31
aoû

Help Sherlock Holmes (and Céline Terranova)

Comme son nom ne l'indique pas, Céline Terranova vit à Londres.

Comme son nom ne l'indique toujours pas, elle est belge (une fois).

Deux bonnes raisons déjà de vous parler d'elle.

La troisième est qu'elle se lance dans la réalisation d'un court métrage sur Sherlock Holmes, un court métrage participatif, à la manière de My major company ou d'un court métrage auquel j'avais participé comme figurante, ainsi que financièrement, au tout début de mon blog.

Voilà pourquoi j'ai eu envie de vous parler de Céline Terranova, pour lui donner un chtit coup de pouce à la belge pour son projet bien sympathique, qui a besoin de 10.000 dollars (tiens, pourquoi des dollars ?), pour voir le jour.

Et parce qu'une petite vidéo de présentation vaut mieux que beaucoup de blabla de ma part, je me tais pour vous laisser découvrir.  C'est en anglais mais j'ai tout pigé, because Céline est belge, et son anglais est très compréhensible, yessssss.

Alors, si ce projet vous tente, n'hésitez pas à faire un petit geste ou à le relayer autour de vous !

Toutes les infos sur le financement se trouvent ici.

29
aoû

Adieu Jean-Luc je t'aimais tant, c'est dur de mourir en été je sais

J'ai eu il y a quelques semaines une discussion passionnante sur le sujet du deuil (pas joyeuse, la discussion, non, mais passionnante et pleines d'infos utiles), et notamment sur les deuils "interdits" par la société, ou à tout le moins "non reconnus".

Déjà, de nos jours, j'ai pu le constater, un deuil normal, faut que ça aille vite : les gens sont sympas entre le décès et les funérailles, te demandent comment tu vas durant une semaine, puis emballé c'est pesé et oublié.  Il fut un temps où on portait le deuil.  Ça peut sembler ridicule, ces fringues noires, mais je leur trouve, tout bien réfléchi, une certaine utilité.

Mais les deuils interdits, là, y'a intérêt à se taire, à faire semblant de rien, à ne pas exprimer le moindre chagrin. 

Par exemple le deuil d'un animal domestique.  Une personne âgée vivant seule avec son chien-chien et ne voyant que lui de la journée vivra un deuil très difficile lorsque ce dernier rejoindra le paradis des chiens, car toute sa vie s'en verra bouleversée.  Je ne suis pas âgée et je vois autre chose durant ma journée que le rat et la souris dans ma vie, mais clair que, ne vivant qu'avec ces bestioles, leur départ aux paradis des rats et des souris me fera drôlement chialer.  Mais je devrai me taire.  Un animal, c'est un animal, t'as pas à être triste ma chtite Anaïs, sinon tu seras cataloguée malade mentale.

Autre exemple dont j'ignorais tout, et qui m'a vachement interpelée : le deuil d'une célébrité.  Spontanément, il semble ridicule de vivre un deuil suite au décès d'une star, qu'on ne connaît que via son petit ou grand écran ou sur papier glacé.  Et pourtant, en y repensant, je me suis souvenue de mes quinze jours de grippe y'aura bientôt deux ans.  Quinze jours à vivre avec Sophie Davant, matin, midi et soir.  Ainsi qu'avec Nagui, d'ailleurs.  Passque j'étais pas cap de bouger, de lire, de quoi que ce soit, et que seule la télé me tenait compagnie, vu ma contagiosité.  Et je me souviens m'être fait la réflexion, avec horreur, que certaines personnes ne voyaient que Sophie Davant de toute leur journée, et ce jour après jour après jour après jour.  Et j'ai pu alors comprendre combien la disparition d'une personnalité de la télé pouvait constituer un deuil.  Bon, moi, j'ai maté les émissions de Sophie quinze jours seulement, mais j'imagine une personne totalement esseulée, pour qui Sophie deviendrait quasiment un membre de la famille par substitution…  Une relation unilatérale, mais ô combien importante.

J'ai longuement repensé à cette discussion sur le deuil hier, en regardant l'émission hommage à Delarue, "Toute son histoire".  Surtout en braillant comme un veau durant plus de deux heures, en revoyant tous ces extraits de plus de vingt-cinq ans de télé, ces fous rires, ces moments d'émotion.  Et ces témoignages de ceux qui l'ont connu et aimé, notamment Frédéric Mitterrand, que je n'imaginais pas si émouvant.  Tous ces invités les larmes plein les yeux ne pouvaient pas me laisser indifférente.  Alors j'ai braillé, braillé et braillé encore, au grand dam de mes mouchoirs inondés.  Surtout lors de cet extrait d'une spéciale consacrée au cancer, en 2008, où témoignait Bernard Gireaudeau.  Même quand c'était drôle, je braillais encore et encore.

Et de me rendre compte que j'arrive à un âge où la chaise musicale commence à bosser ferme, à un âge où les stars de mon enfance ou de mon adolescence s'en vont petit à petit, à un âge où les générations "supérieures" de ma famille ne sont déjà plus de ce monde.  Et de réaliser que, durant quinze ans, finalement, j'ai eu rendez-vous avec Jean-Luc Delarue chaque mercredi soir, un rendez-vous à ne pas manquer, quel que soit le sujet.  On a beau faire, on a beau dire, ça crée un lien.  Et de me dire que cette sensation de tristesse intense, de vide bizarre, que ces larmes que j'ai versées au point d'en devenir rouge tomate, c'était finalement comme un petit bout de ce deuil "interdit".  Bien sûr, ma vie n'est pas chamboulée, elle ne va pas fondamentalement subir les conséquences de son décès, mais ça me fait une sorte de manque, c'est tout un pan de mon passé qui s'en est allé avec lui, et la nostalgie se mêle au chagrin quand je me dis qu'il est déjà ailleurs, chais pas où, mais ailleurs.

29
aoû

To do list

to do.jpg

13:09 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
aoû

Quand la libération de Michelle Martin nous fait mourir de rire...

Scènes d'anthologie hier devant le couvent, immortalisées par les caméras de L'avenir...

Je ne cautionne pas tout ce bordel de la justice qui fait libérer les gens bien trop tôt, mais cette incursion dans groseilleland (copyright attrap'sushi) vaut le détour et jamais je n'aurais cu rire autant en regardant un reportage sur la libération de la Martin :

Le père "faut qu'elle crève, dis-le ma couille, faut qu'elle crève"

Le gosse 'faut qu'elle crève"

Le père "c'est bien ma couille"

Le père "c'est une grosse poufiasse"

Le gamin "poufiasse"

Notez que l'intervention préalable en "franmand" est également à mourir de rire...

A regarder impérativement, fou-rire garanti !

10:06 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
aoû

Brèves d’un site de rencontres : une histoire de petons

Reçu en message privé "ma demande va peut-être te paraître incongrue, mais je rêve de te lécher les pieds".

Incongrue ?  Meuh non, voyons, y'a rien d'incongru sur les sites de rencontres.

Mais, question : propres ou pas les pieds ?

28
aoû

La phrase qui tue du jour :

Une nouvelle collègue "t'as quel âge toi ?"

Moi "euh, chais plus" (non mais, ça se demande pas, bordel de dieu)

Et elle, d'un air vraiment dubitatif de la mort qui tue la vie "t'es encore dans les trente ?"

(Et ma main dans ta gu..., elle a trente doigts tu crois ?)

Ces jeunes collègues deviennent tout bonnement insupportables, je vais passer une annonce pour bosser dans une boîte où la moyenne d'âge est de 50 ans et non 20, bordel de dieu.

Accessoirement, recherche un chirurgien esthétique pour lifting, botox ou autre solution miracle pour femme paraissant la quarantaine sans l'avoir atteinte, merci.

20:28 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
aoû

Brèves d'un site de rencontres : écrire au bureau du journal qui transmettra

Lu sur un profil : "je m appel ben j ai les chvx br et les yx bl je mes 174cm pour83kg non buv non fum rech fem pour part complic et am"

euh, tu sais que, une fois ton inscription payée, tu écris ce que tu veux, c'est pas comme dans le temps où tu avais deux lignes pour 200 francs, siiiiiiiiiiiiiiiii, je te juuuuuuuuuuuuuuuure, essaie, tu verras comme c'est cool d'écrire les mots en entier...

26
aoû

Recherche homme impuissant pour relation longue durée…

"Le dimanche, on lit au lit"

Et ce dimanche, j'ai pas lu, mais je voulais lire Recherche homme impuissant blablabla, dont j'ai découvert l'existence la semaine dernière, malheureusement indisponible à la vente en format poche.

Et quand j'ai une idée derrière la tête, je ne l'ai pas ailleurs.

Ce livre, il me fallait.

Chuis donc allée à la bibliothèque, où il ne se trouvait pas.

J'ai checké sur internet, qui m'a, par un heureux hasard, renvoyée sur le réseau Samarcande, fabuleux outil belge qui permet de rapatrier tout livre d'une autre bibliothèque vers la sienne.  Je découvre également un autre outil fabuleux, l'outil de recherche des bibliothèques namuroises, permettant de localiser un ouvrage et de vérifier sa disponibilité.  Vive le progrès.  Sauf que pour le rapatriement, ça marche pas.  J'envoie un mail.  Réponse quasi immédiate, y'a un petit souci technique uniquement vers les bibliothèques namuroises, faut que j'aille sur place. 

Je vais donc sur place et je fais rapatrier mon livre.  Il m'est précisé d'une voix de bibliothécaire (et non d'hôtesse de l'air) que "ça prendra du temps".  J'attendrai, patience est mère de tous les vices de sûreté.

Deux jours plus tard, me vlà de nouveau en ville.  Je passe devant un bouquiniste, je m'arrête, hésitant à y entrer, puis je passe mon chemin.  Une heure plus tard, le ventre plein, je repasse au même endroit, et cette fois, mue par une pulsion irrépressible, j'entre et je trouve mon livre.  Attendez, c'est le destin non, combien de chances avais-je que ce livre qui date de 1997 soit en rayon ?  Je l'achète et rentre chez moi, folle de joie.

Deux jours plus tard, soit aujourd'hui, je me lance dans un grand rangement de la mort qui tue prévu depuis deux mois : celui de mes bibliothèques.  Le but étant de classer tout mes livres par auteur et d'établir un tableau excel bien pratique pour éviter d'acheter trois fois le même livre, ce qui m'est déjà arrivé plus d'une fois malheureusement.  Ce projet de rangement m'est venu en tête après avoir fait pareil pour mes dvd et j'avais projeté de le faire durant mes vacances, en cas de pluie.  Aujourd'hui, dernier jour de vacances, j'ai encore rien fait.  Hé, ho, j'en peux rien s'il a fait tout le temps soleil moi, j'allais pas me la jouer rat de bibliothèque par un temps pareil !  Mais vu la pluie, c'est le jour idéal, et je me lance dans des heures de rangement (dingue comme trier et encoder des centaines de livres prend du temps… ça me donnerait presque envie d'ouvrir une bibliothèque moi).

Et durant mon rangement, keske j'ai trouvé parmi mes plus de 400 livres de poche et mes plus de … (chiffre encore indéterminé, rangement non terminé) livres en grosse édition, ma bonne dame ?

Je vous le donne en mille : Recherche homme impuissant pour relation longue durée…

Ben voyons.

Je l'ai donc deux fois + une commande en cours à la bibliothèque.

Ah ah ah, ma distraction me perdra.

Mais j'ai fini de ranger mes poches.  Alleye, demain je m'attaque aux belles éditions…

Dans la foulée, je revends ou j'échange mes doublons, si ça vous intéresse, contactez-moi par mail :

Harlan coben : une chance de trop

Pierre bellemarre : histoires vraies 4

Régine deforges : la bicyclette bleue + 101 avenue henri martin + rue de la soie + le diable en rit encore

Marie-France botte : le prix d'un enfant

Alexandre jardin : le zèbre

Léonard s goldberg : soins mortels

Gaby hauptmann : cherche homme impuissant pour relation longue durée

Madame de la fayette : la princesse de clèves

Claude sarraute : mademoiselle s'il vous plait

Barbara cartland : escapade en bavière

Judith kelman : le rôdeur

Yann queffelec : les noces barbares

Freud : cinq leçons sur la psychanalyse

Janine boissard : charlotte et milie

Janine boissard : belle grand-mère + chez babouchka + toi mon pacha

Patricia cornwell : et il ne restera que poussière

Sophie kinsella : confession d'une accro du shopping

(j'ai aussi la liste de tous les autres livres que je vends ou échange, que je vous envoie sur simple demande)

25
aoû

Aïe

Suis-je la seule à avoir mal aux yeux quand j'observe cette néanmoins adorable photo de famille, avec la chtite Noni, née en Gelbique ?

(Photo l'Avenir, découvrez-les toutes ici, à vos risques et périls)

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11:08 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime les jolies photos | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

24
aoû

Au moins va y avoir de l'animation là-haut…

Je le connaissais depuis 1994, fidèle parmi les fidèles à "ça se discute" depuis le tout début, lorsque l'émission passait sur deux jours.

Deux fois je suis allée à Paris assister à l'enregistrement.  Dont une le jour de mon anniversaire, qui m'a valu une place tout tout près des invités.

Il avait même voulu me faire venir sur le plateau au tout début de mon blog, pour causer du célibat, ce que j'avais refusé.

J'ai souvent ri durant les émissions, très souvent pleuré aussi.  Je les ai toutes vues, toutes, sauf exception exceptionnelle et indépendante de ma volonté.  Mon magnétoscope adorait Delarue.

Je le trouvais craquant, même si à l'allure un chouia hautaine, faut pas le nier.  Mais craquant.

Alors, qu'on l'aime ou pas, qu'il ait fait des conneries ou pas, qu'il soit un mec bien ou pas, il ne méritait pas de mourir déjà, ça ne se discute pas, il est parti trop tôt et c'est bien triste, tout simplement, pour ceux qui aimaient ses émissions, pour ceux qui bossaient avec lui, et surtout pour ceux qui partageaient sa vie et qui l'aimaient.

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