30
nov

Darling - ce soir sur La 2

Si vous n'avez pas envie d'admirer la super tête du Prince Laurent ce soir (attention hein, me faites pas dire ce que j'ai pas dit, je critique pas le Prince Laurent, j'aime le Prince Laurent, j'aime mon royaume, j'aime tout le monde, qu'on se le dise), je vous conseille de zapper sur La 2 pour découvrir ce superbe film qu'est Darling, avec Guillaume Canet et Marina Foïs (qu'on prononce Fo-is, dixit Mostek, et non Fois comme du foie de veau ou du foie de génisse).  Tous deux sont incroyables dans ce film très dur.

Voilà ce que j'en avais dit en le voyant y'a trois ans déjà :

Pour le second film, j’ai également fait dans le mélo, avec la vie de Darling.  Darling, j’en ai entendu parler un peu par hasard, un samedi soir, en zappant sur France 2 et l’émission de Ruquier.  Marina Foïs, que j’ai adorée dans « J’me sens pas belle » y présentait Darling, dans lequel elle joue, avec Guillaume Canet.  Oh oh, Guillaume Canet ?  Oui, Guillaume Canet, et dans un film à l’encontre de ce qu’on imagine de cet acteur au regard doux et à la bouche gourmande (je m’égare je m’égare), puisqu’il joue le rôle d’un époux violent, et c’est un euphémisme.  J’ai donc, chez Ruquier, écouté Marina Foïs parler de la vraie Darling de son enfance solitaire et sinistre, troublée par des drames familiaux à la limite de l’incroyable, à peine enjolivée par la douceur d’une boulangère qui la prendra quelques années sous son aile, de ses choix qui l’ont menée à épouser cet être (oui, un être, pas un homme) odieux, violent, pervers et sadique, à aller vivre dans une maison au bord de la mer, une maison censée faire rêver alors qu’elle fut le lieu de son supplice, à subir encore et encore les actes de cet individu ignoble, puis à tout quitter pour survivre.  Et vivre, enfin.  Sans jamais baisser les bras. J’ai voulu voir Darling, mais le film n’est pas sorti dans ma ville, malheureusement.  J’ai donc attendu.  La force de ce film est qu’il ne comporte aucune scène de violence… mais qu’il est d’une violence inouïe.  Je pense notamment à la scène du chien, début d’une montée de violence qui n’en finira plus.  Une violence contenue.  Latente.  Dans chaque scène.  A la limite de l’imaginable.  A la limite du supportable.  Pourtant, elle a supporté ça Darling, puis elle a été faire le pied de grue chez Jean Teulé, pour lui conter son histoire.  Il en a fait un livre. Le livre est devenu un film.  Un film prenant bien sûr.  Mais drôle, parfois.  Drôle dans son horreur.  Drôle car Darling l’est, dans sa vraie vie, dit-on.  Un film qu’il faudrait diffuser dans toutes les écoles, parce que ces choses-là, ça arrive encore, chaque jour et chaque nuit.  Je tire mon chapeau à Guillaume Canet, totalement crédible dans ce rôle, et à Marina Foïs, parfaite également (sans oublier la jeune actrice qui joue Darling jeune, très douée).  Un film dur, qui arrache des larmes de rage et qui bouleverse, en laissant un fameux mauvais goût en bouche.  A voir.  Absolument.  Absolument !

Le synopsis : « Darling est une femme d'aujourd'hui, lancée dans le broyeur de la vie, et qui donne l'impression de toujours choisir la mauvaise direction. Elle souffre car la vie ne l'épargne jamais vraiment. Mais elle ne se voit pas comme une victime. Elle ne s'apitoie pas sur son sort. Au contraire, son parcours, son histoire, témoignent d'une rage de vivre envers et contre tout. Elle se bat pour exister. Si elle tombe, elle se relève. Ses rêves se heurtent à la réalité mais elle avance, toujours et encore. Proche de la rupture, elle puise au fond d'elle même une énergie pour continuer.
Sa parole la révèle comme une femme qui veut garder sa dignité et séduire malgré tout.
Darling est naïve et effrontée, instinctive et courageuse. Elle possède la force vitale d'une héroïne de tragédie. »


17:19 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

30
nov

J’ai testé le monde des odeurs

Hier, je suis allée chez le véto avec le rat.  Rien de grave, rassurez-vous, ô chers lecteurs fous de ce petit (enfin, c’est subjectif) qui partage ma vie.  Visite de routine.  Entretien annuel.

En arrivant, étonnamment, je repère immédiatement que la salle d’attente est étrangement peuplée : au fond, quinze maîtres et maîtresses (d’animaux hein, je ne parle pas de pratiques SM), entassés avec leurs bestiaux, comme dans un wagon éponyme.  Au fond, l’autre, opposé, assise sur une chaise, entouré de deux chaises vides, une seule personne, à l’allure douteuse, un petit caniche qui fut un jour blanc sur les genoux.  Au milieu, moi, devant faire un choix cornélien : m’entasser au fond, me poser à l’autre fond.

N’ayant pas vraiment le choix, j’opte pour l’autre fond, où trône une chaise désespérément vide.

C’est en m’y installant que je comprends l’ampleur de la situation.  Ou plutôt l’odeur de la situation.  Un bref instant, je maudis tous les réfugiés d’en face pour ne m’avoir adressé aucune avertissement, les salopards.  Mais je suis assise, et je n’ai plus le choix.  Bien sûr, je pourrais prétexter un rendez-vous oublié et m’enfuir en courant, mais je suis une très mauvaise menteuse et, persuadée que mon « ooooooooooh non, j’ai totalement oublié mon détartrage / ma mise en plis / mon cinq à sept crapuleux / mon menu ok du Quick » d’un ton aigu sonnerait totalement faux.  Alors je reste assise, malgré l’odeur pestilentielle et indéfinissable.  Et surtout, malgré les propos du « charmant » monsieur à côté duquel j’ai eu malheur d’établir mon QG, qui s’adresse à son chien d’un ton plein de reproche « oui mon chéri, n’aie pas peur, je sais, je sais, tu as peur, je sais, elle est vilaine la dadame, mais n’aie pas peur, je sais, je sais, calme-toi, on était mieux avant mais ça va aller, allons allons, calme-toi, je t’aime ».

Oui, bon, ben si je dérange, vous pouvez partir, Monsieur Sac poubelle.  Monsieur Sac poubelle n’est cependant pas le surnom adéquat, je proposerais plutôt Monsieur Vieille odeur de pas lavé depuis deux semaines et de fringues qui n’ont plus connu la machine à laver depuis la dernière guerre et de caniche en grève de toilettage. Là, c’est plus adéquat.

J’en suis à tenter de trouver une solution pour me boucher le nez en toute discrétion et refréner les nausées qui m’assaillent, lorsque la porte s’ouvre.

Entrent deux femmes et deux grands chiens baveux ayant sans doute atteint un âge canonique en calculs canins.  Tous se déplacent difficilement et décident donc de se réfugier près de moi, sur la seule chaise encore disponible, de l’autre côté de Monsieur Vieille odeur.  Je tente de leur jeter des regards lourds de sens (sens = enfuyez-vous tant qu’il en est encore temps), en vain, je ne reçois que des regards bovins en retour.

L’une des dames, sans doute la plus jeune, invite l’autre à s’asseoir, tandis qu’elle reste près de la porte, pour une raison que je comprends rapidement vu la nouvelle odeur ayant envahi les lieux : elle a la clope au bec.  C’est bien parce que ça fait déjà dix minutes que je supporte tout ça, sinon, tant pis pour ma voix aigue de menteuse, je me la jouerais détartrage / mise en plis / cinq à sept crapuleux / menu ok du Quick.  Non, mais, sérieux, c’est quoi ces gens ?

Mais je prends patience car un jour, je le sais, je le sens, ce sera mon tour, et celui du rat, et nous échapperons à cet enfer pour rejoindre notre gentil véto d’amour.

En attendant, je profite de ce nouvel avantage : la puanteur de tabac neutraliserait presque la vieille odeur de pas lavé.  J’ai bien dit presque.  Mais un presque qui n’est pas un tout à fait, et moi, je sens la nausée m’envahir de plus en plus.  Ce serait tout de même malvenu d’ajouter cette nouvelle odeur, me dis-je.

Alors, au bout de quelques minutes supplémentaires, je regarde ma montre sans discrétion, je prends ma voix de fausset et je m’écrie « oh, non, déjà cette heure-là, pas le choix, je dois partir pour mon  = détartrage / ma mise en plis / mon cinq à sept crapuleux / mon menu ok du Quick » (afin de préserver l’identité des protagonistes et la mienne, le réel prétexte a été tenu secret), et je m’enfuis en courant.

Une fois chez moi, j’ai la sensation que les odeurs me collent encore à la peau de façon effroyable.  Elles sont sur mes fringues, dans mes cheveux, dans mon nez, qui va pourrir et se liquéfier, ne pouvant supporter un tel affront.  Je jette alors toutes mes fringues dans la machine à laver et je me jette sous la douche, tandis que le rat se roule dans la sciure, pour évacuer lui aussi les odeurs, à moins que ce ne soit de joie d’avoir échappé à son entretien annuel.

Et un super dessin de Fanny pour immortaliser la scène.  Son blog plein de jolies choses, il est iciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.

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29
nov

Brève d’un site de rencontres : pourkwa ske t’es là ?

Lui « Je cherche relation »

Moi « je cherche frigo américain encore sous garantie »

Désolée, ça m’a échappé, chuis pas cool, mais bon, hein, parfois, à force de lire ce genre de choses…  En plus, il a même pas compris mon humour, il m’a répondu que dans ces conditions, on cherchait pas la même chose.  Euh…

lllu de Mary Birdy, qui me donnerait presque envie de chercher un frigo, réellement, tant il est so girly son frigoooo d'amour.

 

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28
nov

La phrase qui tue du jour : calorie calorie nanana nanana

Une amie avec qui je mange un bout "bon, je vais manger léger, j'ai mangé des frites hier, je vais prendre une salade"

Moi, l'air innocent de celle qui a tout compris of course "ah bon, mal digéré ?"

Elle "non non, mais bon, question calories je fais attention du coup" (rabat-joie, tchu)

Moi "ah, ben moi j'ai mangé des frites hier, alors aujourd'hui lasagnes" (na)

27
nov

Calogerooooooooooooooo

Il est archi cool, non, Calogero, d'avoir programmé la sortie de ce petit bijou le jour de mon anniversaire.  Rho, oui, très cool.

Il me le faut !

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27
nov

L’autre moitié de moi-même – Anne-Laure Bondoux

« Le dimanche, on lit au lit ».

Et ce dimanche, j’ai pleuré au lit.

Une de mes anciennes collègues se plaisait à me répéter « y’a pas de hasard ».  Avec les années, j’ai tendance à la croire de plus en plus.

Parfois, je repère un livre qui me tente, et je me l’offre, ou je le demande en lecture à l’éditeur.

Parfois, les éditeurs m’envoient leurs programmes de parution et je fais mon « shopping ».

Et parfois, un pli mystérieux m’est adressé, sans que j’aie rien demandé.  Une surprise.

Mauvaise, parfois.  Bonne, souvent.

Les goûts et les couleurs, hein, vous savez ce qu’il en est.

Bonne surprise par exemple, avec Les âmes vagabondes, de Stephenie Meyer, reçu alors que j’ignorais encore tout de Twilight, livre lu des mois plus tard, adoré.

Bonne surprise aussi avec L’autre moitié de moi-même, d’Anne-Laure Bondoux, dont j’ignorais tout également.

Anne-Laure est auteure de romans jeunesse à succès.  De la fiction.

Mais un jour, la voilà confrontée à l’abomination de la page blanche.  Désespérément blanche.

Une « abomination » qu’elle résume de cette façon :

"Jusqu'ici, j'aimais écrire des romans. J'aimais inventer des intrigues, explorer des contrées lointaines, donner vie à des personnages perdus qui cherchaient un sens à leur existence. Aujourd'hui, c'est moi qui suis perdue, et c'est moi qui pars en voyage..."

Et son éditeur d’ajouter : Un soir d'octobre 2010, Anne-Laure Bondoux croit avoir renversé un enfant en voiture. Or cet incident étrange survient après la révélation d'un secret de famille, une séparation, l'apparition de quelques fantômes et une longue panne d'écriture. Soudain, elle qui pensait savoir qui elle était et où elle allait n'a plus aucune certitude. Elle se remet alors à écrire. Non pas un roman pour la jeunesse comme à son habitude, mais son histoire, la seule qu'elle puisse vraiment raconter aujourd'hui. Peut-être n'est-elle pas si différente de la nôtre...

Voilà bien l’étrange sensation que j’ai eue dès le début de la lecture de ce livre que je n’avais pas demandé à lire, dont j’ignorais tout : que cette histoire n’était pas très différente de la mienne.  Pourtant, à part notre âge, presque similaire, comme nos photos de classe et nos coupes de cheveux de l’époque, on n’a pas grand-chose en commun, Anne-Laure et moi.  Ce goût de l’écriture, sans doute un peu, mais elle écrit des romans, moi pas.  Va savoir ce qui a provoqué en moi cette sensation bizarre, qui a perduré durant tout le livre ?  Une sensation couplée à une émotion forte, grandissant au fil des pages.  Comme si c’était mon histoire, alors que ce ne l’est absolument pas.  Cette histoire serait-elle universelle ?  Toucherait-elle les lecteurs de façon universelle ?  Rassemblerait-elle autour d’elle tous ceux qui ont vécu les non-dits, les secrets, les conflits larvés, les difficultés de vivre, celles d’exister, aussi, et puis les peurs, les angoisses, le besoin de parler, de comprendre, d’aimer, de vivre, enfin, d’exister, aussi ? 

Aucune idée, je peux juste vous dire que ce livre m’a touchée au plus profond de mes tripes et a éveillé en moi des trucs incroyables.  On m’a dit un jour « cesse d’acheter des livres dits d’évolution personnelle, des trucs psy pour comprendre le pourquoi du comment du quand et du où, lis plutôt des romans, qui éveilleront en toi des trucs que tu n’imaginais pas ».  Sans m’y attendre, je viens d’être confrontée de plein fouet aux conséquences de ce conseil bien avisé.  Et à cette envie, moi aussi, comme Anne-Laure Bondoux, de me lancer dans ce qu’elle appelle « un portrait d’écrivain en maillot de bain ».  Un jour peut-être.

Je n’ai rien d’autre à ajouter votre honneur, à part ces quelques pépites trouvées ici et là, durant ma lecture :

« L’événement lui-même est détruit par le livre.  Ce qui est écrit remplace ce qui a été vécu » (Marguerite Duras).

« Il faut bien inventer des histoires pour rendre la vie supportable » (Le temps des miracles – Anne-Laure Bondoux).

« La littérature tout entière est cicatricielle.  Elle célèbre la plaie et redit la lésion » (entendu par l’auteure à la radio).

 

26
nov

Mon horoscope décalé paru en novembre dans le 7mag

Bélier
21 mars - 20 avril

Pas de chapeau pour vous qui avez déjà vos cornes.  Meuh non, je ne suis pas vache.  Meuh non, je ne vous prétends pas cocue, tout cela relève de votre vie strictement privée.  C’est juste que cela ferait double usage, non ?

Taureau
21 avril - 21 mai

Vous aimez que vos proches soient comme des coqs en pâtes, leur bonheur avant le vôtre.  Une toque de cuisinière sera parfaite pour vous.  Mais n’oubliez pas : vous méritez également d’être gâtée, d’enlever votre toque, de vous vautrer sur le canapé et de vous faire dorloter par ceux que vous chérissez.


Gémeaux
22 mai - 21 juin

Allez, avouez-le que vous êtes super fleur bleue et que le seul chapeau dont vous rêvez est un voile de mariée ?  C’est pas une honte d’aimer les traditions liées à l’amour toujours hein.  Et si votre homme tarde à faire sa demande, ben laissez traîner cet horoscope bien en vue, en entourant votre signe de six traits fluo (les hommes sont parfois si durs de comprenur).


Cancer
22 juin - 23 juillet

Pour soigner votre léger complexe d’infériorité, investissez dans un haut-de-forme, à ne porter que deux fois l’an : pour le carnaval et pour halloween, accompagné d’un teint blafard et de dents de vampire, c’est très mode.


Lion
24 juillet - 23 août

Si vous n’êtes pas casée en ce moment, c’est simplement que vous hésitez encore entre Marc, avec qui vous avez passé la nuit dernière, Luc, votre conquête d’hier, Etienne, dragué samedi dernier et Laurent, votre casse-croûte du dimanche.  Quoique vous ne diriez pas non à Jean-Luc non plus, tout bien réfléchi.  Pourquoi vous contenter d’un seul homme alors que vous pouvez tous les avoir ?  Un seul type de chapeau vous convient dès lors : celui en latex, autrement dénommé préservatif.


Vierge
24 août - 23 septembre

Sportive ?  Quoi de mieux, alors qu’un bonnet de bain, en symbole de votre leitmotiv : un esprit sain dans un corps sain.  Punt aan de lijn.

 

Balance
24 septembre - 23 octobre

Vous trouvez les chapeaux ridicules.   Commencez en douceur, avec une casquette, protection idéale pour les jours de canicule.  Oui, bon, cette année, on l’a zappée, la canicule, mais on vit d’espoir non ?

Scorpion
24 octobre - 22 novembre

Vous connaissez ce trio « ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire » ?  Et bien il s’applique parfaitement à votre situation en ce moment : une folle envie d’hiberner quelques mois.  Commencez en douceur avec « ne rien entendre », par le biais de jolis cache-oreilles en fausse fourrure.  Choisissez les colorés et joyeux, c’est plus fun.


Sagittaire
23 novembre - 21 décembre

Votre tête est tout sauf « à chapeau ».  N’en portez pas, mais apprenez à les découvrir.  Sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_couvre-chefs_par_or..., par exemple, vous n’en croirez pas vos yeux en découvrant tout ce qu’on peut se mettre sur le crâne.


Capricorne
22 décembre - 20 janvier

Un serre-tête orné de cornes rouges conviendra parfaitement à la diablesse que vous êtes en ce moment.  Et lorsque vous vous transformerez en créature angélique, vous le troquerez contre une auréole.  Dans l’intervalle, cherchez ce qui vous pousse à agir de la sorte.


Verseau
21 janvier - 19 février

Vous ne supportez rien sur votre tête, ça vous donne des démangeaisons, de l’urticaire, des poux et j’en passe.  Bon.  Soit.  Contentez-vous alors d’une nouvelle coupe de cheveux, assortie d’une coloration en bonne et due forme.  Les cheveux aussi sont une sorte de couvre-chef.


Poissons
20 février - 20 mars

Vous détestez le froid et l’humidité.  Pas de bol pour un péchon.  Un bonnet en pure laine vierge fera votre bonheur.  En été, pour affronter les draches nationales, troquez-le contre un chapeau en matière imperméable.  Pas glamour ?  Et la crève, vous la trouvez glamour, vous ?

 

25
nov

L'info du jour

Entendu hier sur RTL : faire l'amour est supeeeeeeeeeeeeer bon pour la santé.

Euh, si y'a un médecin brun et ténébreux parmi vous, je veux bien qu'il s'occupe de ma santé, comme il le voudra...

25
nov

Je ne suis plus une Sainte… Catherine, et c’est tant mieux

Ma chronique parue dans le 7mag de novembre :

Pour ceux qui rentrent d’un voyage de neuf siècles sur mars, un petit rappel s’impose : à la Sainte-Catherine, on fait deux choses : planter des bois qui prendront miraculeusement racine et fêter les célibataires atteignant l’âge jugé canonique de 25 ans sans avoir le privilège d’avoir une alliance à leur doigt ans.

Pour ma part, je n’ai pas encore testé le coup du bois.  Mais la fiesta chapeautée, ça j’ai vécu.  Testé et approuvé.  Une occasion comme une autre de faire la fête entre copines, chapeau en cadeau bonus.  Nous étions jeunes, belles, et célibataires. 

Et pourtant, moi, à l’époque (nan, c’était pas y’a longtemps, juste au millénaire dernier quoi), je trouvais ça tellement vieux, 25 ans, mais vieux de chez vieux.  Alors qu’actuellement, 25 ans, ça me semble la prime jeunesse, limite la fin de l’adolescence.  Comme quoi, tout est relatif, ma bonne Dame.  On est toujours le jeune d’autrui.  Et le vieux d’autrui.  Tout change, ma jeune/vieille Dame.

Mais, même si ce fut l’occasion d’une chouette soirée, je vote pour la suppression de cette tradition désuète qui semble stigmatiser les célibataires n’ayant pas encore trouvé charentaise à leur peton, à ce si jeune âge.  Je m’y oppose farouchement, c’est clair ?  Passque bon, faut vivre avec son temps : en 2011, être célibataire à 25 ans, c’est limite la norme.  Avec une espérance de vie de, je sais pas moi, genre 105 ans, quel intérêt de se mettre la corde au cou si tôt ?  Et pourquoi on fêterait pas, alors, avec un chapeau ridicule, les ceusses de 25 ans déjà mariés, les fous, les irréfléchis, les immatures, les futurs divorcés ?

Donc, je vais vous le dire comme je le pense, je trouve que la personne qui a inventé cette fête débile, ben cette personne, elle devrait pendue haut et court.  Ou mise sur un bûcher.  Ou écartelée.  Ou pourquoi pas pendue écartelée sur un bûcher, tant qu’à faire ?  Na.

Et puis quand je lis que Catherine  est patronne des barbiers, charrons, cordiers, drapiers, écoliers et étudiants, fileuses de laine, généalogistes, meuniers, notaires, nourrices, orateurs, philosophes, plombiers, potiers, prêcheurs, rémouleurs, tailleurs, théologiens, tourneurs et, accessoirement, des filles à marier (source Wikipédia), je me dis qu’elle n’a qu’à s’occuper de tous ces autres qu’elle oublie depuis des années et ficher la paix aux célibattantes.  Re-na.

Demain, découvrez ici mon horoscope décalé Catherinesque :)

25
nov

Le mystère du 05/523.52.90 est résolvu

Je sais je sais je sais, on dit pas « résolvu », mais moi j’aime.

Pour ceusses qui ne sont pas mes zamis sur Facebook (vilains pas beaux va, vous voulez pas être mes amis, m’apprivoiser, comme un chtit renard tout doux ?), j’ai, la semaine dernière, posté le message suivant :

« j'entends une douce mélodie, ooooh comme c'est mimi, Clair de lune, mon morceau favori (et bien avant que ce soit celui d'Edwaaard), je me laisse bercer jusqu'à réaliser que c'est la sonnerie de mon nouveau gsm... trop tard, ça sonne plus. 05, c'est quelle région de Belgique ça ? »

C’était le 17 novembre, je viens de le voir sur mon mur.

Le 18, rebelotte.  Douce mélodie, mimi, Clair de lune, je me laisse bercer, trop tard ça sonne plus.  Il est 13 heures.

Le même jour, 20 heures, rebelote.

Et là, mon sang ne fait qu’un tour, malgré le cholestérol qui ralentit sa course, et je rappelle illico.

Ça sonne dans le vide, puis j’ai un répondeur, sur lequel je m’égosille en demandant que cesse ce harcèlement.  Tchu, faut que j’aille voir un psy pour parvenir à calmer ma colère, des fois.

Le lendemain, en rentrant chez moi après une journée en ville (Mon pire cauchemar, souvenez-vous, j’en parlais il y a peu), un appel en absence, sur mon fixe cette fois.  Toujours ce 05.  Je consulte 1307.be, en vain.

Dimanche, je suis tranquille.

Lundi aussi.

Mardi aussi.

Hier, en rentrant chez moi, zont encore tenté de m’appeler.

Et ce jour, sur mon fixe, ça sonne.  Le 05.

Cette fois ça va barder de chez barder de chez barder de chez barder.

Quoi qu’on veuille me vendre, je me rebiffe.

J’ai tout prévu :

Madame, c’est pour savoir où vous avez pris votre ligne fixe téléphonique ?  J’ai pas de ligne fixe, non non je vous jure, ah bon, vous m’appelez sur une ligne fixe, ben si je vous dis que j’en ai pas.

Madame, c’est pour vous vendre de la piquette à prix de grand cru.  Attendez, j’appelle mon parrain aux AA pour avoir son accord.

Madame, c’est pour une assurance obsèques.  La madame elle est plus là, rappelez demain, après son enterrement, merci.

Madame, c’est pour aider les petits enfants qui meurent de faim.  Donnez-moi votre adresse, je vous envoie un doggy bag.

Madame, c’est pour vous échanger votre vieux canapé contre un tout nouveau tout beau tout cher.  Je suis adepte du sexe sur canapé, ça pose pas de problème les taches de sperme sur mon vieux canapé ?

Madame, c’est Voo.  Ben oui je sais que c’est vous.

Mais finalement, rien de tout cela.

Madame, c’est une société mandatée par Electrabel pour tester votre niveau de satisfaction suite à votre dernière plainte via le formulaire on line. 

Cooooooooooooooool, je vais pouvoir me lâcher.

Ça prendra dix minutes.

Même vingt ça me va.

Nous vous garantissons l’anonymat.

Oh, dommage, je peux vraiment pas laisser mes coordonnées ?

Ah, quel plaisir de dire que, pour résoudre les bourdes d’Electrabel, il aura fallu six semaines (question subsidiaire de la dame : ça fait combien de jours, 30 ?  Non, 42), que j’ai dû contacter par mail, par téléphone, par téléphone, par téléphone, par mail, via le shop, par mail et puis par téléphone, et oui rien que ça ma bonne Dame.  Que mon problème ne s’est pas résolu facilement, enfin attendez, quand vous demandez « résolution facile du problème, oui ou non », vous entendez suite au dernier contacte ou depuis les semaines que ça durait ?  Réponse : d’accord, je note.  Euh, zavez compris la question ?  Non ?  Bon tant pis hein.

Et tout ça avec le sourire, because la dame était toute gentille même si pas toujours futée, vous l’aurez remarqué.

Le mystère est donc résolvu.

Et pour la petite histoire, mes soucis Electrabel aussi, enfin jusqu’à nouvel ordre.  Ils ont cessé de me facture pour des logements qui ne m’appartiennent pas et de me débiter des provisions pour les mêmes logements, c’est déjà le bonheur intersidéral, non ?