28
oct

L'enfant d'un séducteur – Cathy Williams

"Le dimanche, on lit au lit".

L'aventure Babelio/Harlequin touche bientôt à sa fin, et pour ce mois d'octobre, j'hésitais entre une histoire de vampires et une histoire de mère célibataire.  J'ai finalement opté pour la seconde, celle de Sarah, qui retrouve par hasard sur son lieu de travail son amour de jeunesse, à qui elle n'a jamais annoncé qu'elle avait un fils de lui.

Mal m'en a pris.

Pourtant, le premier chapitre me plaisait énormément.

Mais j'ai ensuite rapidement eu l'envie d'étrangler Sarah… voire celle qui lui a donné vie par l'intermédiaire de sa plume, savoir Cathy Williams.

Pourquoi n'ai-je pas aimé L'enfant d'un séducteur ?

(attention, va y avoir du spoil)

- passque la collection s'appelle Enfant secret, et que j'étais déjà écroulée de rire en découvrant qu'une collection entière est consacrée à de telles histoires, qui manquent cruellement d'originalité

- passque le livre compte 144 pages à lire, soit un Harlequin hyper fin, trop fin (quoique dans ce cas j'étais heureuse que cela finisse, je le reconnais)

- passque le cliché du séducteur qui engrosse la pauvre vierge puis l'abandonne, c'est dépassé (surtout qu'au début ils étaient sur le même pied, mais qu'ensuite lui a réussi, tandis qu'elle devenait enceinte, fauchée et moche, c'est lui qui le dit)

- passque le cliché de la mère célibataire fauchée qui fait des ménages pour survivre et recroise le père de sa progéniture, devenu le big boss richissime de la boîte qui l'emploie, même si c'est déjà peu crédible, c'est insupportable

- passque, une fois qu'elle le retrouve, elle est tellement troublée qu'elle quitte son poste, se fait virer, et ne cherche pas une autre job, cela manque de logique

- passque le prince riche l'oblige à déménager dans une belle maison qu'il lui offre, arguant qu'elle ne peut rester dans son taudis, et elle accepte de se faire entretenir, toujours sans, à aucun moment, évoquer une recherche d'emploi

- passque, non content de l'entretenir (sans pour autant qu'ils soient remis ensemble, of course), il décide qu'il est de bon ton de l'épouser pour élever leur enfant ensemble, sans évoquer le moindre sentiment

- passque ce mariage de raison qui est proposé est insupportable de condescendance et vide de sentiment

- passqu'elle accepte, en grosse débile qu'elle est

- passque jamais on ne sent entre eux le moindre amour; de l'attirance physique, oui, mais de l'amour non

- passque le mépris et la haine qui se transforment ensuite d'un coup de baguette magique en passion et amour, ça n'est crédible que lorsque c'est bien amené, ce qui est loin d'être le cas ici

- passqu'ils finissent heureux ensemble avec potentiellement beaucoup d'enfants, et que ça sonne archi faux

- passque je n'ai eu de cesse d'avoir envie de lui foutre des claques, à elle, de se laisser ainsi manipuler par ce mec, de n'avoir aucun caractère, aucun amour propre

- passque je n'ai eu de cesse d'avoir envie de lui foutre des claques à lui, de la considérer comme une moins que rien lorsqu'elle faisait des ménages, lorsqu'elle vivait dans sa masure, lorsqu'il sous-entend qu'il n'est pas le père de l'enfant et qu'elle n'en veut qu'à son argent

- passque le cliché pauvresse engrossée qui retrouve le riche macho qui les emmène dans sa demeure de riche et la transforme en femme au foyer soumise, ça ne me fait pas rêver

- passque vraiment, non, c'est pas possible quoi !

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