29
sep

Non FIFF - Possessions

Tant que je suis dans le cadre « cinéma », envie de vous parler de Possessions, que j’ai vu l’autre jour.

J’aime assez les films tirés de faits divers, qui permettent d’en savoir plus, de pénétrer dans la tête des protagonistes, parfois, du moins subjectivement.

J’avais été drôlement touchée l’an dernier par « A perdre la raison », inspiré de l’histoire de Geneviève Lhermitte (qui a d’ailleurs inspiré une de mes Histoires à mourir de vivre, dans le volume 2, vous la reconnaîtrez peut-être).

J’ai été scotchée par la performance de Jeremie Reniers et de Julie Depardieu dans ce film qui relate, plus ou moins librement, du point de vue du coupable, l’histoire de la famille Flatcif : en 2003, Xavier Flatctif, sa femme et leurs trois enfants disparaissaient.  Après enquête, il s’avèrera que les assassins étaient des locataires des Flatcif, qui nourrissaient une haine à leur égard, sans doute due à la jalousie maladive qui les habitait.

J’avais eu vent de ce drame, si mes souvenirs sont bons, via un épisode de Faites entrer l’accusé.  Voir les faits relatés dans un film, voir la haine naître, grandir, enfler, jusqu’à l’explosion finale, c’est encore autre chose.

Pas très joyeux, mais un film à voir, pour ne jamais oublier que la race humaine est finalement bien souvent la plus… animale !

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21:26 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
sep

FIFF – Henri

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Premier film de Yolande Moreau en solo, Henri est une histoire d’amour atypique entre Henri, que le veuvage récent (brève apparition de Lio) a rendu un peu dépressif et imprégné de bière (mais peut-être l’était-il déjà avant, va savoir), et Rosette, papillon blanc envoyé par un foyer de handicapés mentaux, pour le seconder au restaurant qu’il tenait avec son épouse. 

Ils vont, presque sans se parler, du moins au début, apprendre à se connaître, à s’aider et, qui sait, à s’aimer.  Avec un road movie à Middelkerke en bonus.

Un très joli film, très belge par certains côtés (qui caricaturent un tantinet notre pays, faut bien le dire), très très drôle souvent, et puis très très triste parfois.  Avec des images magnifiques de la mer, des regards touchants et des musiques qui restent en tête, comme La nuit n’en finit plus, Ti amo, ou ce magnifique morceau sur fond de mer du Nord, dont j’ai oublié le nom et que je n’ai pas eu la présence d’esprit de repérer au générique, dommage, vraiment dommage).

J’y ai même découvert une expression que j’ignorais, lorsqu’on trinque « santé, bonheur, pipe à toute heure ».

Et puis la dernière scène m’a totalement scotchée. M’a donné envie de rire, danser et pleurer en même temps.

Bref. J’ai aimé.  Beaucoup aimé. 

Et pour bien déprimer (tiens je pensais que c'était Sylvie Vartan, mais que nenni) :

21:09 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
sep

Fiff – Je fais le mort

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Un très bon moment de décompression ensuite, avec Je fais le mort qui, contrairement à ce que pourrait laisser penser le titre, n’est nullement un film déprimant.

François Damiens y incarne de Jean Renault (à ne pas confondre avec Jean Reno), un acteur césarisé y’a un bail, mais que ça, vraiment que ça.  Depuis lors, il se traîne et se voit contraint d’accepter le rôle du mort pour la justice, lors de la reconstitution de plusieurs crimes dans une station de ski.

Sauf que son côté mêle-tout, celui qui fait que plus personne ne veut de lui sur aucun tournage, va encore faire des siennes, et qu’il va vouloir mener sa propre enquête, au grand dam du coupable, de la police et de la juge d’instruction.

Plein de moments drôles (malgré un passage où le côté loufoque est poussé à l’extrême, que j’ai moins apprécié) font de ce film une jolie réussite, cocasse comme tout, avec juste un petit zeste d’amour. 

J’y ai retrouvé avec plaisir François Damiens, que je n’avais plus vu depuis le dernier Fiff, dans Tango Libre et Torpedo (deux moments de pur bonheur).  En bonus, la présence cette jolie et talentueuse actrice, Géraldine Nakache, que j’ai découverte dans le superbe Tout ce qui brille.  Joli duo.

Conclusion : François Damiens me fait toujours autant rire et a toujours ce petit truc qui fait que je suis sous le charme (va comprendre, il est pourtant ni brun ni ténébreux). 

Ça me donne bien envie de revoir La délicatesse, tiens…

20:53 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
sep

Fiff – L’escale

Encore un documentaire avec L’escale, alors que je me pensais partie pour une fiction.

Que nenni.

L’ambiance est moins joyeuse, puisqu’elle nous plonge en Grèce, dans une « pension » située dans un demi sous-sol à la limite du sordide, qui accueille des clandestins.  Ils ont réussi à rejoindre la Grèce, ont survécu, et attendent la suite du chemin, l’Europe du Nord, au moyen d’un faux passeport, via l’aide d’un passeur. Ils attendent, ne font qu’attendre, la peur au ventre, peur de se faire contrôler et emprisonner.

Certains repartiront d’où ils viennent, certains passeront.  L’ambiance est lourde, d’autant que, dès le début, on sait que l’un d’eux mourra, on ne sait comment ni pourquoi, mais on le sait.

Ce documentaire a le mérite de nous plonger dans le quotidien des clandestins.  De nous faire réaliser qu’ils ne sont pas que des chiffres, des statistiques, mais bel et bien des êtres humains, qui rêvent d’un monde meilleur et déboursent des sommes folles pour y parvenir… sans toujours survivre (sur ce point, je pense qu’ils enjolivent beaucoup nos pays, qui n’ont pas grand-chose à leur offrir, mais c’est un autre débat).

Au fil des minutes, on s’attache à eux, à tous ces espoirs qu’ils ont, et on finit par espérer les croiser un jour, là-haut, chez nous.

Beaucoup parviendront à partir, mais d’après le réalisateur, c’est un hasard exceptionnel.  Ce documentaire a été tourné avant la crise qui touche la Grèce.  Actuellement, la situation des clandestins est encore pire qu’à l’époque.

 

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20:42 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
sep

FIFF – Sur le chemin de l’école

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« On oublie trop souvent que l’école est une chance. Dans certaines régions du monde, le chemin de l’école est un parcours du combattant et le savoir une conquête. Chaque matin, parfois au péril de leur vie, des enfants héroïques s’engagent sur le chemin de la connaissance. Ces écoliers sont les héros de leur propre histoire, de vraies histoires… »

Sur le chemin de l’école est un documentaire, et je suis toujours en admiration face à la capacité des cinéastes de rendre un documentaire aussi captivant qu’une fiction, alors qu’on part souvent du (faux) principe que regarder un documentaire, c’est s’endormir à coup sûr.

J’avoue que depuis que je vais au FIFF, savoir depuis quelques années, je n’ai plus cette crainte.

Et Sur le chemin de l’école ne démentira pas mon opinion. Grâce à son rythme, sa musique, ses images, ses personnages qui sont bel et bien réels et grâce au talent de son réalisateur, qui nous emmène aux quatre coins du globe, à la rencontre d’enfants pour qui l’école est un luxe, un défi, un challenge quotidien.  Mais la conscience accrue qu’ils ont de son importance fait qu’ils bravent tous les dangers, et ils sont nombreux, pour aller, chaque jour, suivre les cours, qui leur permettront peut-être d’avoir un meilleur avenir.  En tout cas, ils y croient.

Nous partons donc en Afrique, Kenya, où les 15 kilomètres que parcourent Jackson et sa soeur, à pied, chaque matin, pour rejoindre l’école, sous le soleil déjà étouffant, sont compliqués par la présence des éléphants, si dangereux. Deux heures de marche, à scruter l'horizon pour repérer le danger.

Nous partons sur les hauteurs de l’Atlas, Maroc, où le chemin que parcourt Zahira, vers l’internat, chaque lundi, avec ses amies, dure des heures, des heures de marche harassante pour ces jeunes adolescentes. 22 km.

Nous partons en Patagonie, où c’est le cheval qui emmène nos deux enfants, Carlos et sa petite soeur, vers leur école, sur un chemin semé d’embuches, où les glissades et les risques de chute sont bel et bien présents. 18 km.

Nous partons enfin en Inde, où si l’école n’était que loin, 4 km, ce serait déjà bien. Mais les deux cadets doivent y emmener leur aîné, Samuel, en chaise roulante, rouillée, épuisée, déglinguée.

Dans ce film émouvant à un point que j’étais en larmes à la toute fin, l’amour se ressent à chaque instant : l’amour de ses parents qui veulent que leurs enfants s’instruisent, malgré les dangers, malgré les mentalités, malgré le manque d’argent, l’amour des enfants pour leur famille qui leur offre cette opportunité, l’amour de l’école, qui peut tout changer, l’amour des fratries aussi.

On rit énormément aussi, des déboires de ces enfants, parfois, mal au pied, pneu du fauteuil roulant crevé, bidon d'eau renversé, tache de fruit sur le bel uniforme... On rit de les voir rire. Et sourire, ce qu'ils font sans cesse. Et de les voir chanter aussi.

Voilà un documentaire qui devrait à tout prix faire partie de nos programmes scolaires, en espérant qu’il puisse (et là je me mets en mode « vieille ringarde chiante ») faire en sorte que les sales gosses et autres petits merdeux réalisent la chance qu’ils ont d’avoir accès à l’éducation, au progrès, à l’argent et au monde moderne. Ça éviterait peut-être de faire tant de futurs chômeurs désabusés glandeurs brosseurs, qui ont abandonné toute idée de réussir l’école, car « ça sert à rien, autant profiter du système, m’en fous de l’école, m’en fous de réussir, m’en fous de tout », et patati et patata… (fin du mode « vieille ringarde chiante »).

Une superbe découverte, je regrette juste le doublage, qui nous prive des voix originales, mais qui est compréhensible puisque ce film est destiné aux plus petits également.  J’aimerais cependant le revoir en VOST.

Le mot de la fin aux enfants de Sur le chemin de l’école :

« Quand on arrive sur terre, on n’a rien ; quand on meurt, on n’emporte rien ».

Diverses vidéos ici

Et la bande-annonce, qui me fait repleurer...

20:12 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
sep

J’ai testé la journée du client

Ça va devenir aussi connu que la Saint-Nicolas, finalement, cette journée du client.

Je me souviens, la première fois, j’avais été si surprise en recevant mes petits chocolats…

Mais ce samedi, je savais que c’était la journée du client, ma voisine me l’avait dit…

J’ai donc commencé par aller chercher mon petit déj dans mon petit Delhéééééz habituel, pour aller au FIFF, et j’ai reçu des fruits de mer en chocolat, avec un super sourire de la Madame à la caisse.  Puis le big boss est arrivé et a dit à la caissière « n’oubliez pas les chocolats », en me tendant une seconde boîte. Naaaaaaaaaaaaaa, je l’ai pas prise, chuis hyper honnête, j’ai dit « j’en ai déjà reçu une, merci merci », et comme on était tous souriants et heureux ce matin, il m’a dit « ben en voici une deuxième ».

Ensuite, je suis allée à La magie du thé, le QG de ma voisine, qui y rameute toutes ses connaissances.  Je bois déjà le péché mignon et le thé de Pâques au chocolat (une tuerie même que quand j’en aurai plus, vu qu’ils en ont pas en stock, je les prendrai en otage jusqu’à ce qu’ils m’en fabriquent), mais ma voisine m’a incitée à tester le thé Grand-mère.  Accueil souriant, comme toujours, et pas uniquement because journée du client.  J’ai humé le thé Grand-mère, j’ai eu un orgasme gustatif, j’ai acheté le thé Grand-mère, et j’ai reçu un petit paquet de thé (même un gros en fait) en cadeau, merci Mesdames, à bientôt.

Enfin, je suis allée chez Blokker, car j’avais repéré hier des boîtes en plastique pour y ranger toutes mes peintures, mais aucun prix dessus, c’est une habitude blokkeresque ça. Hier j’avais pas le temps d’investiguer, aujourd’hui, je les ai emmenées à la caisse pour avoir les prix, vu qu’en magasin, trouver une Madame est plus difficile que de trouver un poil sur le corps de mon chaton.  A la caisse, ça a bien énervé la caissière, qui semblait avoir oublié que c’était la journée du client. Elle n’a pas su scanner ma boîte et a dû encoder son code-barre, en râlant. C’était 2,99 eur. J’ai dit « je la prends », ce qui a encore plus énervé la caissière, car elle a dû encoder à nouveau le code, qui ne passait toujours pas, en marmonnant « mais pourquoi ça scanne pas, ça va quand même pas plus rien scanner ». Dans l’intervalle une cliente a osé demander « vous savez me dire le prix du bazar à thé » (pas trop bien compris). La caissière ne l’a même pas regardée, elle a grommelé un « non je sais pas, demandez en rayon ». La madame a demandé « y’a quelqu’un en rayon ? » (elle vit d’espoir), la caissière a craché un « oui », toujours sans un regard, ajoutant un « ça scanne pas, putain », en parlant de ma boîte.  Ouais, elle a dit putain. J’ai payé, j’ai reçu mon cadeau, un truc pendant avec un cœur en savon, mais pas de bol le sachet était cassé, alors tout a glissé sur ma boîte en mettant du savon partout.  Elle m’a donc dit « oh ben le vôtre il est sorti de son sac hein », j’ai donc remis le bazar dans son sac cassé et je suis partie avec ma boîte pleine de savon, sans oser dire que la grosse caisse en carton en contenait plein d’autres, bien protégés dans leur sac, faut pas énerver la caissière, surtout quand c’est la journée du client, car c’est clair et net, elle aime pas les clients.

Verdict de ma journée du client 66,66 % de bonheur, c’est déjà pas mal.

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17:56 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

27
sep

FIFF - La bataille de Solferino

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La bataille de Solferino, ce sont deux batailles : celle d’un couple, enfin d’un ex-couple, qui se déchire pour la garde des enfants, et puis celle d’une présidentielle qui verra gagner Hollande.  Une histoire intime, et puis l’histoire de France.

Le tout tourné en « vrai » durant ce dimanche du second tour, ce que j’ai appris après avoir vu le film.  Je m’étais interrogée sur le côté très « documentaire » des images de la foule en délire avant et surtout après les résultats.  Ce n’était donc pas de la figuration.

Au-delà du conflit politique, c’est surtout du conflit homme/femme dont il est question, un conflit presque burlesque parfois.  Irritant, aussi, quand ils hurlent, quand ils tombent dans la violence, quand leur côté pathétique est malheureusement criant de vérité.  Et de m’interroger : comment peut-on tant s’aimer un jour, et puis tellement se haïr le lendemain, ou presque ?

Le film est rythmé par ces scènes qui font sans cesse rire ou rager.  Avec, par moment, une réelle envie de traverser l’écran pour mettre un peu d’ordre dans cette famille, non mais.

Et puis une bouffée de tendresse et de rire pour la scène entre l’ex, l’avocat qui n’en est pas un, et le chien, hilarante.

 

21:13 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

27
sep

FIFF - Yam dam

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Christian est vétérinaire (décidément, après Mélanie Doutey, on reste dans le thème), et mène une vie très plan plan, dans laquelle il s’ennuie. Alors, il surfe sur le net, et flirte avec l’Afrique, qui le fascine, ou plutôt avec de jeunes Africaines.

Il n’avait cependant pas pensé qu’un beau matin, Faustine, conquise, débarquerait de son Burkina Fasso.

D’abord ennuyé, très ennuyé, parce qu’il avait omis de préciser qu’il était marié, Christian va petit à petit s’attacher à cette présence pourtant bien embarrassante…

Un film qui oscille entre comédie et drame, avec un Christian totalement craquant, il faut le dire, même s’il est pas vraiment prince charmant (hé, il est marié quoi), même s’il est ni brun ni ténébreux. Va-t-il oser être heureux… ou pas ?

Détail étonnant, les deux acteurs ont une cicatrice sur la joue, en effet miroir… un hasard qui s’avère touchant.

 

 

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27
sep

Fiff – Post partum

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J’adore Mélanie Doutey, que je connais plutôt pour ses rôles dans des comédies.  J’étais donc curieuse de la découvrir dans ce drame, même si je ne doutais pas (ouais, elle est nulle) de son talent.

Et je n’ai pas été déçue.

Tout démarre comme un conte de fées : Luce et Ulysse sont vétérinaires, ils vivent dans une jolie maison au bord de la mer, sont heureux, et vont bientôt être parents d’une petite Rose.

Que demander de plus ?

Mais après la naissance de la petite, rien ne va plus, et Luce est persuadée que quelque chose ne va pas, qui expliquerait les pleurs incessants de Rose.

Et je peux vous dire que son angoisse est contagieuse, et que le doute germe rapidement : est-elle folle, ou est-elle victime d’une machination familiale ?  Un va-et-vient incessant entre certitude et questionnement, qui ne fait qu’augmenter la tension, palpable jusque dans les images de l’océan, qui en perdent tout leur glamour.

Rapidement, on comprend… et le malaise va crescendo.

Mélanie Doutey est formidable en maman totalement confuse.  Et j’ai été amusée en découvrant le nombre de bébés incarnant la petite rose à l’écran.

Symbole du doute permanent qui plane durant le film, même si, tout au fond, on sait, cette image : lapin ou oiseau.  Et Luce, victime ou coupable ?  A vous de le découvrir (mais évitez si vous êtes enceinte ou projetez de l’être, tant qu’à faire)

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27
sep

Une dernière chose avant de partir – Jonathan Tropper

« Le dimanche, on lit au lit », et on publie le vendredi, passque dimanche on sera au FIFF.

Jonathan Tropper n’en est pas à son coup d’essai en matière de littérature, mais c’est le premier livre de cet auteur que j’ai eu le plaisir de découvrir récemment, bien qu’il soit sorti il y a un petit temps déjà, mais peu importe, y’a pas d’heure pour lire Une dernière chose avant de partir, ni une comédie, ni un drame, plutôt une comédie douce-amère, dirais-je.

Douce comme la tendresse qui existe entre tous les personnages, malgré leur cynisme quasi permanent et leur humour parfois détonnant.

Amère car par moments, elle ferait presque pleurer, tant les situations les plus cocasses laissent parfois percevoir une souffrance larvée.

J’ai aimé m’attacher à Drew, qui est pourtant une tête à claques, star éphémère de la musique, immigré dans un hôtel accueillant tous les rejetés de la vie et surtout de la famille, depuis que sa femme l’a quitté, avec sa fille, il y a déjà un bail (sept ans).  Il y a quelques potes, qui constituent son seul noyau social. Le jour où sa fille adolescente, qu’il a fortement négligée, débarque chez lui et lui apprend qu’elle est enceinte, il s’effondre, et apprend que seule une opération pourra le sauver.

Opération qu’il refuse, au grand dam de son entourage…

Paresse ? Manque d’espoir en l’avenir ? Incapacité de savoir s’il veut prendre le risque de vivre encore ?  Sans doute un peu de tout, et ça fait beaucoup de remous…

Jonathan Tropper nous fait passer du rire aux larmes, de l’émotion à l’envie de baffer Drew, parfois.

Une jolie tranche de vie, qui remue parfois à l’intérieur tout ce sur quoi on s’interroge quand on est humain : le sens de la vie, le gâchis du passé, l’espoir en l’avenir…

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