuvent vivre.

Et c’est là que ça me dérange, car, si l’histoire est belle, si les acteurs sont parfaits, si la complicité entre les deux adolescentes, l’une timorée, l’autre dégourdie, qui va l’entraîner dans son sillage, est visible à l’écran, et pour cause, elles se connaissent à la vie, j’ai du mal à croire que ce genre d’histoire est celle que vivent tous les adolescents : les plans à trois, le cul pour le cul, la séduction du père, par la meilleure amie, la frontière de l’inceste non franchie, mais limite, très limite, du moins l’ai-je ressenti ainsi...

Je dois être une vieille ringarde, je sais, mais il y a dans ce film un arrière-goût malsain dont j’ai du mal à me défaire.

Dommage, car à part ça, c’est un très joli film, dynamique, sans temps mort, avec de belles images, un Vincent Perez parfait en père de famille un peu paumé, deux jeunes actrices formidables de naturel, des rires à profusion, et un passage à l’âge adulte pas mal résumé, même si, pour ma part, quand même dans l’excès.

Et je reste sur mon idée que pour donner aux ados une image de Puppylove, La Boum ou LOL, ben c'est plus réaliste... (mais je sais, je suis une vieille ringarde, on l'a déjà dit).

puppylove.jpg

 

08:38 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

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