31
déc

La Ville de Namur : serviable mais incompétente

L’autre jour, j’ai appelé l’accueil de la Ville de Namur, pour deux renseignements que je souhaitais obtenir.

La madame qui a décroché, ben elle était super sympa, c’est clair.

Mais niveau renseignements fournis, force m’est de constater… que c’est pas vraiment ça.

Ma première question : « j’ai pas reçu le calendrier de collecte des déchets cette année, puis-je le trouver quelque part en téléchargement sur votre site, siouplait ? »

La madame demande à son collègue, sans me mettre en attente, donc j’entends tout. Personne n’est à même de me répondre.  Seule solution proposée : passez en nos bureaux, on vous en remettra un. A l’ère d’internet, ben c’est décevant je trouve.  D’autant plus décevant que, durant les quelques secondes qu’a duré sa réflexion, devinant que je n’obtiendrais aucune aide, j’ai eu largement le temps de trouver, sur le site de la ville, le fameux calendrier, que j’ai pu imprimer.

Alors je me dis que si j’ai réussi à trouver si rapidement, comment une employée de la Ville de Namur n’en est-elle pas cap ?

Gentille, mais pas très motivée…

Ma seconde question : « Y aura-t-il un feu d’artifice le soir du réveillon, siouplait ? »

Là encore, hyper sympa, elle ne peut m’aider, et interroge à nouveau son collègue.  Qui ne sait.  Elle fait quelques vagues recherches puis finit par me donner le numéro de la Maison du Tourisme, qui sera plus à même de m’aider.

Et en effet, une gentille madame (faut avouer qu’elles sont vraiment hyper polies et aimables, les madames de la Ville) m’informe que, non, pas de feu d’artifice cette année. Ooooooooooooh.  Passque la Ville a déjà offert des festivités le 1er décembre pour l’ouverture du marché de Nowèl et le 10 décembre pour l’ouverture de la patinoire…

Oui, bon, les priorités de la Ville de Namur me semblent étranges, mais tant pis, on fera donc sans feu d’artifice.  Mais avec un calendrier de collecte téléchargé sur le net.  Ça compense.

Et puis de toute façon, chuis grippée et ma température frise les 39 degrés Celsius, alors un feu d’artifice, sincèrement, c’est le cadet de mes soucis en cette journée de réveillon où les seules choses que j’aie envie d’ingurgiter sont des yaourts ou du coca, plutôt que du champagne et du foie gras…

16:09 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

31
déc

La dernière surprise des quatre jours fous Le célibat ne passera pas par moi : Planète célibataire - the making of (part 3 - la suite de la suite)

 

 

29 octobre 2010

Cette semaine j’ai été gâtée de la mort : reçu seize dessins.   C’est normal, docteur psy, que je fasse des petits bonds de joie chez moi en regardant les dessins, que j’envoie des mails à mes illustratrices (et teurs, tant pis, je le dis à nouveau, mais faut pas que j’oublie cette petite dose de testostérone animalière – nan, je traite pas les keums d’animaux, juste qu’ils m’en dessinent, des animaux, des animaux-filles, mais tout de même des animaux hein…, rigolote coïncidence), donc j’envoie des mails pour les remercier, me pâmer devant leurs dessins et tout et tout.  Je ne me pâme pas hypocritement, je suis sincère.  Je fais la brasse dans le bonheur.

J’avais déjà connu le bonheur de découvrir les trois illustrations qui ont si extraordinairement mis en valeur mes trois livres.  Mais ça faisait genre une illustration pour, euh, 250 à 300 000 signes, espaces inclus.  Ici, ça me fait genre une illu par jour.  365 au total, si tout va bien. Nan, 366.  Zimaginez le bonheur que c’est ?  Mes petits textes de rien du tout pondus parfois à la sueur de mon neurone, mis à l’honneur grâce à 50 talents fous, et plus.

Mieux que de la cocaïne, de l’héroïne ou des macarons Darcis. Mieux qu’un daïkiri fraise, un campari orange ou un milk-shake banane.

Le bonheur.

Et l’angoisse, car on est à deux mois du lancement, et pour janvier, j’ai encore que 3 dessins.  3 sur 31.  Moins de 10 %.  Chuis bonne en math hein.

Horreur, malheur.  3 dessins seulement.

 

1er novembre 2010

Le bonheur continue, avec huit dessins de plus.  Total en ce jour de Toussaint : 51.  Encore un et on est à 10 % des dessins.  Keske chuis gâtée ces derniers jours.  Ah ben non, j'ai mal compté, je suis à 52 jours illustrés.  Ça y est, 10 % obtenus.  Mon stress peut baisser de 10 % non, du coup ?

Je reçois donc sept illustrations pour janvier, alléluia.  Sept d'un coup, dont une qui en compte cinq (ça va, vous suivez ?).  Que du bonheur. 

Et je pleure devant ma nullité en mat, car 52 ça fait nin 10 % de 365, keske je raconte ma bonne Dame ?  Fatiguée moi y’en a être.  Et stressée.

 

2 novembre 2010

Je reçois régulièrement des crayonnés.  Moi j’appelle ça des « brouillons », mais le terme officiel est crayonné.  Et je peux vous dire que déjà rien que crayonnés, on sent déjà la super qualité, l’humour fou et on voit ce que ça va donner : un truc démentiel.

Ce qui est génial dans cette aventure, c’est que ce qu’elles me dessinent, mes chéries d’illustratrices, ben j’y aurais même pas pensé.  Je découvre que mes phrases leur inspirent de nouvelles idées, un type d’humour qui est propre à chacune, et ça, c’est cherry on the cake pour moi.

Je suis contente.

Encore 61 dodos et on y est !

 

5 novembre 2010

Un mois avant mon anniversaire, je reçois un big cadeau, les traductions de mes textes en néerlandais, ainsi que les traduc des premières illus reçues.  Que du bonheur.  Marrant de découvrir les variations proposées par les traductrices pour le néerlandais, niveau sites web à visiter déjà, of course vu la différence de langue, puis niveau stars, niveau prénoms aussi... ça me fait bien rire, mais je ne donnerai pas de détails pour garder la surpriiiiiise intacte.

J'envoie tout ça aux illustratrices, en priant des mains et des pieds pour qu'elles parviennent à s'en sortir avec cette langue que, pour la plupart, elles ne connaissent pas.

Tilt, idée : et si on faisait une version anglophone aussi ?  Non ?  Ben quoi… roh, ça va hein, on peut rêver.

 

11 novembre 2010

Jour férié.  Anaïs s’amuse à faire des collages virtuels sur son ordinateur, pour composer le design qui serait, pour elle, idéal.  Et vu que j’ai aucun talent de graphiste, je réalise un truc monstrueux, mais que j’espère un chouia explicite quant à mes goûts, que j’ai eu un peu de mal à expliquer lors de la réunion du mois dernier (qui a dit « pas étonnant, avec tes goûts de chiotte ? »)

 

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13 novembre 2010

Dans un mois et demi, enfin presque, ça y est.

Je me gave de gélules pleines de plantes pour dormir (nan, pas des plantes interdites genre, mais comment ksa s’appelle, la plante qui fait rigoler quand on la fume ?), je dors mieux mais je cauchemarde : hier j’ai rêvé qu’on était à Noël, soit sept jours avant the first day, et que rien n’était prêt. 

Je stresse, alors je me fais consoler par deux illustratrices, les pauvres victimes de mes angoisses, qui parviennent à me rebooster en m’envoyant du réconfort et des illustrations à la pelle (quatre d’un coup, et une semaine de terminée, une).  C’est pas bien Anaïs, de ne pas donner l’image de la businesswoman gestionnaire de blog sûre d’elle à donf.  Pas bien de te montrer comme tu es : petite chose même pas cap de gérer son entreprise, titchu.

 

16 novembre 2010

J’ai reçu mon design.  J’ai reçu mon desiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiign.

Je l’aime d’amoureuh, mon design.  Il est trop beau, trop super, trop comme je voulais.  Trop plus beau que mes collages d’enfant de maternelle.

 

3 décembre 2010

Deux jours avant mon birthday, je suis invitée par Skynet à la soirée de lancement du Club VIB skynet lili, qui rassemble les blogs de filles jugés sympas et cool par la plate-forme.  Outre le foie gras à damner un saint et les cupcakes totalement addictifs (voir ce billet), j'y découvre en vrai, en live, en gros, sur écran, la bannière de mon futur blog collaboratif.  Le projet étant encore top secret, rien n'est révélé, mais keske ça me fait des papillons dans le bidou de voir ma cholie bannière, rhaaaaaaaaaaaaa.

Le cap des 100 dessins reçus est presque franchi, je peux dormir tranquille.  Ah ben non, me manque encore un dessin pour janvier, et c'est dans... aaaaaaaaaaaaargh, 28 jours.  Je veux mourir.

 

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4 décembre

Hier, quelqu'un au courant du projet m'a dit, lors de la big soirée Skynet, "en fait, t'es une véritable gestionnaire de projet".  En effet, je pensais me lancer dans un petit projet fastoche et génial.  Le projet est génial, j'en suis convaincue, mais il est loin d'être fastoche... vu que je me transforme la plupart du temps soit en Vilaine Reine qui harcèle les illustratrices pour avoir leurs dessins-ssins-ssins et si je les ai pas je leur envoie des pommes empoisonnées, na, soit en Cosette qui pleurniche, supplie, se roule à leurs pieds pour obtenir le même résultat.

Moi, gestionnaire de projet ?  PLUS JAMAIS.

 

5 décembre

My birthday.  Une amie me dit "hé, en 2012, tu refais pareil ?" 

Naaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan.  Plus jamais ça, j’ai dit.

Quoique... pas sur le célibat, mais je me verrais bien retenter l'aventure version "jeune maman".  Ben quoi, chuis pas jeune maman, mais le sujet m'inspire.  Et puis hein, j'ai écrit des histoires de meurtres, sans jamais avoir tué personne, je le jure.

 

(suite et fin demain)

30
déc

J’ai testé le réveillon annulé

(passqu'il va de soi que ce blog continuera comme avant durant 2011, vlà du billet classique, comme d'hab quoi...)

Cette année, j’avais prévu le même réveillon que l’an dernier (si vous avez oublié ce dont il s’agissait, retournez 365 jours plus tôt pour le découvrir).  C’était sans compter sur la neige, la vilaine.

Déjà qu’il a fallu déployer une énergie folle pour s’inscrire à ce réveillon.  Les organisateurs sont pleins de bonne volonté, mais niveau organisation… ce sont des organisateurs désorganisés.  On leur pardonne, vu que c’est pour une bonne cause.

Une fois notre inscription confirmée, ainsi que nos tâches de la soirée, vlà que la neige redébarque et bloque la voiture censée nous emmener là-bas. Une voiture bloquée dans un village lointain = impossible d’aller au réveillon.  CQFD.  Bien sûr, j’ai pensé y aller seule.  J’aime pas faire les choses seule, c’est un fait, mais là j’aurais osé.  Sauf qu’aller là-bas à pied dans la neige, no soucy.  Mais en revenir, tard le soir, à la merci des tueurs en série de Noël, non merci.  On s’est fait la réflexion récemment qu’avec la neige, même la plus noire des nuits semble moins effrayante, mais les tueurs en série ne font pas grève quand il neige, non non non.

Me vlà donc condamnée à réveillonner seule avec mon rat.

Pas amusant.

Enfin, si, le rat est amusant, mais l’idée de ce réveillon seule, alors que je me réjouissais de pouvoir à nouveau offrir mon aide et passer un réveillon génial, c’est encore pire que l’idée d’un réveillon seule quand on l’a depuis des mois, cette idée.  La déception est plus grande.  La solitude est plus cruelle (bon, promis, je jouerai pas ma Cosette).

Mais pas le choix, sauf à me faire inviter dans une famille heureuse (toutes les familles heureuses gardent une place vide pour un malheureux ou une malheureuse non ?), je mettrai le petit Jésus dans la crèche toute seule cette année.

Il est 17 heures. 

La neige est devenue folle dingue de mon pays, au point qu’elle le recouvre entièrement sur une hauteur de 40 centimètres.

J’ai rien dans mon frigo.

Et dans 7 heures, c’est Nowèl.

L’heure est grave.

Le matin même, j’ai entendu qu’un groupuscule révolutionnaire namurois, les « Crous du cul », à moins qu’il ne s’agisse des « Crew du cul », ont transformé la citadelle, recouvrant ses spots blancs de filtres mauves et oranges.

Je décide d’aller voir ça.  J’enfile mes bottes de compétition et je me lance dans l’aventure : marcher jusqu’à la citadelle.

Je découvre de petits biscuits dans ma boîte aux lettres.  J’ai une bonne fée.  On dirait des sablés au chocolat.  Une fois le sachet ouvert, ça sent le fromage : des sablés au parmesan.

Nous partons donc, mes sablés et moi, vers la citadelle.

En chemin, je scrute l’intérieur des maisons.  Paraît que c’est pas poli, mais j’adore.  Les tables sont dressées.  Les convives sont attendus.  J’ai l’impression d’être la petite marchande d’allumettes, du coup.  Je me sens d’un triste, je vous dis pas.  Alors je continue à marcher.

Et je découvre la citadelle.  Mauve et orange.  Trop belle.

Je m’offre une petite méditation sur le sens de la vie et tout et tout, en mangeant mes sablés.  Je sens même une chtite larmichette rouler sur ma joue.  Nan, je ferai pas ma Cosette, je l’ai promis.  Mais c’est une expérience scientifique comme une autre : preuve qu’une larme ne gèle pas, même pas grand froid.

Je rentre ensuite chez moi préparer mon réveillon.  Sur le chemin du retour, je croise une bande d’oies qui préparent le réveillon, heureuse d’avoir échappé à la tradition du foie gras, j’imagine…

J’ai rien acheté pour mon réveillon censé se passer ailleurs.  Fort heureusement, j’ai toujours dans mon frigo, en période de fêtes, du foie gras et du magret de canard.  Je me fais donc quelques toasts en guise d’entrée.

J’allume mon pc, histoire de voir si d’autres âmes solitaires traînent sur internet.  Vive le monde moderne, qui permet d’être seule sans réellement l’être.

J’allume aussi la TV, histoire d’avoir un super bruit de fond. 

Puis, la veille, j’ai acheté une lasagne Farniente. 2,59 eur : le prix de mon repas festif.  Je rigole, mais elle était divine, cette lasagne.  De circonstance pour la venue du divin enfant, tout compte fait. Avec du coca light, c’est parfait.  Jamais d’alcool chez moi.  Juste des bulles.

Je zone devant la TV.  Ennui profond.  Ennui psychologique, of course, car je ne m’ennuie jamais en général.

Alors, en plus d’internet et de sa page de rencontres orange, sur laquelle surfent finalement pas mal de gens, j’ouvre MSN, enfin Windows Live Messenger que ça s’appelle.  Et puis Facebook.

Et finalement, les heures filent à grande allure.  Entre les discussions avec ceusses dont le réveillon est terminé à 20 h, ceusses tout seuls car leur voyage au bout du monde a été annulé because pas de décollage d’avion because neige, ceusses ou plutôt celle qui m’allume sa webcam pour me plonger dans l’ambiance de son réveillon festif, ceusses seuls chais pas pourquoi, ceusses, ou plutôt celle, qui fait des cougnous et m’en fera livrer un demain, ben je ne sais plus où donner de la tête.

Je mène de front trois conversations,  puis quatre, puis cinq.  Je fais connaissance avec plein d’hommes ultra sympas.

Et, étonnamment, il est 2 heures du matin.  L’heure d’aller au dodo.

Finalement, c’était un chouette réveillon.  Pas comme les autres, mais chouette.

Et le lendemain, 9h30, je reçois le plus gros cougnou de toute ma vie : un cougnou de compétition, ma bonne Dame.  Délicieux en plus.

Bon, j’espère tout de même que l’an prochain blanche neige boudera un peu plus et que je pourrai reprendre mes activités réveillonnesques habituelles.

 Photos de la citadelle (les couleurs sont pas comme sur la photo, beaucoup plus jolies en vrai) puis le réveillon des oies.

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30
déc

La dernière surprise des quatre jours fous Le célibat ne passera pas par moi : Planète célibataire - the making of (part 2 - la suite)

 

 

5 septembre 2010

Je reçois mon tout tout tout premier dessin.  Je fais des bonds de joie.

Un jour de mon agenda illustré, mon texte illustré, mon bébé illustré... Un dessin, un dessiiiiiiiiiiiiin.

Bon, ma petite Anaïs, va falloir te calmer, y'a quatre mois à tenir avant le lancement le 1er janvier.  Et ensuite douze mois à tenir jusqu'au 31 décembre...  Alors tu te calmes !

 

6 septembre 2010

Pourkwaaaaaaaaaaaa ai-je voulu me la jouer « blogueuse moderne », moi, Anaïs, blogueuse pas moderne pour un euro ?

Pourkwaaaaaaaaaaa ai-je utilisé ce mot, « girly », en parlant du projet aux illustratrices que je contactais ?  Ce mot, « girly », enfin cet adjectif, je l’utilise jamais jamais jamais, mais là, ça me semblait « fun »… Pourkwaaaaaaaaaa ?

Sans doute pour le seul plaisir d’avoir une discussion à mourir de rire… et de recevoir ce mail explicatif d’une illustratrice, sur le côté « péjoratif » de ce mot : « girly » ...

« Pour "girly" , je t'explique et on en parle plus promis  

À la base il évoque l'univers des jeunes filles de 8 à 13 ans... Paillettes et Petit Poney Land quoi. 

Mais passé 20 ans il est plutôt péjoratif : y'a pas mal de blog-bd tenus par des nanas qui se retrouvent affligées de ce petit sobriquet et qui le prennent assez mal (dans l'univers du blog bd, c'est tout simplement mal vu de lire des blogs bd "girly" !  

Bon après, je continuerais l'aventure même si y'a girly dans le titre hein ! »

Horreur et putréfaction, mon projet est « girly » et Petit Poneytesque, c’est indubitable.

D’autant plus indubitable que je l’imagine rose fuchsia, le futur blog.  Shame on me. 

A croire que chuis VRAIMENT girly…


12 septembre 2010

Diantre, fichtre, sacrebleu, je vis un enfer.  J’ai divisé mes 365 jours en lots de sept jours… mais j’ai  zappé le 31 octobre.  Titchu, je dois tout recalculer et recomposer mes lots.  J’ai toujours été nulle en math, c’est pas nouveau.

 

15 septembre 2010

Au fur et à mesure que je reçois les accords des illustratrices, je leur attribue une semaine et leur envoie les textes qui s’y rapportent. J’en profite pour les relire… et, horreur glauque, j’ai de nouvelles idées, qui me semblent même parfois, horreur encore plus glauque, meilleures… Je me mets alors à espérer qu’une année compte 500 jours…  Passque bon j’ajouterais bien « Vos dix contes de fées préférés » le 32 mars.  Et si j’insérais aussi une chtite méditation sur « La merveille est dans l’instant, on s’en rend compte trop tard » (Et après) le 33 mars ?  Et si… et si… et si…  Bon, ma petite Anaïs, faut te rendre à l’évidence, tu peux plus rien changer.  Ça sera 365 jours, pas un de plus, enfin si, un de plus… vu que j’ai prévu un 29 février dans mon agenda, à tout hasard… et vu que j’ai eu la blonditude de ne pas le supprimer pour cette année 2011… qui ne comprend pas de 29 février… tant pis… ça sera un bonus pour le 28…  Deux dessins pour le prix d’un !

En résumé : pas foutue de diviser 365 par sept.  Pas foutue de réaliser que 2011, c'est 365 jours, pas 366.  C'est bien parti, c'est très bien parti...

 

19 septembre 2010

L’heure est grave.  Enfin la minute est grave.  La minute méditation que j’ai décidé de virer de l'agenda, pour la survie mentale de l'illustratrice qui hérite de cette semaine (elle ne se reconnaîtra pas, je ne l'ai pas signalé, peur qu'elle m'envoie l'ambulance pour les ceusses avec entonnoir sur la tête) :

« Le soleil vert c’est ... ! » (Soleil Vert)

C'est pas pour méditer, c'est juste parce que ce film, qui a mon âge (snif), a marqué ma vie à tout jamais.  Donc je ne pouvais pas faire l’impasse sur son existence.  Si ça vous tente, c’est à regarder de toute urgence.  Il est sans doute un peu démodé, et pourtant tellement d'actualité en ce moment... et puis j'ai enlevé la fin de la citation pour ménager le super suspens de la mort qui tue la vie.  Làààà, vous sentez l'envie qui vous démange ? »

Non sérieux, je peux pas infliger ça à cette pauvre illustratrice.  Je vire illico, mais cette méditation improbable restera présente sur ce making of, passque bon, on vire pas ainsi une méditation (tout comme on laisse pas bébé dans un coin).

Dans la foulée, je supprime aussi :

« La minute méditation : « Nous avons compris l’emprisonnement que c’est d’être une fille, qui vous oblige à rêver et finit par vous apprendre à manier les couleurs. »

(Virgin suicides.)

Dissertation : c'est quoi, pour vous, manier les couleurs ?  Si après quatre heures vous n’en avez toujours aucune idée, faites comme moi : passez illico à demain. »

Ne vous enfuyez pas, je vous promets que ce que j’ai pas supprimé… ben c’est mieux beaucoup mieux (enfin j’espère, par pitié, Seigneur, faites que ce soit mieux).

 

23 septembre 2010

Nouveau souci avec une minute méditation qui me semble empreinte de sinistrose.  Ou alors c'est moi qui deviens sinistre ?  Cette méditation, elle parle de ce qu’on aimerait changer sur terre… et j'ai donné des exemples sinistres, indéniablement. Alors je précise à la pauvre volontaire supposée illustrer ça, afin de lui éviter une dépression chronique : « ça semble sérieux cette méditation, mais tu fais comme tu veux, si tu veux illustrer "moi je prononcerais la gratuité des macarons sur tout le territoire français", tu peux aussi bien sûr... »

Attends, chuis pas là pour faire pleurer dans les chaumières ni pour déprimer les illustratrices et les lectrices (et lecteurs), diantre !!!!

Mais en fait, en relisant ma méditation, je réalise que je fais une allusion à Prada.  Ça va, l’humour est sauf.  Je respire. Blonde je suis, blonde je resterai...

 

13 octobre 2010

Après deux rendez-vous reportés pour cause de maladie… et de maladie (une fois là-bas, une fois ici, que voulez-vous, les vilains microbes nous détestent), me vlà en route vers Skynet, ses tours, sa passerelle que je ne ferai qu’admirer (snif, j'aurais aimé me la péter, là, tout en haut). J’angoisse.  D’autant que dans le hall d’entrée, je dois fournir ma carte d’identité, obtenir un badge, et tout et tout : une forteresse.  Et je repère un attaché-case.  Tout seul.  Abandonné.  J’en suis sûre, c’est une bombe.  Que ferait un attaché-case tout seul dans le hall Skynet, à part exploser ?

Je résiste à l’envie de fuir, ça ferait mauvais genre...

Et l’attaché-case n’explose pas, ouf.

Et voilà, en ce jour solennel, mon projet prend un aspect vraiment réel.  Même s’il l’était déjà, la rencontre avec de vrais humains qui vont le mettre en place avec moi (designer, responsable blogs, responsable Lili...) lui donne toute sa consistance.  Et le nom du projet se confirme : exit 365 bonnes raisons d'être célibataire, bienvenue Planète célibataire (planète terre... planète célibat-terre... vous comprendre le génialissime jeu de mots ?  Bon avec le recul, j'ai pu remarquer que personne n'a pigé mon génialissime  jeu de mots, mais tant pis hein, on va pas pleurer pour ça bouhouhouhouhou).

Après cette réunion bien productive, je zone dans Bruxelles et m’achète des macarons pour fêter ça.  Les derniers macarons que j’ai achetés le furent après mon rendez-vous chez Flair pour la chronique que j’y ai tenue.  Puisse ce nouveau projet se dérouler aussi bien que s’est déroulée ma collaboration avec Flair.  Amen.

 

15 octobre 2010

Je suis collée à ma boîte mail, mais chaque fois que je reçois un dessin, je m’oblige à attendre quelques heures avant de répondre au mail, pour pas donner l’impression d’être « l’auteure qui attend ses dessins comme chais plus qui attendait chais plus qui et que sa sœur Anne ne voyait rien venir que le soleil qui chais plus quoi ».  Et pourtant, je suis scotchée à ma boîte mail comme le cramé se scotche à sa casserole, croyez-moi.  D’une impatience encore jamais connue.  Mais si je réponds trop vite elles (ils) vont me prendre pour la tarée que je suis, non ?  Ah ben si.  Ben si.

 

20 octobre 2010

J’ai un horrible pressentiment.  Je sens qu’une illustratrice va me laisser tomber.  Je sens que des milliards d’illustratrices vont me laisser tomber.  Enfin, je sens que toutes les illustratrices vont me laisser tomber (trices et teurs, mais bon, la majorité l’emporte, pour une fois, donc, chers lecteurs, je vous prierais de comprendre "trices et teurs" quand j’écris" trices", ce sera plus simple pour la suite de ce making of).

 

22 octobre 2010

Ah, si j’étais payée aux pressentiments, je serais richissime. Ri-chi-ssi-me.  Mon projet est projet merdique (remarquez que le projet ne s’appelle plus aventure, du coup).  J’aurais dû le savoir.  J’angoisse d’un coup.  Et si elles me laissaient toutes tomber comme un vieux Tampax qu'a même pas servi ?  Bon, j’arrête tout, j’abandonne tout, et je pars vivre sur une île déserte.  Bon, respiiiiire, t’as encore plein talents tout dévoués à ce projet dont plus personne ne veut fabuleux.   

Je déprime, j’angoisse, je veux mourir.  Puis surgit, telle une elfe magique, une illustratrice qui m’envoie un dessin.  Puis un second.  Et un troisième.  Que son chéri soit remercié à tout jamais d'avoir tardé à rentrer du bureau et d'avoir fait qu’elle dessine en l'attendant, telle Pénélope avec Ulysse. Ça m’a reboostée.  Reboostée grave.  (J'espère qu'elle se reconnaîtra, car je lui vouerai une reconnaissance éternellement éternelle).

Allez, un mars dessin, et ça repart…

 

(à suivre).

29
déc

Free...

Petite promenade en bord de Meuse...

Free... free quoi ?  Free hug.  Ah non, free hugs...

 

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13:16 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime les jolies photos | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : free hugs |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
déc

L'Anaïssade du jour

Enfin d'hier.

Faisant des courses avec Mostek :

Moi "hé, les courses fêtes, c'est dingue, tu sais pour combien j'en ai déjà ?" (dans mon panier, du chocolat au cuberdon - impatiente de goûter, du foie gras, du magret de canard, du riz, des scampis sauce rose - impossible de savoir ce qu'il y a dedans...)

Elle "euh, non, combien"

Moi "6500 calories..."

29
déc

La dernière surprise des quatre jours fous Le célibat ne passera pas par moi : Planète célibataire - the making of (part 1)

 

Once upon a time… en 2008

Je me réveille.  Mon neurone se réveille.  Et j’ai une idée : créer un agenda du célibat.  

Une idée comme ça quoi… Comme si mon blog, qui me prend un temps de bête de somme, ne suffisait pas, lui qui hante mes jours et mes nuits.  Va comprendre.

Je veux créer un agenda.  C’est ainsi.

Un agenda qui distillera, à petites doses, comme un venin, mais version positive, drôle et joyeuse, des conseils pour les célibataires.  Pas des conseils planplan chiants, non, des conseils qui se veulent (et j'espère qu'ils le sont) rigolos, utiles, délirants, ou qui font réfléchir un tout petit peu (j’ai dit un tout petit peu, faut pas se fatiguer le neurone non plus hein).  Proposer à la lectrice de vivre une année de célibat, de cerner les avantages incroyaaaaaaap’ de sa situation, de s’en amuser.  Passque l’herbe est toujours plus verte ailleurs, je vais prouver que l’herbe du célibat est moelleuse à souhait et succulente à dévorer. Une sorte de recueil de « bonnes raisons d’être célibataire ». 

D’ailleurs, c’et décidé, il s’appellera ainsi « 365 bonnes raisons d’être célibataire ».

 

Plus tard, le même jour (j’ai oublié la date précise, nom d’une petite célibattante à la cervelle de moineau)

L’idée ne me quitte plus.

J’ouvre un document word et je commence à lister ces « avantages du célibat ».

Dès la première phrase, je sais que cet agenda ne sera parfait que s'il est illustré.  Passque l’illustration, c’est la cerise sur le gâteau.  L’illustration, c’est la finition.  L’illustration, c’est ce qui emmène le lecteur dans son imaginaire, ce qui le fait rire, ce qui l’émeut, ce qui ce qui ce qui.  En bref, mes blablas, sans dessins, ben c’est caca boudin.

Sauf que moi, je dessine aussi bien qu’une manchotte (femelle du manchot) aveugle qui n’a jamais tenu un crayon de sa vie, donc va falloir trouver une solution…

Et y’en a pas 36… y’en a qu’une : proposer l’aventure à une illustratrice.  Ou plutôt à un tas d’illustratrices : une par semaine que compte une année.  Une sorte de télé-réalité diffusée sur internet, mais sans élimination.  Une internet-réalité inversée : chaque semaine, une nouvelle illustratrice rejoint l’aventure.  Ou un nouvel illustrateur, même s’ils sont en super super méga minorité, mes illustrateurs…

Ça, bien sûr, j’y ai pensé bien plus tard.  Au moment où le projet devenait réalité…

Car là, chuis encore et toujours en 2008, et je commence seulement à écrire.   Chaque fois que j’ai une idée, je la note.  Genre six idées sur trois mois quoi. 

 

2008-2009

Les mois passent, je bosse peu.  Parfois, je m’y remets.  Le projet est toujours là, tapi dans un coin de ma tête, parfois endormi, parfois en hibernation, mais toujours là.  Et il surgit régulièrement.  J’écris, je note, je m’envoie des mails pleins d’idées (vous le savez, j’ai la manie, quand j’ai une idée, de me l’envoyer par mail, d’où une boîte mail pleine de mails… de moi-même), j’interroge mon entourage pour trouver l’inspiration.  J’y passe parfois une heure, parfois une journée.  J’y passe de plus en plus de temps.

 

Début 2010

Bonnes résolutions de l’an neuf obligent, je m’y remets, et je boucle en quelques semaines mon agenda.  Je le lis et le relis. Puis j’arrête de le relire, car je déteste relire ce que j’écris. Même si parfois, ce que j’écris me fait rire (meuh nan j’ai pas le melon, j’ai dit parfois).  Mais souvent, je change six fois chaque phrase, puis je rechange encore.

 

Printemps 2010

Ça y est, j’ai proposé mon projet à l’adoption par ci par là.  Clic fait mon doigt sur la souris quand je l’envoie par mail, mon chtit bébé d’agenda.  Reste à attendre.  Je déteste attendre.  Je hais l’attente.  J’exècre l’attente.

 

Eté 2010

J’attends.  J’attends.  J’attends. 

 

25 août 2010

Un mail : c’est Skynet qui me fait le bonheur d’avoir envie de se lancer dans l’aventure, via sa section « Skynet Lili », celle dédiée aux filles, aux vraies.  Je fais des bonds de joie, je respire comme un petit chien pour éviter de me surexciter trop.  En vain.  Je refais des bonds. SKYNET LILI CROIT EN MON PROJET SKYNET LILI SPONSORISE MON PROJET SKYNET LILI ADOOORE MON PROJET ET MOI J’ADOOORE SKYNET LILI.

 

26 août 2010

Ça y est, mon rêve va devenir réalité, j’en reviens pas.  Plutôt que de publier mes textes sur Skynet Lili directement, Skynet me propose de les publier sous forme de blog, relayé sur Lili.  Ce qui me laissera une chouette liberté de gestion.  Et ça, j’aime, la liberté, j’adore, j’adhère.  En cadeau bonux, le blog sera proposé en deux langues : français et nederlands, frans en néerlandais.  Hyper cool, puisque ça signifie que mon agenda sera traduit en quinze deux langues, enfin non, traduit en une seule langue, ce qui en fera deux au total (ça va, vous suivez ?).  Il touchera donc un lectorat que je ne connais pas, ou si peu : les néerlandophones.  Yesssss.  Deux blogs à gérer donc, deux nouveau-nés, en plus de mon vieux blog de plus de quatre ans.

Voilà, c’est du concret ma petite Anaïs.

Juste un petit détail : va falloir trouver des illustratrices… ces fameuses illustratrices que je mentionnais là, plus haut.  Une par semaine.  Plus de 52 au total…

 

27 août 2010

Je me lance immédiatement à l’assaut des illustratrices que j’aime, et, de blog en blog, de lien en lien, je contacte un paquet incroyable de talents.

 

30 août 2010

Les retours sont très enthousiastes et je pousse un ouf de soulagement.  En grande stressée devant l’éternel que je suis, j’ai envisagé le pire, savoir des réponses du genre « euh, oui, bon, honnêtement, ça me fait pas rire du tout, ce que tu as écrit, ça m’inspire pas, j’ai beau me creuser le neurone, ben je vois pas ce que je pourrais te proposer, ciao adios ». 

Ben non, ma foi en ce projet semble communicative et plein de monde accepte de se lancer dans l’aventure avec moi.  Une réponse me fait mourir de rire « Ça va être "top moumoute du sifflet" ».

Oh oui, ça va l’être…

Désormais, le projet s’appellera « l’aventure » : ça fait très télé-réalité, et j’aime ça.

Et c’est parti pour l’aventure…

 

(à suivre…)

 

Sponsored by Skynet Lili

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29
déc

Mon new canapé et moi (part two)

Huit à dix semaines d'attente, c'est long, quand une Anaïs hésitante et tergiversante s'est enfin décidée à investir ses deniers dans un canapé et des fauteuils.

Très long.

Et la patience est la seule qualité dont je suis dépourvue (qui a dit « et la modestie Anaïs, et la modestie » ?)

Et puis finalement, occupée par d’autres projets (dont je vous parle en long et en large très bientôt), je ne vois pas le temps passé.

Après huit semaines, je passe un chtit coup de fil pour avoir des news de mon futur salon.  Le canapé est là, mais pas les fauteuils.  Ben oui, passque moi je me la joue Europe : canapé made in Italy, fauteuils made in Germany.  Keske ça en jette hein.  Je me vois déjà, quand j’aurai de la visite « vous préférez poser votre postérieur en Italie ou en Allemagne ? »  Et puis, après des ébats hot hot hot, me vanter d’avoir fait des choses que la morale réprouve dans toute l’Europe, moi, ma bonne Dame.

Ces fantasmes ne font cependant pas avancer le schmilblick.  Le gentil Môssieur de Usico me propose de me livrer déjà le canapé, pour que j’en profite durant les fêtes.  Mais je refuse, attends, je vais pas me la jouer chieuse de service qui veut tout tout de suite.

Je refuse, et je raccroche.

Puis je regrette.

J’ai envie de me la jouer chieuse.

J’ai envie de vouloir tout tout de suite.

Mais je résiste.

Et je fais bien, 48 heures plus tard, l’arrivée de fauteuil 1 et de fauteuil 2 est annoncée, la livraison aura lieu le lundi 27 décembre, trop tard pour la venue de Papa Noël dans ma cheminée, mais juste avant le passage à l’an neuf.  L’an neuf sur un canapé neuf.

Arrive alors le 26 décembre.

Kwaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ! Le 26 décembre !  Demain arrive mon salon, et le bordel ambiant n’a pas disparu avec la naissance du petit Jésus, ah que nenni.  Et sous mon vieux canapé putride, qui a le malheur d’avoir un grand espace sous lui, quinze kilos de Flair de 2005 et de Ciné Revue de 2006, sans oublier les Marie-Claire et autres Cosmo.  Le tout couvert d’années de poussière, of course.  Derrière le canapé, mon meuble pc.  Entre les deux, dix ans de poussière.  Ouais, j’avoue, je ne bouge pas mes meubles quand je nettoie, une fois l’an, c’est trop épuisant.  J’assume.  A droite de mon canapé, les câbles de tout mon brol informatique.  Dingue comme les câbles et les prises, ça attire les moutons ma bonne Dame.  A gauche, rien, car c’est un lieu de passage.  Ouf, la gauche est sauve.

Je passe donc deux heures à aspirer, nettoyer et récurer dix ans de vie commune, mon canapé putride et moi.  Il n’est pas putride hein, il est super bien conservé pour son âgecanonix (quinze ans tout de même), d’ailleurs il part finir ses jours dans une maison d’adoption ravie de l’accueillir en son sein.  Rien ne se perd dans le monde d’Anaïs Valente, tellement attachée aux choses de la vie qu’elle ne peut concevoir de les jeter, de les abandonner, de les laisser mourir seules et abandonnées.

Le lendemain, épuisée, j’attends ma livraison, qui m’est annoncée à ??? heures.  Ben oui, maintenant, on ne donne plus d’heure de livraison, t’as qu’à être là, fidèle au poste.  Alors je suis là, fidèle au poste. Et j’attends, en m’occupant utilement : vaisselle, aspirateur (tant qu’à faire) et rangement. 

11 heures, les voilààààààààààààà.

Ils déposent jettent d’abord deux énoooormes caisses, précisent que ce sont les fauteuils.  Aaaaaah, zavaient pas l’air si gros, sur catalogue, les fauteuils, pourvu qu’ils entrent dans mon mouchoir rétréci de salon.  En deux minutes donc, voilà les caisses contenant les fauteuils dans un coin, l’une sur l’autre, et les messieurs repartis chercher le canapé en me précisant d’un air exaspéré « dégagez le passage ».

Oui, mais comment dégager un passage encombré par un autre canapé, deux fauteuils en caisse et une table de salon en fer forgé, lourde comme un cercueil et fragile comme un coquelicot ?  Me voilà donc, en urgence, en train de pousser, tirer, déplacer et transpirer comme une bête de somme que je suis devenue en deux secondes chrono.  Je vais tellement vite, stressée que je suis par les propos de mes livreurs, que j’ai tout déplacé avant qu’ils ne reviennent, ce qui leur permet de déposer jeter le canapé là où se trouvait, il y a quinze secondes à peine, mon vieux canapé d’amour, relégué au fond de la pièce. 

Moi, en grande bêta devant l’éternel, je m’attends à ce qu’ils me déballent la marchandise, l’installent, vérifient avec moi que tout est conforme, que le cuir n’est pas lacéré par un tigre qui aurait fait le voyage par erreur depuis l’Italie, que le matos n’est pas, par erreur, mauve au lieu de noir (quoique, ça aurait été assorti à mon blog) ou que les caisses ne contiennent pas des objets d’art volé aux îles Galapagos au lieu de mes deux fauteuils.

Et ben non.  Ils me mettent le canapé à la verticale, approximativement à l’endroit où je compte l’installer pour les cent trente-deux années à venir et me précisent qu’ils sont là pour livrer, point barre.  En d’autres termes, si je râle ils ressortent le matos, et j’aurai qu’à me démerder pour le faire rentrer.  Nan, je rigole, ils sont super sympas les messieurs, juste qu’ils sont pas payés pour ça.

Alors je ne moufte pas, je signe le bon de livraison et tandis que le monsieur me précise « vous ne me devez rien », je sors ma liasse de billets de banque, telle une mère maquerelle après un samedi soir à Pigale.  Et mince, dire que j’aurais pu tout avoir gratuitement, vu le bon de livraison mal rédigé. Mais j’ai les billets en main trooop taaaaaard je suis honnête comme une chrétienne qu’a pas envie de devoir aller à confesse, alors je paie mon barda, au revoir et merci.

Puis je déballe le haut de mon canapé, sans faire usage de ciseaux ou de cutter, comme indiqué.  Zavez déjà essayé d’enlever du plastique épais comme une couche de Nutella sur du pain sans ciseaux ou cutter vous ?  Et bien je vais vous le dire, ça représente genre 300 calories brûlées à la minute.  Mais pour 500 calories à la minute, je demande le déballage du bas du canapé, avec plastique coincé entre canapé et sol.  Et pour 1000 calories à la seconde, je demande le passage du canapé de la position verticale à la position horizontale, dans un espace trop étroit pour ce faire, à grands coups de « fais glisser ici », « tire par là », « pousse, mais pousse, ça va arracher ton mur », « allez, encore un petit effort, tu peux le faire ».  Merci la méthode Coué, j’ai pu le faire.

Je sors ensuite les fauteuils de leurs caisses, et je les installe. 

Puis j’admire le résultat.

J’aime.

Je teste alors illico le canapé, avec une phase de repos bien méritée, avant que la famille d’adoption de mon ancien canapé chéri n’arrive.

Et c’est là que je réalise ma bêtise (qui a dit « seulement là ? », que je lui fiche ma … dans la …).

Une fois tout installée, mon vieux canapé est à l’arrière.  Et pour le faire passer à l’avant, soit par où il va sortir pour rejoindre ses nouveaux maîtres, ben y’a pas la place.  Nan, y’a pas la place.  Le nouveau canapé prend toute la place.  A moins d’être Benoît Brisefer et de porter le canapé avec l’annulaire, à un mètre cinquante du sol, pour le faire passer d’un côté à l’autre de la pièce, j’ai qu’une solution : tout rebouger.

Je déplace donc les fauteuils vers l’arrière, la table loooooourde vers le côté, le canapé neuf vers la table.  Je m’asperge le visage d’eau fraîche.

Ça passe toujours pas.  Je change le sens de la table, pousse encore le nouveau canapé (pitié, que la table en fer forgé n’arrache pas le cuir, pitié pitié), je pousse encore, je fais glisser.  Je mange une barre multivitaminée.

Ça passe toujours pas.  Je déplace à nouveau la table et le canapé et enfin, j’entrevois une brèche : ça va passer.  Je fais le petit chien pour oxygéner mon organisme.

Et ça passe.

Le vieux canapé est du bon côté… mais il m’empêche d’ouvrir la porte d’entrée.  Ou de sortie.  C’est selon.  Bref la porte par laquelle il va sortir.  La porte par laquelle sa famille va entrer.

C’est problématique.

Je remets donc le nouveau canapé à sa place, je tire encore un peu la table, je sue de grosses gouttes, je jure comme un charretier, je fais glisser le vieux canapé et voilà, la porte peut s’ouvrir.

Je bois deux litres d’eau, faut s’hydrater quand on fait un marathon mobilier.

Tout est prêt.

La famille arrive.  Nous sortons le canapé et le faisons entrer, ô miracle, dans le coffre de la voiture.  Un millimètre plus haut, il passait pas, l’ex-canapé de ma vie.  Mais le miracle de Noël s’est produit, et mon ex canapé part vers sa nouvelle vie.

Et moi, suante et puante, je réinstalle mes fauteuils et j’admire le résultat.

Je vous le disais hier, c'est tout choli maintenant que j'ai tout installé.  Et tant pis si je sens plus mes bras.  Ni mes jambes.  Ni mes avant-bras.  Ni mes mains.  Ni chacun de mes doigts.  Ni mon pauvre dos.  Tant pis si j'ai 80 ans, vu que c'est tout choli.

Photos… (A l'arrière, ex canapé de ma vie)

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28
déc

La recette de la patate au foie gras

Alors que je me vantais sur Culchèvre de m’être empiffrée de patates au foie gras le jour de Noël, on m’a demandé la recette.

La recette est si complexe que je ne disposais pas d’assez de place pour indiquer cette fameuse recette qui a réjoui mes papilles et celles de nombreuses personnes en ce jour de la nativité.

J’ai donc décidé de vous la révéler en exclusivité mondiale sur ce blog.

Attention, après avoir goûté la patate au foie gras, vous bouderez jusqu’à votre mort et même après tout toast, qu’il soit nature, grillé, aux figues, aux graines de sésame ou à quoi que ce soit.

Car cette recette magnifie, rehausse, glorifie et j’en passe, votre morceau de foie gras.

Elle le sublime, voilà le mot adéquatement adéquat : la patate sublime le foie gras.

Bon, trève de blabla intempestif, la recette :

Cuisez votre papate en chemise (dans l’eau ou au micro-ondes).

Coupez-là en deux.

Déposez délicatement un morceau de foie gras.

Dégustez.

Vous m’en direz des nouvelles.

En bonus, je vous conseille un chouia de magret de canard : testé et approuvé.

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28
déc

Grand sondage

Qui a vu Sixième sens et deviné dès le départ le dénouement du film ?