31
jan

Brèves d’un site de rencontres : trop d’humour tue l’humour…

Lui « parle-moi de toi ».

Euh, c’est le genre de question qui, après quelques semaines (que dis-je, quelques mois), je ne supporte plus, devoir donner mes mensurations, mon job (voire mon salaire), et patati et patata, ça manque cruellement d’originalité, mais bon, clair que tout le monde n’a pas des envies de questions saugrenues comme moi.

Je décide pourtant de la jouer humour : « alors, je suis née à 10h25, traumatisant mes parents par mes grands pieds »

Ça ne le fait pas rire, puisqu’il enchaîne sur la seconde question insupportable « pourquoi tu es seule ? »

Je respire trois fois longuement, pour entrer dans la zénitude, et je continue sur le mode de l’humour, espérant le faire réagir « parce que les bonnes fées ne se sont pas penchées sur mon berceau, because mes grands pieds »

Bon, il prend tout au pied de la lettre et m’interroge alors « tu chausses du combien ? »

Et je conclus, d’un dernière note d’humour légendaire : « pourquoi, tu as un soulier de vair en stock pour moi ? »

Plus de réponse.

Décidément, il était pas amusant, ce crapaud même pas prince potentiel.

 

lllustration de Mary Birdy, qui est sans doute ma préférée entre toutes, car seule illu à ce jour me représentant bébé, trop de la balle.  Je vais me l'imprimer et la mettre dans ma cuisine, cette jolie illu de cette version cendrillonesque de ma naissance.  Ah non pas cendrillonesque, belleauboisdormantesque.

Trop-d'humour-tue-l'humour-par-Mary-Birdy.jpg

30
jan

Statistiques...

visiteurs uniques hier : 1169

pages vues : 3730

commentaires : 3

Euh, me demande si je vais pas ressortir mon bon vieux journal intime totalement intime, tant qu'à faire... passque soit les 1169 personnes sont tombées ici par hasard et reparties illico, après avoir visité deux trois pages dans la foulée, soit... ben je sais pas... une idée ?

30
jan

L’agenda de l’apprenti écrivain (épisode du 2 janvier) : la source de tout

Bon, allez, je tente de rattraper un chouia mon retard en continuant l’exploration de mon agenda.

Pour le 2 janvier, une question existentielle « Cher apprenti écrivain, comment trouvez-vous vos idées ? »

La réponse est simple et tient en un mot : PARTOUT.

Je ne me dis jamais « tiens, me faudrait une idée, je veux une idée, pitié, une idée, mais où vais-je trouver une idée, où sont les idées, j’achèterais bien une idée ».  J’ai parfois lu sur des blogs combien leurs auteurs ramaient parfois pour trouver des idées ou pour, ensuite, les coucher sur papier.  Je les admire, car moi je ne saurais pas.  

Parfois, l’idée s’impose à moi, comme lorsque j’ai écrit sur l’observation d’une mouche en train de pondre, lorsque j’ai découvert la photo de l’atelier d’écriture de ce dimanche (avec les cadres), lorsque j’observe simplement les gens, ou lorsque je les écoute, lorsque quelque chose me fait râler, comme ce jour encore, le carnet couplé à mes chèques repas, insupportable carnet empli de cœurs, faut le faire.  L’idée est là, soudainement, et l’envie d’écrire surgit.

Parfois, elle mûrit, lentement, l’idée, elle est là, dans un coin de ma tête, mais très floue, puis, après quelques heures ou quelques jours, elle surgit.  Ces idées qui murissent, ce sont bien souvent celles des petites fictions que j’écris.  Comme il ne s’agit pas de tranches de ma vie, mais de tranches de fiction, sans doute leur faut-il plus de temps avant de se concrétiser.  Un peu comme un scénario qui se crée petit à petit.

Pour résumer, je vous dirais ceci : je ne trouve pas mes idées, ce sont elles qui me trouvent.

Titchu, keske c’est beau ce que je viens d’écrire non ?  Ah ben si c’est super beau, digne d’un Goncourt.

30
jan

L’agenda de l’apprenti écrivain / illustrateur

« Le lundi, on attend son taxi en lisant, because les grèves ».

L’an dernier, à la foire du livre, je me suis offert L’agenda de l’apprenti écrivain.  Bon, c’est une édition jeunesse, mais moi j’aime l’idée d’avoir des suggestions de sujets pour écrire, de laisser voguer mon imagination, comme ce fut le cas hier avec la photo sur laquelle j’ai créé ma chtite fiction bien joyeuse, là, en dessous.

Et puis quelques mois avant, j’avais acheté, dans la même collection, L’agenda de l’apprenti illustrateur, ça aurait été bête de ne pas avoir les deux.

Et puis quand je vais à la foire du livre, faut toujours que je m’achète quelque chose, en souvenir.  Cette année, j’achèterai mon livre et le ferai dédicacer par son auteure, mouahahah, je sais, j’ai un sens de l’humour fou.

Ces livres sont hyper chouettes, d’un ton léger, colorés, illustrés.  Et celui de l’apprenti écrivain propose, en bonus, une citation par jour, en relation avec le thème, ça j’aime d’amour.  Très pratiques.  Très ludiques.  Seul bémol, cette couverture à rabat, insupportable pour la lecture, qu’on aurait bien envie de couper.  Rien n’est parfait.

Comme tout agenda qui se respecte, ces agendas commencent le 1er janvier, donc je les ai mis de côté en attendant, dans le but de vivre une année avec eux.

Puis j’ai oublié, et ça m’est revenu il y a quelques jours, aaaaaaaaaaaargh, le 1er janvier était déjà passé.

Bon, tant pis, de toute façon, parvenir à pondre un texte par jour, ce n’est pas évident, surtout s’ils s’ajoutent à ce qui m’inspire au quotidien.  Et puis j’écris moins, en ce moment, après cinq ans de blog, parfois, j’ai la flemme, même si les idées sont bien là, elles.  Et puis dessiner, c’est pas mon fort, cet agenda c’était juste pour voir à quoi je pourrais parvenir avec mes mains malhabiles.  

Bref, avec des et puis et puis et puis, j’ai encore rien fait.

Mais je vais y remédier directement, avec L’agenda de l’apprenti écrivain, vu que là je suis levée à l’heure habituelle mais que je pars plus tard because les grèves mais que j’ai pas à me plaindre, ont dit les syndicalistes, j’ai été prévenue y’a un mois et demi j’ai qu’à m’organiser.  Ben voyons.

Alors, voyons voir, 1er janvier… Ecrivez dix souhaits pour la nouvelle année.

Oh oh oh, je ne prends jamais de bonnes résolutions en début d'année.  Quoique ce ne sont pas des résolutions, mais des souhaits, des rêves, des envies.

1. être amoureuse

2. que mon livre sorte (rhoo je rigole, c’est juste que dix souhaits, c’est pas facile, je trouve pas, soit je ne souhaite rien de plus, nageant dans le bonheur, soit je suis désabusée… on va dire que c’est le bonheur)

3. ben tiens, connaître plein de petits bonheurs : exemple, manger des moules bouchot en buvant du cidre au cap Gris Nez (Blanc Nez ça m’ira aussi)

4. faire une croisière (nan, c’est pas ironique, c’est un de mes rêves)

5. que mon projet d’écriture avec une amie namuroise se concrétise, et mon petit projet solo aussi, et puis tous mes autres projets en cours, et pourquoi pas une proposition qui tombe du ciel aussi…

6. être moins stressée (des idées pour ce faire ? yoga, relaxation, anxiolytiques, plantes magiques, massages fantastiques ?)

7. gagner au Lotto ou avoir une augmentation de salaire, les probabilités d’y parvenir étant identiques

8. j’ai plus d’idées pour moi, alors on va dire que les gens que j’aime soient heureux, échappent aux maladies de merde et aux gros soucis de merde aussi.

9. pour que Cupidon pige bien, je répète, être amoureuse.

10. et s’il pouvait être amoureux aussi, tant qu’à faire hein, si c’est pas trop demander.

et puis 11. m'offrir ceci, qui cumule la réflexion, l'écriture et le dessin, que du bonheur pour bibi :

Voilà voilà.

Et vous, vos rêves pour 2012, c’est kwa ?

 

29
jan

Ce jour-là…

Voici ma deuxième participation au jeu d'écriture du Blog à mille mains, d'après une photo de GabrielleLa première était ici, si ça vous tente de la relire.  Ah ben tiens c'est ma troisième, la vraie première étant ici. (Désolée, les liens cliquables semblent en panne, je demande à Skynet de checker cela)

jeu écriture.jpg

Qu’est-ce qu’on a ri ce jour-là.

Qu’est-ce qu’on a déconné, aussi.

C’était la veille de l’ouverture du bar de Mathieu et Ludivine, le Lumat qu’il s’appelle, leur bar.  Ils en avaient tellement rêvé, de leur Lumat.  Lumat comme Ludivine et Mathieu, of course, mais aussi comme lumière du matin.  So poetic.

...

 

Cette histoire est à découvrir en intégralité dans le livre que j'ai écrit à deux plumes avec Rachel Colas :

Histoires à mourir de vivre

couverture definitive pt.jpg


29
jan

Votre Souricette à vous, elle s’appelait comment ?

« Le dimanche, on écrit au lit ».

Pour une fois, ce dimanche, je n’ai pas lu au lit : j’ai écrit au lit.

Je ne vous l’ai pas encore dit, mais en ce moment j’ai envie d’écrire des histoires pour les petits.

J’en ai déjà écrit trois.  J’adore ça, écrire pour les bout’chou.

Je vous entends déjà rire « comment, Anaïs, qui n’a pas de marmots, écrit pour les nôtres, ben voyons, c’est fort de café décaféiné ça ».

Ben non c’est pas fort de café décaféiné.

J’ai écrit des guides où j’apprends aux célibataires à être ordonnées et à cuisiner, moi qui suis désordonnée et ne cuisine pas.

J’ai écrit des histoires de tueurs diaboliques, moi qui n’ai jamais tué personne.

J’ai écrit des histoires d’amour à la vie à la mort, moi qui ne suis pas aimée (c’est là que vous pouvez pleurer).

Donc pourquoi je pourrais pas écrire des histoires pour les petits ?

Ma dernière histoire parle de Souricette, je l’ai écrite ce matin.  Les deux premières, vous demandez-vous, petits curieux ?  Top secret, je vais pas tout vous dire non plus hein, faut préserver le mystère de la marketing Anaïs team (seuls les anciens lecteurs comprendront cette expression).

Souricette, elle a partagé mon enfance.  Elles ont partagé, devrais-je dire, car je me rappelle d’une Souricette au corps psychédélique et d’une autre en vichy rouge, ma mienne.

Je ne l’ai plus, malheureusement, ma Souricette.

Me reste juste cette photo.  Un bout de bonheur dans la maison du bonheur, celle de mon enfance.  A côté de Souricette, un lapin sans nom qui trône encore dans mon grenier, lui.  Et au milieu, c'est mouaaaaa.

Et vous, votre Souricette, elle s’appelait comment ?  On peut voir une photo, pliiiiz ?

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29
jan

Y'a pas à dire, je l'aime d'amoureuh

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08:16 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
jan

Je me trouve grosse, mais je ne me révulse pas encore

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Je me trouve grosse.  D’après mon IMC, je ne le suis pas, enfin pas trop.  J’ai un IMC de 21,61.  Normal, d’après les standards.  Mais je suis mal proportionnée, j’ai un physique de poule, même si ça fait rire Mostek quand je le lui dis.  Je vous le jure, j’ai un physique de poule : un gros corps sur des pattes maigrelettes.  Si j’étais croyante, je dirais que Dieu m’a faite ainsi (à son image warf warf) et que je m’accepte comme telle.  Mais bon, chuis pas trop croyante.  Je suis une poule.  C’est dramatique mais c’est ainsi. 

Le malheur, c’est que c’est la vie (et tout ce qui surgit d’elle : les mecs, la mode, les magazines, les médecins, la famille…) qui nous file des complexes.

A 14 ans, je me croyais jolie.  Dingue mais vrai, je l’ai même écrit dans mon journal intime de l’époque.  Puis j’ai commencé à sortir en boîte avec mes copines de classe, et j’ai compris que je ne l’étais pas, jolie. Les mecs draguaient mes copines, pas moi.  Les mecs offraient des verres à mes copines, pas à moi.  Les mecs embrassaient mes copines, pas moi.  Les mecs baisaient mes copines, pas moi.

J’ai donc compris que j’étais un thon.  Merci les mecs.

A 14 ans, je me croyais normale.  Normale au sens où l’entend toute balance.  D’un poids normal quoi.  Jusqu’à ce que les médecins ne cessent de me répéter « faut grossir », « faut manger », « faut vous épaissir un peu », « trop mince », « trop maigre ».  Pas anorexique non, ça n’existait pas à mon époque, juste peu d’appétit, n’aimant rien, mangeant peu, c’est ainsi.  Si on ne m’avait pas sans cesse répété que je devais grossir, je ne serais peut-être pas devenue une poule.

J’ai donc compris que j’étais un échalas. Merci les docs.

A l’heure actuelle, je suis un thon à morphologie de poule, avec des rides en pleine croissance et des nibards qui tirent la tronche.  Merci la vie (et accessoirement les lasagnes Farniente, les M&m’s, les chipito à la cacahuète et les manons de Léonidas).

Car oui, depuis lors, j’ai grossi.  J’ai pris du cul, tant mieux, c’était complexe de me trouver des fringues, avant.  J’ai pris des nibards, très embêtant puisque, de nos jours, même un taille 42 ne peut contenir qu’un bonnet A, va comprendre.  J’ai pris du bide, ça c’est mon enfer personnel et quotidien.  J’ai pris des rides, c’est mon enfer à venir, je suppose, dans une société où un homme qui vieillit gagne en charme, une femme qui vieillit se transforme en pomme plus trop comestible.  J’ai pris des années et grâce à ces années j’ai enfin compris que si ce n’est qu’en grandissant qu’on se ride, que nos loches flirtent avec le sol, et que la décrépitude nous guette, c’est pour que la sagesse des années qui passent nous aide à l’accepter.  A tenter de l’accepter.

La question que je me pose est : comment font les ados, de nos jours, pour ne pas tomber dans l’obsession de la balance, de la beauté, de l’apparence ?  Passque de mon temps, l’anorexie, c’était une bestiole d’un pays lointain ou une bactérie inconnue, de mon temps des fringues en 38, c’était un vrai 38, pas un 38 qui boudine celles qui font du 36, de mon temps les catalogues et les défilés montraient des femmes presque normales, pas des IMC de 16.

Malgré tout, je me trouve grosse, et quand je découvre un article parlant d’une jolie pub pour des fringues pour rondes (enfin pour grosses, car grosse n’est pas un mot interdit, que je sache, d’ailleurs, y’en a un peu marre de devoir dire « ronde » au lieu de « grosse », « black » au lieu de « noir », « non voyant » au lieu de « aveugle ») en des termes aussi durs que « cela me révulse », je m’interroge sur le pourquoi du comment d’une telle haine.  

On peut aimer les gros ou les minces, les bruns ou les blonds, les poilus ou les glabres, les yeux bleus ou les bruns, les chauves ou les chevelus, les goûts et les couleurs hein…  moi j’aime les grands bruns chauves pas rasés mais sans poil à yeux foncés… qui sait si je ne finirais pas mes jours (et mes nuits) avec un petit blond hyper poilu aux yeux bleus ?  J’aimais les minces… avec le temps je me sens de plus en plus attirée par le côté nounours des plus rondouillards… ce qui prouve que tout évolue, même les goûts et les couleurs.  Et les goûts et les couleurs des autres, je m’en moque comme de ma première tétine (et même, ma première tétine, si elle fait encore partie de ce monde, j’aimerais la retrouver), mais pourquoi ressentir le besoin d’exprimer un tel dégoût ?  Si proche de la haine… Quel intérêt ?  Quel but ?  Voilà ma seule question : pourquoi ?  Si vous avez la réponse, je la veux bien…

Et si vous vous demandez pourquoi j’ai écrit ceci, c’est simplement en réaction à cela (paru sur le site du Nouvel Obs).  Un article qui, somme toute, n’est pas si monstrueux que le buzz le laissait entendre, mais qui comporte quelques perles de l’ignominie anti-grosse.  Et puis moi, cette pub animée, avec cette « grosse » qui se dandine, ben j’aime.  Cette femme, je ne la trouve pas ridicule, je la trouve belle.  Elle a pas un physique de poule, elle.  Alors, on se fout de savoir si les hommes préfèrent les grosses ou les minces.  On s’en fout !   Y’a pas de « vraies » femmes, y’a que des femmes, grosses, minces, maigres, par choix, par métabolisme, par maladie, par envie, et y’a les hommes qui les aiment, pour leur image, mais aussi, et surtout, pour ce qu’elles ont dans les tripes, dans le cœur et dans le cerveau.

Na.

« Cette grosse qui remue me révulse : je ne supporte pas la pub Castaluna

En ces temps aseptisés, il convient d’aimer tout le monde et de respecter les différences. Mais là trop, c’est trop… de kilos. Je déteste la pub de Castaluna.

Si vous ne l’avez pas vue, vous ne connaissez pas votre bonheur. C’est un clip qui met en scène une femme trop grosse, pardon, bien en chair, ou mieux présentant une surcharge pondérale. Et elle danse.

A la limite, elle ne bougerait pas, ce serait encore tolérable. Mais non, elle remue. Et ses formes plus que plantureuses aussi. Bien que corsetées, contenues par tous les moyens textiles modernes, ses chairs flottent et le résultat me révulse.

Alors je comprends bien que durant des années, les femmes qui font plus que du 44 ont été rejetées, brimées, moquées, raillées, limite persécutées. Il était temps qu’elles prennent leur revanche, puisqu’elles sont de plus en plus nombreuses. La faute à une alimentation excessive, mais ça chut, il ne faut pas le dire trop fort.

Toutefois, de là à imposer sur les écrans une femme qui se donne pratiquement en ridicule, il y a une marge.

Certes, il est difficile pour une femme qui pèse plus de 100 kilos de se représenter comment serait, sur elle, une robe présentée par une femme de 40 kilos. Mais les « vraies » femmes, comme elles aiment se faire appeler, ne sont plus vraiment à plaindre.

En quelques années, les « rondes » ont réussi à faire passer dans le langage courant qu’une femme normale, mince donc, est une « anorexique ». Comme si faire attention à sa ligne était une maladie.

Autre affirmation véhiculée par les défenseurs des autoproclamées « vraies » femmes : elles plairaient davantage aux hommes que ces brindilles qui les narguent.

Chacun le répète pour faire plaisir, mais il est battu en brèche chaque jour. Voyez-vous Brad Pitt ou David Beckham au bras de « rondes » ? Non. Dès qu’un homme a le choix, il préfère être vu en compagnie d’une femme mince.

Alors, je le sais, c’est très méchant. Mais voilà je n’aime pas cette pub. »

En guise de conclusion, un extrait de la réponse de la fondatrice de cette ligne de vêtements, qui mérite réflexion : "Notre monde est capable de commercialiser des armes, des organes humains, et des enfants pour répondre à une demande. Mais des vêtements pour les rondes, non, quand même, c’est vraiment trop dégoûtant…."

28
jan

Teaser...

Vous me reconnaîtrez facilement, je serai en survet rose brillant avec une cape mauve, en train de me battre avec une casée heureuse habillée pareillement.

 

foire du livre.jpg

28
jan

J’ai un problème…

Qui a dit « si tu pouvais n’en avoir qu’un », que je lui éclate la tronche à grands coups de … de chais pas quoi ?

J’ai un problème avec l’alcool.  

Je suis incapable de boire seule.  C’est génétique.  Ou anti-génétique.  C’est selon.

Vous allez me dire que c’est formidable de ne pas pouvoir boire seule.  

Je suis d’accord, c’est bien mieux que de boire seule, c’est clair.  Vu que statistiquement, je suis plus souvent seule qu’accompagnée, c’est mieux.  Tenez, ce week-end par exemple, les seules personnes à qui j’aurai parlé, outre le rat qui attend ma mort pour me dévorer, tel un berger allemand, c’est mon dentiste (qui m’a dit, entre « ouvrez, rincez, crachez, ouvrez plus grand, rincez, payez », « vous avez prévu quoi ce week-end ? toujours célibataire ? » - depuis qu’il m’a entendue à la radio, il se passionne pour ma carrière de célibataire-écrivain) et ma sœur qui m’a apporté du baume périmé de la mort qui tue pour gencives enflammées.  Ça fait peu.  Vous imaginez si, entre ces quelques moments de haute sociabilité je devais boire, ce serait dramatiquement dramatique.

Donc je ne bois qu’en société.  Entre amis.  Avec un mec.  En famille.

Jamais seule chez moi.  

Et mon problème, donc, c’est le cidre.

Chaque fois que je vais en France, genre en Normandie, en Baie-de-Somme, enfin par là-bas quoi, dans le haut à gauche, je bois du cidre, avec des moules bouchot.  C’est la tradition : cidre et moules bouchot (d’ailleurs, là, de suite, j’irais bien au Cap Gris Nez pour en dévorer, malgré mes dents d’octogénaire).

Et c’est tellement bon, tellement génial, ces moules et ce cidre, que je ne peux résister : j’achète du cidre.  Je rapporte du cidre en Gelbique.

Et je mets mon cidre dans mon frigo.

Puis je ne le bois jamais.  

Et, après quelques mois, je jette le cidre.

Là, par exemple, j’ai dans mon frigo un litre et demi de cidre rapporté en juillet dernier, de mon périple foireux en Baie-de-Somme (faudra que je vous raconte un jour cette expérience dénommé « j’ai testé la chambre de non-hôtes en Baie-de-Somme »).

Et, chaque fois que j’ouvre mon frigo, ce cidre me nargue.  Si, il me nargue.  Il veut être bu.  C’est fait pour ça non, du cidre, être bu ?  C’est le but ultime de son existence de pomme pressée, non ?

Mais rien à faire, je ne bois jamais seule.  J’ai bien tenté de le proposer à tout qui passait chez moi, alleye, une petite bolée de cidre ?  En vain.  Et puis, une fois en Gelbique, ben mon cidre, il a perdu tout son charme, ses embruns, ses relents de moules bouchot, alors il ne me tente plus, seul, perdu dans mon frigo.

Mais il me nargue.

Et moi, chaque fois, je me dis « demain, je le bois ».

Hier, j’ai même dit, dans un élan de bravoure « ce soir, je le bois ».

Mais je l’ai pas bu.

Promis, je prends rendez-vous chez un psy de toute urgence.

Et, promis, à la chandeleur, je fais des crêpes, et je le bois.  Qui veut venir pour une crêpe-cidre qui pétille plus très fort party chez moi ???

Alleye, une chtite photo de mon cidre et si vous êtes sages, je vous montre tout mon frigo de célibataire tout à l’heure, passionnant, captivant, thrillant…

Et puis une photo de Baie de Somme... vous comprendrez qu'entre là-bas, en chouette compagnie, avec des moules et des mouettes et mon frigo ici, toute seule, ben ce cidre ait perdu un tantinet de saveur, titchu.

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