14
fév

L'héritière de Foggy Valley – Kathleen O'Brian

"Le dimanche, on lit au lit".

Et voilà, c'est le dernier, l'aventure Harlequin s'arrête ici, après une année de lectures mensuelles.

Je vous l'avais dit, mes derniers choix m'avaient vachement déçue, trop dans le genre "oooh qu'il est beau musclé sexy je mouille rien qu'en le regardant et s'il pose son œil de velours bovin sur moi je le viole illico".  Tout ça dès la première page, non mais sérieux, faut pas pousser quoi, moi je veux de l'amour, du sentiment, mais de la retenue, et faut pas mélanger amour et attirance débile quoi.

Je misais donc gros sur ce dernier Harlequin, vous l'imaginez bien.

Et j'ai gagné le jackpot, car j'ai adoré L'héritière de Foggy Valley.

The pitch : Colby Malone ne s’est toujours pas pardonné sa conduite avec Hayley Watson. D’accord, à l’époque, il sortait à peine de l’adolescence et il rêvait d’entrer à l’université… pas de devenir père. Mais de là à sous-entendre que le bébé n’était pas de lui… Depuis, pas un jour ne passe sans qu’il se demande comment rattraper son erreur, comment retrouver Hayley dont il n’a jamais réussi à remonter la piste, après son départ précipité de Foggy Valley. Comment surtout, rencontrer cet enfant qui est le sien… Alors, forcément, il considère comme une sacrée chance le retour inattendu de Hayley. Sauf que Hayley, elle, n’est pas disposée à lui faciliter la tâche. Blessée, toujours en colère, elle ne veut entendre parler de rien. Et surtout pas de cette attirance inexplicable qui continue de les enflammer…

Bien sûr, y'a le cliché de la gentille fille maltraitée par la vie, par son père et par son ex, qu'elle revoit des années après, qu'elle n'a pas oublié, mais qu'elle ne veut plus croiser, sauf qu'elle va pas tarder à le croiser tout le temps, et que s'il pose son œil de velours bovin, ben vous connaissez le topo quoi.

Mais tout cela est amené avec la subtilité qui manquait dans mes lectures précédentes.

C'est cela oui ma bonne Dame, de la sub-ti-li-té.  C'est tout ce que je demande.  Oui, ils s'aiment encore, oui, ils veulent le nier, oui, ils luttent sans succès, mais ici ce n'est pas une histoire de "rho prends-moi là debout contre la porte entrouverte" mais plutôt de "rho pourquoi je sens ce petit papillon au fond de moi et cette envie de me lover contre lui".  Subtilité je vous dis, et puis crédibilité.

Avec tout ça, en plus, des personnages attachants, qui ont souffert, mais pas larmoyants, qui ont commis des erreurs, ce qui les rend humains.  Des personnages sans doute mignons et séduisants, mais l'auteure ne passe pas son temps à s'extasier devant la chevelure sauvage de la miss et le torse musclé du mister et ça c'est que du bonheur.

Bref, de l'Harlequin qu'on lit avec plaisir, avec grand grand plaisir, et ça m'a fait grand grand plaisir de terminer sur cette note arlequinesque bien agréable.

J'en profite pour remercier Babelio et Harlequin pour ce partenariat tout au long de ces douze mois, ce fut un grand plaisir de redécouvrir ces petits livres qui peuvent cacher de jolies pépites et des histoires touchantes, même si j'ai parfois été déçue.

 

Les commentaires sont fermés.