7
mai

Week-end mortel – épisode 6 : Tueuses – Paul Lefèvre

Le moment est ensuite à la détente, faut pas pousser, toutes ces histoires de défunts et de communication avec l'au-delà, on a beau dire, ça tourneboulerait même la personne la plus cartésienne.

Je me rue donc sur le dernier ouvrage reçu de First Editions (malgré l'angoisse de mon expéditeur, qui m'a demandé si j'avais des pulsions meurtrières en ce moment, au moment de mon choix) : tueuses.

Quand j'étais môme, enfin une grande môme je dirais, genre à partir de 10-11 ans j'imagine, j'étais totalement captivée par les ouvrages de Pierre Bellemare (et Jacques Antoine, non ?  Ce nom me vient comme ça d'un coup, moi qui n'ai pourtant aucune mémoire des noms).  Mon paternel les avait, il aimait ça aussi, et je les dévorais le plus possible.  Dommage, il ne les a pas gardés, je n'en ai retrouvé aucun lors du tri de sa bibliothèque.  Je les ai tous lus, tous tous tous.  Ma vie était sans doute déjà mortelle, faut croire.  J'ai aussi, je l'avoue, eu ma phase hyper-glauque avec la lecture de Nouveau détective (ça existe encore ça ?), oui, très glauque, je le concède.

Mais les livres de Pierre Bellemare, c'était du très bon.  Des histoires courtes et percutantes.

C'est ainsi que je résumerais Tueuses, ouvrage de Paul Lefèvre, qui m'a rappelé plein de souvenirs.  Son style n'a rien à envier à celui de Bellemare, il captive dès la première ligne, toujours bien choisie, et jusqu'à la dernière, avec des histoires à la longueur juste parfaite.  J'envisageais d'ailleurs une lecture dans les toilettes, que j'adore, je l'ai déjà dit mais je le répète, j'ose, maintenant que Balasko a admis, dans Thé ou Café ce samedi, faire pareil (tiens, voilà un moment à extraire de mon week-end mortel… quoique le film qu'elle y a présenté, Maman, histoire de deux filles kidnappant leur mère mal aimante, voire non aimante, pourrait s'en rapprocher, surtout que j'ai cru voir un fusil).

Finalement, il n'a pas eu le temps d'investir mon petit coin, car j'ai tout lu d'une traite.

Aucune lassitude, car les femmes sont très originales quand elles tuent.  Emouvantes parfois, comme cette mère qui a tué par amour.  Passionnées, lorsqu'elles tuent suite à trop d'humiliations.  Inventives, lorsqu'elles cachent le corps du délit.  Et Belges, parfois, vu que j'ai retrouvé cet ignoble meurtre au parachute saboté, j'en tremble d'effroi, moi qui n'ose pas m'éloigner de plus de deux mètres du plancher des ruminants.

Si vous aimez les histoires courtes, si vous aimez Faites entrer l'accusé, si vous aimez trembler d'effroi… cette lecture est faite pour vous !

Suite au prochain épisode...

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