31
déc

Le bonheur, ici ou ailleurs, maintenant ou tout à l’heure…

Ce matin, mes jolis yeux se sont ouverts à 6 heures alors que j’avais programmé mon réveil à 8.

Je me suis donc penchée sur le bonheur, ici ou ailleurs, maintenant ou tout à l’heure, en compagnie de Frédéric Lopez, grand adepte de ce concept.  Après nous avoir entraînés dans le bonheur à l’autre bout du monde, durant ses émissions arracheuses d’émotions fortes et de larmichettes, le voilà qui nous emmène dans le bonheur ici et maintenant, pour la seconde fois déjà.

Et j’aime ça. 

Pas seulement parce qu’il est brun ténébreux, Frédéric Lopez, non, j’aime son concept et sa générosité (terme tant galvaudé depuis la Star Ac 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9, euh ça s’arrête à 9 ?).  Et j’aime qu’il n’y ait pas de pub.  Et j’aime, dans une seule émission, rire, être émue, voire carrément pleurer.  Et j’aime, après une émission, me dire que oui, c’est possible de fabriquer mon bonheur.

Et puis le pro du bonheur, ben il est belge une fois, de Louvain (la-Neuve ou Leuven je l’ignore encore).

Grâce à eux, j’ai appris, déjà, plein de choses sur le bonheur et la façon de se le créer, son petit bonheur :

- penser à une chose apaisante modifie le cerveau et le statut « bonheur »

- dire merci rend heureux

- toucher quelqu’un induit la sécrétion de je sais plus quoi, mais c’est boooon (on a dit « toucher », pas « caresser », mais bon, why not, hein, vous faites ce que vous voulez…)

- penser à soi et penser aux autres ne sont pas des concepts contradictoires, mais complémentaires  

- fuir ses peurs, ses angoisses, sa colère, bref ses émotions, épuise et ne permet pas de les éviter

- les affronter soulage

- avoir sa petite échelle de bonheur permet d’analyser sa conception de la chose et son évolution personnelle (un peu comme l’échelle de la douleur, quoi)

- la capacité au bonheur est à 50 % génétique mais à 40 % en soi (les 10 % restant viennent de processus extérieur à soi, si j’ai bien capté), y’a donc moyen de se le fabriquer, son petit bonheur, même si la génétique vient mettre son grain de sel

Et plein de choses que j’ai oubliées, sacrebleu, passque je les ai pas notées, nom d’un bachibouzouk.  Mais désormais, je vais les noter, pour me créer un « happy book » avec plein d’exercices à faire.

Voilà pourquoi j’aime cette émission.  Et son animateur brun ténébreux.  Et son psy belge une fois.

En la regardant, j’ai réalisé que, sans le savoir, j’agissais déjà un tantinet, d’une part avec « les bonheurs du jour », créés ici il y a un petit temps déjà, même s’ils ne sont pas quotidiens (diable que c’est dur de trouver des bonheurs dans chaque journée) et puis par cette décision que j’ai prise il y a quelques semaines déjà.

Celle de dire « bonjour ».

Nan, c’est pas parce que j’ai vu l’affiche du Tec « Un bonjour fait parfois un bon jour », passque cette affiche, je l’ai dans mes WC depuis un petit temps déjà, en version carte postale, et c’est sans doute de la voir à chaque fois que je m’y rends, dans mes WC, qui m’a fait y réfléchir.

Il y a quelques années, un dimanche matin, j’ai dit bonjour à une personne âgée que je croisais.  J’ai lu la peur dans son regard, en réponse.  Ça m’a estomaquée et a fait que je n’ai plus salué personne d’inconnu en rue, histoire de ne pas passer pour une folle-dingue qui dit bonjour alors que ça ne se fait plus, ma bonne Dame.

Mais il y a peu, forte de ce concept « un bonjour fait parfois un bon jour », j’ai décidé de m’y remettre.

Au départ, ce n’est pas facile, ça sonne « faux ».  Dans les villes, on ne se dit plus bonjour, on se croise, nez au sol, sourire en berne, on trace sa route, sans se voir.

Désormais, moi, je dis bonjour. 

Hé, ho, pas à tout le monde hein, pas en pleine ville le samedi matin durant le marché. 

Mais quand je croise quelqu’un, dans une petite rue, quelqu’un qui, je le sais, ne me dira pas bonjour, et bien je m’y colle et je lance mon petit « bonjour », parfois timide, parfois plus enjoué, c’est selon.

Et bien je vais vous dire : jusqu’à présent, absolument tout le monde m’a répondu.  Saluée.  Regardée.  Souri.  Naturellement parfois.  Avec étonnement aussi.  Mais personne ne m’a ignorée. Et, je suis peut-être d’une naïveté crasse, l’un de vous, chers lecteurs du blog, me l’a récemment dit, que j’étais naïve, mais je pense que cet échange de bonjour, ben c’est une petite goutte de bonheur.

Paraît que nous, les humains, sommes des bestiaux sociaux, qui ont besoin d’échanges, de contacts, pour connaître le bonheur.  Dire « bonjour » ne m’a pas rendue heureuse, c’est clair, mais cela me fait penser que peut-être, la société dans laquelle je vis n’est pas totalement pourrie.

En conclusion, je vous citerais cette nouvelle version du concept du verre à moitié vide ou à moitié plein, bien connu de tous, une version plus poétique :

"Ce n'est pas un malheur que les roses aient des épines, c'est un bonheur que les épines aient des roses."

Beaucoup de bonheur(s) à tous pour cette année 2012, à vous mes lecteurs et lectrices que je ne connais pas, ou si peu, trop peu, et puis à tous ceux qui m’ont apporté un bout de bonheur en cette année 2011, ils se reconnaîtront.

Très bon réveillon à tous, pour ma part, le mien sera teinté d'exotisme à la belge, une fois.  C'est mon bonheur du jour, ce réveillon improvisé, qui promet d'être super chouette, plein de rires, de jeux, de bulles, de fromage, de vagues et d'embruns.  Il sera en tout cas plus captivant qu'il y a 365 jours, où mon réveillon s'était passé au lit, bonne année la grippe !  J'espère que le vôtre le sera aussi.

09:14 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (18) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
déc

J - 2

Il y a un an, je commençais la grippe et Planète célibataire allait démarrer sur les chapeaux de roue.

Un an plus tard, je suis vaccinée contre la grippe, et Planète célibataire fera ses adieux dans 48 heures (même si quelques jours de bonus sont prévus, pour un sevrage tout en douceur).

My gode, comme le tampax vite !

29
déc

Voyage en nostalgie sur fond musical

Je vous écris des années 80, où je suis donc partie en voyage musical après avoir rebranché la chaîne hi-fi de mon paternel.  J’ai moi-même une chaîne hifi, of course, mais une micro.  Avec juste un lecteur K7 qui ne sert pas, la radio et un lecteur CD.  Elle m’accompagne depuis genre 1997, voire avant, la résistante.  J’ai également toujours le tourne-disque de mon enfance, mais il n’a plus de « lecteur », ça s’appelait un diamant à l’époque non ?  J’avais tenté d’en retrouver un, en vain, il y a des années.  Je parie qu’actuellement ça serait possible, vu que les tourne-disques sont à nouveau en vente, avec fonction conversion MP3.  J’ai donc hérité de cette chaîne hifi, qui allait me permettre, en ce jour solennel, de réécouter ma collection de 33 et 45T, plus jamais écoutée depuis en tout cas 1995, voire avant.

Je commence fort, avec un 33T reçu quand j’étais môme, qui contenait Words de FR David, ma passion fugace de l’époque.  Je lance le 33T, et je me mets à brailler comme un veau.  A gros sanglots longs des violons de l’automne.  Je n’aurais pas imaginé que ce morceau me ferait un tel effet.  L’effet de l’enfance, l’effet de cette période où j’avais une famille que je croyais (innocence bête) unie.  L’effet de me revoir, en flash-back, écouter ce morceau dans ma chambre de l’époque, que je n’aimais même pas en plus.  L’effet de savoir que si je peux écouter ce morceau, c’est because of la fauchieuse qui a fauché.  Et je pleure je pleure je pleure.

Puis la source se tarit et je me concentre sur le morceau. 

Ah que le son est mauvais, strident, criard.  Mais que c’est bon, ce geste de soulever le bras du tourne-disque et de le déposer précautionneusement sur le disque, en essayant de ne pas le faire glisser, histoire de ne pas casser immédiatement mon nouveau jouet.  Ah que c’est chouette finalement d’avoir mon âge, d’avoir connu l’époque des disques, tout simplement.  D’en avoir acheté, reçu, offert, collectionné.  De ne pas devoir dire « les disques, ah ah ah, mais j’étais pas née ».  D’entendre, à la fin du morceau, les craquements si caractéristiques de cette époque, les craquements des vinyles.

Je décide alors, après avoir bien pleuré, d’écouter quelques 45 tours.  Immédiatement, je réalise à quel point c’est chiant de devoir changer de disque toutes les 3 minutes 28 secondes, d’autant que le rond (pour ceusses nés après 1990, le rond se met au centre du 45T pour qu’il ne bouge pas, vu le trou qui le perce en son centre, tandis que le 33T n’a pas besoin de rond, son trou étant plus petit – c’était la leçon tourne-disquesque du jour). 

Je vous commente en direct live…

Mylène Farmer, pour commencer, me susurre qu’elle est désenchantée.  De circonstance après les larmes absolues d’il y a dix minutes chrono.  Je me sens comme elle.

Un peu plus de joie avec Kim Wilde et Cambodia, dieu que c’est chouette.  Et je danse.  Oups, la fin du disque tourne en eau de boudin, tout se bloque, doit y avoir une grosse grosse poussière.  Et oui, en ce temps là, les peluches s’accumulaient sur le diamant, et fallait les enlever précautionneusement.

Tiens, deux 45T d’Amnesia, ça me rappelle vaguement quelque chose.  Allez, j’écoute Ibiza.  My god, de la new beat.  Comment ai-je pu aimer ça ?  Ah ben oui, j’ai aimé, et finalement, certaines tonalités me plaisent encore, nostalgie nostalgie, qui me catapulte à la mer du Nord, avec ma meilleure amie homonyme de l’époque, les sorties au Stardust chaque soir, et la new beat à chaque minute.

Madonna et Live to tell.  J’ai tous les 45T de Madonna, qui fut ma première passion (après Belmondo, of course).  Et eux ont un traitement de faveur : des pochettes plastique de protection.  J’ai même des maxi collector, yesssss.  Le jour où elle décèdera (le plus tard possible hein), ça vaudra une fortune non ?  Sait-on jamais…

Minutes plan plan avec le duo Glenn Medeiros et Elsa et leur roman d’amitié.  Je me revois en voyage scolaire à Londres.

Luna Parker et ses états d’âme Eric.  Je la connaissais par cœur, comme quasi toutes.  J’adorais, comme toutes.

Cretu chante Samourai, kekseksa ?  Plus aucun souvenir, allez, j’écoute.  Après avoir enlevé quelques crasses qui squattent le 45T.  Bon ça me rappelle vaguement quelque chose, sans plus.  On dirait du vague Depeche Mode.  Aaah, yes, au refrain je me resitue. Ohouho, ohouho, et je chante, je hurle.

Pour toi Arménie.  J’achetais tous les disques à vocation humanitaire.  We are the world aussi.  Et les Restos du cœur aussi.  Et même Sampan, dernier matin d’Asie, que j’avais totalement oublié.  Y’a que celui pour l’Ethiopie que j’avais zappé, car il n’était qu’en version maxi, tandis que mon budget, lui, était mini.

Bros et When will I be famous.  Dingue, j’avais oublié qu’ils avaient un jour existé, eux ! Une de mes amies en était raide dingue, genre amoureuse quoi.  Pas moi, moi c’était Madonna, mais j’étais pas amoureuse.

Tragic error – klatsche in die hande.  Et vlà de l’allemand, la période new beat, le retour.  Dieu que ça a dû être dur pour ma famille de supporter les écoutes de ces morceaux, que je suis sûre, je mettais en version repeat (oui, ça existait sur mon tourne-disque, le bras revenait puis repartait au boulot, qué progrès déjà à l’époque).

2 belgen – Lena.  Sans doute le morceau préféré de ma pré-adolescence.  Complètement folle de ce morceau, qui passait à la fête de l’école oùsque j’étais, la fête du collège que ça s’appelait, aux auto-scooters.  C’était trop cool ce week-end festif annuel.  Et j’étais amoureuse.  J’allais aux auto-scooters en rêvassant à mes amours en écoutant Lena.  Rhaaaaaaa, Lena Lena, this melody…

Zinno – What’s your name.  Quelle idée d’acheter « Bond, my name is Bond », moi qui ai toujours détesté ces films.  Cette chanson ne me rappelle rien, absolument rien, si ce n’est que je l’ai aimée à un moment précis…

France Gall – Cézanne peint.  Magnifique morceau, qui me fout toujours les mêmes frissons. Souvenir du concert à Forest où je l’avais vue.  Et du second concert où j’avais vomi mes tripes sur les chaussures de mon accompagnatrice, la pauvre.  Coût de ce 45T, 110 francs, dit l’étiquette.  En 1985. Et la pochette précise « extrait de l’album Débranche, disponible en K7 et compact disc ».  kwaaaaaaaa, les CD existaient déjà en 1985 ?  Ah ben ça alors.

Celine Dion – La religieuse.  Pas le gâteau non, la vraie religieuse.  Je parie que je suis la seule au monde à connaître ce morceau.  Et à l’aimer à la folie.  Me demande, là, si j’ai pas finalement loupé ma vocation.

Kylie Minogue et Jason Donovan et leur Especially for you.  J’adore.  Cucul ?  Ben oui, c’est le but.  A l’époque, on bavait toutes devant Jason, que personne ne tente de le nier.  Ni brun ni ténébreux, mais on bavait.  Me demande ce qu’il est devenu, tiens.

Rho ben ça, je savais même pas que j’avais ce disque : Chi mai d’Ennio Morricone, BOF de Belmondo dans Le professionnel.  Rha ce film.  Rha Bebel.  Ral la fin, tragique et cruelle.  Rha cette musique sublime.  Le disque date de 1980, cela doit être mon tout premier 45T, le premier de ma vie.  Trop beau.  Ça me rappelle cette belle émission sur la carrière de Bebel, que j’avais regardée il y a peu, avec plein d’extraits de ses films et de ses cascades.  Je l’admire toujours, mon Bebel.  J’avais 8 ans et il fut mon premier amour.

France gall – poupée de cire poupée de son.  Là, j’étais pas née, bande de vilains.  Ce disque me vient de ma môman.  J’adorais.  J’adore encore.  J’ai plus la pochette, drame, où peut-elle bien être ?  En plus, à l’époque, on avait quatre chansons par 45T oui oui oui, quasi un mini album quoi.  Alors j’écoute aussi, tant qu’à faire : dis à ton capitaine, un prince charmant et les titres me reviennent sans tricher… sauf le 4e qui ne veut pas surgir…

Si ces morceaux vous ont rappelé des anecdotes, des premiers baisers, des disputes, des tranches de vie… ne me laissez pas seule avec mes souvenirs, partagez partagez partagez, dites-moi tout.

27
déc

Le miracle de Noël existe...

... ou plutôt la trève de Noël.

La trève de mes rencontres foireuses.

Oui, y'a moyen de faire une rencontre boum boum, une rencontre qui fait se dire "why not", sur fond de champagne.

Merci Papa Noël.

27
déc

Voyage en nostalgie dans un remake de C’est du propre

J’ai récemment pris une big décision : ranger la pièce qui m’a servi à un certain moment de ma vie de bureau / chambre d’amis / grenier, devenue, au fil des années, un grenier, simplement un grenier.  Un grenier mal rangé en plus, malgré mes investissements dans ces chères Billy (les bien connues bibliothèques Ikea).  Mal rangé car j’ai la sale habitude, plutôt que de ranger, de déplacer d’une pièce à l’autre : je range le living en encombrant la chambre, puis je range la chambre en encombrant cette pièce-là.  J’ai une seconde sale habitude : ne rien jeter.  Emmagasiner mon passé.  Et vu que j’adore acheter, ça vous donne une idée de la gravité de la situation : livres, CD, DVD, souvenirs de chaque lieu de villégiature, livres scolaires jugés encore utiles, photos, extraits de presse, articles écrits par bibi, papier de la multinationale que je gère tant bien que mal, anciennes fringues dans lesquelles je n’entre plus (et si j’y entrais, je n’oserais bien sûr pas sortir avec sauf pour un bal costumé années 80-90), mais sait-on jamais que 1. je maigrisse, 2. la mode revienne aux épaulettes, 3. une terrible maladie synonyme de ce bestiau qui se déplace de traviole me frappe (et le 3, je prie tous les saints pour que jamais jamais jamais).  Et puis sinon, je recyclerai en torchons ou pyjamas, rien ne se perd titchu.  Sans oublier les fringues, que là, vu que mon pied a grandi (paraît que le pied se tasse avec l’âge), le bougre, je jette parfois, si j’en ai le courage.

Et là, j’avais atteint la situation des pires clients de C’est du propre.  En version bordel et poussière uniquement, rassurez-vous.  Dans cette pièce, pas de sacs poubelles pleins d’asticots et d’odeurs putrides, pas de vieilles assiettes poilues, rien que du sec, du poussiéreux, du encombré.  Tellement encombré qu’il était impossible de circuler dans la pièce.  Plus un mètre carré de disponible, rien que des box en plastique remplis, des livres éparpillés partout (cette manie d’aimer lire me perdra, je l’ai toujours su).

Ma décision fut donc prise un beau matin : chaque jour, j’allais bosser une demi-heure chrono dans cette pièce.  Pas plus, histoire de ne pas être dégoûtée trop vite, pas moins, histoire d’avancer un peu.

Le pire, quand on range une pièce dans cet état, c’est qu’il faut d’abord dégager le sol pour pouvoir y circuler.  Et le pire du pire, c’est qu’on passe plus de temps à déplacer le brol d’un coin à l’autre de la pièce : je vais arranger le coin bibliothèque, allez zou je bouge tout vers le coin bureau, puis je range le coin bureau, je redéplace vers la bibliothèque, puis je fignole la bibliothèque en déplaçant à nouveau tout mon barda.

Mais petit à petit, jour après jour, j’ai réussi.

Le premier jour, après une demi-heure, j’ai rangé tous les livres dont je vous parle chaque dimanche, jusqu’alors installés en piles instables au pied de mes bibliothèques.  En jouant à la chaise musicale, je récupère de la place : les dictionnaires vont dans le bureau, les classeurs dans le meuble, et les livres à leur place dans la bibliothèque. Bon, ça, ça me prend trois heures hein, ne rêvez pas, après la première demi-heure on ne voit pas la différence.

Le deuxième jour, je continue à me salir les mains dans les livres poussiéreux.

Le troisième jour, j’abandonne l’idée de ne bosser qu’une demi-heure, sinon mon opération rangement va durer jusqu’au 1er novembre 2015 au bas mot.  Je bosse donc quand ça me chante.  Et ça me chante souvent, vu que quand je ne suis pas dans la pièce en question, je n’arrête pas de penser « ah je mettrais bien ça là, je déplacerais bien ce meuble, et mettre ça à la place ».  Un tantinet obsessionnel quoi.

Le cinquième jour, j’entame les gros travaux : déplacer trois bibliothèques.  Qu’il me faut vider au préalable, ah ah ah.  Et là, le bordel prend des proportions encore plus énormes qu’au début du rangement.  Mais je ne me laisse pas envahir par le désespoir, et courageusement (tel un des sept nains), je vide les bibliothèques, je perce un passage dans le brol et je traîne les meubles à leur nouvel emplacement.  En me pétant le dos, bien sûr, histoire d’avoir un joli souvenir.  Puis je regarde le résultat.  Sympa.  Puis je regarde le brol : pire qu’avant le premier jour.

Le sixième jour je prends mon courage à six mains, car il m’abandonne.  Je déplace des bacs à rangement A4 récupérés de là oùsque je bosse quand on a déménagé il y a … sept ans.  Pratiques, mais jamais utilisés.  Ils sont attachés par deux, je décide de les laisser seuls pour en faire une tour.  Quatre heures, six litres de sueurs et six cents jurons plus tard, j’ai réussi.  Ces rangements sont une bénédiction : je peux y glisser tous les souvenirs débiles et/ou déprimants et/ou émouvants que je retrouve :

- une déclaration d’amour d’un homme que je n’aimais pas en retour (pourquoi je l’ai gardée ? passque j’ai reçu peu de déclarations d’amour dans ma vie, alors tant qu’à faire)

- une déclaration d’amour que moi j’ai faite, et qu’il a laissée là, sans réponse, car il ne n’aimait pas en retour (pourquoi je l’ai gardée ?  par sadisme envers moi-même, pour ne plus jamais déclarer mon amour, d’ailleurs je ne l’ai plus jamais déclaré)

- cette rose séchée extraite d’un bouquet offert par… dingue, j’ai oublié son nom, alors que j’ai couché avec, tchu

- le numéro téléphone d’un mec dont j’ai cherché en vain le nom il y a quelques mois, quand je l’évoquais avec des copines

- des faire-part de décès en pagaille, bonne-maman, bonne-maman, bon-papa, bon-papa, papa, et d’autres encore

- des coupures de presse relatant des événements auxquels j’ai assisté

- un plumier plein de souvenirs d’adolescence, dont cette fameuse photo volée dans le bureau du préfet d’éducation, d’un mec qui me faisait craquer (j’en ai déjà parlé non ?  quelle aventure)

- une photo extraite d’un voyage scolaire, découpée pour ne garder qu’un visage masculin… dont j’ignore actuellement tout, tchu cet Alzheimer précoce, c’est saoulant

- le classeur que j’ai utilisé durant toutes mes années de rénové, avec plein de petites notes, de mes copines, ou de phrases, du genre à pleurer dans les chaumières qu’on écrit quand on est ado et qu’on vit sa crise d’ado, triste monde cruel, classeur recouvert de photos publicitaires de Marie-Claire, que j’achetais chaque année à la rentrée  

- des cartes et bricolages de ma filleule, du temps oùsqu’elle était haute comme trois pommes et me déclarait sa flamme enfantine

- la carte accompagnant le fameux bouquet, signée… ce qui me permet de retrouver son nom.  Vous voyez que tout garder a du bon, passqu’oublier le nom d’un mec avec qui j’ai fait la chose, j’aime pô ça.

Le septième jour, comme dieu le père, je me repose.  Non mais, pourquoi lui et pas moi ?

Et les jours suivants, je continue encore et encore, passque c’est que le début d’accord d’accord.

Au bout de tous ces efforts, j’obtiens une jolie pièce pleine de lumière, avec un coin bureau, un coin biblio et un coin disco, si c’est pas le bonheur ça, je vous le demande, keske c’est…

Finalement, ce rangement, c’est comme une sorte de voyage dans le passé, une sorte de travail de deuil peut-être.  Version optimiste : ranger, faire le vide, pour un nouveau départ.  Version pessimiste : ranger, tout préparer pour un départ, pour LE départ.  Paraît que les gens qui vont passer de l’autre côté, inconsciemment, rangent tout, préparent tout.  Brrrrr, ça fait froid dans le dos. Oui, bon, restons sur la version optimiste, c’est mieux.

Une fois le travail bien avancé, une fois que j’ai dégagé et organisé le coin bibliothèque/musique, je branche la chaîne hi-fi héritée de mon père il y a des mois déjà, que j’avais stockée sur quelques centimètres carrés libres et je pars en voyage… un voyage musical.

26
déc

Faut pas de moquer des crapauds, sinon ils se transforment pas en princes...

11:27 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

26
déc

Si la bible le dit...

J'ai découvert ceci sur Facebook, comme quoi ce réseau social peut parfois être captivant.  Un texte à déguster sans modération, surtout lors de la journée mondiale contre l'homophobie, mais en existe-t-il une, je l'ignore, donc on va dire que c'est aujourd'hui, et basta, l'essentiel étant de déguster :

Lors d’une de ses émissions, une célèbre animatrice radio états-unienne fit remarquer que l’homosexualité est une perversion. “C’est ce que dit la Bible dans le livre du Lévitique, chapitre 18, verset 22 : “Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme : ce serait une abomination”. La Bible le dit. Un point c’est tout”, affirma-t-elle.

Quelques jours plus tard, un auditeur lui adressa une lettre ouverte qui disait :

“Merci de mettre autant de ferveur à éduquer les gens à la Loi de Dieu. J’apprends beaucoup à l’écoute de votre programme et j’essaie d’en faire profiter tout le monde. Mais j’aurais besoin de conseils quant à d’autres lois bibliques.

Par exemple, je souhaiterais vendre ma fille comme servante, tel que c’est indiqué dans le livre de l’Exode, chapitre 21, verset 7. A votre avis, quel serait le meilleur prix ?

Le Lévitique aussi, chapitre 25, verset 44, enseigne que je peux posséder des esclaves, hommes ou femmes, à condition qu’ils soient achetés dans des nations voisines. Un ami affirme que ceci est applicable aux mexicains, mais pas aux canadiens. Pourriez-vous m’éclairer sur ce point ? Pourquoi est-ce que je ne peux pas posséder des esclaves canadiens ?

J’ai un voisin qui tient à travailler le samedi. L’Exode, chapitre 35, verset 2, dit clairement qu’il doit être condamné à mort. Je suis obligé de le tuer moi-même ? Pourriez-vous me soulager de cette question gênante d’une quelconque manière ?

Autre chose : le Lévitique, chapitre 21, verset 18, dit qu’on ne peut pas s’approcher de l’autel de Dieu si on a des problèmes de vue. J’ai besoin de lunettes pour lire. Mon acuité visuelle doit-elle être de 100% ? Serait-il possible de revoir cette exigence à la baisse ?

Un de mes amis pense que même si c’est abominable de manger des fruits de mer (Lévitique 11:10), l’homosexualité est encore plus abominable. Je ne suis pas d’accord. Pouvez-vous régler notre différend ?

La plupart de mes amis de sexe masculin se font couper les cheveux, y compris autour des tempes, alors que c’est expressément interdit par Le Lévitique (19:27). Comment doivent-ils mourir ?

Je sais que l’on ne me permet aucun contact avec une femme tant qu’elle est dans sa période de règles (Levitique. 15:19-24). Le problème est : comment le dire ? J’ai essayé de demander, mais la plupart des femmes s’en offusquent…

Quand je brûle un taureau sur l’autel du sacrifice, je sais que l’odeur qui se dégage est apaisante pour le Seigneur (Levitique. 1:9). Le problème, c’est mes voisins : ils trouvent que cette odeur n’est pas apaisante pour eux. Dois-je les châtier en les frappant ?

Un dernier conseil. Mon oncle ne respecte pas ce que dit le Lévitique, chapitre 19, verset 19, en plantant deux types de culture différents dans le même champ, de même que sa femme qui porte des vêtements faits de différents tissus, coton et polyester. De plus, il passe ses journées à médire et à blasphémer. Est-il nécessaire d’aller jusqu’au bout de la procédure embarrassante de réunir tous les habitants du village pour lapider mon oncle et ma tante, comme le prescrit le Lévitique, chapitre 24, versets 10 à 16 ? On ne pourrait pas plutôt les brûler vifs au cours d’une simple réunion familiale privée, comme ça se fait avec ceux qui dorment avec des parents proches, tel qu’il est indiqué dans le livre sacré, chapitre 20, verset 14 ?

Je sais que vous avez étudié à fond tous ces cas, aussi ai-je confiance en votre aide.

Merci encore de nous rappeler que la loi de Dieu est éternelle et inaltérable.

Votre disciple dévoué et fan admiratif.”


source : http://www.comlive.net

25
déc

Saperlipopette mène l’enquête – Pierre Crooks et Julie Mercier

« Le dimanche, on lit au lit avec ses zenfants ».

Voici un livre original, puisqu’il s’agit d’une enquête policière, spécialement faite pour les plus jeunes.  Saperlipopette est un âne très intelligent qui se lance dans une enquête policière digne de celles d’Agatha Christie, pour retrouver les cacahuètes volées à Bernard le Tapir. 

Au travers d’un texte en rimes, notre âne enquêteur nous emmène tout au long de son aventure, qui se conclut, pour l’enfant, par la possibilité de réaliser, lui aussi, tout comme Saperlipopette, un portrait robot, avec les éléments de la fin de l’album, à copier et couper.  Un peu comme les poupées de papier que l’on habillait, enfant.

Un concept original pour ce livre double usage, en fait, puisqu’il allie le plaisir de la lecture à celui de la mise en pratique d’une enquête minutieuse.

Des dessins ni nunuches ni trop stylisés, à la fois poétiques et modernes, complètent le tableau de ce chouette livre.

 

 

 

25
déc

Petite page d'auto-promo : mon bébé à moi : Manuel de survie, célibataire et fière de l'être

Si vous aimez ce blog, vous aimerez mon nouveau-né, qui vous entraîne, durant 52 semaines, dans le périple du célibat, de son historique au quotidien de la célibataire, de sa recherche d'un logement à sa recherche du prince pas trop charmant, de la (mal)bouffe aux vacances, en passant par le nerf de la guerre, j'ai nommé le sexe.  Avec, chaque semaine, des exercices pratiques à effectuer.  Le tout joliment illustré par la talentueuse Anaïs Depommier.

Il sort le 20 janvier et je me réjouis de l'avoir en main prochainement, de pouvoir le palper, le sentir, le feuilleter, mon petit nouveau-né, qui se veut un joli prolongement de Planète célibataire, qui vous a entraînés dans une année illustrée pleine d'humour et de bons conseils.  Une année qui s'achève... mais dont la suite se trouve ici :

25
déc

Agendas : La culture générale pour les nuls / 365 phrases pour s’amuser à ar-ti-cu-ler

« Le dimanche, quand c’est Noël, on quitte le lit pour découvrir ses cadeaux sous le sapin ».

Oui, bon, ça c’est dans les films américains, quand la famille parfaite se réveille, la maman déjà maquillée, le papa tout séduisant, les enfants coiffés et disciplinés, et tout le monde descend découvrir ce que contiennent les chaussettes de Noël et ce que papa Noël a déposé au pied du sapin, et tout le monde il est beau tout le monde il est gentil.

Moi, ce matin, je suis descendue vaillamment après une courte nuit de sommeil, et au pied de mon joli sapin lumineux, ben y’avait juste ma crèche naïve, dont je vous parlais dans ma dernière chronique 7mag, rien d’autre.  Papa Noël m’avait rien apporté, le goujat vilain pas beau.

Mais heureusement, j’avais prévu le coup, et pour passer une année durant laquelle chaque jour m’apportera un mini cadeau, j’ai mes deux nouveaux agendas de bureau : La culture générale pour les nuls et 365 phrases pour s’amuser à ar-ti-cu-ler.

Voilà deux thèmes bien différents pour ces agendas perpétuels à grosse spirale que j’affectionne tout particulièrement, puisque chaque année, un nouveau envahit ma vie.  J’ai ainsi déjà partagé deux années avec Le chat de Geluck, une année avec les animaux et une autre avec des infos insolites.

Et bien cette année, ce sera « deux agendas sinon rien ».

Avec La culture générale pour la nulle que je suis, je vais enfin apprendre 365 choses pour me la péter en société, moi dont le niveau de culture générale frise la dépression nerveuse la plus gravissime.  De quoi me la péter lors de mes prochaines rencontres foireuses avec de charmants messieurs fous de sexe discussions culturelles.

Exemples : Quelles sont les Sept Merveilles du monde ? En quelle année Champollion parvint-il à déchiffrer les hiéroglyphes ? Combien de descendants un couple de campagnols peut-il avoir en une année ? Qu'est-ce que le " rayon vert" et quand peut-on l'observer ? Qui a peint La Nuit étoilée ?

Avec 365 phrases pour s’amuser à ar-ti-cu-ler, je vais pouvoir m’entraîner à prononcer sans faute cette phrase culte de L’étudiante, Kiki la cocotte… Rhaaaa ce film, si kitch et si adorable à la fois.  Et puis tout cela me rappelle mon enfance, avec cette autre phrase culte « les chaussettes de l’archiduchesse sont-elles sèches, archisèches », vous connaissez ?  Et y’a aussi « une grosse cloche sonne », à répéter cinquante fois, faites le test…

Bon, alleye, un exemple issu de l’agenda : Les deux moustaches d'Eustache se tachent d'oeufs. (répéter dix fois)

Le tout est maintenant de faire un choix : lequel de ces agendas apporter au bureau, la culture ou la prononciation ?  La connaissance ou le blabla ?  L’étalage de savoir ou l’amusement à partager ?  Vos avis ????