8
mai

La liste de mes envies - Grégoire Delacourt

« Le lundi soir, on lit au lit ».

Pas envie d’attendre dimanche… après tout les habitudes sont faites pour être changées, non ?

C’est en découvrant par hasard sur un blog la sortie de cet ouvrage et ses 100000 exemplaires déjà vendus que j’ai appris l’existence de « La liste de mes envies ».  Un blog qui critiquait, en plus, mais ça a titillé ma curiosité, vous pensez bien… on critique ?  Je demande à voir, enfin à lire.

Passque 100000 exemplaires !

Un rêve.

Pourtant, la quatrième de couverture ne me tentait guère « Lorsque Jocelyne Guerbette, mercière à Arras, découvre qu’elle peut désormais s’offrir ce qu’elle veut, elle pose la question : n’y a-t-il pas beaucoup plus à perdre ? »

Trop bref, trop austère, trop peu d’informations.

Et puis, pour moi, un livre doit avoir une jolie photo en couverture.  Je ne lis jamais de livres sans couverture colorée, trop peur qu’ils soient barbants, genre écrits pour intellos bobos parisiens.

Dingue les préjugés que je peux avoir, ma bonne Dame.

Mais là, j’ai voulu lire.

Et tous mes préjugés se sont envolés d’un seul coup, dès la première ligne.

J’ai commencé ma lecture hier soir, tard, genre 21 heures, et j’ai lu d’une traite.  Trop vite.  C’est un livre à lire vite, de toute façon, impossible de s’arrêter une fois entamée le plongeon dans la vie de Jocelyne, sa petite vie de mercière, son petit époux bien propre sur lui, mais pas toujours, ses deux enfants, presque trois, bien loin d’elle, ses rêves, petits eux aussi, son père et ses six minutes de mémoire, ses voisines, et puis cet événement qui, peut-être, va changer sa vie.

Jocelyne est ordinaire et mène une vie ordinaire, mais c’est dans cet ordinaire que chacun peut se reconnaître, partager ses joies et ses souffrances, rêver avec elle, pleurer avec elle.  Jocelyne, c’est vous, c’est moi, c’est nous toutes.

Et lorsqu’elle dresse la liste de ses besoins, puis la liste de ses envies et enfin la liste de ses folies, je n’ai eu qu’une envie : faire pareil.

Un livre qui interroge, qui bouleverse, qui émeut, qui fait réfléchir, tout cela en légèreté, en douceur, comme une plume qui tombe peu à peu sur le sol… pour s’y écraser lourdement… et permettre de comprendre, peut-être, ce qu’est le bonheur.

Alleye, au boulot, j’ai des listes à dresser, moi.

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