31
oct

J’ai testé « tu aurais mieux fait de te taire »

L’autre jour, sur mon profil Facebook, je relaie une page que je trouve hilarante, qui s’appelle Panneaux, et qui publie, comme son nom l’indique, des panneaux humoristiques.

Personnellement, ils me font quasi tous mourir de rire.

Je publie donc ce panneau, pensant faire lire mes zamis facebookiens.

panneau2.jpg

Et c’est là que j’apprends le sens de l’expression « tu as juste perdu le droit de la boucler », because j’avais oublié que le mot Nutella engendre désormais systématiquement une levée de boucliers.

Elle ne se fait pas attendre, et j’ai donc droit à une réprimande en bonne et due forme :

« Depuis que je sais que le Nutella est bourré d'huile de palme (plus de 17% et 55% de sucreS) je regarde leurs publicités d'un autre oeil ... > "Des noisettes, du cacao et du lait ... justement dosés !" (autant oublier 2 ingrédients qui font 73% du produit si ce n'est pas vendeur !!!
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nutella
" idéal pour un petit déjeuner équilibré et savoureux" n'est pas mal non plus !!!
et depuis ... le contenu du pot n'a réellement plus le même goût ... »

Oui, bon, je voulais juste rigoler, pitié pas frapper.  En plus, j’en mange plus depuis des années, moi, du Nutella, c’était pour rire quoi.

Réaction suivante :

« je dois avouer, un peu pareil. Le reportage sur l'huile de palme a laissé des traces... du coup, il me fait beaucoup moins envie. »

Pitié, épargnez-moi, remplacez Nutella par confiture de fraises du jardin, ça ira comme ça ?

Euh, non, apparemment ça ira pas :

« là il ne restera plus les 50% de sucre ... mais avec 50% de bons fruits ...
mais je trouve dégueu' que le pourcentage de ces deux produits majoritaires dans sa composition soient aussi bien cachés et absents de l'étiquette ... »

Bon, même ma confiote maison sans étiquette, dans laquelle on met la dose désirée de sucre, ça va toujours pas.

En désespoir de cause, je confirme à nouveau que je mange pas de Nutella, ce qui est mis en doute (à tort, même si j’avoue manger des Ferrero Rochers, paaaaas bien, Anaïs, tu le paieras dans les fesses ou, pire, avec des maladies vilaines pas belles, et ça sera bien fait, na).  Et je propose de remplacer le Nutella non par la confiture qui va pas non plus mais par de la salade verte, même si la blague fait alors un flop.

Bon, mon humour n’a pas fonctionné.  Dommage, ça m’avait bien fait rire.

Mais surtout, je me demande si je vais laisser l’autre publication que j’ai faite :

princesse.jpg

Passque je risque de me ramasser une volée de bois vert sur les colorants artificiels dans mon urine, la destruction de la couche d’ozone because mes flatulences ou la disparition des forêts amazoniennes pour en faire des confetti…

31
oct

Que faire avec le saumon - Julie Schjwob / Mes p'tits cannelés - Valérie Duclos

"Le dimanche, on lit dans sa cuisine"... puis on déguste.

Bon cette fois, je vous l'avoue humblement, je n'ai pas encore dégusté, because j'ai été en travaux (nan pas moi, un ravalement de façade ne servirait à rien, mon cas étant désespéré), puis au FIFF, puis malade, mais bientôt, tout bientôt, je testerai ces deux ouvrages gourmands.

Etant donné que je me contente systématiquement de mettre mon bout de saumon congelé dans le micro-ondes deux minutes trente, je pense que "Que faire avec le saumon" me sera bien utile pour diversifier mes recettes, vu que j'ai repris goût à ce poisson après quelques années d'abstinence.

Tentée moi être par les recettes du cake au saumon et à la tomate confite, du dos de saumon en croûte d'herbes, de la lasagne au saumon, de la tarte aux poireaux et au saumon, du tartare de saumon à l'aneth et puis, plus originales, les recettes de la soupe de saumon au lait de coco, des ravioles au saumon fumé et lardons, rhaaaaaaaaaaaa celle-là je veux je veux je veux.

Quant aux p'tits Cannelés, c'est un livre dans la lignée de celui sur les Whoopie pies, que j'avais testés avec succès y'a quelques semaines, même que depuis j'en ai refait aux fraises tagada, trop trop bons.  Je vous confesse que j'ignorais ce qu'était un cannelé avant de découvrir un moule à cannelés chez Mostek.  J'ai donc foncé moi aussi au magasin éphémère de Namur (vous connaissez ?  non ?  ben dépêchez-vous, puisque je vous dis qu'il est éphémère), donc j'ai foncé acheter mon moule.  Et là, je suis fin prête à tester la préparation de mes p'tits cannelés, allez promis, je vous montrerai.  Je vais commencer par tout simple, vous me connaissez, mais ensuite, bien envie d'essayer les cannelés à la violette, au chocolat, au miel, aux airelles, au Nutella (n'en déplaise à certains) et vanille-amandes, voire les salés au curry et gingembre et au saumon et thym, ce qui sera la recette idéale, regroupant les idées de ces deux livres totalement gourmands.

Bon appétit !

30
oct

L'art de réaliser ses rêves - Rachel Colas

"Le dimanche, on lit au lit".

Rachel Colas est une auteure namuroise que j'ai connue grâce à mon blog, merci le blog.

Son troisième livre est sorti en septembre dernier, et je le tiens en main depuis une heure déjà (ou seulement), et je peux vous dire qu'il est trop trop beau, avec une couverture pleine de fraîcheur et de peps, du mauve, du rose, du turquoise, tout ce que j'aime.

L'art de réaliser ses rêves propose une méthode inédite pour que nos rêves deviennent réalité "Nous avons tous des rêves, des plus simples aux plus inaccessibles, et il n'y a pas d'âge pour les réaliser".  Na.

Outre les conseils utiles dispensés par cet ouvrage, vous y trouverez un jeu de 52 cartes à utiliser pour des exercices visant à répondre aux interrogations rencontrées tout au cours de notre existence.

Pour ma part, j'ai déjà réalisé quelques rêves dans ma vie, il m'en reste cependant plein à réaliser, et je m'y mets de ce pas... je vous en parlerai peut-être... un jour !

30
oct

Les bonheurs du jour

Enfin d'hier et du jour :

- rouler dans un magnifique paysage de dégradé de rouille et d'oranges, saupoudré d'un soupçon de soleil

- recevoir un adorable petit bouquet de sucettes

- manger du craquelin tout moëlleux

- voir des amies

- parvenir enfin à marchander un livre à la brocante

- chercher, toujours en vain, un petit bureau en pitchpin... et continuer à y croire : je finirai par trouver

- acheter de quoi préparer des pâtes champignons lardons mascarpone... et réaliser au retour que j'ai oublié un petit détail : les pâtes...

- acheter de quoi faire des fondants au chocolat, et ne rien oublier

- une heure de rabiote

- me dire que c'est dimanche, mais que demain c'est encore dimanche, et puis mardi aussi

Et vous, du bonheur dans vos vies ce week-end ?

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28
oct

Avis à la population

J'ignore d'où vient la rumeur, mais le blog ne s'arrête pas.  J'ai encore quelques centaines de pages en stock à vous publier, des billets commencés pas terminés, des idées plein la tête.

Y'a un malentendu avec Planète célibataire, qui lui est un blog éphémère d'une année, un calendrier, du 1er janvier au 31 décembre, et qui mourra donc fin 2011, mais Le célibat passera encore longtemps par moi et par vous :))

28
oct

Happy birthday my blog

Vous imaginez, il y a cinq ans, j'étais là, à mon bureau, cinq ans, cinq rides, cinq cheveux blancs et cinq kilos de moins, à publier les premiers mots de ce blog.

Dingue tout ce qui s'est passé en cinq ans !  Cinq livres, des rencontres fabuleuses, des tranches de vie mémorables, des crises de râlerie, de déprime, de rire, de shopping, de travaux.  Des dizaines de crapauds dans mon existence.  De nouvelles amitiés.  Planète célibataire aussi, qui fait une apparition durant une année entière.  Et puis un design qui évolue, au fil des années.

Et puis vous, qui faites que ce blog existe encore après cinq ans.  Parmi vous, à mon avis, personne n'est présent depuis cinq ans, mais depuis quand êtes-vous là, dites-moi ?

Et pour fêter ça, un concours, passque les petits cadeaux entretiennent l'amitié.

A gagner :

- Le livre sur les Whoopie pieds dont j'ai parlé récemment offert par First

- Le livre sur les cannelés dont je parlerai prochainement offert par First

- des Tshirts "Le célibat ne passera pas par moi" offerts par Skynet (le design est encore top secret, mais ça va être du collector ma bonne Dame, le jour de ma mort ça vaudra aussi cher que le gant de Michael Jackson, je vous le dis)

Les questions - bon c'est pour le fun, car c'est sur vos réponses à la dernière question que je départagerai, mais tout de même, les neuf premières visent à voir si vous me connaissez un peu ou pas...

1. Quelle est la date de naissance du blog ? (fastooooche)

2. Quelle est ma date de naissance à moi ? (juste le mois et le jour, on se passera de l’année, merciiii)

3. Quel est le surnom de mes trois collègues (deux encore en poste, une baygonisée) ?

4. Quel est mon type d’homme ?

5. Quel est le titre du premier ouvrage auquel j’ai prêté ma plume ?

6. Quel est le titre de mon prochain ouvrage (nan, je rigole, c’est top secret)

7. Laquelle de ces séries ne regarde-je jamais : Mentalist, Sex & the City, Ally Mc Beal, Niptuck, Les frères Scott, Journal d’un vampire, The good wife

8. Quel est le livre de plus de 500 pages que j’ai lu d’une traite un jour d’été ? (Indice : j’ai pleuré à la fin)

9. Quel bestiau partage mon existence, à défaut d’un humain ?

10. Et c’est finalement la question qui compte vraiment : en cinq ans, ce blog vous a-t-il apporté quelque chose ?  Si oui, quoi ?

PS : et mon cadeau d'anniversaire du jour, c'est la réponse à la 6e question, désormais officielle :

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27
oct

Comment se remonter le moral ? Quick, Abduction, fringues, Pataugas ™

La semaine dernière, j’étais malade comme un chien.  Bon, pas aussi maladivement malade que durant ma grippe de la mort qui tue la vie de janvier, mais malade.  Et hier, ça faisait deux semaines que j’ai détecté mon premier mal de gorge, en participant à la Flash mob de Suarez (tiens, je vous en ai jamais parlé).  Ben être malade, ça démoralise.

La semaine prochaine, je conge.  C’est cool of course, je vais pouvoir mater des séries télé sur mon canapé, en regardant le pseudo-feu ouvert qu’est mon poêle à gaz qui fait un bruit d’enfer depuis que le chauffagiste lui a offert un entretien, même que je me demande si ça va pas péter un jour ou l’autre (paix à mon âme), en allumant des petites bougies et en me gavant de lasagne farniente.  Mais tout de même, la perspective de voir la nuit tomber à 16 heures, de subir les gelées nocturnes, la neige, les congères, la Toussaint et les vilains souvenirs et tout et tout, ben ça démoralise.

Depuis des semaines, je parle qu’à des nazes sur le net (quoique là, depuis deux semaines miracle miraculeusement miraculeux, je parle avec un charmant môssieur tout mignon, tout gentil, qui prend de mes nouvelles, ne me parle pas cul, ne fait pas dix fautes par mot, ne m’engueule pas si je réponds pas dans l’heure et a envie de voir les mêmes films que moi au cinoche).  Ben à force, ça démoralise.

Alors, ce jour, j’ai décidé de me remonter le moral.

Je suis sortie du bureau et je me suis ruée au Quick, en compagnie de mon Ciné télé revue.  J’ai dévoré mon chtit menu OK préféré en lisant les news d’Aurélie de Secret Story.  Un repas hautement gastronomique et intellectuel quoi.

Ensuite, je suis allée au cinéma voir Abduction, ce titre impossible à retenir, qui me fait penser à Ablutions.  Le film avec Taylor Lautner qui montre à nouveau ses jolis pectoraux et nous entraîne dans un thriller assez sympa, même si sans doute destiné aux plus jeunes que moi, quoique pas sûre car y’a quelque chose que j’ai pas pigé, ce qui prouve que j’ai vraiment un QI de poule retardée : à quoi servait la liste secrète (ceusses qui ont vu le film peuvent me répondre…) ?  Mais je n’ai pas boudé mon plaisir, c’était un film cool, avec pas mal d’action, du suspense et même de l’amouuuuur. 

Question du jour : pourquoi, quand on est deux dans la salle de cinéma, le second, qui arrive après moi, se met pile derrière moi, et fait trembler mon siège durant toute la séance en mangeant des trucs qui pue ?  Est-ce dû à l'instinct grégaire, ça ?  Passque ça me saoooooooooooule.  Et c'est pas la première fois.  Solutions : manger de l'ail ?  Puer des aisselles ?  Feindre un syndrome de la Tourette ?

Abduction Poster.jpg

Et puis, je n’en avais pas encore assez, alors j’ai fait une mini virée shopping.  Je déteste rester des heures dans les magasins, donc je suis parvenue, en trois quarts d’heure, à :

- M’offrir un super manteau d’hiver, qui est conçu comme les couettes quatre saisons, je peux enlever l’intérieur pour le transformer en manteau d’été.  Je devrais peut-être, du coup, virer mes 15 manteaux d’été et mes 23 manteaux d’hiver.  Nan, je rigole.  Mais je l’aime mon manteau des quatre saisons.

- M’offrir une petite tunique en solde et un gilet bleu canard, coloris qui fait un étonnant come back cet hiver, alors qu’il avait déjà été à la mode y’a genre quatre ans.  Etrange.  Tant mieux, j’aime le bleu canard.

- M’offrir une énième paire de bottes Pataugas, passque bien sûr, on n’a jamais assez de bottes dans sa vie.  Mais au moins j’ai sauvé la vendeuse de la déprime, elle qui rôdait, toute seule, dans son magasin désespérément vide, because le beau temps m’a-t-elle dit. Elle aime pas le beau temps en octobre, c’est clair.  Grâce à moi, sa journée ne sera pas totalement gâchée.  Et c’est vrai qu’il faisait torride, au fur et à mesure de mon après-midi je me suis délestée de mon écharpe, mon gilet et ma veste, pour me retrouver en manches courtes en ville, un 27 octobre, ça me rappelle une virée sur la Meuse à Dinant puis une gaufre mangée en terrasse, un 31 octobre, y’a quelques années, rha qué souvenir.  Pour parler de godasses, vous trouvez pas que c’est dingue les bottes fourrées qu’on trouve désormais dans les vitrines.  Avant y’avait pas ça.  Maintenant on voit de la fourrure et du matelassé partout.  Même que les Moon Boots font leur grand retour, notamment dans deux versions dont je suis folle au point que j’irais même bien aux sports d’hiver pour marcher 500 mètres par jour et boire des chocolats chauds en attendant l’heure de la raclette : les argentées et les noires vernies.  Mais bon je vais résister, je me suis acheté du matelassé en fourrure à 15 eur l’an dernier, qui m’ont fait tout décembre enneigé, je les recyclerai cette année.  Tout ça est peut-être dû à ces prévisions apocalyptiques ?

- Presque m’offrir un GSM, poussée par la petite gueule d’ange du vendeur à qui j’avais demandé un GSM coloré, qui m’a proposé un truc noir sur lequel on pouvait mettre une sorte de moche élastique vert pomme.  Euh, vous avez dit coloré ?  J’ai résisté.  Je cherche toujours un GSM coloré, genre rose quoi.  Apparemment, chuis la seule en Gelbique, y’a plus que du noir ou du blanc en ce moment.

- Hésiter à m’offrir une gaufre mais résisté, faut que je perde du gras là, là et là.  Mais là, rentrée chez moi, comme je regrette.

Et me voici chez moi.  Reste à ranger tout ça dans mes beaux placards tout beaux tout nouveaux que je vous montrerai bientôt quand j’aurai tout tout rangé.

Et mon moral, me direz-vous ?

Allons allons, y’a pas de miracle, mais tout de même, ça fait du bien une petite après-midi gras-cinéma-portefeuille à plat.

27
oct

Papy fait de la résistance

Il y a quelques mois, j’ai vu une chouette émission dont j’ai oublié le nom mais qu’importe.  Ça parlait des secrets de famille.  J’ai peut-être d’ailleurs déjà évoqué l’émission ici, sait-on jamais, je parle tellement de tout et de n’importe quoi que j’en oublie mes sujets…

On y voyait le secret de l’origine.  Découvrir à vingt ans que son père, au sens génétique du terme, est le voisin décédé et non pas celui qui vous a lu Martine à la mer pour vous endormir ou vous a flanqué des fessées quand vous faisiez du chambard (à l’époque, la fessée était encore autorisée).  La vérité est toujours bonne à dire, mais elle est souvent difficile à révéler.

On y voyait le secret de la collaboration, et la honte pour les enfants nés de tels parents.  Une honte infondée, car doit-on porter le poids des erreurs de ses parents ?  Non.

On y voyait Benoîte Groult (si mes souvenirs sont bons), témoigner de la couardise de sa famille face à une voisine juive dont les parents venaient d’être embarqués, qu’ils ont refusé d’héberger, par peur.  Comment juger, à l’aise dans mon canapé, sans avoir ressenti cette peur de la mort, cette menace permanente allemande ?  Un peu facile.  Je n’aurais peut-être pas fait mieux.

On y voyait le secret des résistants avec une femme apprenant à l’âge adulte que ses parents décédés durant la guerre en étaient, qu’ils avaient été assassinés.  Cela lui avait été caché depuis l’enfance, et lorsqu’elle découvre leur correspondance enflammée de l’époque, quelle émotion.

Magnifique émission, qui m’a plongée dans mon propre passé, tout comme l’a fait cette série des « Combattants de l’ombre ».

Mon bon-papa, l’un des deux, était résistant.  Un vrai de vrai.  On a retrouvé ses cartes et ses médailles officielles et tout et tout.  Il aurait notamment aidé des parachutistes anglais.  Je ne sais rien de plus.  A part qu’il s’est retrouvé prisonnier, où, je l’ignore, et qu’il en est revenu avec des maladies en veux-tu en voilà.  Je n’en ai jamais parlé avec lui.  Mais ça fait tout de même chaud au cœur de le savoir, comme une fierté mal placée car, comme je le disais plus haut, résistant ou collabo, je n’en ai aucune gloriole ou honte à tirer, c’était sa vie.  Mais tout de même, c’est cool.

Mon bon-papa, l’autre des deux, était résistant.  Un faux de faux.  Une résistance pleine d’humour.  Celle-là, c’est lui qui me l’a racontée.  Sans doute plus facile à évoquer que la véritable résistance.  Une résistance gastronomique, durant l’occupation allemande.  Les allemands ne parvenaient pas à faire des frites et s’en inquiétaient.  Ils demandent confirmation qu’ils doivent bien attendre que ça soit bouillant.  Oui oui.  Et puis ils doivent plonger les bâtonnets de pommes de terre, c’est bien ça ?  Oui oui.  Et attendre ?  Oui oui.  Et puis c’est prêt ?  Oui oui.  Mais pourquoi alors ça se désagrège au lieu de faire des frites ?  Aucune idée ! Voilà la résistance grand-paternelle, l’autre des deux : avoir laissé les Allemands tenter en vain de faire des frites… dans de l’eau bouillante. 

Et finalement, c’est totalement cool, d’avoir eu deux papys ayant fait de la résistance, chacun à son échelle.

Le drame, cependant, ce sont les années qui séparent les générations.  C’est le fait que, quand j’étais ado, tout ça ne m’intéressait pas.  C’est maintenant que j’aimerais parler avec eux de leur passé, de leur vécu, de leur ressenti, de ce qu’ils ont fait ou pas fait.  Maintenant.  Trop tard.  Ils sont dans la tombe.  Si un au-delà existe, j’espère qu’ils m’y attendent pour tout me raconter autour d’un bon verre de pinard.

26
oct

La dernière blague belge

Lu ce matin à la TV (et oui, sur RTL TVI, on peut lire la TV le matin, quand on a des insomnies because on tousse comme Sissi impératrice au sanatorium, n'en déplaise aux mauvaises langues et aux antibiotiques) :

Durant un match, un supporter de foot récupère le ballon envoyé par inadvertance dans la foule.  Il le renvoie en toute logique aux joueurs.

A la fin du match, il est apostrophé par la police et risque 5000 eur d'amende pour "jet d'objet dangereux dans un stade".

Non mais, sérieux, et si la police s'occupait plutôt, je sais pas moi, des braqueurs de Night & Day namurois, des ceusses qui agressent si tu refuses de leur donner une cigarette (et quand on fume pas on fait comment), de ceusses qui se prétendent de la police et cambriolent durant une visite de contrôle ?

Je dis ça je dis rien...

08:09 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

25
oct

Brèves d’un site de rencontres : de la vigueur sinon rien

Lu sur un profil « Recherche une femme vigoureuse… »

Bon, c’est quoi exactement une femme vigoureuse ?  Vigoureuse, adjectif, qui est forte, solide, vif, énergique.  Synoymes de vigoureux : costaud, dru, énergique, ferme, fort, gaillard, musclé, nerveux, robuste, solide, vaillant, vert, vif, violent, vivace.

Je reviens, je vais m’acheter « La musculation pour les nuls ».

Illustration de Mary Birdy

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